La lettre d'IMCA aux salariés d'Air Lib





Madame, Mademoiselle, Monsieur,

La nuit dernière m'a permis de réfléchir sur mon entrevue avec les syndicats de votre entreprise. Mes conseils estiment que notre désaccord provient de différences culturelles. La conclusion que je tire de cette réflexion et de ces conseils est que la réponse que j'ai reçue est inacceptable. Elle est incompatible avec mes principes et ceux des 1.100 salariés d'IMCA qui, avec moi, sont parvenus à construire une entreprise solide. L'attitude égoïste d'une minorité consistant à se réfugier derrière des obstacles contre-productifs n'est pas de nature à infléchir cette ligne de conduite.

Airlib est ruinée (ou plutôt Airlib a été ruinée). L'attitude des pilotes et plus généralement des personnels navigants et l'absence d'un oui clair aux propositions de gains de productivité est un vote de défiance à mon égard. Le bénéfice du doute m'est refusé ce qui est extrêmement blessant. Vous m'avez amené à prendre la décision de repartir. Et je dois vous dire très clairement que certains d'entre vous en portent l'entière responsabilité.


Erik de VLIEGER