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Archive du mois d'avril 2003









Mercredi 30 avril 2003

Thomas Cook accélère ses restructurations

Ne voyant pas les touristes revenir, le groupe allemand supprime 1.200 postes dès 2003, au lieu de 600. A terme, 2.600 emplois disparaîtront. Nouveau tour de vis chez Thomas Cook. En mauvaise posture comme l'ensemble des professionnels du tourisme, le voyagiste allemand (ex-C&N) a décidé d'accélérer son plan de restructuration afin de dégager davantage d'économies. Arrêté en octobre, ce plan prévoit à terme 547 millions d'euros d'économies et 2.600 suppressions de postes, sans parler du gel des embauches et des investissements. A l'origine, Thomas Cook devait dès 2003 dégager 250 millions d'euros d'économies et supprimer 500 à 600 postes. Mais ce chiffre va finalement doubler pour atteindre 1.200 postes. Cette annonce n'est qu'une demi-surprise dans la mesure où la direction l'avait laissée entendre dès le mois de mars.

Début mars, le voyagiste, dont les actionnaires sont à parité la compagnie aérienne Lufthansa et le groupe de distribution KarstadtQuelle, avait dévoilé sa première perte annuelle. Les explications étaient multiples : mauvaise conjoncture en Allemagne, chute des marchés financiers et climat de tension géopolitique pesant sur les envies de voyager des consommateurs. Malgré un résultat opérationnel positif, Thomas Cook a enregistré sur son exercice 2001/2002 (clos au 31 octobre) un déficit après impôt de 120 millions d'euros, contre un bénéfice de 20 millions l'année précédente.

Cette perte comprenait des charges exceptionnelles de 50 millions d'euros, incluant des coûts marketing liés au renouvellement de la marque (remplaçant Neckermann), un redéploiement de la flotte aérienne Condor et un amortissement lié à une participation dans l'hôtellerie et à sa filiale Kreutzer. Grâce à la consolidation du britannique Thomas Cook dont il a repris le nom, le groupe a par ailleurs vu ses ventes progresser de 3,2%, à 8,1 milliards. A périmètre comparable, son activité a toutefois chuté de 6%.

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Bmi a-t-elle mangé son pain blanc ?

Bmi a transporté 704 568 passagers en mars 2003, soit une hausse de 15% par rapport à la même période l'année dernière. Toutefois, la compagnie n'exclut pas de réduire la voilure "si les mauvaises conditions du marché persistent..."

Les liaisons opérées au départ de Londres Heathrow et à destination de Manchester, Edimbourg et Bruxelles ont enregistré respectivement des hausses de 17%, 8% et 5%. bmi regional, qui opère une flotte composée uniquement de jets "affiche une croissance constante sur les liaisons au départ de Manchester et Leeds Bradford vers l'Ecosse."

Ainsi, les liaisons au départ de Manchester ont enregistré une hausse de trafic de 29% vers Glasgow, de 27% vers Edimbourg et de 13% vers Aberdeen.

Parmi les nouvelles initiatives, on peut noter l'inauguration d'une liaison entre Aberdeen et Norwich, entre Leeds Bradford et Copenhague et le lancement en mai de deux vols supplémentaires le week-end entre Edimbourg et Jersey.

Ralentissement de l'activité prévisible

Le service low cost est un vrai succès, selon un communiqué de la compagnie. En effet si l'on se réfère aux chiffres du transporteur, le nombre de passagers au départ de l'aéroport d'East Midlands et à destination d'Edimbourg a enregistré une augmentation massive de 133% en mars 2002, comparé au même mois l'année dernière, tandis qu'il a augmenté de 81% sur les liaisons vers Glasgow, de 80% vers Belfast, de 69% vers Dublin, de 156% vers Nice, de 46% vers Amsterdam et de 39% vers Paris.

Toutefois, tout n'est pas rose pour Austin Reid, CEO de bmi, qui note actuellement "Une diminution du nombre de passagers sur certaines liaisons au départ de Londres Heathrow. Cela s'explique en partie par la baisse de la demande sur les liaisons long-courriers, due au conflit en Iraq et, plus récemment, par l'apparition de la pneumonie atypique (S.A.R.S.) en Extrême Orient.

"Nos produits étant diversifiés, l'environnement actuel difficile n'a pas un impact aussi important sur nos activités que si nous dépendions d'un seul axe. Toutefois, nous ne sommes pas complètement protégés. Alors que le nombre de passagers transportés au premier trimestre a enregistré une hausse de 22% par rapport à la même période l'année dernière, nous prévoyons un ralentissement de l'activité si les mauvaises conditions du marché persistent".

Source: Tourmag.com
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Le gouvernement suisse refuse d'intervenir chez Swiss

Le gouvernement suisse, le plus gros actionnaire de la compagnie Swiss, refuse d'intervenir et de soutenir l'entreprise, en graves difficultés, selon Moritz Leuenberger, ministre des transports.

La Confédération helvétique ne versera pas de nouvelles aides à Swiss, et le gouvernement ne prévoit ni augmentation du capital, ni nouveau crédit-cadre, a indiqué le ministre à l'issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

La compagnie, a ajouté le ministre, doit miser sur ses propres forces, et l'Etat ne doit pas s'immiscer dans la gestion d'une entreprise privée.

La situation actuelle de Swiss n'est pas comparable avec l'arrêt des vols de Swissair à l'automne 2001, a encore indiqué M. Leuenberger.

Le patron de Swiss, André Dosé, a sommé mardi le gouvernement de prendre des mesures de soutien à l'égard de la compagnie, qui perd actuellement entre 1 et 3 millions FS (0,6 et 2 M EUR) par jour.

La compagnie Swiss annonce une conférence de presse le 2 mai

La compagnie aérienne Swiss, qui lutte pour sa survie, va tenir une conférence de presse vendredi 2 mai à Bâle, selon un communiqué publié mercredi.

Aucune indication n'a été donnée quant à l'objet de cette conférence de presse.

Ce mercredi, le gouvernement suisse doit étudier le dossier Swiss lors sa réunion hebdomadaire. Le gouvernement est le principal actionnaire de Swiss, avec 20% du capital.
Source: AFP
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France/pneumonie: cellule sur le tourisme demande bilan dans la profession

La cellule de veille ministérielle sur le tourisme, réunie mardi pour étudier les conséquences de la crise causée par le Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS), a demandé aux professionnels de procéder à un premier bilan chiffré des difficultés qu'ils connaissent, a annoncé le secrétariat d'Etat au Tourisme mercredi.

Selon le secrétariat d'Etat, il a été aussi "convenu de pouvoir mettre à la disposition du public des éléments d'information concernant diverses situations en matière de voyage qui ont pu naître depuis le début de la crise" et "notamment les souhaits de reports et d'annulations".

Des représentants des professionnels, de la compagnie Air France ainsi que des pouvoirs publiques (ministères de la Santé, des Affaires Etrangères, de l'Economie et des Finances, et Direction du Tourisme) ont participé à cette réunion, selon la même source.

Selon le secrétariat d'Etat, "il a été en particulier souligné que certaines attitudes de discrimination ou d'ostracisme à l'encontre de voyageurs, revenant d'Asie ou d'autres lieux affectés par le SRAS et ne présentant aucun symptôme clinique, étaient particulièrement condamnables".

Singapore Airlines veut mettre 6.600 employés en chômage partiel

La compagnie aérienne Singapore Airlines (SIA) a demandé mercredi à plus de 6.600 membres de son personnel naviguant de de prendre sept jours tous les deux mois de congés non payés jusqu'en mars 2004, afin de faire face à la crise causée par la pneumonie atypique (SRAS).
Source: AFP
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Mardi 29 avril 2003 (update 1)

La Libye accepte la responsabilité civile dans l'attentat de Lockerbie

La Libye accepte de prendre sa responsabilité civile dans l'attentat de Lockerbie en 1988, a affirmé mardi à l'AFP le ministre libyen des Affaires étrangères Abdel Rahmane Chalgham.
Source: AFP
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SRAS - Dernières infos:

La situation du SRAS en Chine reste grave (Wen Jiabao)

La situation en Chine ou sévit la pneumopathie "reste grave" et "il faut reconnaître que le SRAS va être une épidémie récurrente et de long terme", a déclaré mardi le Premier ministre chinois Wen Jiabao après le sommet ASEAN plus Chine sur la pneumopathie atypique.

Nouvelles mesures de précaution dans les aéroports portugais à l'étude

Tous les passagers arrivant par avion au Portugal devront remplir un formulaire pour faciliter la traçabilité des voyageurs en cas d'alerte à la pneumonie atypique, indique mardi le quotidien Publico citant la Direction générale de la santé.

La DGS prépare de nouvelles mesures de précaution pour lutter contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui devraient entrer en vigueur dès la semaine prochaine.

Depuis le début de l'épidémie, aucun cas de pneumonie atypique n'a été détecté au Portugal.

Mais "il s'agit d'une maladie nouvelle, provoqué par un agent (infectieux) inconnu, et de ce fait, il est normal que les mesures préventives évoluent à la lumière des nouvelles connaissances scientifiques qui nous parviennent", a expliqué le sous-directeur de la santé Francisco George.

Les compagnies aériennes feront remplir à leurs passagers un formulaire dans lequel ils devront signaler leurs voyages au cours des dix derniers jours ainsi que leur destination.

Ces informations, archivées par l'Institut d'aviation civile, serviront de base de données aux autorités sanitaires en cas d'alerte parmi les passagers d'un vol.

La direction de la santé prépare, par ailleurs, des spots publicitaires destinés au grand public, expliquant la maladie et la conduite à tenir en cas doute. Leur diffusion sur les chaînes de télévision est prévue la semaine prochaine.

Des dépliants d'information destinés aux centres commerciaux et aux voyageurs des trains sont également en préparation.

La DGS prévoit en outre de modifier les procédures de dépistage des cas suspects. Transportés dans des ambulances spéciales, avec un personnel de santé protégé, ils seront placés en quarantaine jusqu'aux résultats des analyses.

Outre les quatre hôpitaux sélectionnés dans le pays dans le cadre d'un plan d'urgence, d'autres centres hospitaliers sont en état d'alerte.

USA et Grande-Bretagne conseillent de nouveau d'éviter l'Indonésie

Les gouvernements américains et britanniques ont renouvelé leurs conseils à leurs ressortissants d'éviter l'Indonésie, où deux attentats récents ont visé le centre de Jakarta et son aéroport international.

L'ambassade britannique a déconseillé les voyages non-essentiels dans le premier pays musulman au monde, citant "un risque élevé de terrorisme dirigé contre des occidentaux à travers le pays".

Les Etats-Unis ont émis mardi un avis semblable.

L'explosion d'une bombe artisanale a blessé dimanche onze personnes à l'aéroport international de Jakarta. Jeudi, une autre bombe avait explosé sans faire de victime dans le centre de Jakarta, près du siège local de l'Onu.

Les autorités indonésiennes ont évoqué la piste islamiste et celle de séparatistes du Mouvement Aceh libre (GAM). Le GAM a démenti toute implication.

Le 12 octobre dernier, 202 personnes, en majorité des touristes étrangers avaient été tués dans un attentat sur l'île touristique de Bali.

Les pays occidentaux se sont félicités des progrès de l'enquête, qui ont permis l'arrestation d'une trentaine de suspects. Les principaux membres du commando appartiennent à la Jamaah Islamiyah, un réseau terroriste régional qui serait lié à Al-Qaïda.

L'avis britannique sur l'Indonésie mentionne aussi les risques liés, en Asie, au syndrome respiratoire aigüe sévère (SRAS). L'Indonésie n'a enregistré qu'un décès probablement lié à cette maladie jusqu'à présent.
Source: AFP
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France: baisse de 4,1% du trafic aérien en mars, selon la DGAC

Le trafic passagers du secteur aérien français a diminué de 4,1% en mars par rapport au même mois de 2002, du fait de la situation internationale, a annoncé mardi la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

A l'international, le trafic a diminué de 3,7% sur la même période, a ajouté la DGAC dans un communiqué.

A la crise irakiennne s'est ajoutée la cessation d'activité d'Air Lib (intervenue début février), qui a surtout affecté le trafic intérieur. Les liaisons Paris-province accusent une baisse de trafic de 4,9%, tandis que celles entre la métropole et l'outre-mer reculent de 12%.

Toutes les liaisons internationales ont perdu du trafic par rapport à mars 2002, sauf celles vers l'Amérique Latine et les Caraïbes (+12,8%) qui ont bénéficié d'un report du tourisme international, en particulier vers la République dominicaine.

Les régions les plus touchées ont été le Moyen-Orient (-33,6%) et l'Amérique du Nord (-10,9%).

Le trafic vers l'Asie hors Japon, qui était en très forte hausse depuis deux ans, n'a pas été épargné (-5,6%). Le trafic vers la Chine (-0,6%) a enregistré en mars les premiers effets de l'épidémie du SRAS.

Sur l'ensemble du premier trimestre, le trafic aérien français progresse de 1,9% par rapport à la même période de 2002, période où le transport aérien se relevait à peine du choc des événements du 11 septembre 2001.

Trafic des compagnies européennes en baisse de 5% en mars

La guerre en Irak et l'épidémie de pneunomie atypique ont fait reculer de 5% le trafic des compagnies aériennes européennes (hors vols intérieurs) en mars par rapport à mars 2002, selon les statistiques publiées mardi par l'AEA (Association des compagnies aériennes européennes).

La situation ne semblait pas s'améliorer en avril, puisque les statistiques hebdomadaires montrent un recul du trafic (hors vols intérieurs) de 7,8% sur la troisième semaine d'avril par rapport à la même semaine de l'an dernier, a-t-on précisé de même source.
Source: AFP - Voir la dépêche Reuters sur Libé.fr
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Quatre compagnies aériennes françaises souhaitent desservir l'Algérie

Quatre compagnies aériennes françaises (Air Littoral, Aigle Azur, Star Airlines et CCM) ont déposé auprès des pouvoirs publics des demandes de desserte de l'Algérie, a-t-on indiqué lundi au ministère des Transports.

Ces demandes, qui concernent des projets de vols au départ de Paris et de villes de province à destination d'Alger et d'autres villes algériennes, seront examinées mardi lors d'une réunion du Conseil supérieur de l'aviation marchande (CSAM), a-t-on ajouté au ministère.

Interrogée par l'AFP, Air France s'est refusée à tout commentaire sur un éventuel projet de reprise de ses vols à destination de l'Algérie, abandonnés à la suite du détournement sanglant d'un de ses Airbus, le 24 décembre 1994 à Alger, par un commando islamiste.

En février, Air Littoral avait déjà exprimé son souhait de desservir la ligne Paris-Alger à la suite de la cessation d'activité d'Air Lib. Cette dernière assurait depuis janvier 2002 deux vols quotidiens Paris-Alger avant de cesser son activité.

La ligne Paris-Alger n'est plus desservie que par Air Algérie, après la cessation d'activité d'Air Lib. Cette compagnie avait fondé de grands espoirs sur cette desserte, jugée "très rentable" pour rétablir ses équilibres financiers.

Air Littoral, basée à Montpellier (sud de la France), a lancé depuis juin 2002 deux à trois vols par semaine Alger-Nice, Alger-Montpellier, Nice-Oran (ouest algérien), Nice-Constantine (est), Montpellier-Oran, et Nice-Annaba (est).
Source: AFP
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Lundi 28 avril 2003 (update 4)

Vol Air France pour Pointe-à-Pitre retour à Orly après incident technique

Le vol AF 634 à destination de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), qui a décollé lundi de l'aéroport parisien d'Orly à 15h16, est revenu se poser sur cet aéroport vers 17h30, suite à un "incident technique", a-t-on appris lundi auprès d'Air France.

"Le vol a fait demi-tour suite à un incident technique", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la compagnie aérienne française. "C'est en cours de réparation et il devrait repartir demain (NDLR: mardi) matin".
Source: AFP
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Khalifa Airways: Parquet de Paris précise que l'enquête n'est pas ouverte

Le Parquet de Paris a précisé lundi qu'aucune enquête préliminaire n'était à ce stade ouverte sur des opérations financières suspectes en lien avec la compagnie Khalifa Airways, contrairement à ce qu'il avait indiqué samedi.

Le Parquet a par ailleurs confirmé qu'une dénonciation de la cellule de lutte contre le blanchiment d'argent du ministère de l'Economie, "Tracfin", sur des opérations douteuses en lien avec la compagnie, était bien à l'étude par ses services.

Les déboires financiers du groupe Khalifa ont commencé après la mise sous contrôle par l'Etat algérien, le 27 novembre, de l'épine dorsale du groupe, Khalifa Bank, pour mauvaise gestion. Cette décision avait été rendue publique le 3 mars.

La banque étant l'ossature de l'entreprise et son bailleur de fonds, toutes les filiales (Khalifa Airways, Khalifa TV) n'ont pas tardé à pâtir de cette mise sous contrôle.

Le milliardaire algérien, qui vit à Londres, est convoqué par un juge du tribunal d'Alger pour être entendu dans une affaire de sortie frauduleuse de devises du pays.

Le groupe Khalifa, créé en 1992, a connu dans un premier temps une ascension foudroyante, en se développant dans la banque, le transport aérien, le sport et la télévision, mais également l'informatique et la location de voitures en Algérie et en France.
Source: AFP
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Discussions en bonne voie pour la vente d'Airbus à Air Algérie

Les discussions sont "en bonne voie" pour la vente d'Airbus à la compagnie aérienne Air Algérie, a indiqué Philippe Camus, co-président exécutif d'EADS qui détient 80% d'Airbus, lundi sur la radio BFM.

"Ce n'est pas encore fait, mais il y a des perspectives," a-t-il indiqué. "Les discussions se sont accélérées depuis la visite du président de la République française en Algérie. On devrait pouvoir progresser très sensiblement", a-t-il ajouté.

Selon le Journal du Dimanche, Air Algérie devrait renouveler auprès de l'avionneur européen la quasi totalité de sa flotte, composée essentiellement de Boeing. Le contrat porterait sur l'acquisition d'une quarantaine d'appareils, selon le JDD.
Source: AFP
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American Airline : ratification finale des accords salariaux

American Airlines a annoncé dans la soirée du 25 avril la ratification finale des accords salariaux conclus le 31 mars dernier avec les trois principaux syndicats de la Compagnie, Allied Pilots Association (APA), Association of Professional Flight Attendants (APFA) et Transport Workers Union (TWU).

"Cette ratification va permettre à la compagnie de mettre en œuvre immédiatement de nouveaux contrats et d'atteindre son objectif de 1,8 milliard de dollars d'économies annuelles en coûts salariaux. Ces mesures s'inscrivent dans un plan de restructuration global visant à réaliser 4 milliards de dollars d'économies par an." indique un communiqué de la compagnie.

Parmi les modifications ratifiées par les syndicats, les accords salariaux porteront sur une durée réduite à 5 ans et les ajustements de salaires seront remplacés par un système de primes aux objectifs.

Pour Gerard Arpey, nouveau Président-Directeur Général d'American Airlines, "Bien que la ratification de ces accords soit une étape vitale sur la voie de la restructuration, l'avenir reste très périlleux. Nous sommes confrontés à un environnement économique et financier particulièrement hostile avec des coûts de carburant plus élevés que prévus, les conséquences du conflit au Moyen-Orient, l'épidémie de SRAS et une économie américaine vacillante."

Source: Tourmag.com
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La Commission européenne se porte au secours du transport aérien

La Commission européenne a proposé vendredi un "assouplissement" des règles d'attribution des créneaux horaires dans les aéroports aux compagnies aériennes, confrontées à une baisse de la demande liée à la guerre en Irak et à l'épidémie de SRAS.

Une mesure destinée à permettre aux compagnies de réduire l'utilisation des créneaux qui leur sont attribués pour la saison d'été sans risquer de les perdre, comme le règlement le prévoit actuellement. Sans cette disposition, les transporteurs seraient contraints de "poursuivre l'exploitation de leurs services aériens non rentables pour conserver leurs créneaux horaires" dans l'UE. L'industrie mondiale du transport aérien pourrait subir des pertes nettes d'environ 8 milliards de dollars en 2003 et "les recettes pourraient encore chuter", prévient Bruxelles. La Commission avait pris une décision analogue après les attentats du 11 septembre 2001. La guerre en Irak et le développement du syndrome respiratoire aigu sévère en Asie ont provoqué de fortes baisses du trafic aérien, notamment à destination des régions concernées. Quotidiennement, des vols sont annulés ou déroutés. Ainsi, KLM a annoncé vendredi qu'elle allait réduire sa capacité sur certaines destinations en Extrême-Orient, notamment Pékin et Hong Kong en raison de la baisse de la demande et la compagnie russe Poulkovo a suspendu ses vols vers Pékin jusqu'à la mi-juin.

Source: Tourismexpress.info
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2002, pire année depuis huit ans pour le secteur français du voyage

L'année 2002 a été encore plus mauvaise que 2001 pour les professionnels français du voyage, avec un recul sans précédent depuis 1993, lié aux conséquences du 11 septembre et au ralentissement économique généralisé, selon le bilan COE-Snav.

Le chiffre d'affaires en valeur de l'activité 2002 est en recul de 0,4% par rapport à 2001, qui avait déjà marqué "une rupture dans le rythme de croissance dynamique observé depuis le milieu des années 1990", selon le bilan du Syndicat national des agents de voyages (Snav) et du Centre d'observation économique (COE) reçu vendredi.

En volume, le recul atteint 3,6%. Le document, portant sur le bilan 2002 des agences de voyages et titré "une année difficile", souligne qu'un tel recul "n'avait plus été été vu depuis la forte chute de l'activité en 1993". Attentats du 11 septembre 2001, conjoncture économique défavorable et faible moral des ménages sont autant de facteurs explicatifs qui ont pu peser sur les résultats de l'année 2002, selon le Snav et le COE. C'est le secteur de la billetterie qui a entraîné cette baisse, avec un recul en valeur de 1,2%. La billetterie représente 72,9% de l'activité des agences de voyage. Le secteur des voyages à forfait, comptant pour 20,5% dans le chiffre d'affaires total, a quant à lui progressé de 1,3% entre 2001 et 2002. Le document relève que depuis quatre ans la croissance du secteur des voyages à forfait est supérieure à celle de la billetterie. Pendant les trois premiers mois de 2002, l'activité s'est bien redressée, semblant ainsi effacer le choc des attentats aux Etats-Unis. Puis, avec le ralentissement de l'activité économique, les agences ont subi une nette chute de leur volume d'activité sur les trois derniers trimestres de 2002. L'étude note également que les prix du secteur ont globalement augmenté de 3,3% entre 2001 et 2002 contre une hausse générale des prix de détail de 1,7% sur la même période.

Toutefois, si le rythme de croissance des prix reste soutenu, il s'est nettement ralenti par rapport à l'année précédente (+4,9%). Dans le secteur de la billetterie, l'augmentation des prix a atteint 3,5%, ce secteur ayant subi la hausse des assurances ainsi que l'introduction de nouvelles taxes dans les aéroports afin d'assurer une meilleure sécurité. Par ailleurs, selon une note de conjoncture de la Direction du Tourisme reçue également vendredi, la demande française de voyage en janvier 2003 est en baisse de 0,4 point par rapport à janvier 2002. Mais ce sont les départs en France qui ont reculé (5,1%), les départs individuels à l'étranger ayant augmenté de 10%, quoique pour des séjours plus courts. En France, l'hébergement en résidence secondaire a enregistré une croissance de 5,1% pendant cette période, selon cette note. Selon la même note, la montagne attiré plus de Français en janvier 2003 qu'en janvier 2002, la hausse des prix se ralentit légèrement et le chiffre d'affaires des agences est en hausse de 5,8% par rapport à janvier 2002.

Source: Tourismexpress.info
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easyJet: nouvelles lignes au départ d'Orly vers Marseille, Milan, Barcelone

La compagnie britannique à bas prix easyJet a annoncé lundi l'ouverture le 15 juillet de lignes au départ de Paris Orly vers Marseille, Milan et Barcelone, à la suite de l'obtention de créneaux d'Air Lib.

La compagnie assurera trois liaisons quotidiennes avec la cité phocéenne et une liaison par jour avec Milan et Barcelone.

Ces vols correspondent au dernier tiers des 7.300 créneaux horaires attribués récemment par l'association pour la coordination des horaires (Cohor) à easyJet au départ de Paris Orly, selon un communiqué.

"Nous sommes très heureux d'avoir la possibilité d'ouvrir ces nouvelles lignes, même si nous avons fait clairement savoir que nous n'étions pas d'accord avec la façon dont les créneaux d'Air Lib ont été répartis", a indiqué Ray Webster, directeur général d'easyJet, cité par le communiqué.

"En effet, alors que la réglementation en place vise à intensifier la concurrence, cette attribution réalisée au départ des aéroports parisiens n'aboutit qu'à l'effet contraire", a-t-il estimé.

La capacité d'easyJet au départ des aéroports parisiens passe ainsi de 1,5 million de sièges par an à 2,5 millions, selon la compagnie.
Source: AFP
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Jetmagic : la low cost irlandaise ouvre Nice-Cork le 5 mai

Un neuvième low cost arrive sur la plate-forme niçoise le 5 mai prochain. Le transporteur Irlandais Jetmagic ouvrira trois (et peut être 5 vols en fonction de la demande) par semaine entre Nice et Cork donnant ainsi un accès supplémentaire déjà desservie au départ de Nice par AER Lingus (8 vols par semaine) entre Nice et Dublin.

Jetmagic est une compagnie lancée en début d’année qui exploite déjà au départ de Cork des vols vers Belfast, Bruxelles, Alicante, Milan Rome, Leeds.

Elle exploite des Embraer 135 et 145 de 37 et 45 places. La réservation s’effectue par Internet sur son site selon la formule désormais bien connue premier arrivé meilleur tarif. Dès le 10 mai, Jetmagic annoncera de nouvelles destinations européennes pour son programme hiver.

Source: Tourmag.com
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Le Vietnam, premier pays à être parvenu à contrôler l'épidémie du SRAS

Le gouvernment du Vietnam a indiqué lundi que la pneumonie atypique est désormais sous contrôle au terme d'une période de 20 jours sans déclaration de cas nouveau, faisant du pays le premier au monde a être parvenu à maîtriser l'épidémie.

Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a tué 5 personnes au Vietnam et fait 63 malades, mais aucun nouveau cas n'a été enregistré depuis le 8 avril, date à laquelle un homme originaire de la province du Ninh Binh, au sud d'Hanoi, a été déclaré contaminé.

"L'épidémie de SRAS a été contenue avec succès au Vietnam", a déclaré lundi la ministre de la santé, Tran Thi Trung Chien, lors d'une conférence de presse.

Elle a néanmoins mis en garde sur les risques de nouvelle "importation du virus par les voyages internationaux" et a précisé que le gouvernement vietnamien allait travailler étroitement avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour éviter toute réapparition de la maladie.

L'OMS a en effet joué un rôle clé pour conseiller le gouvernement d'Hanoi sur les mesures de précaution à prendre depuis le premier cas de SRAS - un homme d'affaires américain d'origine chinoise- le 26 février à l'hôpital français de Hanoi.

"C'est un grand jour pour nous tous au Vietnam et aussi dans le monde. L'OMS tient à féliciter le Vietnam pour être le premier pays à avoir réussi à contenir l'épidémie", a déclaré Pascale Brudon, représentante de l'OMS en Asie du sud est.

Elle a cependant prévenu que le Vietnam n'est pour autant pas à l'abri d'une reprise de l'épidémie par le biais notamment de voyageurs en provenance de Chine ou d'autres régions infectées par le virus.

"Nous avons été capables de contenir cette épidémie mais le virus est toujours présent dans le monde et chez les pays voisins du Vietnam. Il faut donc continuer les efforts de surveillance et de vigilance pour détecter les cas probables", a-t-elle déclaré.

La semaine dernière, le ministère de la Santé de Hanoi a recommandé à ses ressortissants de ne pas se rendre dans la province chinoise du Guangdong, au Canada, à Hong-Kong, à Singapour et à Taïwan pour éviter de relancer la contamination.

Ce ministère a également demandé au Premier ministre, Phan Van Khai, d'autoriser la fermeture temporaire de la frontière vietnamienne avec la Chine, longue de 1.130 km.

Mme Chien a cependant semblé revenir sur cette mesure, en indiquant lundi que pour le moment il fallait en priorité renforcer la surveillance aux postes frontières sur les personnes présentant des symptômes similaires à ceux du SRAS.

Compte tenu des relations délicates entre la Chine et le Vietnam, aux rivalités historiques, toute décision visant à fermer la frontière nord risque de provoquer la colère de Pékin et d'entraîner de longues discussions.

La maitrise de la maladie par les autorités du Vietnam est attribuée au fait que ce pays ait eu un seul cas identifié, l'homme d'affaires américano-chinois, qui a été évacué à Hong-Kong où il est mort.

Pascale Brudon a également souligné que l'élément décisif de ce succès tient à la rapidité avec laquelle l'hôpital français a réagi pour isoler le virus à l'intèrieur de ses murs, en mettant personnel et patients en quarantaine.

Les cinq personnes mortes du SRAS au Vietnam, parmi lesquelles se trouvent deux médecins français, travaillaient toutes dans cet hôpital.

Le SRAS a fait, selon un dernier bilan, plus de 300 morts, principalement en Asie et plus de 5.000 malades dans une trentaine de pays.
Source: AFP
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Novotel inaugure ses chambres de nouvelle génération

Les 354 hôtels du groupe vont progressivement adopter un tout nouveau type de chambre. Dans le même temps, la marque accentue sa politique en faveur de la clientèle loisir et famille.

Après les chambres « Harmony » inaugurées en 94-95, place aux « Novation » ! Contraction de « Novotel » et d’Innovation », la nouvelle génération de chambres va progressivement équiper l’ensemble des 354 hôtels de la chaîne.

« Notre objectif était de repenser la chambre en augmentant la notion d’espace », décrit Jacques Bolze, responsable du design d’Accor Hôtellerie Affaires et Loisir. Parmi les astuces : la salle de bains est ouverte sur la chambre via une double porte proche des traditionnels panneaux japonais.

Elle propose aussi douche et baignoire séparées. Autres nouveautés : la table blanche laisse la place à un bureau pouvant pivoter, les draps sont remplacés par une couette et une tête de lit bombée très pratique permet de s’adosser contre le lit. Côté couleurs, les chambres ont été déclinées en trois teintes : bleu, framboise et orange. Les nouvelles chambres sont conçues pour remplacer les chambres actuelles pour un coût équivalent.

Novotel souhaite être de plus en plus présent au cœur des villes

Du point de vue stratégique, Novotel persiste et signe dans sa volonté d’être désormais de plus en plus présent au cœur des villes. « Nous venons d’ouvrir Berlin, Bruxelles, Londres, Madrid et Séville », rappelle Dominique Esnault, directrice de la marque Novotel, « Cette implantation plus favorable nous permet de doubler l’occupation entre le tourisme business et le loisir ». Une vingtaine d’établissements doivent ouvrir en 2003 : des hôtels uniquement placés en centre ville et principalement en Europe.

Novotel veut aussi accroître sa présence sur le marché du loisir. L’an dernier, ce marché représentait 36% des clients de Novotel contre 33% en 2001. La marque amplifie donc ses « Week-ends Breaks », des formules à prix réduits le week-end. A Londres, le tout nouveau Novotel London City South s’affiche ainsi à 99 euros le samedi et le dimanche au lieu de 186 euros. « Les réductions atteignent généralement 30 à 45% », affirme Dominique Esnault. A noter que pour la première fois ces offres seront disponibles dans les GDS et commissionables.

Autre innovation de taille : il sera désormais possible de quitter sa chambre à 17h le dimanche et non midi. « C’est un vrai signe d’accueil », insiste la directrice de la marque Novotel, « Lorsque les clients vont en week-end, ils partent pour deux jours or, du point de vue de l’hôtel, il fallait jusque là quitter la chambre dès midi le dimanche. Cela n’a pas de sens ! »

Enfin la politique famille est elle aussi accentuée. Le week-end, les salles de réunions seront ainsi transformées en salle de jeux avec un espace pour les bébés, des jeux de construction pour les plus grands, un coin consacré aux poupées et à la dînette et un baby-foot. Depuis l’automne, tous les établissements en Europe proposent aussi une console de jeux en libre accès pour les enfants… Mais selon quelques indiscrétions, les hommes d’affaires seraient aussi très nombreux devant l’écran.

Source: Tourmag.com
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Les compagnies aériennes iraniennes reprennent leurs vols vers le Koweit

Deux compagnies aériennes iraniennes, Iran Air (publique) et Aseman Airlines (semi-publique), ont repris leurs vols à destination du Koweit après un mois de suspension, a annoncé lundi la radio d'Etat iranienne.

Néanmoins, les avions utiliseront des couloirs aériens qui évitent la partie nord du Golfe, a précisé un responsable d'Iran Air, cité par la radio.

Iran Air effectue six vols hebdomadaires à destination du Koweit à partir de différentes villes d'Iran, alors qu'Aseman Airlines en effectue quatre.
Source: AFP
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JAL et JAS vont augmenter tarifs au Japon en raison SRAS et Irak

Le premier groupe aérien japonais et d'Asie, Japan Airlines System Corp. (JALS), société holding regroupant Japan Airlineset Japan Air System (JAS), va augmenter ses tarifs au Japon d'environ 11% à partir de juillet, a-t-il annoncé lundi.

Cette décision est motivée par la dégradation des conditions de marché du secteur aérien après la guerre en Irak et l'épidémie de pneumonie (Syndrome respiratoire aigu sévère, SRAS), a indiqué un porte-parole de JALS, Hirohide Ishikawa.

M. Ishikawa a refusé de donner le chiffre exact d'annulations enregistrées ces derniers mois sur les réservations de JAL et JAS.

"Nous avons connu des changements significatifs dans le nombre de réservations. Le nombre de nos clients a été très bas en mars par rapport à celui de l'an dernier", a-t-il seulement reconnu.

JAL et JAS ont fusionné en octobre 2002 dans une société holding et ont déjà baissé d'environ 10% leurs tarifs sur les vols intérieurs.
Source: AFP
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Participation militaire américaine limitée au salon du Bourget (presse)

La participation militaire américaine au salon aéronautique du Bourget, du 15 au 22 juin près de Paris, sera limitée à la fois en ce qui concerne le grade des militaires et le nombre d'appareils présents, a rapporté dimanche le Sunday Times.

"Seulement des colonels ou des militaires moins gradés" pourront assister au salon et "le nombre d'appareils (de l'armée américaine) envoyés a été également limité", précise l'hebdomadaire britannique.

Les quelques avions militaires américains dépêchés ne seront pas autorisés à voler, toujours selon le Sunday Times (droite).

Le Pentagone a précisé que ces mesures sont dues au déploiement américain dans le Golfe et ne constituent pas un boycott, selon le Sunday Times qui ajoute qu'elles sont néanmoins interprétées comme "une rebuffade" pour la France.

Le Sunday Times affirme en outre que des entreprises comme Boeing, Lockheed Martin, General Dynamics ou Raytheon prévoient également une présence moins importante que par le passé.
"Nous aurons toujours notre chalet, mais nous n'enverrons pas autant de monde ou des gens aussi importants", a déclaré sous couvert d'anonymat un responsable d'une compagnie aéronautique américaine cité par le journal.

Les organisateurs du salon aéronautique du Bourget ont de leur côté affirmé à plusieurs reprises que les rumeurs d'un boycott américain de ce salon étaient infondées.

En février dernier, dix-huit parlementaires américains avaient deposé une résolution symbolique pour tenter de décourager les entreprises américaines de participer au salon du Bourget afin de protester contre la position française sur l'Irak.
Source: AFP
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Dimanche 27 avril 2003 (update 4)

Manifestation du collectif anti-expulsion à l'aéroport d'Orly

Une trentaine de personnes appartenant au collectif francilien contre les expulsions ont manifesté dimanche à l'aréogare d'Orly-Sud, a-t-on appris de source aéroportuaire.

Les manifestants souhaitaient attirer l'attention des voyageurs et des pilotes sur la présence, selon eux, d'étrangers expulsés à bord de plusieurs vols réguliers vers l'Algérie et la Turquie, a précisé à l'AFP l'une des responsables du collectif, sous souvert de l'anonymat.

Les membres du collectif ont quitté l'aérogare Sud dimanche en début d'après-midi, a-t-on précisé de source aéroportuaire.
Source: AFP
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Taïwan interdit l'entrée de voyageurs des zones touchées par le SRAS

Taïwan vient d'annoncer l'interdiction temporaire d'entrée pour les voyageurs en provenances des zones touchées par l'épidémie de pneumonie atypique (Singapour, le Vietnam, Toronto, Hong Kong et la Chine).

Le Premier ministre Yu Shui-kun, a affirmé que la délivrance de visas pour les résidents de ces zones atteinte par le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est suspendue y compris pour ceux qui possèdent un visa d'entrée permanent.

Les autorités de Taïwan exigeront également des certificats de santé et une quarantaine de dix jours pour toute personne arrivant de ces pays dont l'entrée sera examinée au cas par cas.

Le premier mort du SRAS a été signalé dimanche sur l'île de Taïwan ou le nombre total de cas s'élève à 55.
Source: AFP - A lire également, l'article publié par Courrierinternational.
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Air Canada obtient deux mois de plus à l'abri de ses créanciers


La compagnie aérienne Air Canada, qui croule sous les dettes en raison de la baisse du trafic, a obtenu d'un tribunal de l'Ontario d'être protégée contre ses créanciers jusqu'au 30 juin, a annoncé le transporteur dans un communiqué samedi.

Cette décision donne deux mois de grâce supplémentaires à la seule grande compagnie aérienne du Canada, qui s'était placée le 1er avril sous la protection de la loi des faillites.

"La prolongation a pour but d'allouer à Air Canada le temps dont la société a besoin pour modifier son plan d'entreprise, pour poursuivre les négociations avec ses créanciers et avec les syndicats et pour renégocier les contrats de location de ses appareils", précise Air Canada.

Le transporteur ajoute que "toutes ces mesures doivent être terminées avant qu'un plan d'arrangement final puisse être établi", au plus tard le 31 juillet.

La compagnie, qui souffre comme ses concurrentes nord-américaines des répercussions des attentats du 11 septembre 2001 et de la hausse du prix du pétrole, croule sous une dette totale de quelque 12 milliards de dollars canadiens (8,1 mds USD), à laquelle l'épidémie de SRAS ne vient rien arranger.
Source: AFP
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Réunion lundi à Matignon pour faire le point sur le SRAS

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé une réunion lundi à Matignon pour faire le point sur le SRAS et arrêter des mesures en vue d'une meilleure information des Français.

La coopération avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'information et la transparence, ainsi que le lancement d'un service de télémédecine constituent les "trois pistes" d'action, a-t-il indiqué samedi dans l'avion qui le ramenait à Paris, lors d'une escale à Novossibirsk (Russie), à l'issue d'un voyage officiel en Chine.

"On va essayer de définir un programme d'action dans la transparence, la vigilance, le sang-froid et la sérénité de l'action politique", a-t-il souligné.

Le Premier ministre a insisté samedi à Pékin sur la nécessité de ne pas céder à la panique en France sur le SRAS alors qu'à plusieurs reprises, Asiatiques, voyageurs de retour de Pékin et voisins de malades ont fait l'objet de mesures d'ostracisme.

La communauté française de Pékin lui a aussi fait part de son inquiétude croissante devant ce qu'elle assimile à une psychose autour du SRAS en France, qui conduit à de multiples annulations de voyage vers la Chine.

La communication sur les risques réels de l'épidémie doit être renforcée, a noté le Premier ministre qui a convoqué la réunion au niveau des experts. Le service de télémédecine pourrait permettre d'assister des malades à distance.

L'OMS a reçu notification de 4.836 cas dont 293 mortels

4.836 cas probables de pneumonie atypique (Syndrome respiratoire aigu sévère, SRAS) ont été signalés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) par 28 pays, dont 293 ont abouti à la mort des patients et 2.239 ont pu être guéris, selon le dernier bilan publié samedi soir par l'OMS.

L'épidémie a touché 2.753 personnes en Chine continentale, dont 122 en sont mortes, soit sept de plus que dans le précédent bilan publié vendredi soir.

A Hong Kong, 17 nouveaux cas ont été enregistrés, portant à 1.527 le nombre de cas recensés depuis le début de l'épidémie, dont 121 mortels (6 morts de plus que la veille).

La maladie a touché également 198 personnes à Singapour. Vingt-et-une d'entre elles en sont mortes.

Le bilan fait apparaître 63 malades au Vietnam dont cinq sont morts, et en Thaïlande sept malades, dont deux décédés.

Cinq cas ont été signalés en Malaisie, dont deux mortel, 49 à Taïwan, dont aucun cas mortel, et quatre cas aux Philippines dont deux mortels.

En Asie encore, le Japon a enregistré deux cas, la Mongolie 5 cas, l'Indonésie un cas, l'Inde un cas, tous sans issues fatales.

En dehors de l'Asie, le Canada reste le pays le plus affecté par le SRAS avec 142 malades présumés et dix-huit victimes (soit 3 de plus).

Aux Etats-Unis, 41 cas ont été recensés, mais aucun décès.

Toujours selon les décomptes de l'OMS, la maladie affecte également l'Allemagne (sept cas), le Royaume-Uni (six), la France (cinq), l'Italie (quatre), la Suède (3), la Roumanie (un), la Bulgarie (un), la Suisse (un), l'Espagne (un), l'Irlande (un). Aucun des cas avérés en Europe n'a entraîné de décès.

Ailleurs dans le monde, quatre cas ont été signalés en Australie, deux autres au Brésil, un au Koweit, un en Afrique du sud. Aucun de ces cas n'a été mortel.
Source: AFP
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Madagascar : "il reste beaucoup à faire" selon l'OMT

Le secrétaire-général-djoint de l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT), M. Dawid De Villiers, a séjourné à Madagascar 24 heures entre mardi et mercredi, avant de se rendre à l’île Maurice.

Lors d’une conférence de presse à l’INTH Ampefiloha, il a déclaré que Madagascar est un pays très riche en potentiel touristique «mais il reste beaucoup à faire pour que le pays puisse assister à une véritable relance de ce secteur.» Selon lui, la Grande Ile pourra devenir très facilement une destination sécurisée et très prisée par les touristes étrangers.
«La première condition pour relancer le tourisme est l’instauration de la paix et de la stabilité politique. L’autre action à entreprendre est l’amélioration des prestations touristiques dans l’île à travers la formation.

L’OMT peut apporter sa collaboration à travers un projet d'assistance technique sur ce point», a dit M. De Villiers. Le secrétaire-général-adjoint de l’OMT séjourne actuellement à Maurice.

Source: Tourmag.com - N.A. 25 avril 2003.
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Samedi 26 avril 2003

Canadien associé a reprise Aéroplus mis en examen et écroué à Lyon

Le représentant d'une société canadienne associé à la reprise de la compagnie française Aéroplus L. Air mise en liquidation judiciaire en décembre 2002, a été mis en examen et écroué à Lyon, pour "faux, usages de faux et escroquerie", a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

L'arrestation de Philippe V. Hababou, 48 ans, qui a eu lieu à Roissy, le 14 avril, intervient dans le cadre d'une information judiciaire pour "faux, usages de faux et escroquerie" ouverte en décembre 2002 pour enquêter sur la reprise, en avril 2002, d'Aérolyon, devenue Aéroplus L. Air, par la holding Aéroplus.

Basée à Cannes, cette holding est détenue à 51% par la société française Aéroparticipation et à 49% par la société canadienne Universal Capital, dont Philippe Hababou est le représentant au Canada.

Une enquête préliminaire confiée en octobre 2002 au SRPJ de Lyon, avait mis au jour "un certain nombre de faits délictueux" et notamment "l'usage de fausses pièces utilisées au moment de la reprise d'Aérolyon pour conforter le dossier de reprise auprès du tribunal de commerce", selon la même source.

A cette époque, M. Hababou qui s'était présenté sous le nom de Philippe Solonon, est soupçonné d'avoir produit un faux document à en-tête de "General Electrics", qui stipulait qu'Universal Capital pouvait mettre à disposition du repreneur 8,2 millions d'euros.

La société Aéroplus L. Air a été mise en liquidation judiciaire le 26 décembre 2002 par le tribunal de commerce de Lyon.

Créée en 1996, Aérolyon était spécialisée dans les vols charters long courrier, principalement vers les Antilles.

Voir notre info du 23 avril dernier ainsi que deux articles de presse (Figaro éco): >>1 - >>2
Source: AFP
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Le parquet de Paris ouvre une enquête péliminaire sur le groupe Khalifa


Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire sur des opérations financières suspectes au sein du groupe de l'homme d'affaires algérien Rafik Khalifa, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Les investigations portent plus particulièrement sur des opérations financières liées à la compagnie aérienne Khalifa Airways, a-t-on précisé de même source.

Comme l'indique Le Figaro, cette enquête préliminaire a été ouverte à la suite d'une dénonciation Tracfin, cellule de lutte contre le blanchiment d'argent du ministère de l'Economie et des Finances.

Les déboires financiers du groupe Khalifa ont commencé après la mise sous contrôle par l'Etat algérien, le 27 novembre, de l'épine dorsale du groupe, Khalifa Bank, pour mauvaise gestion. Cette décision avait été rendue publique le 3 mars.

La banque étant l'ossature de l'entreprise et son bailleur de fonds, toutes les filiales (Khalifa Airways, Khalifa TV) n'ont pas tardé à pâtir de cette mise sous contrôle.

Le milliardaire algérien, qui vit à Londres, est convoqué par un juge du tribunal d'Alger pour être entendu dans une affaire de sortie frauduleuse de devises du pays.

Dans un entretien à l'hebdomadaire Paris-Match publié mi-avril, il indiquait qu'il n'avait "pas prévu" de rentrer à Alger. "Mes affaires sont ici et pas là-bas", ajoutait-il.

Le groupe Khalifa, créé en 1992, a connu dans un premier temps une ascension foudroyante, en se développant dans la banque, le transport aérien, le sport et la télévision mais également l'informatique et la location de voitures en Algérie et en France.
Source: AFP
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USA : l'épidémie de SRAS commence à affecter les entreprises

L'épidémie de pneumonie atypique (SRAS, syndrome respiratoire aigu sévère) commence à affecter les entreprises américaines, en particulier le transport aérien, selon des études récentes.

Premières victimes, déjà en proie à de graves difficultés depuis les attentats du 11 septembre 2001 puis en raison de la guerre en Irak, les compagnies aériennes américaines ont essuyé un nouveau revers avec cette épidémie comptant vendredi plus de 4.600 cas probables, recensés dans 29 pays, dont 37 aux Etats-Unis.

Le SRAS a fait 274 morts essentiellement en Asie et au Canada, selon le dernier bilan au plan mondial publié vendredi soir par l'OMS, et qui n'inclut pas de nouveaux décès annoncés depuis par des autorités nationales, notamment en Chine et à Hong Kong.

Selon l'ATA, l'Association du transport aérien américain, l'épidémie de SRAS a été la cause du nouveau déclin dans le trafic lors de la semaine des fêtes de Pâques, en particulier vers les destinations dans le Pacifique - moins 39,6% - et asiatiques, en recul de 25,8%, comparativement à la même période de 2002.

"La faiblesse de l'économie et l'épidémie de SRAS continuent de toucher l'industrie du transport aérien", a souligné le président de l'ATA, James May.

Les compagnies Northwest Airlines et United Airlines ont été contraintes d'annuler plusieurs vols vers Hong Kong, Taïwan et le Japon.

Du côté des entreprises, hors secteurs touristique et aéronautique, le pire est peut-être seulement à venir, selon le cabinet-conseil Challenger, Gray and Christmas.

"Les sociétés qui font des affaires avec les pays affectés par le SRAS sont perdantes dans tous les cas", souligne Challenger.

Si elles décident de reporter leurs déplacements, elles risquent de rater des affaires qui pourraient contraindre certaines sociétés à licencier. Et si elles décident d'y envoyer quand même leurs représentants elles risquent de devoir les mettre en quarantaine à leur retour pendant au moins dix jours pendant lesquels ils ne travailleront pas.

Challenger rappelle qu'il suffit d'une simple poignée de main entre hommes d'affaires par exemple pour transmettre le virus.

Ainsi la chaîne de distribution Wal-Mart a reporté les voyages de ses responsables en Chine alors qu'elle prévoit d'y ouvrir près de 150 nouvelles grandes surfaces.

De plus tous ses employés de retour d'Asie sont priés de "se mettre volontairement en quarantaine et de travailler à domicile pendant dix jours" avant de retourner dans les bureaux ou magasins de la chaîne.

Selon un porte-parole de Wal-Mart, il ne s'agit que d'une "mesure de précaution".
Mêmes précautions chez Intel, un fabricant de semiconducteurs qui emploie 15.000 personnes en Asie et a fermé une usine pendant une semaine à Hong Kong après la découverte d'un cas de SRAS parmi ses 60 employés.

Après la Chine, quelques sociétés américaines viennent d'interdir les voyages d'affaires au Canada voisin qui a annoncé vendredi la mort de deux autres patients atteints de SRAS, portant le total des victimes à 18 pour ce pays.

C'est notamment le cas de Lucent Technologies, dont un porte-parole a expliqué que la restriction avait surtout été décidée pour répondre aux inquiétudes du personnel.

D'autres, comme la chaîne de distribution J.C. Penney, ont opté pour les vidéoconférences avec leurs partenaires en Asie.

"Le commerce n'a pas été touché", a assuré de son côté le vice-président des affaires internationales à la Chambre américaine de Commerce à Washington, Willart Workman. "Le virus ne voyage pas sur les navires-cargo", a-t-il souligné ajoutant que pour investir en Asie, "il ne faut pas nécessairement se rendre en personne dans les pays à risques".

"Quant au Canada, il reste notre partenaire commercial n° 1", a tenu à rassurer M. Workman.
Source: AFP
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Vendredi 25 avril 2003 (update 1)

Air Caraïbes veut lancer des vols entre Paris et les Antilles

La compagnie du groupe vendéen Dubreuil ambitionne une levée de fonds de 25 millions d'euros pour ce projet transatlantique. Air Caraïbes, propriété du groupe vendéen Dubreuil, vient d'annoncer son intention de lancer dès décembre 2003 des lignes Paris - Pointe-à-Pitre, Paris - Fort-de-France et Paris-Cayenne, entendant récupérer une partie de ce trafic transatlantique laissé vacant par Air Lib. Jean-Paul Dubreuil, le PDG, a été reçu le 18 mars par Léon Bertrand, le secrétaire d'Etat au Tourisme, en compagnie de Marc Rochet, ancien PDG d'AOM. Au total, les vols entre Paris, les Antilles et la Guyane représentent 2,2 millions de passagers par an.
Pour financer ce développement, Air Caraïbes compte procéder en septembre à une augmentation de capital de 25 millions d'euros auprès « d'investisseurs privés antillais, guyanais et métropolitains, ainsi que des collectivités qui souhaitent, en tant que minoritaires, s'impliquer dans la stratégie aérienne de leurs régions ».

Soutien politique

Au siège du groupe Dubreuil, on précise que ce tour de table est en discussion avancée mais non finalisée. Selon nos informations, la compagnie bénéficierait du soutien de Lucette Michaud-Chevry, la présidente UMP du Conseil régional de la Guadeloupe. Pour mettre sur pied ces liaisons trans- atlantiques, Air Caraïbes envisage la mise en ligne de trois appareils et l'embauche de 300 salariés. L'entreprise qui exploite actuellement 13 avions régionaux affirme avoir transporté 450.000 passagers en 2002 sur des vols desservant les 13 îles de l'arc antillais. Après avoir cédé à Air France le transporteur nantais Régional Airlines - devenu Régional CAE -, Jean-Paul Dubreuil a acquis en 2000 la compagnie (ex-CTA) qui était alors lourdement endettée. Le groupe spécialisé dans la distribution (carburants, automobile et supermarchés) a réalisé un chiffre d'affaires de 555 millions d'euros en 2002 avec 1.700 salariés.
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L'avenir des retraites: en tapinois

Pour désamorcer la «bombe» des retraites, la tactique raffarinienne, telle que mise en musique, hier soir, par le didacticien Fillon, est limpide : dramatiser le dossier («il faut sauver le système»), monter l'opinion contre le corporatisme avantageux des fonctionnaires, diviser le front du refus syndical et, surtout, jouer sur le temps. Bientôt les ponts de mai et la chaleur des vacances d'été. Auront-ils raison de la mobilisation syndicale annoncée ? Raffarin a retenu de Balladur, en 1993, qu'il avait fait son mauvais coup en août et que les salariés du privé n'avaient pas quitté les plages, cette année-là, pour se plaindre. Depuis, ils doivent cotiser 40 annuités pour toucher une retraite pleine.

La leçon est retenue : mieux vaut réformer en fonction des congés des Français. Elle a déjà été expérimentée : on a vu, en plein week-end pascal, le ministère de la Santé baisser le remboursement de plus de 600 médicaments. Le Premier ministre eut sans doute gagné auprès de ses troupes à la jouer plus glorieuse, plus «père la réforme». Il eut satisfait ceux qui, tel Jean-Louis Debré, rêvent d'une droite au merlin. Il a choisi selon son tempérament et son analyse du champ du possible : la réforme douce enrobée d'une dose de rouerie et peinturlurée, si possible, aux couleurs d'un acte de bravoure. Raffarin la joue d'autant plus prudent qu'il lui est interdit de perdre. Un gouvernement de droite est déjà tombé sur la retraite en 1997. Qu'un deuxième trébuche et la place de Chirac dans l'Histoire s'en trouverait définitivement scellée : au placard. Le Président a raison de réclamer du doigté : la guerre en Irak est à peine terminée que déjà sa cote de popularité plonge . Mais il ne suffit pas d'habiletés pour convaincre. Jamais grande réforme ne s'est imposée sans un langage de vérité. En dépit des efforts, hier soir, de François Fillon, c'est ce langage qui manque globalement à ce gouvernement, emberlificoté dans une conjoncture à la ramasse et dans les promesses de Chirac devenues dogmes faussement intangibles. C'est ce qui conduit l'équipe Raffarin à agir parfois en tapinois. Au risque d'augmenter le haut degré de désespérance et d'exaspération des Français à l'endroit du politique, relevé le 21 avril 2002.(Source: Libération)

A lire également sur Libé.fr: >>1 - >>2 - >>3 - >>4
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Swiss: plusieurs scenarios à l'étude sur le futur de la compagnie (presse)

Plusieurs scénarios sont à l'étude pour le futur de la compagnie aérienne Swiss, en graves difficultés, au niveau du gouvernement helvétique, le plus gros actionnaire avec 20% du capital, écrit vendredi le quotidien suisse Blick.

Tous les scenarios devront être prêts d'ici le 30 avril, date de la prochaine réunion hebdomadaire du gouvernement, ajoute le journal, généralement bien informé.

Parmi ces différentes alternatives figure même un éventuel arrêt d'exploitation de la compagnie, qui perd de l'argent tous les jours, ajoute le journal.

Une autre possibilité serait de baisser les taxes d'aéroport, que verse la compagnie.

En revanche, il n'est pas question pour le gouvernement suisse d'injecter à nouveau des fonds dans Swiss, poursuit le journal.

Enfin, le journal indique que le gouvernement cherche une nouvelle "personnalité charismatique" pour présider le conseil d'administration de Swiss, le Néerlandais Pieter Bouw n'ayant plus les faveurs des ministres suisses.

Jeudi, l'industriel suisse Nicholas Hayek a demandé le remplacement de M. Bouw par Adolf Ogi, un ancien ministre suisse très populaire, qui a pris sa retraite politique il y a plus d'un an.

Le gouvernement suisse a injecté 600 millions FS (400 mio EUR) dans la nouvelle compagnie, après avoir déjà financé à hauteur de 1,4 milliard FS la défunte Swissair.
Source: AFP
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American Airlines change de Pdg pour tenter d'éviter la faillite

American Airlines, la première compagnie aérienne du monde, a annoncé jeudi soir un changement de Pdg pour tenter de restaurer la confiance de ses salariés et éviter une faillite inéluctable si ses employés n'acceptent pas de se serrer la ceinture.

Don Carty, Pdg depuis 1998 et qui avait provoqué la colère des syndicats en accordant des avantages financiers importants aux dirigeants d'American malgré les sacrifices salariaux réclamés aux employés, a démissionné lors d'un conseil d'administration qui s'est tenu à Fort Worth (Texas, sud), siège de la compagnie.

Les administrateurs ont immédiatement nommé un nouveau Pdg en la personne de Gerard Arpey, 44 ans, numéro deux d'American depuis 2000 et qui a déjà passé 21 ans au sein de la compagnie où il a démarré comme simple analyste financier.

Edward Brennan, 69 ans et ex-patron du groupe de distribution Sears, a été élu président du conseil d'administration, a indiqué American dans un communiqué.

M. Carty a expliqué avoir jeté l'éponge parce qu'il était devenu "une barrière" empêchant d'"améliorer les relations" sociales au sein de l'entreprise.

"Mon espoir le plus fort est que ma démission et les nominations d'Ed et de Gerard permettront à la compagnie, ses syndicats et ses employés de commencer à construire un pont vers un chemin qui promet une nouvelle culture de collaboration, de coopération et de confiance", a-t-il déclaré.

Gerard Arpey a pour sa part promis de "restaurer la confiance de tous les employés dans leur grande compagnie" et de "continuer à diriger en montrant l'exemple".

Selon les analystes, M. Arpey part avec l'avantage d'être plutôt apprécié des syndicats mais il reste à savoir si cela suffira pour rallier leur soutien.

Les syndicats ont été scandalisés par l'annonce la semaine dernière de l'octroi d'avantages financiers --primes représentant deux fois leurs salaires de base et fonds de retraite spécial-- aux dirigeants de la compagnie --dont M. Carty-- alors qu'ils avaient accepté des coupes salariales totalisant 1,8 milliard de dollars par an pour sauver la compagnie.

Résultat de cette colère, deux des principaux syndicats d'American --celui représentant les mécaniciens et les autres personnels au sol (TWU) et celui du personnel navigant (APFA)-- ont décidé d'organiser prochainement un nouveau vote de leurs membres sur les réductions salariales.

Un vote négatif, même d'une seule catégorie de personnel, entraînerait la faillite d'American, a averti à maintes reprises la direction de la compagnie.

Une faillite d'American constituerait la plus grosse banqueroute de l'histoire du transport aérien.

Les mécaniciens et les autres personnels au sol, ainsi que le personnel navigant, avaient approuvé la semaine dernière à une courte majorité --52 à 53% des voix-- des diminutions de salaires variant entre 15 et 25% selon les postes de travail.

Des accords avec les syndicats pressent, car la situation financière d'American, déjà précaire depuis les attentats du 11 septembre 2001, ne cesse de s'aggraver avec la nouvelle chute du trafic liée à la guerre en Irak et à l'épidémie de pneumonie atypique.

American a annoncé mercredi une perte nette de plus d'un milliard de dollars pour le seul premier trimestre 2003. Elle avait accusé une perte de 3,5 milliards de dollars en 2002 --un record pour une compagnie aérienne américaine-- et de 1,8 milliard en 2001.
Source: AFP
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Royal Jordanian suspend ses vols vers la Libye

La compagnie aérienne jordanienne Royal Jordanian a annoncé vendredi la suspension de ses vols vers Tripoli, en raison selon elle d'une décision de la Libye d'interdire l'entrée de ressortissants de 27 pays, dont la Jordanie, par crainte de l'épidémie de pneumonie atypique.

Un responsable de la compagnie jordanienne, cité par l'agence officielle Pétra, a indiqué qu'à la suite de la décision libyenne, la Royal Jordanian ne pouvait plus continuer à assurer la liaison Amman-Tripoli, qui a été suspendue jusqu'à nouvel ordre.

Selon Pétra, les autorités libyennes ont décidé jeudi d'interdire à ses citoyens de se rendre dans 27 pays, dont la Jordanie, les pays du Golfe, la plupart des pays asiatiques, les Etats-Unis et le Canada. Ils ont également interdit aux ressortissants de ces pays l'entrée sur son territoire.

Toujours selon l'agence, Tripoli a présenté sa décision comme une mesure préventive pour empêcher la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) sur son territoire.

Ces informations n'ont pas pu être immédiatement confirmées de source officielle à Tripoli vendredi matin.

Le ministre jordanien de la Santé, Walid Maani, avait indiqué jeudi qu'un cas suspecté de pneumonie atypique dans le royaume s'était avéré négatif après analyses.

Un patient, qui présentait les symptômes du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a été hospitalisé préventivement, mais il a pu quitter l'hôpital. "Les résultats des tests effectués étaient négatifs et la présence de la maladie n'a pas été prouvée", avait dit le ministre jordanien.
Source: AFP
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Jeudi 24 avril 2003

JetBlue commande 65 Airbus A-320 et prend une option sur 50 supplémentaires

La compagnie aérienne américaine à bas prix, JetBlue, a annoncé jeudi la commande de 65 appareils Airbus A-320 et a indiqué avoir pris une option sur 50 appareils supplémentaires, selon un communiqué de la compagnie.

Rolls-Royce annonce une commande de 500 M USD de JetBlue pour ses A-320

Le motoriste britannique Rolls-Royce (aéronautique, défense, mer) a annoncé jeudi avoir remporté une commande d'une valeur potentielle de 500 millions de dollars (455 millions d'euros) de la part de la compagnie américaine JetBlue, pour équiper 115 Airbus A-320 (dont 65 commandes fermes).
Source: AFP
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Asie: compagnies aériennes demandent soutien d'urgence aux gouvernements

Les compagnies aériennes d'Asie, confrontées avec l'épidémie de pneumopathie à "la pire crise" de leur histoire, ont demandé jeudi aux gouvernements de la région une aide d'urgence.

"Pour les compagnies aériennes en Asie, c'est la pire crise à laquelle elles aient jamais fait face", a déclaré Kevin Dobby, vice-président de l'Association internationale du transport aérien (IATA) et chef de la cellule d'urgence consacrée au Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Saluant les efforts faits par Taipeï et Singapour, qui ont baissé leur taxes à l'atterrissage de 15% et 30% respectivement, il a appelé les autres pays de la région à faire de même.

"A Hong Kong et en Thaïlande, les gouvernements ont reconnu le problème pour le tourisme, mais nous leur demandons d'étendre leur soutien aux compagnies aériennes", a déclaré Kevin Dobby. "Nous attendons que Hong Kong fasse ce que Singapour a fait".

Le responsable de l'IATA a également souligné que les compagnies aériennes voulaient plus de "standardisation et de coopération entre les gouvernements pour les contrôles médicaux" dans les aéroports.

L'IATA --qui réunit 273 compagnies-- voudrait par exemple une harmonisation pour savoir s'il faut prendre la température avant ou après l'enregistrement des passagers et à quel endroit. "C'est un message que nous allons faire passer à la réunion de l'ASEAN", le sommet de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est prévu à Bangkok sur le SRAS mardi prochain.

"Le risque pour les passagers est extrêmement bas", a dit Kevin Dobby. "Deux cents millions de personnes ont pris l'avion depuis le début de la crise, et cinq (personnes) ont été contaminées dans un avion", selon Mark Salter, responsable médical à l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

"Les avertissements de l'OMS (contre les déplacements dans les pays infectés) ont fait beaucoup de mal" au transport aérien, a déclaré de son côté Anthony Concil, directeur assistant régional de la communication de l'IATA.

Kevin Dobby a souligné l'énorme effort consenti par les transporteurs pour faire baisser les coûts. "Des mesures draconiennes ont été prises. La façon dont (les compagnies) parviendront à réduire les coûts sera cruciale" pour leur avenir, a-t-il estimé.

Cathay Pacific, basée à Hong Kong, a annulé 45% de ses vols, tandis que Singapore Airlines, compagnie la plus profitable de la région, a réduit de ses vols de 20% et reporté l'achat de nouveaux appareils.

L'épidémie de pneumopathie a fait 4.600 malades et au moins 260 morts dans une vingtaine de pays, mais a touché particulièrement l'Asie.
Source: AFP
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Mercredi 23 avril 2003 (update 1)

Rebondissement dans l'affaire L.Air

Premier rebondissement de taille dans l'affaire L.Air (ex-Aérolyon). En effet, un certain Mr Solomon a été interpelé puis écroué par la brigade financière de Lyon. Mr Solomon (un faux nom, il s'agit en fait d'un certain Philippe Hababou) était le dirigeant de la société Universal Capital Partners Corp, actionnaire ainsi que partenaire de Jean Marie Gras (Aéroplus) dans la Compagnie L.Air.

Nous vous livrons ici un courrier internet que " Mr Solomon " a adressé à des salariés de la Compagnie L.Air, alors que ces derniers venaient d'alerter le Ministre des transports sur la discrimination induite par le traitement de faveur que semblait réserver le Ministre aux salariés d'Air Lib (voir nos infos du 10 février et du 12 février). Ce monsieur ne manque pas de cynisme et les accusations qui lancent sont graves. Reste à savoir si ses déclarations sont fondées ou si ce n'est qu'une diversion d'escroc.

Le message en question (l'orthographe est d'origine):

Messieurs,

J’ai pris connaissance du courrier que vous avez adresse au Ministre.

Bien que n’ayant plus grand-chose à avoir dans cette arène Lyonnaise si surprenante et qui se place au dessus des lois de la République, je me permet de vous apporter mon soutient quand à votre démarche auprès du Ministère.

Il m’a toujours paru surprenant que L-Air n’a jamais attiré l’écoute du Ministère, et j’ai été d’autant plus surpris de n’avoir JAMAIS reçu de réponse de Monsieur De Robien à une demande d’audience en Octobre.

Mais voila, il parait clair aujourd’hui que nous avons tous été trompe par un intérêt bien supérieur au notre et dont la mission était de faire disparaître votre société et son passé tumultueux en rétribuant les personnes qu’il fallait à tous les niveaux pour L I Q U I D E R!

La question simple à se poser est : « Qui sont les complices de cette mise en scène crapuleuse ? » Et « A qui profite le crime ? » Réfléchissez bien et vous trouverez.

Je regrette de ne pas avoir pu dialoguer avec vous plus tôt, mais sachez que je ne compte pas en rester la. Ceux qui nous ont trahi, quelque soit leur niveau Politique ou Social seront poursuivit par tous les moyens qui pourront être mis en œuvre, et je compte en mettre.

En attendant, battez vous pour vous associer aux personnels Air Lib et pour avoir les mêmes avantages qu’ils vont peut être avoir. N’oubliez pas que sur Lyon vous êtes aussi puissants qu’ Air Lib à Paris !!!

Par ailleurs, ne vous faites pas oublier de Nouvelles Frontières et de CORSAIR qui récoltent gentiment et en douceur les fruits de cette débâcle!

Sincères Salutations

Philippe SOLOMON.

Universal Capital Partners Corp.
130 King Street west, Suite 3670 - Toronto, Ontario
M5X 1B1
Canada. Tel 416 863 01 01 - Fax416 863 50 05

Par webmaster le 23 avril 2003
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La Cour d'appel a confirmé la liquidation d'Air-Lib

La Cour d'appel de Paris, qui devait examiner jeudi la question de la liquidation de la compagnie Air-Lib a avancé sa décision et confirmé la liquidation par un arrêt du 4 avril dernier, apprend-on mercredi auprès de la Cour.

L'abandon de la date du 24 avril, fixée et annoncée par la Cour elle-même le 5 mars, lorsqu'elle avait refusé de suspendre l'exécution provisoire de la liquidation, a été provoqué par les nécessités de réattribution rapide des créneaux horaires d'Air-Lib, a-t-on précisé de même source.

La liquidation judiciaire de la compagnie, prononcée le 17 février par le tribunal de commerce de Créteil, est donc devenue définitive. Le délai de pourvoi en cassation contre la décision de liquidation est toujours ouvert, a-t-on précisé au parquet général de Paris, mais il est fort probable que personne n'exercera de recours.

En effet, a précisé le parquet général, "Air-Lib s'était désistée de l'appel qu'elle avait formé contre le jugement de liquidation, le délai ouvert jusqu'au 31 mars pour l'attribution des créneaux horaires était dépassé, et le Comité d'entreprise" n'avait pas exprimé d'opinion, les salariés ayant intérêt, pour des questions d'indemnités, à ce que la liquidation soit confirmée.

Cette confirmation de la liquidation n'a été annoncée ni de source syndicale ou salariale, ni par Air-Lib, ni par les pouvoirs publics.
Source: AFP
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American Airlines: la situation s'aggrave encore

Perte plus lourde que prévu au premier trimestre, conflit entre syndicats et direction et possibilité d'un "remerciement" du Pdg: la situation déjà précaire d'American Airlines, la première compagnie aérienne du monde menacée de faillite, s'aggrave encore un peu plus.

American a annoncé mercredi une perte nette de 1,04 milliard de dollars au premier trimestre 2003, sur un chiffre d'affaires de 4,12 milliards de dollars.

Cette perte est pire que celle attendue par les analystes et représente le double de la perte accusée de janvier à mars 2002 (560 millions de dollars en excluant les éléments exceptionnels).

"Nos résultats du premier trimestre ont été vraiment horribles" et dans "ce climat périlleux notre succès est loin d'être garanti", a affirmé le Pdg d'American, Don Carty, après avoir répété à maintes reprises ces dernières semaines que sa compagnie était "au bord de la faillite".

"Nous sommes assiégés de tous les côtés par une économie faible, la poursuite des incertitudes concernant les hostilités au Moyen Orient, les inquiétudes sur l'épidémie de pneumonie atypique, des prix des carburants nettement plus élevés qu'il y a un an et des tarifs (des billets d'avions) au plus bas depuis 30 ans", a expliqué M. Carty.

A ces difficultés qui touchent toutes les compagnies aériennes, Don Carty a oublié d'ajouter la colère des salariés à son égard.

Les syndicats ont été scandalisés par l'annonce la semaine dernière de l'octroi d'importants avantages financiers aux dirigeants de la compagnie --dont M. Carty-- alors qu'ils avaient accepté d'énormes sacrifices salariaux pour tenter de sauver American.

Résultat de cette colère, deux des principaux syndicats d'American --celui représentant les mécaniciens et les autres personnels au sol (TWU) et celui du personnel navigant (APFA)-- ont décidé d'organiser prochainement un nouveau vote de leurs membres sur les réductions salariales.

Un vote négatif, même d'une seule catégorie de personnel, entraînerait la faillite d'American, a averti la direction de la compagnie.

Les mécaniciens et les autres personnels au sol, ainsi que le personnel navigant, avaient approuvé la semaine dernière à une courte majorité --52 à 53% des voix-- les diminutions de salaires totalisant 1,8 milliard de dollars par an (21% de la masse salariale).

Face à ce conflit avec les syndicats, la position de Don Carty pourrait être menacée.

Plusieurs membres du conseil d'administration d'American envisagent de remplacer le Pdg Don Carty pour essayer de sauver les accords de réductions de salaires conclus avec les syndicats et éviter ainsi une faillite, a affirmé mercredi le quotidien Dallas Morning News.

Le remplacement éventuel de Don Carty sera abordé lors d'une réunion du conseil d'administration prévue jeudi à Dallas (Texas, sud), a indiqué le journal en citant une source proche de ce conseil.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de la direction d'American. Mais la compagnie a annoncé qu'une téléconférence avec des analystes et la presse de son directeur financier Jeff Campbell, prévue mercredi, a été annulée en raison de "la fluidité de la situation actuelle d'American".

Selon les analystes, un départ de M. Carty pourrait être une bonne solution pour améliorer les relations avec les syndicats et sauver la compagnie. "Si c'est le cas, ce serait une information positive", affirmait Art Hogan, stratège boursier à la maison de courtage Jefferies.

Cet avis était partagé à Wall Street où l'action American, en chute libre ces derniers jours, regagnait plus de 8% (à 3,72 dollars) mercredi en milieu d'après-midi.
Source: AFP
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Ryanair utilise l'image du ministre irakien de l'Information pour sa pub

La compagnie aérienne à bas prix Ryanair a lancé mercredi une campagne de publicité dans les journaux britanniques mettant en scène l'ex-ministre irakien de l'Information Mohammad Said al-Sahhaf pour se moquer de sa rivale britannique easyJet.

La campagne de publicité de Ryanair utilise une photo en noir et blanc de Mohammad Said al-Sahhaf en uniforme proclamant sur un ton martial: "Nous sommes en train de gagner la guerre, nous battons les Américains et easyJet offre les prix les plus bas du marché".

La compagnie irlandaise estime en effet qu'elle propose les tarifs les plus bas du secteur, réfutant ainsi les récentes campagnes de publicité d'easyJet.

Ryanair revendique le rang du numéro un européen des transporteurs aériens à bas tarif avec plus de 16 millions de passagers transportés en 2002/03 et 103 destinations desservis dans 16 pays.

Pendant les trois semaines de campagne militaire en Irak, le ministre irakien de l'Information avait constamment démenti toute avancée de la coalition, même confronté à l'évidence.

Mohammad Said al-Sahhaf qui a disparu de Bagdad le jour de l'entrée des troupes américaines dans la capitale, fait depuis l'objet d'un véritable culte avec un site internet qui lui est entièrement consacré et une figurine.

De son côté, easyJet a critiqué la campagne de publicité de Ryanair: "C'est légèrement de mauvais goût, surtout que l'homme en question s'est peut-être suicidé", a indiqué un porte-parole de la companie fondée par Stelios Haji-Ioannou.

"Stelios" comme le président de Ryanair, Michael O'Leary, sont coutumiers des coups d'éclat publicitaires: le fondateur d'easyJet avait ainsi pris place dans un vol de British Airways pour distribuer des tracts présentant sa compagnie peu après son lancement en 1995.

Quant à Michael O'Leary, toujours habillé d'un maillot de rugby aux couleurs de Ryanair, il multiplie les déclarations tapageuses et les offres de billets à prix très réduits.
Source: AFP
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SRAS: le transport aérien, vecteur et victime de l'épidémie de pneumonie

Le transport aérien, vecteur malgré lui du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qu'il a contribué à répandre dans le monde, est de plus en plus touché par l'épidémie de pneumonie atypique.

Des représentants de compagnies aériennes du monde entier et des responsables de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont réunis d'urgence mercredi à Bangkok pour tenter de faire face à la crise due à cette épidémie qui touche particulièrement l'Asie.

Il s'agit de "mettre à jour et de comparer les données sur la crise actuelle du SRAS", selon l'Association internationale du transport aérien (IATA).

La question des "mesures de réduction des coûts destinées à permettre à l'industrie de survivre" devaient être abordées, a indiqué l'IATA, organisation qui regroupe 273 compagnies du monde entier représentant 98% du trafic aérien international.

Afin de permettre aux compagnies de surmonter la crise suscitée par l'épidémie, les autorités de l'aéroport de Hong Kong pourraient réduire les taxes d'aéroport à l'instar de Taiwan et Singapour, a annoncé mercredi à Singapour l'association professionnelle des transporteurs en Asie, l'AAPA (Association of Asia Pacific Airlines), regroupant 17 compagnies de l'Asie et du Pacifique.

Sept semaines après avoir lancé une alerte mondiale contre le SRAS, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté annoncé mercredi à Genève qu'elle déconseillait aux voyageurs de se rendre à Pékin, dans la province chinoise du Shanxi (nord) et à Toronto (Canada) en raison de cette épidémie.

L'OMS avait publié le 2 avril une première recommandation mettant en garde contre les voyages vers Hong Kong et la province méridionale chinoise de Guangdong, premiers foyers de l'épidémie.

Par ailleurs, de nombreux pays ont eux-mêmes mis directement en garde contre des voyages dans les zones à risques.

Les compagnies aériennes, notamment asiatiques, doivent ainsi faire face à une chute du nombre de voyageurs depuis le début de cette épidémie qui a causé la mort de 217 des 3.861 malades signalés à l'OMS par 27 pays.

"C'est l'axe principal des échanges commerciaux avec le reste de l'Asie qui est touché: Hong-Kong, la plate-forme d'échange avec tous les clients de la Chine, est directement touché", indique à Paris Patrice Gautry, responsable de la stratégie d'investissement à l'Union Bancaire Privée.

Cathay Pacific, basée à Hong Kong, territoire qui a enregistré 105 décès, a dû supprimer 40% de ses vols quotidiens.

Singapore Airlines (SIA) la compagnie la plus bénéficiaire de la région, a réduit de 20% la capacité de son réseau et a reporté des commandes d'Airbus et Boeing.

Japan Airlines (JAL), premier groupe aérien japonais, va suspendre ou réduire en juin les vols entre le Japon et la Chine.

L'australienne Qantas Airways va procéder à 1.400 licenciements et suppressions de postes d'ici juin prochain.

Voyager dans un avion ne constitue cependant pas un risque important d'être contaminé par le virus du SRAS, a insisté mardi à Singapour Richard Stirland, directeur général de l'AAPA.

"L'air dans les cabines des avions est probablement plus sûr que n'importe lequel ailleurs", a-t-il assuré, affirmant que cet air, "changé toutes les trois minutes", est constitué d'un mélange d'air extérieur et intérieur, "préalablement passé au travers de filtres très efficaces, ce qui donne un environnement aussi stérile que celui des salles d'opérations".

Conséquences pneumonie sur éco USA: le pire est devant nous (Challenger)

Le pire est peut-être seulement à venir en ce qui concerne les conséquences de l'épidémie de pneumonie atypique (SRAS, syndrome respiratoire aigu sévère) pour les entreprises américaines dépendantes de leurs échanges avec l'Asie, a estimé mercredi le cabinet-conseil Challenger, Gray and Christmas.

"L'impact économique du SRAS a été largement rapporté et le pire est peut-être devant nous", a souligné John Challenger, le PDG du cabinet-conseil dans un communiqué en énumérant toute une série de conséquences pour les entreprises américaines qui soit font du commerce avec les pays asiatiques frappés, soit sont liées au tourisme et l'industrie aéronautique, soit sont dépendantes, comme le secteur électronique, de pièces en provenance des pays à risques.

"Les sociétés qui font des affaires avec les pays affectés par le SRAS sont perdantes dans tous les cas", souligne Challenger, "soit elles décident de reporter leurs déplacements dans ces pays et pourraient ainsi rater des affaires qui pourraient contraindre certaines sociétés à licencier, soit elles décident d'envoyer quand même leurs représentants dans ces pays avec le risque de devoir les mettre en quarantaine à leur retour pendant au moins dix jours pendant lesquels ils ne travailleront pas".

Challenger rappelle qu'il suffit d'une simple poignée de main entre hommes d'affaires par exemple pour transmettre le virus.

Le cabinet-conseil donne l'exemple de la chaîne de distribution Wal-Mart qui a pressé ses responsables de renoncer à se rendre en Chine pour l'instant, avec pour conséquence des retards probables dans le projet d'ouverture de 150 grandes surfaces dans ce pays.

Par ailleurs, toujours selon Challenger citant une société de recherche électronique, la moitié des pièces nécessaires à l'industrie électronique et fabriquées en Asie sont transportées par des avions commerciaux de passagers, dont les vols ont été considérablement réduits en raison de l'épidémie et de son impact sur le tourisme et les voyages d'affaires.

Selon Challenger, citant les chiffres du département du Commerce américain, plus de 15.000 sociétés américaines commerçaient en 2001 avec la Chine, plus de 33.500 exportaient à Taïwan et Singapour.

Enfin dernière conséquence évoquée par le cabinet-conseil, un éventuel boycottage de produits fabriqués en Chine et en Asie du sud-est par les consommateurs américains qui pourrait surtout frapper le commerce des textiles et des jouets aux Etats-Unis.
Source: AFP
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Mardi 22 avril 2003

pneumonie atypique: Belgique déconseille voyages vers la Chine et Toronto

Le ministère belge de la Santé publique a déconseillé mardi les voyages vers l'ensemble du territoire chinois et vers la ville canadienne de Toronto (est) en raison de l'épidémie de pneumonie atypique qui sévit dans ces régions.

Jusqu'à présent, les autorités belges déconseillaient de se rendre à Pékin et dans les provinces de Shanxi (nord de la Chine) et Guangdong (sud), ainsi qu'à Hong Kong, Singapour et Hanoï.

Selon le ministère, il est recommandé de ne pas se rendre dans l'une de ces régions si le "voyage n'est pas indispensable". Il est toutefois possible de transiter par les aéroports des zones concernées, "à condition de ne pas sortir de ceux-ci".

Selon les derniers chiffres fournis par le ministère chinois de la Santé, la Chine comptait le 21 avril au soir 2.158 cas de SRAS et 97 morts, auxquels il faut ajouter 918 cas suspects.

Mardi, les autorités sanitaires américaines ont également mis en garde les voyageurs américains se rendant à Toronto, en leur conseillant d'éviter les centres hospitaliers et autres lieux où pourraient se trouver des personnes atteintes de pneumonie atypique.

Le Canada compte 316 patients atteints de SRAS, dont 14 sont morts des suites de la maladie. La grande majorité des cas est toujours circonscrite à la province de l'Ontario, qui compte 259 cas, dont 129 hospitalisés.
Source: AFP
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Olympic Airways: Bruxelles va poursuivre la Grèce

La Commission européenne va décider mercredi de poursuivre la Grèce devant la Cour européenne de justice (CEJ) pour ne pas avoir récupéré des aides publiques versées à Olympic Airways, a-t-on appris mardi de source européenne.

Bruxelles déplore qu'"aucune information" ne lui ait été fournie sur une éventuelle décision d'Athènes de recouvrer l'aide jugée illégale par l'exécutif européen, évaluée à 194 millions d'euros, a expliqué cette source.

La Commission avait fait connaître en février son intention de saisir "dans les prochaines semaines" la CEJ devant le non-remboursement des aides par la compagnie aérienne, en difficulté depuis des années.

Bruxelles avait demandé ce remboursement le 11 décembre, mais Athènes avait fait savoir le jour même qu'elle n'entendait pas respecter cette décision.

L'exécutif européen avait estimé en décembre que ces aides avaient permis à Olympic Airways "de bénéficier d'un traitement préférentiel par rapport à ses concurrents".

Selon lui, certaines aides à la restructuration versées en 1998 avec son autorisation ont été utilisées abusivement. Au delà de cette date, la compagnie aurait en outre bénéficié d'autres avantages, comme des paiements fiscaux et de sécurité sociale différés.
Source: AFP
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Nouvelles Frontières lance "Les Mardi Folies"

Nouvelles Frontières lance chaque mardi à partir du 22 avril, une opération promotionnelle, les "Mardis de Folies". Au menu : des réduction sur des séjours pour des départs dans les 15 jours qui suivent.

Tous les mardis, vous retrouverez une sélection de formules de séjours (entre 5 et 10 formules maximum), avec des réductions pouvant atteindre 40%. Le nombre de places est limité et les départs, selon les offres, sont programmés entre le lendemain et les 15 jours qui suivent. Les offres sont ré-actualisées chaque mardi en fonction des disponibilités. A noter : NF mettra en avant dans les agences cette opération, grâce à un affichage 40x55 cm disposé sur la porte de chaque point de vente.

Renseignements et réservations au : 0825 000 825 (0,15€ la minute), sur www.nouvelles-frontieres.fr et dans l’une des 175 agences du réseau Nouvelles Frontières

Source: Tourmag.com
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Lundi 21 avril 2003 - Joyeuses Pâques à toutes et à tous

Southwest Airlines: bénéfice net en hausse de 14,3% à 24 M USD au 1T03

Southwest Airlines, la compagnie aérienne américaine à tarifs réduits, a annoncé lundi un bénéfice net de 24 millions de dollars au 1er trimestre de son exercice 2003, en hausse de 14,3% par rapport à la même période de l'exercice précédent.

Le bénéfice par action (BPA) est ressorti à 3 cents pendant la période sous revue, stable par rapport à la même période de 2002, a précisé Southwest dans un communiqué.

Les analystes s'attendaient à un BPA hors éléments exceptionnels de 3 cents, selon la valeur médiane calculée par l'agence First Call.

Le chiffre d'affaires a progressé de 7,5% à 1,35 milliard de dollars au premier trimestre.

Pour le deuxième trimestre de l'exercice 2003, Southwest s'attend à continuer d'enregistrer un bénéfice mais "il sera difficile d'atteindre le résultat de 102 millions de dollars enregistré au 2e trimestre 2002", a prévenu la compagnie.

Pour le 2e trimestre, et compte-tenu du ralentissement des réservations pour la période, la compagnie table sur "une légère croissance des recettes seulement, si croissance il y a", par rapport à 1,47 milliard de dollars enregistré au 2e trimestre 2002.
Source: AFP
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SRAS: virus pourrait devenir plus contagieux (spécialiste Institut Pasteur)

Jean-Claude Manuguerra, virologiste à l'Institut Pasteur de Paris, craint que le virus de pneumonie atypique (SRAS) "n'améliore son mode de transmission" au fur et à mesure de sa dissémination, devenant plus contagieux, dans un entretien au quotidien français Le Monde publié lundi.

M. Manuguerra, dont le laboratoire fait partie du réseau qui a permis d'identifier le coronavirus, juge "inquiétante" la progression de l'épidémie, qu'il qualifie de "difficilement maîtrisable".

"Désormais, nous sommes dans une phase épidémiologique ascendante, difficilement maîtrisable et on peut craindre qu'au fur et à mesure de sa dissémination dans la population, le virus du SRAS trouve des moyens d'améliorer son mode de transmission, donnant un caractère de plus en plus contagieux à la maladie respiratoire", explique M. Manuguerra.

"De ce point de vue, note M. Manuguerra, les événements observés au Canada ne sont guère rassurants puisqu'on voit que dans ce pays le virus du SRAS parvient sans mal à s'implanter".

Il juge "hautement inquiétante l'émergence d'un foyer à distance des locaclisations asiatiques primitives: au Canada."

Pour M. Manuguerra, le risque de dissémination planétaire de la maladie "dépend de l'évolution en Chine". "Dans ce pays, les premiers cas sont apparus, on le sait aujourd'hui, à la fin de l'année 2002 et les autorités ont choisi de cacher le phénomène à un moment où précisément, il aurait été possible de le circonscrire", regrettte le spécialiste de l'Institut Pasteur.

La pneumonie atypique peut-elle s'installer durablement, de manière endémique, à l'instar des épidémies de grippe? "Tout dépend de la manière dont les organismes des personnes ayant souffert du SRAS auront réagi à l'infection virale", observe M. Manuguerra. Soit elles développent fortement des anticorps et, si le virus n'a pas les moyens de muter génétiquement, elles seront protégées en cas de nouvelle vague épidémique. "Si ce n'est pas le cas, on peut effectivement craindre que cette nouvelle maladie infectieuse s'installe sur un mode endémique", estime-t-il.

Le taux de mortalité du SRAS plus élevé chez les séropositifs (Luc Montagnier)

Le professeur Luc Montagnier, co-découvreur du virus VIH-sida, s'est inquiété lundi à Tokyo du taux de mortalité de l'épidémie de pneumonie atypique (syndrome respiratoire aïgu sévère, SRAS) qui risque d'être beaucoup plus élevé pour les séropositifs ou malades du sida.

"SRAS est causé par un autre virus et ne tue pas beaucoup de gens, environ 4 à 5% mais le taux de mortalité pourrait être beaucoup plus élevé pour des systèmes immunitaires déprimés par le sida", a expliqué M. Montagnier lors d'une conférence de presse à Tokyo. "Ce serait très alarmant si les gens étaient à la fois infectés par le SRAS et le sida", a-t-il estimé.

"C'est une inquiétude, particulièrement pour le sud de la Chine, où l'on a à la fois une contamination en cours par le sida et le début de l'épidémie de SRAS", a-t-il souligné.

A propos des mesures prophylactiques à prendre, M. Montagnier a approuvé les décisions prises d'isoler les malades ou de mettre en quarantaine les cas à risque. "Il y a de forts soupçons sur la nature du virus mais agit-il seul ou en combinaison avec d'autres facteurs ? C'est très difficile de mettre au point une politique de traitement et prévention", a-t-il estimé.

Il a souligné que "le seul traitement est de renforcer les défenses de l'hôte" du virus. "Mon conseil serait que toutes les personnes exposées au virus voient leurs systèmes immunitaires renforcé avec des anti-oxydants, des immuno-stimulants".

M. Montagnier s'est montré relativement optimiste sur l'évolution de l'épidémie, soulignant que l'on dispose aujourd'hui de nombreux instruments pour la suivre et la contrôler.

"Une épidémie où on a 95% des gens qui résistent n'a pas de chances d'aller très loin", a-t-il soulignén ajoutant qu'il y a "beaucoup plus de gens qui meurent chaque année de la grippe".

Selon lui, les autorités sanitaires japonaises ont très peur que l'épidémie arrive dans l'archipel. "Est-ce qu'il n'y a vraiment pas de cas, on ne peut pas être complètement sûr car le diagnostic est difficile mais au Japon ils ont une très bonne hygiène, mettent des masques quand ils toussent. Ils prennent naturellement des précautions", a-t-il noté.

"Je trouve alarmante la rapidité de diffusion en Chine mais ce n'est peut-être qu'un rattrapage de cas dissimulés auparavant", s'est-il demandé.
Source: AFP
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Dimanche 20 avril 2003

Pneumonie: quatorzième décès au Canada, le virus gagne du terrain

Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), communément appelé pneumonie atypique, a tué une quatorzième personne au Canada, où des experts craignent d'avoir perdu le contrôle du virus qui a commencé à se répandre dans la population.

La dernière victime, un homme âgé de 99 ans, est décédée vendredi, a annoncé samedi dans un communiqué le ministère de la Santé de la province de l'Ontario, sans donner plus de précision sur sa localisation.

Jusqu'à maintenant, tous les décès recensés au Canada se sont produits dans la région de Toronto, capitale de l'Ontario. Il s'agissait de sept hommes et sept femmes, dont 11 étaient âgés de plus de 70 ans. La plus jeune victime était un homme de 43 ans, selon le ministère.

L'Ontario, où sont concentrés la plupart des cas au Canada, en avait recensé samedi 249 (129 probables et 120 suspects), contre 247 vendredi, selon le communiqué.

A Ottawa, le ministère canadien de la Santé a indiqué qu'un nouveau bilan pour l'ensemble du pays ne serait pas établi avant lundi.

Le dernier bilan national, diffusé vendredi, faisait état de la première baisse du nombre de cas de SRAS depuis l'apparition de la maladie au Canada il y a plus d'un mois, dénombrant 304 cas contre 306 jeudi.

Ces chiffres risquent cependant d'augmenter puisque, samedi, deux hôpitaux, l'un à Toronto, l'autre à Vancouver sur la côte ouest, ont été fermés partiellement après l'apparition de nouveaux cas suspects de SRAS parmi le personnel, entraînant l'isolement préventif de plusieurs dizaines de personnes (patients, employés et leurs familles).

Au même moment, l'un des plus grands spécialistes des maladies infectieuses au Canada, le Dr Donald Low, se demandait si le Canada n'était pas en train de perdre la bataille contre la propagation du virus.

"Nous avons vu se produire cette semaine ce que nous voulions éviter. Nous avons vu le virus se répandre dans la population", a déclaré ce microbiologiste du Mount Sinai Hospital de Toronto, cité par le quotidien Globe and Mail.

Initialement limité au milieu hospitalier, le virus a en effet été diagnostiqué en début de semaine chez 29 des 500 membres d'un groupe de prière catholique philippin de Toronto, aujourd'hui tous placés en isolement.

Le virus a été détecté mardi chez l'un des membres de ce groupe (Bukas Loob Sa Diyos), qui avait assisté il y a une semaine à Montréal à une réunion de quelque 450 conseillers financiers.

Ces derniers ont été contraints à leur tour de s'isoler, même si aucun ne présente de symptômes. Plusieurs d'entre eux étaient venus à Montréal de l'Ontario et de l'Etat américain voisin de New York.

Le cas le plus inquiétant est celui d'une personne de Toronto, habitant un immeuble résidentiel de 19 étages et quelque 250 logements, qui aurait contracté le virus sans même avoir été en contact direct avec une personne infectée.

Trois résidents d'un autre logement de cet immeuble, liés eux aussi au groupe de prière philippin, sont aussi considérés comme des "cas suspects" de SRAS, mais ils n'ont eu aucun contact avec le premier locataire.

Ce dernier pourrait avoir contacté le virus en pressant simplement le bouton d'un ascenseur ou en tenant une main courante, a estimé le Dr Low, qui avait lui-même dû s'isoler pendant 10 jours le mois dernier après avoir été exposé au virus.

Face à cette situation et pour éviter une plus grande propagation du virus, la ville de Toronto n'écarte plus l'idée de mettre en quarantaine des immeubles résidentiels, voire des quartiers entiers, a affirmé samedi à la chaîne de télévision CBC la responsable sanitaire de la métropole, le Dr Sheela Basrur.

Les responsables de la plus grande ville du Canada vont se réunir mardi prochain pour discuter des mesures à prendre.
Source: AFP
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Jeudi 17 avril 2003 (update 2)

Gilles de Robien souhaite une baisse des tarifs aériens sur l'outre-mer

Le ministre des Transports Gilles de Robien a déclaré qu'il veillera à ce que la baisse des charges en faveur des compagnies aériennes desservant l'outre-mer se traduise par une "baisse des tarifs", jeudi à Saint-Denis, à l'issue d'un voyage de deux jours dans l'île.

M. de Robien a rappelé que le projet de loi programme pour l'outre-mer prévoit une baisse des charges sociales et des incitations fiscales pour les quatre compagnies aériennes (Air France, Corsair, Air Bourbon et Air Austral) de la Réunion.

"S'il y a ces mesures, ce n'est pas pour faire de la marge mais pour faire baisser le prix du billet d'avion et pour encourager la concurrence" a-t-il dit lors d'un point presse. Il a indiqué que ces mesures ont incité d'autres "groupes d'investisseurs" à initier des projets de desserte outre-mer lesquels pourraient bénéficier d'une partie des créneaux horaires laissés par Air Lib.

Le ministre a jugé essentielle la baisse des tarifs par les effets qu'elle produira sur le développement du tourisme, soulignant qu'un salarié sur 10 embauché aujourd'hui à la Réunion se situe dans ce secteur.

Le ministre est également revenu sur la grève des fonctionnaires de l'éducation nationale contre la réforme de la décentralisation assurant qu'"il n'y aura pas de demantèlement du service public contrairement à ce que disent les grévistes". "C'est un faux slogan" a-t-il dit, soulignant que "l'éducation nationale sera renforcée " et que "personne n'aura à craindre pour son statut".

La visite du ministre a été marquée par des manifestations des grévistes de l'éducation nationale sur plusieurs sites où il s'est rendu.

Un syndicaliste a été arrêté jeudi par la police devant la préfecture où plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées lors d'un "pique-nique citoyen" pendant que le ministre recevait les élus lors d'un déjeuner républicain à la préfecture.

Depuis plus de dix jours une large majorité des établissements scolaires sont fermés dans l'île et, mardi, 20.000 personnes ont manifesté à Saint-Denis. L'intersyndicale UNSA-CFDT-CGTR-FO-FSU a annoncé la poursuite du mouvement la semaine prochaine et une nouvelle grande manifestation dans le sud de l'île mercredi.
Source: AFP - Voir le courrier d'un lecteur du JIR sur ce thème
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La survie d'American Airlines toujours en question

American Airlines a évité d'extrême justesse la faillite grâce aux sacrifices salariaux de ses employés mais la première compagnie aérienne du monde est loin d'être tirée d'affaires en raison de la crise sans précédent frappant le transport aérien américain.

"La situation financière d'American est fragile et ses perspectives restent incertaines" malgré les importantes réductions de salaires --1,8 milliard de dollars par an, soit 21% de la masse salariale-- acceptées par les 100.000 employés de la compagnie, a averti son Pdg Don Carty.

"Le succès de nos efforts n'est pas garanti à cause d'un environnement financier et économique hostile", a martelé M. Carty quelques instants après l'annonce mercredi soir de la ratification des coupes salariales par les hôtesses de l'air et stewards, la dernière catégorie de personnel à accepter ces mesures.

Les baisses de salaires, comprises entre 15% et 25% selon les postes de travail, ont été ratifiées à contre-coeur comme le montrent les résultats serrés du scrutin. Seulement 52% des hôtesses et 53% des mécaniciens ont voté pour.

Les salariés ont choisi "entre le mauvais et le pire", c'est-à-dire entre une chute de leurs rémunérations et la faillite, a résumé le président du syndicat du personnel navigant, John Ward.

La direction avait en effet menacé de demander une mise en faillite "immédiate" si les accords passés avec les syndicats n'étaient pas ratifiés par tous les employés.

Les diminutions de salaires vont permettre de réduire les énormes pertes d'American --3,5 milliards de dollars l'an dernier, un record pour une compagnie aérienne américaine-- mais un retour aux bénéfices n'est envisageable au mieux qu'en 2004 et à condition que le trafic aérien se redresse, estiment les analystes.

La situation financière déjà très précaire d'American depuis les attentats du 11 septembre 2001 s'est encore aggravée avec le conflit en Irak et l'épidémie de pneumonie atypique qui ont fait chuter encore davantage le trafic et les réservations.

"Nous ne considérons pas American comme sortie d'affaires étant donné son importante exposition dans de nombreux secteurs à problèmes en termes de revenus, notamment les voyages d'affaires, les vols transatlantiques et le marché sud-américain", soulignent les analystes de Credit Suisse First Boston dans une note publiée jeudi.

Selon ces experts, American est aussi une des compagnies américaines "les plus exposées à la concurrence" des transporteurs offrant des prix bon marché comme Southwest ou JetBlue.

En dépit des coupes salariales, les coûts d'exploitation d'American resteront largement supérieurs --au moins 20%-- à ceux des compagnies discount qui sont les seules à rester bénéficiaires actuellement aux Etats-Unis.

American a évité la faillite mais "la partie n'est absolument pas encore gagnée", estime aussi Bear Stearns. "La prochaine étape sera de dures négociations" avec ses fournisseurs et ses créanciers pour obtenir des réductions ou des rééchelonnements de dettes, explique la firme d'investissements.

Certains analystes sont néanmoins plus optimistes.

Les réductions de coûts mis en oeuvre par American et totalisant 4 milliards de dollars par an, dont 1,8 milliard en réductions de salaires, "devraient être suffisantes pour lui permettre de survivre même dans un environnement faible en termes de revenus", affirme Blaylock and Partners.

"Il est possible qu'American redevienne bénéficiaire l'an prochain grâce à ces réductions de coûts", ajoute cette société d'investissements.

La faillite étant écartée au moins pour l'instant, l'action American Airlines continuait à s'envoler jeudi à Wall Street où elle gagnait plus de 20% à 5,10 dollars en fin de matinée.
Source: AFP
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Crainte de modes de rétorsion "insidieux" des USA contre la France (Coface)

Le PDG de l'assureur-crédit Coface, François David, estime dans le Monde daté de vendredi que les Etats-Unis pourraient adopter des modes de rétorsion économique "insidieux" contre la France.

"Le différend franco-americain va avoir des conséquences assez graves" estime M. David, selon lequel "les Etats-unis ne vont pas avoir une action frontale de sanction, qui pourrait être contrée par des recours à l'OMC (Organisation mondiale du commerce): cela sera beaucoup plus insidieux".

M. David estime ainsi que "lorsque des collectivités publiques lanceront des appels d'offres, on peut imaginer qu'elles ne retiendront pas les solutions francaises en invoquant des critères techniques; sans parler des commandes du Pentagone ou des projets de coopération aéronautique transatlantiques, qui paraissent désormais exclus". Selon lui, "l'effet de telles mesures ne sera quantifiable que dans plusieurs mois".

Le président de la Coface pense que le conflit en Irak aboutira à "un renforcement de l'unilatéralisme américain au sein du G7, de l'OMC, dans les questions d'environnement", tout en conseillant de "ne pas surestimer les instances de gouvernance mondiale".

M. David n'avance pas de chiffre précis sur la dette de l'Irak, estimant cependant "qu'elle pourrait atteindre plusieurs centaines de milliards de dollars". "Un réechelonnement de sa dette se profile", indique-t-il.

Il ne pense pas que le conflit irakien pèsera beaucoup sur les échanges mondiaux. "Le conflit touche surtout les pays limitrophes, comme la Jordanie, Israël, la Turquie et l'Egypte, dont nous avons dégradé la note en mars", rappelle-t-il, "mais ils ne représentent même pas 0,5 % du PNB mondial". "Si nous avions vraiment été inquiets, nous aurions dégradé d'autres pays", assure M. David.
Source: AFP
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Le pari d'une baisse de l'offre de l'Opep fait flamber les cours du pétrole

Les cours du pétrole se sont envolés jeudi en raison d'achats soutenus avant un long week-end pascal, le marché faisant par ailleurs le pari d'une réduction de la production de l'Opep jeudi prochain à Vienne.

Vers 16h00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, nouvelle référence sur l'International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, progressait de 39 cents à 25,41 dollars.

A New York, le prix du brut de référence (light sweet crude) pour livraison rapprochée en mai augmentait de 47 cents à 29,65 USD.

Les cours ont progressé en raison de nombreux achats avant la fermeture du marché pétrolier pour les fêtes de Pâques, a indiqué Robert Laughlin, opérateur à la maison de courtage GNI.

"Les achats sont plus nombreux à Londres car le marché restera fermé jusqu'à mardi, alors que le marché new-yorkais sera ouvert lundi", a-t-il précisé.

Selon Orrin Middleton, analyste à la banque Barclays Capital, "l'activité étant très réduite avant le long week-end, les achats des investisseurs ont propulsé les cours du pétrole plus haut, plus vite".

"En outre, l'Opep doit avoir une réunion dans une semaine exactement et le marché compte sur elle pour décider de réduire sa production", a ajouté cet expert.

Un avis partagé par David Thomas, analyste à la banque allemande Commerzbank, pour qui la hausse des cours s'explique par l'anticipation d'une baisse de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

"En diminuant son offre, l'Opep ne fait que revenir à ses niveaux de production qui précédaient la guerre en Irak", a-t-il souligné.

"Les pays membres de l'Opep ont savouré cette période où ils ont pu accroître leur part de marché, et ils auront peut-être du mal à tirer un trait dessus", a estimé cet analyste.

Mais une part des inquiétudes du marché s'est dissipée après l'intervention du ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanghaneh, lequel s'est déclaré jeudi en faveur d'une réduction de la production pour éviter une chute des prix.

"Il y a actuellement une surproduction sur le marché qui aura pour conséquence une chute importante des prix à long terme si rien n'est fait", a-t-il affirmé.

Le ministre s'est également prononcé, comme le souhaite le marché pétrolier, en faveur d'une réduction des quotas de production de l'Opep, plutôt qu'une simple amélioration du respect des quotas actuels.

Kevin Norrish, un autre analyste à Barclays Capital, a noté que "l'Iran de même que l'Indonésie ont appelé l'Opep à baisser de 1,5 à 2 millions de barils sa production".

"L'Indonésie a également demandé à la Russie de coopérer dans la diminution de l'approvisionnement mondial", a-t-il ajouté.

Les pays membres de l'Opep ont invité un éventuel représentant irakien à se joindre à eux le 24 avril, a également noté cet analyste.

Enfin, les investisseurs ont réagi avec un temps de retard aux chiffres sur les réserves de brut américains, moins élevées que prévu. Les cours n'avaient pas progressé après la publication de ces chiffres mercredi.

Pour Orrin Middleton, "la réaction du marché a été retardée car le recul des stocks de brut a pris le marché par surprise, et il lui a fallu du temps pour l'absorber complètement".

Les réserves de brut aux Etats-Unis ont diminué de 100.000 barils, selon le département de l'Energie (DoE), et de 4,5 millions de barils, selon l'Institut américain du pétrole (API). Le marché misait sur une hausse de 2,5 Mb de ces stocks.

La légère baisse des réserves d'essence (signalée par le DoE) a également inquiété le marché, car elle intervient avant la saison d'été aux Etats-Unis, qui se traduit habituellement par un accroissement des déplacements en automobiles.
Source: AFP
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Irak: Virgin envisage vols humanitaires et liaison régulière vers Bagdad

La compagnie aérienne britannique Virgin Atlantic a pris contact avec plusieurs ONG pour organiser des vols humanitaires vers l'Irak dans les prochaines semaines et envisage de lancer une liaison régulière vers Bagdad, a annoncé jeudi son fondateur, Richard Branson.

"Les premiers vols s