Archives News décembre 2002









Semaine de la Saint Sylvestre 2002/2003 (update 1)

Liquidation judiciaire d'Aéroplus L. Air: appel en délibéré au 9 janvier

LYON, 31 déc (AFP) - La cour d'appel de Lyon a mis en délibéré au 9 janvier son arrêt sur l'appel interjeté par le Pdg d'Aéroplus L. Air, Jean-Marie Gras, du jugement du tribunal de commerce de Lyon plaçant la compagnie aérienne en liquidation judiciaire.

L'avocat général, citant les enquêtes judiciaires en cours dans cette affaire, a demandé le rejet du sursis à exécution déposé par M. Gras et l'examen le plus rapide possible du dossier sur le fond.

La Cour d'appel fixera le 9 janvier la date de cet examen sur le fond, qui pourrait intervenir en janvier, selon les avocats. Une trentaine d'employés de L. Air, dont une vingtaine de commandants de bord et d'hôtesses en uniforme, venus soutenir le Pdg, ont assisté à l'audience.

Selon l'avocat de M. Gras, Me André Soulier, 70% des 180 salariés d'Aéroplus soutiennent son plan de continuation de l'entreprise.



Air Lib : Le gouvernement pas d'accord

Air Lib devra revoir sa copie

Le gouvernement est en train de finaliser une lettre au président d’Air Lib Jean-Charles Corbet, dans laquelle il devrait lui demander de revoir le plan de restructuration présenté le 20 décembre, a indiqué hier une source proche du dossier.
Cette lettre, qui doit être envoyée en début de semaine à la compagnie aérienne en difficultés par le secrétaire d’État aux Transports Dominique Bussereau, devrait signifier que le nouveau plan ne convient pas en l’état, a indiqué cette source, confirmant des informations du Journal du Dimanche. Le problème principal est que le groupe néerlandais IMCA, présenté en novembre comme le sauveur potentiel d’Air Lib, n’apporte toujours pas de contribution financière dans ce plan, selon la même source. Tout l’effort est demandé à l’État, sous formes d’abandons de créances d’environ 110 M EUR et de nouvelles aides à l’entreprise (sous forme de «subside non remboursable») de 172 M EUR.
Le temps presse pour Air Lib, qui a obtenu en novembre un délai jusqu’au 9 janvier pour rembourser ses dettes publiques, et une prolongation de sa licence d’exploitation jusqu’au 31 janvier.[...]

Découvrez la suite de l'article publié sur clicanoo.com


Semaine de Noël 2002 (update 3)

Liquidation judiciaire d'Aéroplus L. Air: le PDG fait appel

LYON, 28 déc (AFP) - Le PDG de la compagnie aérienne Aéroplus L. Air, Jean-Marie Gras, a fait appel du jugement du tribunal de commerce de Lyon qui a placé, jeudi, la compagnie en liquidation judiciaire, a-t-on appris samedi auprès de son avocat, Me André Soulier.

Me Soulier a indiqué avoir saisi en référé le président de la cour d'appel de Lyon pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire du tribunal et une date d'audience sur le fond dans les plus brefs délais.

La Cour d'appel de Lyon devrait examiner sa demande en référé mardi, à 9H30, selon l'avocat.

A lire, l'article publié sur le site du journal Le Figaro.



Gaz de France rachète Preussag Energie en Allemagne

Gaz de France poursuit sa stratégie de développement à l’international. Le groupe a ainsi annoncé vendredi le rachat des activités énergétiques en Allemagne du groupe allemand TUI (ex-Preussag) pour près d’un milliard d’euros. Gaz de France déjà présent en Allemagne par l’intermédiaire de deux filiales, EEG (production) et Mergal (transport) verra ainsi sa production de gaz naturel augmenter de 50% grâce à cette acquisition. Celle-ci prévoit la reprise par GDF des activités d’exploitation et production, de transport, de stockage, ainsi que des activités de commercialisation de gaz naturel en Allemagne de Preussag Energie. La transaction porte également sur le rachat des participations détenues en Allemagne par Preussag Energie, filiale du groupe TUI, qui poursuit ici son recentrage sur le tourisme.

GDF l’emporte sur le géant allemand de la chimie BASF jusque là en concurrence pour le rachat. «Cet investissement, qui renforce la présence et l’intégration du groupe en Allemagne, plus grand marché de gaz naturel en Europe continentale, s’inscrit dans la stratégie de croissance et d’intégration de Gaz de France, et notamment dans l’objectif du groupe de produire à court terme 15% de ses ventes de gaz naturel», s’est félicité Pierre Gadonneix, président de Gaz de France. Les réserves d’hydrocarbures acquises, situées dans le bassin allemand, sont estimées à environ 25 milliards de m3 de gaz naturel et 50 millions de barils de pétrole, a-t-il précisé. Les actifs étrangers de Preussag au Venezuela, en Tunisie ou en Nouvelle Zélande, feront l’objet quant à eux l’objet d’une transaction séparée.



Qui croit encore au Père Noël...?

Voici ce que propose la direction au PNC volontaires au départ:

8.7.3 Indemnité de licenciement (extrait de l'accord Cessation de Service proposé à la signature)

Cette indemnité est due systématiquement quel que soit le type de licenciement, à l'exception du licenciement pour faute lourde ou faute grave. En cas de dispense de préavis, la Compagnie doit la payer avec le solde de tout compte, dans le mois qui suit la cessation d'activité. Dans tous les autres cas, elle est versée avec la dernière paie.

8.7.3.1 Indemnité versée en cas de licenciement pour motif personnel

a) Cas où le licenciement ouvre droit à pension CRPN

L'indemnité versée est l'indemnité légale

b) Cas où le licenciement n'ouvre pas droit à pension CRPN

L'indemnité versée est un mois de minimum garanti par année de présence à la Compagnie, plafonnée à 12 mois de minimum garantis.

8.7.3.2 Indemnité versée en cas de licenciement pour motif économique (le cas qui nous intéresse)

a) Cas où le licenciement ouvre droit à pension CRPN

L'indemnité versée est l'indemnité légale (cf Loi de modernisation sociale) soit 1/5 de mois par année d'ancienneté.

b) Cas où le licenciement n'ouvre pas droit à pension CRPN

L'indemnité versée est un mois de minimum garanti par année de présence à la Compagnie, plafonnée à 12 mois de minimum garantis.
_______________________

Le constat est clair, pas de volonté de la part de la direction de limiter le nombre de suppression de poste (103 PNC concernés). Nous notons qu'il s'agit de minimum garanti !
Enfin, ce paragraphe de la cessation de service est égal au dispositions du RIPN dont nous dépendons.
Nous étions déjà opposés à la signature de cet accord au sujet de l'ordre des départs, sanctionnant de manière injuste et discriminatoire les PNC célibataires. Nous ne signerons pas ce type d'accord !




Aéroplus L. Air placée en liquidation judiciaire

La compagnie aérienne Aéroplus L.Air (ex-Nouvelles Frontières), dont les appareils sont cloués au sol depuis le printemps, a été placée jeudi en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon, a-t-on appris auprès de la direction et des syndicats.

Le 13 août, le tribunal de commerce avait annoncé la mise en redressement judiciaire de la compagnie, rachetée en avril par des investisseurs franco-canadiens.

Le tribunal a écarté le plan de redressement par voie de continuation proposé le 5 décembre par Jean-Marie Gras, président de la compagnie. Ce plan prévoyait la reprise de l'activité commerciale, notamment au moyen d'un DC10 dont la compagnie est propriétaire.

Le 17 décembre, Jacques Laleure, vice-procureur du parquet financier de Lyon avait indiqué à l'AFP avoir ouvert une information judiciaire pour "faux, usage de faux et escroquerie" dans le cadre de la reprise, en avril dernier, par Aéroplus de la compagnie aérienne Aérolyon, (ex-filiale de Nouvelles Frontières).

La société Aéroplus, holding basée à Cannes et détenue à 51% par la société française Aéropaticipation et à 49% par la société canadienne Universal Capital, avait été désignée, le 23 avril 2002, par la tribunal de commerce de Lyon pour reprendre Aérolyon, rebaptisée Aéroplus L. Air.(source: AFP Lyon).

La justice a tranché, l'administrateur devient liquidateur de l'ex-Aérolyon, entraînant le licenciement de près de 190 salariés. Très rapidement après la reprise de la Compagnie, de nombreuses zones d'ombres sont apparues, notamment au sujet du montage financier de l'entreprise. Devant l'opacité à communiquer (en vers son personnel), se sont les salariés et leurs représentants qui ont découvert petit à petit d'invraisemblables informations sur leur Compagnie avec comme exemple la cotation de l'entreprise au Nasdaq à New York.
Il ne reste qu'a espérer pour nos collègues que le liquidateur récupère la totalité des "actifs" de la société et notamment son avion DC 10-30 "Delta deux fois".
D'autre part, Le parquet financier de Lyon a ouvert une information judiciaire pour "faux, usage de faux et escroquerie" dans le cadre de la reprise d'Aérolyon, en avril dernier, par Aéroplus.

Bien triste nouvelle en ses périodes de fêtes.
L'affaire L.Air devient un dossier de délinquance financière dont nous ne manquerons pas de vous reparler.



Air Lib a besoin d'environ 300 M d'euros pour éviter la faillite et prévoit une centaine de suppressions d'emplois

La compagnie aérienne Air Lib chiffre son sauvetage à environ 300 millions d'euros, selon un plan de restructuration déposé au ministère des Transports le 20 décembre, affirme jeudi La Tribune qui a pris connaissance du projet.

"Nous avons produit un plan complet répondant aux exigences des commissaires européens, avec chiffres, perspectives et plan de redéploiement", a indiqué M. Perri.

Ce projet, baptisé "plan Mermoz", prévoit 30,5 millions d'euros d'aide à la restructuration, 100 M EUR d'abandon de créances publiques et 172 M EUR d'apport en capital par le groupe néerlandais IMCA qui s'est dit intéressé en novembre à reprendre tout ou partie d'Air Lib. Dans ce cas, le repreneur potentiel IMCA détiendrait ainsi 50% d'Air Lib, selon La Tribune.

Selon La Tribune, il est "probable" que le ministère des Transports prolonge la licence d'exploitation de la compagnie aérienne, le temps pour les autorités européennes compétentes d'instruire le dossier.

Le président d'Air Lib, Jean-Charles Corbet affirme que la disparition éventuelle de la compagnie se traduirait par 185 M EUR de coûts de licenciements, 180 M EUR d'impayés et 1,6 milliard d'euros par an en moins pour le bassin économique d'Orly, conclut le journal.

A lire, l'article sur le site du journal Libération.


Mardi 17 décembre 2002

Plan social Corsair - Gestion des effectifs: Notre analyse

Une incohérence de plus!

Chers collègues,

Jeudi dernier nous avions rendez-vous avec la direction pour la première réunion extraordinaire du Comité d'Entreprise dans le cadre du Livre III (dernière phase du plan de licenciement collectif).

Nous sommes actuellement dans la partie " sauvegarde de l'emploi ". les chiffres ont donc encore évolué mais de manière très disproportionné suivant les catégories professionnelles.

Ainsi, les nombres de postes supprimés ont évolué de la façon suivante depuis le 07 août.

Pour le Personnel Sol, on passe de 44 postes supprimés à 15.
Pour le PNT, on passe de 17 à 7,5 ( ?!)
Enfin, spectaculaire baisse pour le PNC, où l'on passe de 107 postes à 103 !!!

Soit respectivement :

· Près de 66% de postes " sauvegardés " pour le SOL
· Près de 56% de postes " sauvegardés " pour le PNT
· Environ 3,5% de postes " sauvegardés " pour le PNC

Tout ceci sans accord signé, c'est à dire sans mesures de sauvegardes précisément. L'opération du Saint esprit ?

De qui se moque t-on ?


Évidemment notre propos n'est pas de crier au loup en désignant nos collègues PNT ou bien nos collègues travaillant au sol comme responsables de cette situation. Nous avons une vision plus Solidaires et plus globale des choses.

Néanmoins, la direction va devoir nous éclairer sur certains points :

· Les compositions équipages répondent à certaines règles, dont la proportionnalité évidente entre les différents métier et les différentes responsabilités exercés à bord. Personne n'ignore que sur 747-300 par exemple, l'exploitation nécessite 1 CDB, 1 OPL (2/dérogatoires), 1 OMN (2/dérogatoires multi-touchés) et 13 PNC (15/dérogatoires) et ainsi de suite par type de machine…

Pourquoi de telles disproportions dans le nombre de postes supprimés?


· Comment les PNC peuvent-ils subire une proportion plus importante de suppressions de postes que nos collègues PNT, alors que l'effectif PNC est souple (emploi de nombreux CDD) et donc modulable ? Ce qui permet de réduire la masse salariale durant les mois de faible activité. Chose impossible pour nos collègues PNT.

Pourquoi une telle différence de traitement ?


Pour résumer et en poussant un peu le raisonnement, on pourrait même envisager que le PNT puisse subir des suppressions de postes sans que cela n'affecte le PNC en Contrat à Durée Indéterminée, c'est mathématique !
Par définition, un effectif souple doit mieux encaisser les " coups " qu'un effectif rigide, c'est aussi mathématique !

On ne soigne pas des maux de tête avec un emplâtre à la jambe !

Encore une fois, il n'est pas question de désigner nos collègues PNT comme bouc-émissaire, mais bien de dénoncer des méthodes de gestion discutables ! Gestion des effectifs en générale, de l'actuel conflit en particulier.

L'annonce de licenciements au sein d'une entreprise est une décision importante, un drame pour les personnes concernées. Nous n'acceptons pas la légèreté avec laquelle les chiffres sont maniés, remaniés.


D'autre part, nous constituons un dossier complet où nous relevons le manque de pertinence de ce plan, nombre d'incohérences sur le plan légal et de contradictions flagrantes. Ce dossier sera adressé à la Direction Départementale du Travail dans les jours qui suivront la réunion du 6 janvier! La réalisation de ce dossier nécessitant un lourd travail, vous voudrez bien nous excuser, mais nous ne pourrons assurer les news quotidiennes de notre site web durant les semaines à venir (nous éditerons une récap hebdomadaire). Tout devrait rentrer dans l'ordre début janvier.

Malgré ce contexte difficile, nous tenons à vous souhaiter de bonnes et joyeuse fêtes de fin d'année.

Le Bureau Corsair.

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Samedi 14 décembre 2002

C'était bien essayé mais Sud veille au grain

Rotations ORY-LYS-RUN / ORY-NTE-FDF-PTP: la direction revoie sa copie

Lors du dernier CE, nous avons demandé à la direction quelques explications concernant le montage de certaines rotations. En effet nous avions découvert début décembre, que plusieurs rotations étaient montées de façon très étrange du type :

MEP ORY-LYS (AF le matin) repos 12h/place puis vol LYS-RUN (le soir même) sur A330-200
Ou encore,
MEP(tgv) ORY-NTE dans la foulée, NTE-PTP (fonction) et dans la foulée, MEP PTP-FDF.

Ces rotations sont en totale contradiction avec les accords signés et notamment l'accord de mise en place dont voici quelques extraits :

Article 2: Prise en compte des MEP dans l'élaboration des plannings

d) Les programmes du mois M+1 sont discutés en réunion mensuelle "Conditions de travail" avec les organisations syndicales représentatives.
g) Les MEP avant un vol dérogatoire seront programmées avec un temps d'arrêt de 18 h dont un arrêt nocturne normal (9h entre 21h et 9h locales de l'escale de départ du vol en fonction).
h) Les MEP retour à la base de plus de 10 h seront suivies d'un RPC de 36 dont 2 ANN.

C'était bien essayé, mais un peu gros quand même


Vendredi 13 décembre 2002

Les réunions se suivent et malheureusement se ressemblent

Nous vous livrons ce matin un bref résumé de la réunion extraordinaire d'hier (12/12) avant la publication de notre analyse dans les jours avenirs.

Concernant le nombre de postes supprimés, les chiffres ont encore évolué, de façon disproportionné suivant les catégories professionnelles.

Ainsi, le nombre de postes supprimés passe pour le personnel sol de 21 postes supprimés à 15. Pour le personnel navigant technique (PNT), le nombre passe de 16 postes supprimés à 7,5 ( ?!). Pour le personnel navigant commercial (PNC) une baisse spectaculaire, faisant passé le nombre de 109 postes supprimés à 103.

Soit respectivement :

  • Environ 28,5% de postes « sauvegardés » pour le SOL
  • Plus de 55,5% de postes « sauvegardés » pour le PNT
  • Environ 5,5% de postes « sauvegardés » pour le PNC


De qui se moque t-on ?


Dans notre " édito " du mois de novembre (toujours en ligne), nous écrivions :

" Depuis les réunions de mi-septembre, le PNC est particulièrement visé, nous vous conseillons vivement de lire les comptes rendus des réunions du 12/09, 30/09 et 18/10. "


" Si nous devions en arriver au point qu'il n'y est que des départs volontaires pour toutes les catégories du personnel sauf pour le PNC, cela reviendrait à dire que le coût social du Plan de Restructuration et de Réduction des effectifs du Groupe NF/Corsair reposerait uniquement sur le PNC Corsair. (Départs volontaires chez NF). " Le scénario se confirme

Notre analyse se confirme, et devant le manque de réaction ambiant constaté, la direction amplifie le mouvement d'un tour de manivelle !

Nous voyons mal comment le nombre de suppressions de postes peut être réduit de plus de 50% pour le PNT (effectif stable/année), alors que les PNC " ramassent " autant qu'avant, avec un effectif qui lui, est modulable rappelons-le.

NB : Ces chiffres ont été remis en séance et seront discutés lors de la prochaine réunion (6 janvier), vous pouvez compter sur nous.

En ce qui concerne notre Syndicat, Sud Aérien prendra ses responsabilités, et répondra de façon proportionnelle à l'attaque frontale subie par le PNC.

Nous n'avons pas oublié que cet été, le Directoire n'a pas hésité à nous " casser les pattes " en pleine saison avec l'annonce de ce plan de licenciements collectifs.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets


Le Bureau Corsair
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Corsair reprend position à Lyon Saint-Exupéry

La compagnie, qui évolue dans le giron de Nouvelles Frontières, base un avion à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry pour desservir notamment la Réunion et les Antilles. Nantes devrait être le prochain aéroport à bénéficier de cette politique.

Un peu plus d'un an après la mise en faillite d'AéroLyon, qui a quitté en mai le giron de Nouvelles Frontières (groupe TUI), le voyagiste se repositionne sur l'aéroport de Lyon - Saint-Exupéry à travers sa filiale Corsair. Cette compagnie aérienne a décidé d'y baser un Airbus A330-200 de 355 sièges pendant la saison d'hiver, de fin décembre à fin avril, qui assurera à partir de ce mois-ci deux vols réguliers hebdomadaires, l'un vers Saint-Denis de la Réunion - liaison jusque-là effectuée par un appareil partant de Paris et faisant escale à Lyon - et l'autre vers Fort-de-France. Il opérera également deux liaisons hebdomadaires avec des droits de trafic charter, l'une à destination de La Romana (République dominicaine) et l'autre de Dakar.

Pour la suite, Corsair envisage de desservir notamment d'autres villes dominicaines. « Le principe du «hub» est très satisfaisant pour tous les mouvements d'affaires, mais les gens qui partent en vacances aiment décoller de leur ville d'origine. Nous allons investir dans des produits touristiques long-courriers au départ de la province, où se situe le potentiel de développement du marché aérien », souligne Laurent Magnin, directeur commercial de la compagnie. Nantes devrait être le prochain aéroport à bénéficier de cette politique. Suivront en principe Toulouse, Marseille et peut-être Nice. Le transporteur, qui réalise entre 45 % et 50 % de son activité avec les DOM, annonce qu'il va lancer une communication agressive. Il s'agit de riposter à « un discours démagogique laissant entendre qu'il n'y a pas d'offre attrayante sur les Antilles françaises » .



Air Lib: l’espoir s’envole (info Radiocockpit)

La situation de la deuxième compagnie aérienne française se dégrade. Le gouvernement ne croit guère en son mystérieux sauveteur néerlandais, et les méthodes de son patron Jean-Charles Corbet sont de plus en plus contestées. Le chant du cygne?

Erik de Vlieger, ce mystérieux Néerlandais providentiellement tombé du ciel il y a un mois pour voler au secours d’Air Lib, parviendra-t-il à sauver la compagnie du crash programmé? Jeudi dernier, ce patron de 42 ans, dirigeant du groupe familial Imca, rencontrait le ministre des Transports Gilles de Robien et son secrétaire d’Etat Dominique Bussereau, pour faire un premier point sur l’avancée des négociations. Officiellement, le dossier suit son cours, en attendant que l’investisseur se prononce aux alentours de la mi-décembre. En vérité, l’affaire est pliée. «A moins d’un miracle», dit un proche du dossier, le compte à rebours qui conduit à la fermeture est engagé. Jusqu’au bout le gouvernement fera semblant d’y croire. Mais ce sauvetage se présente mal. Très mal même. Après sa première rencontre au ministère, Erik de Vlieger, qui s’affirmait dans «le Figaro» «candidat à la reprise de la totalité d’Air Lib», n’a, dit-on dans l’entourage des ministres, «ni convaincu ni démontré» la viabilité de son plan de vol. Pas de business-plan sérieux, pas de financement à la hauteur des besoins, pas de projet en mesure de redresser la barre… [...]

Seulement voilà: pour sauver Air Lib, il faut, au bas mot… 15 fois plus d’argent! Comptez déjà 90 millions d’euros pour les dettes, auxquels il faut ajouter des investissements, le renouvellement d’une partie de la flotte, la restructuration de la société, un plan social estimé à quelque 10 millions d’euros… Le patron d’Imca a-t-il les moyens de ses ambitions? Pas sûr. Pour le gouvernement français, ce Néerlandais qui a toutes les apparences de la respectabilité était pourtant providentiel. Du moins ne pourra-t-on pas dire que tout, absolument tout, n’a pas été tenté pour sauver la compagnie et ses 4500 emplois… Certes, pas à la façon de l’ancien ministre des Transports, le communiste Jean-Claude Gayssot, qui a créé et porté à bout de bras cet Air Lib rebaptisé «Air Gayssot» durant toute la durée de son ministère. Depuis son départ, les coups de pouce et les petits arrangements sont terminés. Ses successeurs ne veulent pas effacer la dette d’Air Lib ni subventionner plus que de raison la desserte des Dom-Tom… Il lui faudra aussi payer les taxes d’aéroport, les charges sociales… Bref, revenir sur terre! En revanche, le gouvernement veut aussi montrer qu’il laissera à Jean-Charles Corbet ses chances…[...]

Charmeur, enthousiaste, le dirigeant d’Air Lib ne manque pas de force de persuasion. Il met en avant ses milliers de «slots», des créneaux d’atterrissage à Orly, un véritable trésor de guerre, objet de convoitises de toutes les compagnies à bas coût type Easy Jet, qui attendent leur heure. C’est ce qui a séduit Erik de Vlieger. Banco! Mais trois jours plus tard, quand il entre dans la «data room» installée dans le cabinet d’avocats d’affaires Leonzi, avenue Kléber, le sauveteur tombe de haut. Il réalise que la situation est catastrophique. Les long-courriers sont moribonds. Les moyen-courriers ont besoin de lourds investissements. Reste Air Lib Express, la nouvelle branche «bas coût» de la compagnie: certes, en vendant des billets 29 euros, elle remplit ses avions. Mais il s’agit plus d’une «compagnie à bas tarifs» que de «bas coûts»… Intenable.[...]

Le pilote Christian Paris, administrateur salarié d’Air France, et dirigeant du SNPL, n’occupe officiellement aucun poste dans la maison. Mais il est toujours près de Corbet. Est-il une «taupe d’Air France», comme l’a écrit le magazine «Capital» ? Difficile d’être à la fois syndicaliste dans une entreprise et conseiller du président dans une autre… Et pendant ce temps Air Lib pique du nez. Les plans stratégiques successifs, les dessertes lancées puis abandonnées ont accru le désarroi. La Libye, qui s’annonçait comme un nouvel eldorado, pourrait être abandonnée cet hiver. Les Dom-Tom sont structurellement déficitaires. Y aura-t-il un miracle hollandais? Le 9 janvier il faudra rembourser la dette. Mais d’ici là…NATACHA TATU

Lire l'article complet sur le site du nouvelobs. Autre article sur le sujet, à lire sur Challenges.fr.



Ecstasky : la compagnie qui vous amène au 7e ciel !

Compagnie aérienne privée, basée à Santa Monica, ecstasky.com propose des vols "sans stress" à destination des Barbades ou n'importe où dans le monde. Après un acheminement en limousine, l'équipage est constitué de 3 créatures de rêve en tenue affriolante et aux mensurations monstrueuses, qui proposent à l'heureux (et fortuné) passager), spa, champagne, massages, manucure... (et plus si affinités ?)

Toujours est-il qu'un système de réservation est ouvert aux AGV qui moyennant 200 dollars mensuels peuvent accéder au système de résa de la Compagnie et percevront (si,si !) 10% de commission sur les vols vendus. Et si Ecstasky était la solution à la crise de l'aérien aux USA ? Vidéos explicites sur le site, signalé par Radiocockpit.


Jeudi 12 décembre 2002

Réunion C.E Corsair à 10h

Aujourd'hui à 10h a lieu la prmière réunion officielle extraordinaire de la deuxième et dernière partie (Livre III) du plan de restructuration.
Retrouvez nos informations en ligne dès ce soir.



Les compagnies aériennes à bas prix déferlent sur l'Europe

Le succès des compagnies aériennes à bas coûts en Europe ne se dément pas : il ne se passe désormais plus une semaine sans que l'une d'elles n'annonce une ou plusieurs ouvertures de routes sur ce marché apparemment lucratif.[...]

La réussite de ces transporteurs tient d'abord à leurs coûts, nettement inférieurs, de 40 % à 60 %, à ceux des compagnies traditionnelles ; ensuite, bien sûr, aux prix pratiqués. Pour Stefan Brand, du BCG, "l'apparition des compagnies à bas coûts a révélé de nouveaux comportements de consommateurs : on s'est aperçu qu'un prix de l'ordre de 60 euros stimulait la demande et qu'en outre un prix avoisinant la centaine d'euros était le seuil de fidélité aux compagnies traditionnelles".[...]

Mais la grande victoire de ces transporteurs est d'avoir réussi à faire prendre l'avion à des personnes qui ne l'auraient jamais pris sinon. Un constat illustré par une boutade de Michael O'Leary, le patron de Ryanair : "Le pire ennemi de ma compagnie, ce n'est pas EasyJet, c'est la PlayStation 2." Une grande majorité des passagers provient en effet de la création d'une demande sur de nouvelles destinations.

Pour toutes ces raisons, les compagnies traditionnelles ont été contraintes de réagir. Les plus hardies ont créé des filiales à bas tarifs, les autres ont dû se lancer dans une politique commerciale ambitieuse. Mais créer une compagnie bon marché quand on est un transporteur traditionnel n'est pas chose facile. Les experts du transport aérien précisent qu'on naît compagnie à bas coût mais qu'on ne le devient pas ; au mieux, une compagnie peu devenir low fare (bas prix), mais surtout pas low cost (bas coûts). Cette idée est partagée par des transporteurs traditionnels comme Leo Mullin, le patron de la troisième américaine, Delta Airlines, qui estime que "le bébé d'un dinosaure sera toujours un dinosaure".[...]

Mais la récente déconfiture de Goodjet, après huit mois d'exploitation, et les difficultés du voyagiste MyTravel, qui vont vraisemblablement perturber le lancement de MyTravelLite, illustrent les premiers aléas d'un secteur dans lequel tous ne survivront pas.

A lire, l'article complet du journal Le Monde.



Air France obligée de rembourser certaines indemnisations?

Air France, Ryanair, Olympic Airways ; un transporteur français, un autre irlandais et un troisième grec. Autant de compagnies aériennes épinglées par Bruxelles pour avoir reçu des enveloppes trop généreuses de leur gouvernement respectif. En fait, l’Antitrust européen juge disproportionnées les aides allouées pour pallier les effets désastreux du 11 septembre.

Concrètement, Air France devra rembourser. Beaucoup même. A l’époque des faits, Jean-Claude Gayssot, le ministre communiste du gouvernement Jospin avait scindé le geste de soutien en deux versements : d’une part, 55 millions d’euros pour les quatre jours les plus sensibles, du 11 au 14 septembre. Et d’autre part, une « petite dizaine de millions » pour la fin de la semaine incriminée. Or qu’avait exigé Bruxelles ? Que ces aides « extraordinaires » n’excèdent pas les quatre fameux jours « noirs » où le trafic aérien a été totalement paralysé. Du coup, la compagnie dirigée par Jean-Cyril Spinetta pourrait être obligée de rétrocéder quelque 10 millions. Pour l’heure, la Commission européenne n’a cité aucun montant.

Air France n’est cependant pas la seule concernée. Olympic Airways devra, elle, restituer 194 millions. Même si l’infraction n’est pas de même nature. La compagnie grecque est jugée coupable d’avoir enfreint le droit de la concurrence dans les années quatre-vingt dix. De son côté, Ryanair, le leader européen du « low cost », est soupçonnée d’avoir touché des aides illicites de la part de l’aéroport belge de Charleroi, lequel cherchait alors à attirer la compagnie à « bas coûts ». Pour cela, la région wallonne n'avait pas hésité à diminuer la taxe d'atterrissage.

A lire, l'article du journal Libération, L'article de La Tribune ou encore l'article du journal Le Monde.



Tourisme & Géopolitique: Alexandre Adler Invité dans le cadre de la Convention Afat à Maurice

Face aux attentats qui se multiplient un peu partout dans le monde, programmer une destination aujourd'hui relève davantage de la "roulette russe" que de l'étude de marché. Épiphénomène ou nouveau paramètre durable ?

Invité dans le cadre de la Convention Afat à Maurice, le journaliste (ancien rédacteur en chef du "courrier international") et écrivain Alexandre Adler, spécialiste des questions de géopolitique, a livré une analyse brillante et plutôt optimiste sur les questions du terrorisme international lié à Al Quaïda. Bonne nouvelle : il est foncièrement optimiste !

"Le tourisme et les voyages des Français ont un grand avenir, souligne-t-il en guise d'introduction. Je ne suis pas alarmiste mais faut regarder les données nouvelles." Al Quaïda, qu'est que c'est ? Certainement pas une poignée de fanatiques isolés et coupés de la société.

Il s'agit d'un mouvement qui n'a rien à voir avec la pauvreté. Ses piliers proviennent de la moyenne et de la grande bourgeoisie. Quand à sa philosophie fondatrice, on peut l'analyser comme une révolution. Une révolution... conservatrice !

Al Quaïda signifie "la base" en arabe. Fondée par un Frère musulman, l'organisation a fait du Soudan, de l'Afghanistan et de la Tchétchénie, ses têtes de pont. Son but : l'unification du monde musulman. Un monde où les femmes doivent rester à "leur place" (à la maison) et les hommes les guerriers qu'ils doivent être. Cette vision autarcique et quasiment bourgeoise, n'empêche en rien une stratégie terroriste pertinente.[...]

Al Quaïda n'a plus les moyens de s'attaquer à des cibles telles le WTC

Pour autant, juge A. Adler, il y aura encore nécessairement des attentats spectaculaires dans les 6 mois à venir. On peut comparer les services de lutte anti-terroriste à un gardien de buts : il en dévie énormément mais quelques-uns seront quand même inévitables. Une chose est certaine : les objectifs "soft" comme Bali révèlent que Al Quaïda n'a plus les moyens de s'attaquer à des cibles telles le WTC.

Pour le spécialiste de la géopolitique c'est évident : la perspective d'une guerre en Iraq se rapproche. On sait que les armes de destruction massive sont là. Tous les anciens collaborateurs (famille compris) passés à l'Ouest ont suffisamment "bavardé" pour en convaincre les Américains, pour qui ce n'est plus qu'une formalité.

L'ensemble de cette région est arrivé à un point d'ébullition et la situation au Moyen orient est tendue. Il y a un autre point qui n'est pas à négliger : en Palestine on constate une élévation du niveau de conscience des cadres palestiniens. Après la guerre contre Iraq, ils agiront en espérant que les Usa respecteront leur promesse de création d'un étét palestinien." (source: TourMag.com)


Mercredi 11 décembre 2002 (update 1)

Les députés ont enterré la modernisation sociale

Le texte, voté mardi en première lecture, durcit le projet Fillon, qui remettait déjà en cause plusieurs dispositions de la LMS.

Les députés ont adopté mardi en première lecture, par 337 voix contre 137, le projet de loi réformant la loi de modernisation sociale, qui suspend pour 18 mois plusieurs dispositions sur les licenciements économiques. Sur 474 votants, il y a eu 474 suffrages exprimés.[...]

La version initiale prévoyait la suspension de sept articles de la loi de modernisation sociale adoptée sous la précédente législature, le 17 janvier dernier, mais deux amendements déposés par des élus UMP et UDF et adoptés par les députés ont durci encore le texte.
Le premier suspend l'"amendement Michelin" qui obligeait les entreprises à négocier les 35 heures avant de mettre en place un plan social. "Il y a un parfum de revanche sociale", a dit la socialiste Odile Saugues. "C'est de la basse vengeance", a estimé la communiste Jacqueline Fraysse.[...]

A lire, la suite de l'article de l'agence Reuters, publié sur le site du journal Libé.

Plus d'info: Le projet de loi Fillon - Le dossier législatif de l'Assemblée nationale sur le projet de loi Fillon - Vos droits et démarche - "Licenciements stop" sur le site du PCF -



Ou est donc passé le F-UI ?

Axis Airways vient de mettre en liste de flotte et à ses couleurs, depuis le vendredi 6 décembre 2002, un Boeing 737-300 supplémentaire, appareil précédemment exploité par la compagnie aérienne Corsair. Ce B 737-300 tout passagers (149 sièges), sera basé à Paris Charles de Gaulle (CDG-T3)

Il vient compléter l'offre de sièges passagers de la compagnie sur le module B 737-300 pour des vols à la demande et des chaînes de vols Charters. En effet, ce même type d'appareil est déjà exploité par la compagnie marseillaise au départ de la plate-forme de Marseille-Provence. Pour tout renseignement et contact 24/24 - 7/7, composez le 04 42 14 32 80 (service Opérations). (source: tourmag)



Workshop Corsair : les Antilles c'est pour demain !

La Compagnie Corsair est heureuse de vous inviter le jeudi 12 décembre à partir de 16 h 00 à un workshop tenu à l'espace Tête d'Or - 103 Bd de Stalingrad - 69100 Lyon pour une présentation de la Compagnie et de ses nouvelles lignes au départ de Lyon Saint-Exupéry vers Fort-de-France et la Réunion. Pour se détendre encore un peu plus suivra un cocktail dansant aux accents antillais. Confirmation par fax à Nathalie



Contrôleurs aériens : une étude sur les statuts européens

Les réflexions sur le « ciel unique européen » conduisent à s'interroger sur le statut des contrôleurs aériens dans les pays membres de l'Union européenne. Le Sénat vient de "pondre" une intéressante étude qui traite, d'une part, de l'organisation du contrôle aérien civil et, d'autre part, du statut des contrôleurs (rémunération, durée du travail, régime des congés annuels et âge de la retraite) dans plusieurs pays européens, l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.



Air Canada : pas de problème pour les clients d' United Airlines

Suite à l'annonce faite par United Airlines, selon laquelle le transporteur poursuit normalement son exploitation alors qu'il prépare un plan de restructuration financière en vertu du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, Robert Milton, président et chef de la direction d'Air Canada, a déclaré dans un communiqué : "Nos clients qui voyagent aux Etats-Unis par United Airlines peuvent continuer à réserver sans peur d'avoir à modifier leurs plans de voyage.
On a pu constater à maintes reprises que le fait pour un transporteur de se placer sous la protection du chapitre 11 n'entraîne pas nécessairement une interruption de ses services aériens. Nous accordons notre soutien indéfectible à United, convaincus que sa restructuration sera couronnée de succès et qu'il deviendra, au terme de ce processus, un partenaire commercial encore plus solide."


A lire également, l'article du Figaro: United Airlines obtient un premier ballon d'oxygène


Mardi 10 décembre 2002 (update 1)

TQ3 (Groupe TUI) annonce un plan de réduction des coûts

La branche allemande du réseau TQ3, filiale du groupe TUI, a l'intention de réduire ses coûts de 25% d'ici fin 2003, afin de s'adapter à la perte de revenus provoquer par la baisse des commissions aériennes. Le numéro un allemand du voyage d'affaires prévoit de fermer des bureaux et deréduire les effectifs.
(source: Tourisme & Business Filactu n °331)



United Airlines dépose le bilan

United Airlines s'est placé hier, sous la protection de la loi sur les faillites. La compagnie poursuivra toutefois ses activités de dessertes aux Etats Unis, tout en gérant sa restructuration. United, qui emploie 83.000 personnes environ, a accusé une perte de 2,1 milliards de dollars en 2001 et une perte de 1,7 milliard sur la période janvier-septembre 2002.

Plus d'info: à lire, l'article de La Tribune - Voici quelques données sur la compagnie aérienne United Airlines - United Airlines : chronologie - United history - Le chapitre 11 de la loi sur les faillites aux USA



Bmi : hausse de 41% du nombre de passagers

La compagnie Bmi a enregistré une hausse de 41% du nombre de passagers transportés (569 641) en novembre dernier, par rapport à la même période en 2001. le taux de remplissage atteint 63%. A noter que les liaisons opérées par Bmi au départ de France, précise un communiqué, affichent une croissance significative : Paris CDG-Londres Heathrow : hausse de +34% ; Paris CDG-Leeds : hausse de 2% ; Nice Londres Heathrow +12%.

A noter enfin que les premiers résultats enregistrés sur la liaison Toulouse-Manchester, inaugurée le 27 octobre dernier, sont très satisfaisants, avec un taux de remplissage de 53% en novembre.



Air France/Air Mauritius : le code share souffre de la comparaison

Si Air France et Air Mauritius volent depuis peu en code share, les passagers qui prennent une compagnie à l'aller et l'autre au retour s'aperçoivent très rapidement que la seule chose partagée par les deux compagnies est le moyen de transport. Pour le reste : services, équipement à bord, appareils, catering... la compagnie mauricienne bat celle tricolore à plates coutures. Allons, encore un effort !



L'A340-500 obtient la certification européenne JAA

Le nouvel Airbus a très long rayon d'action, l'A340-500 a reçu la certification des autorités européennes JAA (Joint aviation authorities). "L'A340-500, qui présente la plus grande autonomie au monde, offre une nouvelle expérience du voyage aux passagers soucieux de relier directement deux villes, sans avoir à subir les inconvénients d'une escale intermédiaire", a précisé le président d' Airbus, Noël Forgeard, dans le communiqué. Le premier exemplaire devrait être livré à Air Canada au début de l'année 2003.


Lundi 9 décembre 2002

United Airlines : le conseil d'administration en faveur de la faillite

Le conseil d'administration de United Airlines, réuni ce week-end, a voté en faveur de la mise en faillite, selon les versions électroniques du New York Times et du Wall Street Journal. Cette mise en faillite devrait intervenir dès aujourd'hui devant un tribunal de Chicago. Ainsi la compagnie pourrait se restructurer sans avoir à payer ses dettes, notamment les 900 millions qu'elle devait rembourser cette semaine.

A lire, l'article du nouvelobs.



Antilles : "Accor a porté atteinte d'une façon durable et grave au tourisme"

Jean-Pierre Mas, a condamné sévèrement la prise de position d' ccor sur les Antilles. Ce Groupe qui voulait une politique de défiscalisation pour refaire ses hôtels, n'a pas hésité pour avoir satisfaction a porter atteinte d'une façon durable et grave au tourisme dans les Antilles. Les baisses de fréquentation ont été immédiates, constate le patron du réseau Afat voyages. C'est dangereux comme méthode, uniquement pour pour satisfaire les intérêts du groupe Accor. Il s'agit là d'une logique d'immoralité et de irresponsabilité. Que l'on fasse du lobbying, c'est normal, mais pas de cette façon là..."


Dimanche 8 décembre 2002

Une histoire qui va finir par pomper L.Air

L. Air est-elle enfin sur le point de décoller ? Outre le premier vol programmé pour le 16 décembre, présenté avec luxe détails hier à Lyon et rien qu´à Lyon par Jean-Marie Gras, président de la compagnie, la décision du tribunal de commerce attendue, elle, le 19, fixera bien entendu l´avenir de la compagnie.
Alors que le dossier de reprise de L. Air est apparu suffisamment touffu pour que le parquet saisisse il y a peu la brigade financière de deux enquêtes préliminaires toujours en cours, le tribunal aurait à se prononcer entre quatre offres de reprise dont trois, vrai ou faux, ne présenteraient de toutes façons pas les garanties suffisantes. D´où en tout cas pour L. Air l´impérieuse nécessité de démarrer au plus tôt, quitte à récupérer pour quelques semaines, comme annoncé, le DC 10 en instance d´une grande visite trop onéreuse pour être un instant envisagée.
Reste à obtenir d´ici le 16 décembre le certificat de transport aérien auprès de l´Aviation Civile : si les démarches sont en cours, rien ne dit que L. Air obtiendra dans les temps ce document qui passe en revue, via une procédure exigente, de multiples points.

Ce faisant, l´obtention ou non du document dans les délais nourrira alors les interprétations sur le degré de crédibilité que l´Etat accorde au projet de démarrage révélé hier. Sans ce certificat, relevait hier un proche du dossier, la compagnie en serait réduite à n´effectuer au jour "J" qu´un premier vol de "convoyage", histoire de démontrer néanmoins que tout est bien en place, balayant en partie les incessantes rumeurs qui ont parsemé ce dossier

A lire, l'article du Progrès de Lyon ainsi que notre dossier web sur la saga L.Air



Le Sonic Cruiser a du plomb dans l'aile

Le très gros porteur de la firme de Seattle ne verra peut-être pas le jour: les compagnies le boudent

La crise du transport aérien pourrait faire une nouvelle victime: le Sonic Cruiser de Boeing. Ce projet d'avion futuriste avait été annoncé en mars 2001 par le géant américain, au moment où son concurrent Airbus lançait son super-gros-porteur, l'A 380. Mais le Sonic Cruiser, quasi supersonique (pouvant voler jusqu'à Mach 0,98, soit 15% plus vite que les appareils classiques), ne rencontre, pour le moment, qu'un faible intérêt de la part de compagnies aériennes exsangues. Plusieurs réunions tenues depuis octobre avec elles auraient douché les ingénieurs de Seattle. Les compagnies se montrent plus sensibles aux économies qu'à la vitesse. «Il n'y a encore aucune décision de prise», dit-on officiellement chez Boeing. L'avionneur devrait pourtant annoncer prochainement qu'il se concentre sur un nouvel appareil, le super efficient airplane. Plus conventionnel, ce dernier, de 250 places, volerait dès 2007 et coûterait de 15 à 20% moins cher en exploitation que les avions actuels. «Rien de révolutionnaire», commente un analyste d'une banque française.

Consultez l'article publié sur le site de L'Express.


Samedi 7 décembre 2002 (upgrade 1)

Boeing : La crise

L'avionneur est poussé à la faute par Airbus. Il n'a pas de projet tangible à opposer à l'A380 européen.

Boeing aurait-il perdu la main ? Le numéro un mondial de l'aéronautique, qui vient d'annoncer 5 000 nouvelles suppressions d'emplois après les 30 000 déjà effectuées depuis le 11 septembre 2001, a commis, semble-t-il, une erreur fatale face à Airbus.

Attaqué par l'avionneur européen et son paquebot des airs (l'A380) sur le marché le plus juteux, celui des très gros porteurs, Boeing avait fait le pari insensé d'un avion quasi supersonique : le Sonic Cruiser, dont la vitesse de croisière devait être proche de celle du son. Las ! Lancée en fanfare, l'aventure est sur le point de capoter. Sur un constat sans appel : le Sonic Cruiser consommerait au moins 20 % de carburant de plus qu'un avion classique. Rédhibitoire pour les compagnies aériennes, financièrement exsangues ! [...]

Le pari de l'aile volante

En réalité, les spécialistes avaient déjà enterré depuis belle lurette ce projet irréaliste. « Soit Boeing prépare un successeur de Concorde, mais les moteurs de nouvelle génération que suppose une telle ambition n'existent pas, soit les Américains vont se planter », avait confié au Point, il y a déjà plus d'un an, un des responsables de l'Office national d'études et recherches aérospatiales.[...]

A lire l'article complet publié sur le site du magazine Le Point.



Star Airlines: Charter en classe affaires

Star Airlines profite de la mise en ligne de son premier long-courrier Airbus A330-200, le 13 décembre prochain, pour lancer une classe de type affaires baptisée Galaxie. Sur l'A330, elle comprendra 24 sièges, la classe économique 341. Ce produit sera également proposé à partir du 15 janvier 2003 sur les vols à destination du Sénégal. Trois des six A320 qui composent la flotte moyen-courrier seront aménagés en biclasse avec 32 sièges en Galaxie et 132 en économique. Concernant la tarification, la maison mère de Star Airlines, Look Voyages a opté pour la formule du supplément forfaitaire. Il est de 290 E pour les destinations desservies en A330 (Mexique, Cuba, République dominicaine), à l'exception du Sénégal (180 E).



A380: Airbus choisis la génération d'oxygène embarquée (oxygène de subsistance)

Stockage de l'oxygène de secours ou génération embarquée ? Entre les deux options, Airbus serait en train de se décider pour la seconde, celle dite de l'Obogs (On Board Oxygen Generation System). L'équipement, qui n'existe aujourd'hui que sur les appareils militaires, donc dans des dimensions beaucoup plus réduites que sur un appareil devant transporter 550 passagers, commence à être proposé en option aux compagnies de lancement qui semblent toutes très intéressées. Un appel d'offres a donc été ouvert auprès des quatre équipementiers du domaine : Air Liquide, Draeger, Honeywell et Northrop Grumman. La probabilité est forte pour que l'équipement soit ensuite décliné pour l'A340.



777-300ER: nouveau concept d'aménagement cabine chez AF

L'arrivée du dernier-né de la famille 777, la version à rayon d'action accru du 777-300, au printemps 2004 dans la flotte d'Air France sera l'occasion pour la compagnie nationale de dévoiler son nouvel aménagement cabine. Cet aménagement, qui sera ensuite étendu à l'ensemble de la flotte de gros-porteurs, fait partie du programme sur lequel la compagnie travaille depuis plusieurs mois. Baptisé du nom de code Ulysse, il vise à rénover complètement les produits en vol et au sol d'Air France. Il n'est pas sûr que la compagnie ait choisi d'équiper sa classe affaires de sièges couchettes puisque la configuration des 777-300ER sera de 320 sièges répartis en trois classes. Néanmoins, les sièges seront nouveaux et intégreront des fonctions supplémentaires.


Vendredi 6 novembre 2002 (upgrade 1)

Air Bourbon prépare son envol

Sous réserve de l’avis favorable du Conseil supérieur de l’aviation marchande le 18 décembre prochain, puis de la décision positive du ministre des Transports qui tranche en dernier ressort, Air Bourbon devrait s’envoler de Paris et de Lyon vers la Réunion courant avril 2003. En classe économique le tarif annoncé est de 820 euros aller-retour toute l’année avec trois fréquences au départ d’Orly Sud et une au départ de Lyon.

Le Produit: L’Airbus A. 340 d’Air Bourbon sera aménagé dans une configuration à 316 sièges. “Nous n’avons pas visé la haute densité, souligne Eric Lazarus. A l’avant, 36 sièges dans une classe affaires de type internationale baptisée Bourbon avec des sièges inclinables à 140°. Le reste de la cabine comprendra 280 sièges en classe touriste internationale Mascareignes. Elle sera équivalent à l’actuel produit” affaires “que l’on trouve sur les vols à destination de notre île.” L’idée est que globalement les passagers se sentent déjà à la Réunion lorsqu’ils franchissent la porte de l’avion “, confient Erick Lazarus et Frédéric Pralus.

Les Tarifs: Air Bourbon n’adoptera ni la tarification en fonction d’une haute et d’une basse saison, ni une grille tarifaire modulable visant à optimiser le remplissage. Les tarifs seront les mêmes toute l’année : 820 euros aller-retour en classe économique avec une franchise de bagages de 25 kg et 1 750 euros en affaires avec une franchise bagages de 40 kg. Les billets seront en vente dans l’ensemble du réseau des agents de voyages à la Réunion comme en métropole. Sous réserve de l’avis du CSAM et de la décision finale du ministre des Transports, le programme des vols sera entré dans les systèmes de réservation en janvier 2003.

A lire, l'article complet sur le site du journal de l'île: clicanoo.com.



Christian Lacroix, couturier d'Air France

Air France a choisi le couturier Christian Lacroix pour créer le nouvel uniforme de la compagnie au terme d'une consultation lancée en juin. "Les croquis remis ont été soumis à l'avis du personnel de la compagnie (panel représentatif), de clients d'Air France et enfin d'experts. Jean-Cyril Spinetta et la direction d'Air France ont pris en compte les avis ainsi exprimés pour leur décision finale." explique un communiqué de la compagnie.

Le nouvel uniforme sera conçu pour une durée de vie de dix ans, et sera porté à partir du printemps 2005. Les premiers costumes seront présentés courant juin 2003. La couleur de base restera le bleu marine, couleur d'Air France depuis 70 ans



Bmi lance le "Food on the go"

Bmi, lance un "nouveau concept, de restauration"en classe affairesv, selon la compagnie : "food on the go". Ce service est proposé sur les vols domestiques et européens de la compagnie depuis le début du mois de décembre. Au programme : des nouveaux menus "constituent une nouvelle approche de la restauration en vol, apportant une qualité, une fraîcheur et une variété de produits" précise un communiqué. Le tout servi dans un packaging design et contemporain.

Plus concrètement, la gamme des repas s’étend des paninis chauds et yaourts bio au petit déjeuner, au choix entre plats chauds et plats froids pour le service du déjeuner ou du dîner, sans oublier des salades fraîchement préparées et des fruits pour les adeptes de la diététique


Jeudi 5 décembre 2002 (Upgrade 2)

Le dépôt de bilan de United accélérerait la mue du secteur aérien

Une éventuelle cessation de paiement d'United Airlines, deuxième compagnie aérienne américaine, enverrait une onde de choc dans le secteur tout entier en obligeant les autres compagnies à réduire drastiquement leurs coûts, estiment des spécialistes du secteur.

La décision de l'Etat fédéral, mercredi, de ne pas accorder sa garantie à un prêt de 1,8 milliard de dollars indispensable à la survie d'United pourrait condamner la filiale d'UAL Group à se placer sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites. Mais loin de disparaître, United pourrait ressortir restructurée et assainie de ce processus et représenter alors une menace pour les autres compagnies.

"Si nos principaux concurrents font faillite, nous nous retrouverons face à des compagnies aériennes qui auront mis à profit ce processus pour réduire considérablement leurs coûts", a récemment prédit Don Carty, président d'AMR, la maison mère d'American Airlines.[...]

A lire, la suite de l'article publié sur le site du Parisien.



Imca prêt à reprendre 100% d'Air Lib

C'est aujourd'hui que les conseillers techniques du ministère des Transports et du secrétariat d'Etat aux Transports doivent s'entretenir avec le président d'Air Lib, Jean-Charles Corbet et Erik de Vlieger, président d'Imca, la société néerlandaise sur les rangs pour racheter le transporteur français en difficulté financière. Si le gouvernement cherchera à cette occasion à en savoir plus sur la société familiale Imca, Erik de Vlieger entend, lui, profiter de cette rencontre pour détailler ses propositions de reprise. Fait nouveau : Imca s'intéresse désormais à 100% d'Air Lib contre la seule activité à bas prix initialement.

Dans une lettre d'intention qu'il devrait remettre dans les prochaines heures au ministre des Transports, Erik de Vlieger explique qu'il ambitionne de conserver à la fois l'activité à bas prix et celle long-courrier à destination des DOM-TOM, pourtant à l'origine de 80% des pertes d'Air Lib. Un changement stratégique pour l'homme d'affaires qui, jusqu'à présent, s'intéressait à «la moitié de la compagnie française», c'est-à-dire les vols à bas prix, générateurs d'argent et contribuant à hauteur de 60% au chiffre d'affaires.

Ce nouveau projet se justifie aussi par la volonté du patron d'Imca de solliciter des subventions publiques dans le cadre de la desserte de l'outre-mer. «Cette lettre, qui n'a encore rien à voir avec le véritable «business plan» que nous comptons soumettre au gouvernement et à la direction d'Air Lib, précise mon intention de conserver l'activité long-courrier d'Air Lib, mais en échange de contreparties à discuter avec les autorités», explique au Figaro Erik de Vlieger.

L'aide financière du gouvernement – au titre de la continuité territoriale – et à laquelle fait référence Imca devrait, en effet, être inscrite dans la future loi de programme sur quinze ans pour l'outre-mer en cours de rédaction. Les subventions seront attribuées soit directement à toutes les compagnies françaises desservant l'outre-mer ; soit en fonction du seul critère du nombre de passagers transportés par an. Or Air Lib dispose d'une capacité relativement faible par rapport à ses concurrents (Air France notamment) et il est donc plausible qu'Erik de Vlieger plaide en faveur d'une subvention directe.[...]

Découvrez l'article complet publié sur le site du Figaro.



Air Lib : JC Corbet parle d'optimiser la masse salariale et pourrait arrêter la Lybie

Dans un courrier adressé aux salariés et que s'est procuré Radiocokpit.com, J-Ch. Corbet, pdg d'Air Lib, exhorte à une discussion "sans tabous" sur "l'optimisation de la masse salariale". Il souhaite un "débat réaliste et mature sur ce chantier à mettre en oeuvre sans tarder". Parmi les mesures d'économie jugées nécessaires, le patron d'Air Lib met en avant la "régulation sur la Lybie et sa fermeture éventuelle en décembre "si les promesses qui nous ont été faites ne sont pas tenues..."

Voir le communiqué, page 1 et page 2. A lire également, l'article publié par clicanoo.com



Préavis de grève du PNC Air France

La CGT appelle les PNC d'Air France à cesser le travail dès aujourd'hui et pour 3 jours. Le syndicat CGT PNC demande des augmentations de salaire ainsi que de meilleures conditions de travail. SElon la compagnie, les vols ne seraient pas affectés.

C'est à lire sur le site du Figaro.



MyTravel sorti d'affaire grâce à un crédit de 388 millions USD

Le britannique MyTravel Group, dont on annonçait la fin proche, à moins d'une alliance avec des partenaires tels ebookers ou lastminute (très intéressés), sort la tête de l'eau. En effet, l'ex-Airtours a revu à la baisse (-30 millions de USD avant impôt) ses bénéfices de l'exercice 2001 et déclaré des pertes de 112,4 millions de USD pour l'année fiscale 2002.

Toutefois, l'obtention d'un crédit revolving de 388 millions USD pour 2003 auprès des banques vient de relancer l'entreprise. MyTravel qui annonce des réservations pour l'été prochain en hausse de 40% par rapport à 2002, note que les clients lui font confiance. Le Groupe que dirige Peter McHugh n'aurait pas l'intention de vendre ses filiales pour se sortir d'affaire.



Etats Unis : United Airlines, condamnée, se "crashe" en Bourse

United Airlines (UAL) s'est vue refuser hier par le gouvernement américain, la demande d'une garantie fédérale d'un montant d'1,8 milliard de dollars. A la suite de cette information, l'action de la compagnie s'est littéralement effondrée de 70%. Le spectre de la faillite se rapproche inexorablement pour la compagnie aérienne, malgré tous ses efforts pour l'éviter.

Rappelons qu'elle avait décidé de réduire encore ses capacités et de mettre au chômage technique 352 pilotes supplémentaires au début de l'année prochaine, portant ainsi le nombre total de pilotes au chômage à 1196. Tous ces efforts n'auront servi à rien...

Consultez l'article de La Tribune.



Boeing reconnaît être au coude à coude avec Airbus

Boeing a reconnu mercredi que son principal concurrent, l'européen Airbus, occupait désormais l'autre moitié du marché aéronautique, menaçant ainsi sa position de leader mondial.
"Je pense qu'à ce moment précis, nous sommes à peu près à 50-50, ce qui se confirmera d'ici la fin de l'année, il nous reste encore un mois et trois semaines", a déclaré à des journalistes Doug Groseclose, vice-président senior chargé des ventes internationales pour Boeing.[...]

Boeing a annoncé un peu plus tôt espérer reprendre l'avantage sur Airbus en décrochant d'ici Noël un contrat pour moderniser la flotte de la compagnie aérienne australienne de Richard Branson, Virgin Blue.
Airbus compte pour sa part livrer l'an prochain plus d'appareils que son concurrent américain, une première dans l'histoire des deux groupes. Les transporteurs expliquent leur préférence actuelle pour le consortium européen par des prix plus bas, étant donné qu'à leurs yeux les autres différences entre les deux constructeurs restent relativement mineures.
A l'issue d'une bataille particulièrement acharnée, Boeing s'est fait coiffer au poteau par Airbus à la mi-octobre pour la livraison de 120 nouveaux appareils à la première compagnie low cost européenne, EasyJet, pour plus de trois milliards de dollars.[...]

A lire, la suite de l'article publié sur le site du journal Libération.


Mercredi 4 décembre 2002 (upgrade 1)

Air Austral et Air Bourbon devant le CSAM le 18 décembre

Faites l’expérience. Rendez vous dans une agence de voyage de la place et demandez un Réunion — Paris Charles-De-Gaulle pour avril 2003 sur un vol Air France. La machine restera muette. L’information n’est pour l’instant connue que de ceux qui ont accès aux centraux de réservation, mais elle est bien réelle. A cette date, la compagnie nationale cessera de desservir deux fois par semaine Gillot au départ de Roissy. Pour s’envoler de cette plate-forme parisienne vers notre île, il faudra patienter deux mois et attendre juin 2003 avec l’ouverture de la desserte par Air Austral. Le volet long-courrier de la compagnie régionale continue à se bâtir. Le dossier a été déposé sur le bureau de la Direction générale de l’aviation civile. Il sera soumis au Conseil supérieur de l’aviation marchande le 18 décembre prochain en même temps que celui d’Air Bourbon. Dans l’un et l’autre cas, le CSAM émettra un avis soumis au ministre des Transports qui tranchera en dernier ressort. Par rapport à la présentation faite le 8 novembre dernier, la copie d’Air Austral n’a pas changé. La compagnie mettra en ligne le 28 juin 2003 deux Boeing 777 ER équipés de 378 sièges répartis en trois classes qui effectueront une liaison quotidienne au départ de Paris et de la Réunion. Les deux appareils loués 575 000 dollars par mois chacun volent actuellement sous les couleurs d’Air Europe. Repeints à la livrée d’Air Austral, ils arriveront à Paris respectivement le 15 avril et le 15 mai 2003. [...]

Après Air Lib et ses vols à 99 euros voici L. Air qui affiche le Paris — Pointe-à-Pitre à 110 euros sur Internet. L. Air n’est autre que l’ex Aerolyon. Elle présente une originalité celle de n’avoir pratiquement jamais volé. Autre fantaisie, L. Air annonce le début de ses liaisons pour le 13 décembre alors que le tribunal de commerce de Lyon doit se prononcer sur les repreneurs le 19 décembre et que la compagnie n’a pas de certificat de transport aérien. La confusion est par ailleurs entretenue entre Lyon Air qui souhaite opérer à partir de Bruxelles sur les décombres de Delsey Airlines et L. Air.

A lire, l'article complet sur le site du journal de l'ile, clicanoo.com (presse Réunionnaise).



Trafic aérien français : sursaut en octobre (+ 18,1%)

La DGAC (Direction générale de l'aviation civile) estime que le trafic d'octobre 2002 (+ 18,1% par rapport à octobre 2001) a retrouvé son niveau d'il y a deux ans et accuse même un léger bonus de 0,1% (+2,9% à l'international, mais un recul de 6,2% sur le trafic intérieur). Sur les dix premiers mois de l'année 2002, le trafic affiche globalement un recul de 1,5% par rapport à la même période de 2001, l'international étant stable et l'intérieur reculant de 5,1%.
"Les résultats d'octobre marquent le véritable rebond du trafic aérien, un an après les événements du 11 septembre 2001 avec des taux de progression élevés sur tous les faisceaux", note la DGAC.



Ciel unique : le Sénat opposé à la privatisation du contrôle aérien

La résolution adoptée par la Commission des Affaires économiques sur le ciel unique européen est aujourd’hui devenue la résolution du Sénat. Jean-François Le Grand (RPR – Manche) était le rapporteur de ce texte déposé, à l’origine, par Jacques Oudin (RPR – Vendée). Le Sénat souhaite dans un communiqué que le Gouvernement agisse, lors du Conseil Transports du 5 décembre, pour obtenir l’assurance que les projets de la Commission ne conduisent pas à la privatisation du contrôle aérien, qui se ferait au détriment de la sécurité.

Lors de la conférence de presse tenue hier au Sénat, Jean-François Le Grand a rappelé, à nouveau, que la sécurité doit rester, en toutes circonstances, la priorité absolue du contrôle aérien et primer sur les considérations concurrentielles et financières. La résolution du Sénat appelle également le Gouvernement à faire en sorte que la construction du ciel unique européen s’adosse à Eurocontrol. Cet organisme, qui assure quotidiennement la régulation des 24.000 vols qui parcourent l’espace aérien européen, a, en effet, amplement démontré son efficacité en matière de gestion du trafic aérien.



Germannwings : Nice Cologne à 19 euros dès janvier

Dernier arrivé sur la plate-forme niçoise avec la mise en service le 27 octobre d’un vol Nice Cologne quotidien. la low cost Germanwings annonce la mise en vente de ses liaisons Nice Cologne à 19 euros (qui dit mieux !). Voilà de quoi inciter les Niçois (et les Allemands) à délaisser pour un week-end la Baie des Anges pour redécouvrir les charmes de Cologne (marché de Noël, carnaval) ou de Bonn et Dusseldorf (à 26 km) le temps d’un week-end.

Ce nouveau tarif s’applique à 30 % des sièges quel que soit la date ou les horaires choisis. Germanwings assure au départ de Cologne des vols vers Londres, Berlin Milan, Barcelone, Rome, Vienne Istanbul et Zurich. Germanwings annonce sa volonté d’ouvrir d’autres destinations au départ de Nice Côte d’Azur. Les réservations s’effectuent sur le site Internet www.germanwings.com ou par téléphone (01 55 21 25 10).



Ryanair : + 43% de passagers en novembre

Ryanair a transporté en novembre 2002, 1 249 186 passagers, soit une hausse de 43% par rapport au même mois en 2001. Le taux d'occupation s'élève, selon un communiqué à 84%, contre 79% un an plus tôt.



Les mécaniciens de United Airlines acceptent un vote sur une éventuelle baisse de salaire

Le syndicat des mécaniciens de la compagnie aérienne américaine United Airlines a annoncé lundi avoir accepté d'organiser un scrutin jeudi pour accepter ou rejeter une baisse de salaires de 6 à 7% réclamée par la direction afin d'éviter la faillite.
Selon le président du syndicat, Scotty Ford, le PDG de la compagnie Glenn Tilton s'est engagé à résoudre des problèmes de «conditions de travail» et a apporté des clarifications concernant la question des baisses de salaires, refusées mercredi dernier par la majorité des mécaniciens mais déjà acceptées par les personnels navigants techniques et commerciaux.
La direction de la compagnie a confirmé qu'un scrutin interviendrait jeudi sur cette question. Suite à cette annonce, l'action de UAL Corporation, maison-mère de United, a fait un bond de 29% lundi matin à la bourse de New York, à 3,25 dollars.[...]

United Airlines a jusqu'au 16 décembre pour rembourser une dette de 375 millions de dollars. La compagnie a par ailleurs promis de réaliser 5,2 milliards de dollars (5,2 milliards d'euros) d'économies en cinq ans pour obtenir une garantie fédérale pour un prêt de 1,8 milliards de dollars (1.8 milliards d'euros).

Consultez l'article complet sur le site du nouvelobs.


Mardi 3 décembre 2002

Transport : la compagnie des DOM/TOM verra le jour en 2003

Chose promise, chose due : Léon Bertrand, secrétaire d'Etat au tourisme, en visite à la Réunion, a confirmé la création d'une compagnie aérienne dédiée exclusivement à la desserte de l'outre-mer. Chargée de la continuité territoriale, cette entité recevrait des subventions publiques. Selon lui, elle "devrait voir le jour dans six à sept mois" et sa mission sera d'acheminer les passagers et le fret. En revanche, secrétaire d'Etat au tourisme n'a pas précisé s'il s'agirait d'une compagnie créée de toutes pièces ou d'une société existante et desservant déjà l'outre mer qui en bénéficierait.



4e Sommets du Tourisme : tourisme et culture, à l’heure de la mondialisation

La quatrième édition des Sommets du Tourisme débutera le 11 décembre à 14 heures à Genève dans les salons de l’hôtel Président Wilson, et se poursuivra les 12 et 13 décembre à Chamonix au centre des congrès le Majestic. Plus de 30 orateurs venus des cinq continents, ( Léon Bertrand, secrétaire d’état au tourisme, Francesco Frangialli, secrétaire général de l’organisation mondiale du tourisme, Doudou Diene, ancien directeur du dialogue interculturel de l’UNESCO, Nasbollah Mostifi, premier vice-président de l’organisation nationale du tourisme en Iran, ou encore Juan Ignacio Vidarte, directeur général du Musée Guggenheim de Bilbao…) débattront trois jours durant des nouveaux liens entre tourisme et culture, à l’heure de la mondialisation. Les angles de couverture de cet événement sont nombreux : tourisme et culture bien entendu, mais aussi politique de développement durable, respect des pays et population visitées, création de nouvelles formes de tourisme…


Dimanche 1 décembre 2002

United Airlines s'effondre en Bourse

United Airlines chutait de près de 50% en cours de séance, vendredi, à la Bourse de New York, alors que les craintes d'une faillite de la compagnie aérienne américaine s'amplifient. Les mécaniciens d'United Airlines ont rejeté par 57% des voix l'accord salarial par lequel ils devaient contribuer au plan d'économies censé réduire de 1,5 milliard de dollars les coûts sociaux de la compagnie aérienne américaine en 5 ans et demi.

"Même si la compagnie rouvre les négociations avec le syndicat des mécaniciens, ce qu'elle va faire, il semble improbable qu'un nouvel accord puisse être négocié et validé avant qu'une tranche importante de la dette d'United arrive à échéance", ajoute Baggaley. "Même si un accord est trouvé, les autorités de l'Air Transportation Stabilization Board ne donneront probablement pas leur feu vert à un nouveau programme où sont révisées à la baisse les concessions consenties par les salariés, alors que les niveaux d'avant étaient déjà critiqués par certains qui les jugeaient insuffisants pour contribuer à corriger la structure élevée des coûts d'exploitation d'United", poursuit Baggaley.

"Nous estimons qu'il est désormais impossible qu'UAL décroche à temps les garanties de crédit qui lui permettraient d'éviter une mise en faillite", ajoute Ray Neidl, analyste chez Blaylock & Partners LP.[...]

A lire, l'article publié sur le site des Echos, ainsi que celui publié par le journal Libération.



L'avion militaire européen A400M prend son envol

L'avion de transport militaire A400M, programme emblématique de l'Europe de la Défense, devrait être lancé prochainement en dépit de la réduction des commandes de l'Allemagne, ont annoncé vendredi des responsables français et allemands.
L'Allemagne, soucieuse de réduire ses déficits, a décidé de ramener sa propre commande de 73 à 60 appareils à l'issue d'une revue des programmes militaires lancée le mois dernier, a déclaré une source à Berlin.

Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense française, avait déjà indiqué dans la nuit de jeudi à vendredi que les pays européens associés à ce programme d'avion de transport militaire commanderaient au total 180 appareils au lieu des 196 prévus initialement, tout en soulignant que ce serait suffisant pour que l'A400M soit lancé.
"Je tiens à souligner que le programme a été confirmé et vient d'être reconfirmé par les Allemands et qu'effectivement il nous permettra de tenir le périmètre initialement prévu, c'est-à-dire la commande initiale de 180 A400M", avait déclaré Michèle Alliot-Marie lors de la discussion à l'Assemblée nationale du projet de loi de programmation militaire 2003-2008. Elle a ainsi estimé que ce programme de 18 milliards d'euros allait pouvoir "démarrer".[...]

La suite de l'article publié sur le site du journal Libération.




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