Sud Aérien Headline News
Archives du mois d'octobre 2003








L'actualité du 1 au 15 octobre 2003
(154 articles)

Mardi 14 octobre 2003 (update 4)

Accord entre SAS et le voyagiste Kuoni sur un programme de vols charter

Le groupe de transports aériens Scandinavian Airlines System (SAS) a conclu un accord de coopération avec le voyagiste helvétique Kuoni en Scandinavie, portant sur un programme charter vers 16 destinations dans six pays, a-t-il annoncé mardi.

SAS va mettre à la disposition de la filiale scandinave de Kuoni, Apollo/Kuoni, 105.000 sièges du 1er avril à fin octobre 2004 pour des vols charter depuis huit aéroports du Danemark, de Norvège et de Suède vers la Grèce, l'Espagne, la Croatie, la Bulgarie, l'Algérie et la Turquie.

"C'est la première fois depuis dix ans que nous avons un si grand programme charter, compétitif de surcroît", a indiqué Troels Rasmussen, porte-parole de la SAS-Danmark à l'AFP, rappelant que "SAS avait sa propre compagnie charter, Scanair, vendue en 1993" au voyagiste britannique Airtours.

"La SAS va affecter deux appareils de manière permanente à ce trafic charter au Danemark, plus divers avions les week-end pour les vols depuis les aéroports suédois et norvégiens", a-t-il précisé.

SAS a pu revenir au marché charter "car nous avons des appareils vacants en ce moment, et parce que avons comprimé nos coûts et optimisé notre production", a estimé par ailleurs Mats Jacobsen, vice-président de Scandinavian Airlines Leisure, la division voyages de loisirs de la SAS.

Sur ce même marché, SAS a lancé en mars une compagnie à bas prix, Snowflake, dont une bonne partie des sièges sont vendus à des tour-opérateurs.

Source: AFP
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Paris: pas d'accord "secret" sur l'attentat contre le vol DC-10 d'UTA

Paris a démenti mardi l'existence d'un accord "secret" avec Tripoli lié à l'indemnisation des familles des victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA en 1989, évoqué par le fils du leader libyen Mouammar Kadhafi.

"Il n'y a aucun accord secret de quelque type que ce soit, de quelque nature que ce soit", a assuré le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, Hervé Ladsous.

La veille, Seif al-Islam Kadhafi avait fait état d'un accord en six points conclu le 11 septembre, dont le contenu était "secret" mais que sa fondation, la Fondation Kadhafi, "se réservait le droit de le publier au moment que nous jugerons opportun".

"Nous avons toujours considéré que cette affaire devait se régler dans la transparence la plus totale entre les familles et la Fondation", a ajouté M. Ladsous.

L'attentat contre le DC-10 d'UTA a fait 170 morts de 17 nationalités, dont 54 Français, au-dessus du désert du Ténéré (Niger). [...]Source: AFP
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Flyéco annonce son arrivée sur Perpignan-Rivesaltes

Ciel ! Sont-ils tombés sur la tête en annonçant leur venue à Perpignan à partir de 2004 ? Toujours est-il que le site Internet de Flyéco annonce fièrement son arrivée dans les Pyrénées-Orientales en mars 2004. Destinations futures : Beauvais et Bruxelles-Charleroi. Cette compagnie low cost (à bas prix) explique qu'elle pratiquera des tarifs bon marché à partir de 19 euros. Flyéco indique que sa flotte est composée de trois appareils, des Boeing 737-300 de 148 sièges. Elle devrait arroser plusieurs villes de France, dont Biarritz, Brest, Toulon, Nîmes, Beauvais et à l'étranger Francfort et Bruxelles. Cette société pour l'instant virtuelle précise en outre que son installation future est en cours. Source: Midi Libre
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Air France: JP Morgan passe recommandation à "sous-performance"

Le courtier américain JP Morgan a abaissé mardi sa recommandation sur l'action de la compagnie aérienne française Air France à "sous-performance" contre "neutre" auparavant, estimant qu'elle devrait rester à la traîne du secteur en raison de son rapprochement avec le néerlandais KLM.

"La transaction entre Air France et KLM va rendre les deux titres moins intéressants pour les investisseurs à la recherche d'une optique purement cyclique", estime le courtier américain.

Bien qu'il ne voie objectivement pas d'obstacles à l'opération, il y a toujours un risque de voir celle-ci retardée pour des questions de concurrence, juge JP Morgan.

"Pour dire les choses simplement, d'autres compagnies aériennes présentent un meilleur profil d'exposition à la thématique des valeurs très sensibles aux retournements de cycles qui a fait monter le secteur récemment, c'est pourquoi nous nous attendons à voir Air France rester à la traîne du secteur pendant toute la durée du procesus de rapprochement", affirme JP Morgan.

De plus, il existe un fort risque d'afflux de titres sur le marché, l'Etat français, dont la participation au sein de la compagnie baissera à 44% après la fusion, ayant déjà clairement expliqué qu'il comptait descendre à 20% du capital de l'ensemble à terme.

Accessoirement, le courtier américain n'exclut pas un second rapprochement majeur avec l'italien Alitalia avant la fin 2004, lequel a affirmé son intérêt pour un rapprochement plus accentué avec ses partenaire européens de l'alliance SkyTeam.

Il est néanmoins "un peu tôt pour anticiper (une telle opération), sachant que le rapprochement Air France-KLM a été négocié pendant 21 mois", relativise toutefois JP Morgan.

A 13H09 locales (11H09 GMT), Air France grappillait 0,73% à 13,74 euros, dans un marché en baisse de 0,15%.

Source: AFP
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L'avion disparaît des écrans radar

Un avion de tourisme a subitement disparu des écrans radars du réseau de surveillance aérien et maritime français, dimanche après-midi, alors qu'il se trouvait à une grosse vingtaine de miles de la côte.Selon le Cross-Med (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée), l'avion, américain, transportait quatre personnes, des ressortissants Suisses, dont l'identité n'a pas été révélée. Il avait décollé d'Ibiza, aux Baléares, pour se rendre à Balme, en Suisse.La Marine nationale française a aussitôt envoyé un hélicoptère Superfrelon et deux avions en reconnaissance au-dessus de la zone supposée de la disparition. Et mis en pré-alerte le Sémaphore de Sète et les pompiers.De son côté, l'Espagne a fait de même dépêchant de gros moyens aériens, avions et hélicoptère, soupçonnant que le crash aurait pu se passer, finalement, au large des côtes ibériques. Et non pas au large des côtes françaises ni Sétoises.Hier, la France a suspendu les recherches. Pas l'Espagne.Olivier SCHLAMA

Source: Midi Libre
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Dialogue social : le Medef n'est «absolument pas d'accord» avec le projet Fillon

Le président du Medef, Ernest-Antoine Seillière, a profité de son point de presse mensuel pour affirmer n'être «absolument pas d'accord» avec le projet du gouvernement sur la réforme du dialogue social.

«Nous n'allons pas prendre les dispositions sur la généralisation des accords majoritaires sans la contrepartie qui a été négociée et acceptée qui est la généralisation de la possibilité de négocier en entreprise», a lancé le patron des patrons en se prenant aux «aléas» et «faiblesses» de «l'approche politique». Evoquant la «position commune» sur le dialogue social signée en juillet 2001 par l'ensemble des partenaires sociaux, à l'exception de la CGT, Ernest-Antoine Seillière a assuré vouloir «rapprocher le dialogue social de l'entreprise et pour cela mettre en place des accords majoritaires. Mais les deux vont ensemble et il semble bien que le gouvernement, lui, s'intéresse à l'accord majoritaire mais oublie l'accord en entreprise».

Cette position intervient alors que le ministre des Affaires sociales, François Fillon, doit présenter mardi après-midi une version a priori définitive de son texte qui introduit le principe de l'accord majoritaire et modifie l'articulation entre les différents niveaux de négociation sociale.

Source: Yahoo! & Les Echos
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Ocean Airways à la Réunion fin février 2004

Et de cinq ! Après Air France, Corsair, Air Bourbon et Air Austral, la compagnie aérienne Ocean Airways volera dans le ciel réunionnais au moyen d’un Airbus A340-300 dès le 28 février 2004. Franck Chatellier, le président d’Océan Airways, joint hier, se dit confiant. Et annonce des tarifs “sensiblement inférieurs” à ceux de ses concurrents. Les ventes de billets démarrent le mois prochain.

“Nous ne sommes pas une compagnie papier”. Franck Chatellier, dirigeant d’Ocean Airways a mis fin aux rumeurs les plus folles qui entourent la création de sa compagnie aérienne. Dans le département de la Loire-Atlantique, son projet de grande envergure est bel et bien en train de voir le jour. C’est en effet à Nantes que s’est implanté Franck Chatellier, 33 ans en novembre prochain, son associée Stéphanie Jaud (directrice générale), et Ocean Airways. Cette nouvelle compagnie aérienne est soutenue, outre les deux gestionnaires, par des capitaux privés de la Bretagne et des Pays de la Loire (ces investisseurs ne veulent pas se faire connaître).

Elle a vu le jour en juillet 2003. De 100 000 euros, son capital est passé à 300 000 euros deux mois plus tard. Il passera à 11 millions d’euros le 17 novembre prochain puis à 15 millions d’euros au début du mois de mai 2004. La compagnie Ocean Airways entend ainsi respecter les garanties financières supplémentaires réclamées par le ministère des Transports. Il faut dire que le secteur aérien a traversé une grosse crise. Et certains n’ont pas hésité à comparer Franck Chatellier à un nouveau Corbet. “Non ! On va jouer la transparence de A à Z”, promet le jeune patron.

Implantée depuis juillet dernier au sein même de l’aéropot Nantes-Atlantique, sa nouvelle compagnie va organiser grâce à trois Airbus des correspondances entre la France et d’autres pays européens mais aussi entre la France et des destinations long-courrier : Montréal, New-York, Dakar et… la Réunion. “Un Airbus A 340-300 fera la navette Nantes-Toulouse-Réunion et Réunion-Toulouse-Nantes une fois par semaine dès le 28 février 2004”, annonce Franck Chatellier. “En juin 2004, on réceptionne un deuxième Airbus A 340-300. On passera alors à deux rotations hebdomadaires vers la Réunion”. Le troisième avion, un Airbus A 320 sera chargé de chercher des voyageurs pour compléter les cabines des deux gros porteurs.

155 navigants et 75 personnes au sol

Ces avions ont été loués. “Les tarifs sont bien plus intéressants”, affirme Franck Chatellier. Et forcément, les billets à la vente s’en ressentiront… Le président annonce des tarifs “complètement concurrentiels” à ceux des autres compagnies aériennes. Bonne nouvelle pour les voyageurs : les prix des titres de transports seront en effet légèrement inférieurs à ceux pratiqués actuellement par les quatre compagnies aériennes desservant l’île. C’est la première fois qu’une compagnie dessert la Réunion depuis des villes de province. “C’est complexe mais c’est un pari. Un pari mûrement réfléchi”, rassure Franck Chatellier. Actuellement, une quinzaine d’employés ont déjà été embauchés. A terme, avec les trois Airbus, la compagnie comptera 155 navigants et 75 personnes au sol dont 60 à Nantes. Les entretiens d’embauche ont déjà démarré. Un tiers du personnel navigant est composé d’anciens salariés d’Air Lib.

Le service commercial est déjà à pied d’œuvre. “Ma responsable commerciale est une Réunionnaise. Je luis fais confiance. Elle travaillait à Air Outre-mer avant !”, déclare un Franck Chatellier fier d’avoir monté une compagnie en France. “Je sais ce que je veux. je sais où je vais. Et où je ne vais pas. Par exemple, je n’irai jamais aux Antilles…”. Et Maurice ? “Ce n’est pas gagné mais on a demandé les droits de trafic pour plus tard !”. Franck Chatellier, pilote de métier, avance avec confiance. La vente des billets d’océan Airways démarre le mois prochain via un centre d’appel, un site Internet et les agences de voyage !Source: clicanoo.com
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Les ex-navigants d'Air Lib, en litige avec l'Unedic, écrivent à M. De Robien

Huit syndicats d'ex-personnels navigants d'Air Lib ont écrit au ministre des Transports, lui demandant d'intervenir auprès de l'Unedic, dont ils affirment qu'elle ne verse pas les prestations chômages prévues, engendrant des "situations financières dramatiques".

"Les prestations chômage perçues par le personnel sont inférieures à 600 euros en moyenne à ce qu'elles devraient être, ce qui entraîne pour certains des situations financières dramatiques", affirment les syndicats de personnels navigants techniques (pilotes) et commerciaux (hôtesses et stewards) Alter, CGT, Snomac, SNPL, SNPNAC, SNPNC, Spac et Unac dans un courrier envoyé le 29 septembre à Gilles de Robien, et dont l'AFP a eu connaissance mardi.

Les syndicats de la compagnie disparue s'étaient déjà adressés au ministre en juillet pour solliciter son "soutien face aux nombreuses difficultés que rencontrait le personnel navigant pour obtenir ses droits auprès de l'Unedic", rappellent-ils.

"Nous avions convenu avec votre équipe de vous revoir courant septembre (...) Malgré deux tentatives nous n'avons toujours pas obtenu ce rendez-vous", regrettent les syndicats de la compagnie aérienne liquidée en février.

Selon eux, l'Unedic "refuse d'intégrer une partie des salaires 2003", pour laquelle ils avaient "cotisé à 100%", ainsi que les "sommes de congés payés", au "mépris des textes" de loi.

L'assurance chômage refuse également d'appliquer un article du Code du Travail qui "stipule que le salarié au chômage n'est pas responsable des erreurs de l'employeur et doit percevoir la totalité de ses droits", poursuivent les syndicats, selon lesquels les plus touchés sont les personnels navigants commerciaux.

"Les navigants d'Air Lib ont misé toute leur confiance sur vous, surtout après toutes les promesses faites par l'Etat (...) et sollicitent de nouveau votre soutien", concluent-ils.

Source: AFP
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Air Littoral : poursuite des discussions

La compagnie toujours pas fixée sur son sort

La Direction d’Air Littoral, assistée par les Administrateurs judiciaires, a poursuivi la semaine dernière ses discussions avec les différents candidats à la reprise d’Air Littoral et de ses filiales.

Selon un communiqué, la compagnie discute, notamment, avec le fond d’investissement italien Seven group et le fond d’investissement européen ayant requis l’anonymat.

Ce dernier a fait savoir qu’il souhaitait conserver l’anonymat tant que son offre ne sera pas effectivement finalisée.

Source: Tourmag.com
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La Suisse et la Russie aplanissent les tensions autour du crash d'Ueberlingen

Le ministre russe des affaires étrangères, Igor Ivanov a loué lundi les efforts suisses pour finaliser l'indemnisation des victimes russes de la collision survenue l'an passé au dessus du Lac de Constance (nord de la Suisse).

"Nous considérons comme très importante la décision des autorités suisses de constituer un pool de dédommagement avant que les raisons de cette catastrophe ne soient connues", a indiqué Igor Ivanov au terme d'une rencontre lundi à Berne avec son homologue suisse Micheline Calmy-Rey.

Ivanov a dit aux journalistes qu'il était content que Mme Calmy-Rey ait abordé d'abord la question au cours de franches discussions.

69 personnes, passagères de la compagnie russe Bashkirian Airlines sont mortes durant cette collision survenue en juillet 2002 entre le Tupolev russe et un Boeing de fret de DHL cargo au sud de l'Allemagne, dans un espace aérien sous contrôle suisse.

La réaction tardive du gouvernement suisse à cet événement avait déclenché la colère des proches des victimes russes, pour la plupart des enfants et adolescents originaires de la république russe du Bachkortostan (Oural), et avait aigri les relations officielles entre les deux pays.

"Le fait que cela ait eu lieu... dans l'espace aérien suisse nous a beaucoup choqué et touché", a relevé Mme Calmy-Rey.

Elle a expliqué que la Suisse et l'Allemagne participaient au fond de dédommagement créé il y a trois mois et que des proches avaient été contactés. "Ce pool devra encore être finalisé part d'autres intervenants", a-t-elle ajouté, en référence aux compagnies aériennes.

La Suisse et la Russie ont également annoncé qu'ils étaient sur le point de se mettre d'accord sur un accord portant sur 15 M FS (11.4 M dollars, 9.7 M sur une période de six ans, durant laquelle la Suisse financerait le démantèlement du stock russe d'armes chimiques.

"Nous espérons qu'il pourra être signé prochainement", a indiqué Igor Ivanov.

Source: AFP
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Le gouvernement accepte le projet de création d'un nouvel aéroport près de Nantes

Le gouvernement a donné son feu vert au projet de création d'un nouvel aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), destiné à accueillir le trafic commercial de passagers en remplacement de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, qui sera bientôt saturé.

Selon l'arrêté du ministère des Transports, publié samedi au Journal officiel, "le projet de création d'un aéroport pour le Grand Ouest sur le site de Notre-Dame-des-Landes ainsi que ses impacts sont mis à l'étude en vue de les soumettre aux enquêtes publiques préalables à sa réalisation".Source: Associated Press
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Pas de direct à la télévision pour le premier vol spatial habité chinois

L'envoi du premier Chinois dans l'espace, en principe mercredi matin, ne sera finalement pas télévisé en direct, a indiqué mardi la télévision nationale.

"L'événement ne sera pas retransmis en direct. Les responsables du lancement n'ont pas voulu", a indiqué à l'AFP un membre de la direction de la chaîne anglaise de la CCTV (China central television).

Le premier vol spatial habité chinois doit avoir lieu mercredi.

"C'est la même chose pour toutes les chaînes de CCTV", a précisé ce responsable sous couvert d'anonymat, ajoutant pourtant que "tout avait été préparé pour le direct".

"Nous diffuserons des images dès que nous pourrons", a encore déclaré ce responsable.

La semaine dernière, la CCTV avait affirmé qu'elle diffuserait le lancement en direct, mercredi matin.

Citant un quotidien régional de la province du Gansu (nord-ouest) dont dépend le Centre spatial chargé du lancement, le site internet du Quotidien du Peuple a également affirmé mardi que la télévision ne retransmettrait pas en direct "afin d'assurer le succès du vol".

Source: AFP
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DC-10: rencontre à Paris entre familles et représentants libyens

Une nouvelle rencontre doit se dérouler mardi en un lieu tenu secret à Paris, entre les représentants des familles de victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA en 19896 désireux de parvenir à un accord d'indemnisation définitive et les négociateurs libyens.

A la veille de cette rencontre, Tripoli a soufflé le chaud et le froid: les Libyens ont d'abord mis un terme, en milieu de matinée, à l'incertitude planant le lieu de la négociation. Une délégation de la Fondation Kadhafi doit "partir pour Paris cet après-midi afin de poursuivre les négociations", a annoncé Saleh Abdel Salam, directeur de cette fondation. Cette démarche a été interprétée comme "un signe positif" par les représentants des familles de victimes, peu enclins à effectuer un sixième déplacement à Tripoli comme le souhaitaient leurs interlocuteurs, après n'y avoir, ces dernières semaines, recueilli que de faibles avancées.Source: Google News
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Le nouveau patron de Deutsche BA réfléchit à une introduction en bourse


Le nouveau patron de la compagnie aérienne allemande Deutsche BA pourrait introduire son groupe en bourse afin de financer son développement, explique-t-il dans un entretien publié mardi par le Financial Times Deutschland.

"Nous devons grandir de façon massive, et cela n'est possible qu'au travers des marchés financiers", dit Hans Rudolf Woehrl, qui avait racheté la compagnie en difficultés à British Airways en juin dernier, pour un euro symbolique.

Une introduction en bourse pourrait avoir lieu d'ici un ou deux ans, poursuit-il, cité cette fois au style indirect par le FTD.

L'homme d'affaires, également détenteur d'une chaîne de prêt-à-porter, explique toutefois que d'autres possibilités sont envisagées pour financer le développement du groupe, notamment l'entrée dans l'actionnariat de sociétés de capital-risque.

Deutsche BA fait des pertes depuis sa création il y a 10 ans. Sur le troisième trimestre 2003, la perte opérationnelle atteint 10,5 millions d'euros.

Source: AFP
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Un petit avion commercial s'écrase près de Nairobi: pas de victimes

Un petit avion s'est écrasé mardi dans les faubourgs de Nairobi quelques minutes après son décollage de l'aéroport Wilson, a annoncé un représentant des autorités aéroportuaires. Le pilote, seule personne à bord de l'appareil, n'a pas été blessé.

Le Cessna Caravan, doté de 14 places, s'est écrasé dans le parc national de Nairobi. L'appareil devait se rendre à Lamu, petite ville portuaire du Kenya.Source: Associated Press
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Terrorisme: La dynastie Ben Laden...

“Saad Ben Laden, l’aîné des fils d'Oussama Ben Laden, est devenu durant ces derniers mois l'un des membres clés du réseau Al Qaida. Selon des sources officielles américaines, européennes et arabes, le fils Ben Laden est à la tête d’un petit groupe qui gère l’organisation terroriste depuis l’Iran”, révèle le Washington Post. Pendant les jours qui ont précédé l’attentat perpétré à Riyad (Arabie Saoudite) le 12 mai (35 morts dont 8 Américains), ce groupe était en contact avec la cellule d’Al Qaida basée à Riyad. “Les sources n’ont pas divulgué le contenu des communications. Mais ces contacts ont conduit les responsables à conclure que les attaques de Riyad ont été planifiées en Iran”, poursuit le Post.

Saad Ben Laden, 24 ans, est né en Arabie Saoudite. Il a grandi aux côtés de son père en Afghanistan et l’a accompagné dans ses déplacements. Jusque-là, sa présence était discrète et lors des réunions, il ne prenait pas part aux délibérations. Ce n’est que depuis son arrivée en Iran, l’année dernière, qu’il assume un rôle actif au sein de la direction d’Al Qaida et que les enquêteurs du FBI et de la CIA le considèrent comme une cible prioritaire. L’Iran, désigné par l’administration Bush comme faisant partie de l’“axe du mal” se place ainsi au centre du débat concernant le soutien au terrorisme. Les gouvernements américain et saoudien, qui tentent de dégeler les relations avec Téhéran, se heurtent à l’impuissance du gouvernement iranien à contrôler les éléments d’Al Qaida – près de 400 hommes selon des sources saoudiennes – qui opèrent sous la protection “de milices radicales fidèles au clergé conservateur iranien”.[...]

Source: Courrierinternational
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Lundi 13 octobre 2003 (update 1)


Le fils Kadhafi appelle Chirac à débloquer les négociations


Le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a appelé lundi le président Jacques Chirac à intervenir pour débloquer les négociations entre sa fondation et les familles des victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA, entravées selon lui par le gouvernement français.

Dans une déclaration au téléphone à l'AFP depuis Londres où il se trouve, Seif al-Islam Kadhafi a accusé le gouvernement français "d'atermoyer dans l'application de l'accord conclu à Tripoli" entre sa fondation et les familles des victimes il y un mois.

"Nous demandons au président Chirac de lever les obstacles et nous aider à appliquer l'accord", a-t-il dit.

Le fils du dirigeant libyen a affirmé que "l'accord prévoit de payer au maximum un million de dollars par victime et les Français l'ont accepté".

Il a ajouté que le contenu d'un accord en six points conclu le 11 septembre était "secret" mais que sa fondation "se réservait le droit de le publier au moment que nous jugerons opportun".

Les familles des victimes avaient jugé "inacceptable" le montant d'un million de dollars par famille.

Source: AFP
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Mercredi, le premier Chinois dans l'espace

Sauf retard ou accident, un Chinois voyagera dans l'espace mercredi, faisant de la Chine le troisième pays seulement à réaliser un vol spatial habité, au son des tambours nationalistes.

Un unique taikonaute --nom des spationautes chinois-- devrait prendre place à bord de Shenzhou V (Vaisseau divin) lancé par une fusée Longue Marche 2F depuis un pas de tir de Mongolie Intérieure, en plein désert de Gobi, à plus de mille kilomètres à l'ouest de Pékin.

La Chine a annoncé que ce vol historique, quarante-deux ans après ceux effectués par l'ancienne Union Soviétique et les Etats-Unis, aurait lieu entre le 15 et le 17.

Les médias chinois, notamment la télévision qui a indiqué qu'elle retransmettrait le lancement en direct, sont prêts pour mercredi matin, 09H00 heure locale (01H00 GMT).

Selon le Wen wei po, journal pro-Pékin de Hong Kong, le président chinois Hu Jintao devrait se rendre dès mardi au Centre spatial de Jiuquan, placé sous haute sécurité, afin de rencontrer les responsables du vol et les spationautes entraînés pour cette misssion.

D'autres hauts responsables chinois pourraient assister au lancement, dont l'ancien président et actuel chef de l'armée, Jiang Zemin, promoteur acharné du programme.

Shenzhou V devrait effectuer 14 fois le tour de la terre, à une altitude de 343 kilomètres, durant environ 21 heures, avant d'atterrir dans une des vastes plaines en Mongolie Intérieure.

Avec ce vol, la Chine compte bien poser la première brique d'une station orbitale et accroître ses moyens militaires, estiment les experts.

Dans un commentaire publié lundi, le Quotidien du peuple, organe central du parti communiste chinois au pouvoir, a d'ailleurs rappelé que les "implications militaires" du programme spatial Shenzhou, développé depuis 1992 sous contrôle de l'armée, ne pouvaient "être ignorées".

Le journal a encore évoqué "les missions de reconnaissance et de surveillance" et les "satellites militaires qui pourront suivre les activités des forces militaires sur terre".

L'ambition avouée de la Chine est également d'explorer la lune et, plus globalement, de devenir une grande puissance dans tous les domaines, y compris spatial.

"Un programme de vols habités favorise le développement de la technologie; (...) c'est aussi une preuve de la puissance d'un Etat qui renforce le prestige national", a indiqué le Quotidien du peuple qui, comme d'autres médias chinois, commence à battre les tambours nationalistes.

En cas d'échec, le programme Shenzhou ne sera pas remis en cause, soulignent les experts. Mais la "face" du régime et de tout un peuple, qui suscite de plus en plus l'admiration à l'étranger, en pâtirait durement.

Les dernières prévisions météorologiques font état de beau temps sec et ensoleillé sur la région de Jiuquan mercredi, avec des températures comprises entre -5 et +12 degrés celcius.

Des conditions idéales pour le lancement et pour l'observation du vol. Des milliers d'amateurs en Chine et à l'étranger se préparent à examiner le "vaisseau divin"

"Shenzhou V sera visible depuis l'Europe et les Etats-Unis par ciel clair", a précisé à l'AFP James Oberg, un ancien responsable de la Nasa à Houston, prévoyant une bonne observation du vaisseau lors de la dernière orbite, avant le retour sur terre, lorsqu'il volera au-dessus de la péninsule coréenne et du nord-est de la Chine.

Source: Yahoo!
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Fusillade lors d'une tentative de braquage à l'aéroport d'Orly

Une tentative de vol à main armée contre une agence American Express a échoué jeudi soir à l'aéroport d'Orly grâce à l'intervention de la police qui a échangé de nombreux coups de feu avec les malfaiteurs dont l'un a été blessé, selon des sources aéroportuaires.

Jeudi vers 22h30, quatre hommes encagoulés et lourdement armés - fusil à pompe et pistolets automatiques - ont fait irruption dans l'aérogare d'Orly Sud. Au sous-sol, ils ont attaqué à la masse les portes de l'agence American Express. La première porte en verre a été brisée mais la seconde, blindée, n'a pas cédé. Des agents de la police aux frontières et des militaires, postés à Orly dans le cadre du plan Vigipirate, sont arrivés moins de cinq minutes après le début du braquage alors que les malfaiteurs se trouvaient devant la porte blindée. Les braqueurs ont alors ouvert le feu une première fois et la police a riposté. Les quatre hommes, voyant leurs projets compromis, ont rapidement pris la fuite. Devant l'aérogare Sud, ils ont tenté de dérober un taxi en molestant le chauffeur. Ils y ont renoncé après un nouvel échange de coups de feu avec la police. Les braqueurs ont finalement récupéré leur propre véhicule et ont réussi à prendre la fuite. L'un d'eux a apparemment été blessé, car du sang a été retrouvé dans le taxi qu'ils avaient tenté de voler. La police a tiré une dizaine de coups de feu au total, et les braqueurs à peu près autant, selon des sources aéroportuaires. La Brigade de répression du banditisme de Paris est chargée de l'enquête.

Source: Tourismexpress.info
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Signes "forts" de reprise dans l'aéronautique notamment en Asie

Des "signes forts" de reprise dans l'aéronautique sont perceptibles dans "certaines zones comme en Asie", a affirmé le directeur général du géant européen de l'aéronautique et de la défense EADS, Rainer Hertrich, dans un entretien publié lundi par le quotidien Expansion.

"La crise n'est pas terminée, mais des signes forts de reprise sont perceptibles dans certaines zones comme en Asie", a-t-il. "Aux Etats-Unis, on les verra peut-être plus tard, mais nous sommes convaincus que son marché va croître", a-t-il estimé.

"Dragonair (Dragon Airlines de Hong Kong), qui nous avait demandé un report des livraisons, s'est mis en contact avec Airbus pour les accélérer", a-t-il indiqué.

Source: AFP
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Le corps d'un Africain découvert dans le train d'atterrissage d'un avion en provenance de Brazzaville

Le corps d'un Africain vraisemblablement mort de froid a été découvert tôt vendredi matin à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle dans le train d'atterrissage d'un avion Air France en provenance de Brazzaville, a-t-on appris auprès d'Aéroports de Paris (ADP). Le gestionnaire des aéroports parisiens de Roissy et Orly ne disposait pas de plus amples détails dans l'immédiat. L'enquête a été confiée à la gendarmerie des transports aériens de Roissy, qui n'a pas souhaité commenter ces informations. AP

Source: Nouvel obs (journal permanent)
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Roissy, zone de non-droit pour sans-papiers

Aéroport international Roissy-Charles-de-Gaulle, terminal 2 B, jeudi 2 octobre à 9 h 45. Des chiens aboient, des cris, des bousculades devant des files d'attente de passagers médusés. Six ou sept policiers et deux maîtres-chiens tentent d'embarquer de force un jeune couple et leur enfant sur le vol Air France 1590 à destination d'Istanbul (Turquie).

Le mari est traîné par les pieds jusqu'à l'avion, au milieu des passagers. Sa femme hurlant d'angoisse est saisie par deux policiers, suivie d'un agent tenant leur enfant d'environ 3 ans, témoin de ces scènes traumatisantes, victime sur le vif de la destruction de l'image parentale.

Trente minutes plus tard, après d'ultimes négociations avec l'équipage de l'avion, ce couple et son enfant, terrorisés, sont ramenés dans le hall de l'aéroport pour être évacués vers une destination inconnue. Echec des méthodes policières expéditives ­ qui, selon une employée de l'aéroport, seraient devenues quotidiennes à Roissy ­ pour un ministère de l'Intérieur soucieux de remplir ses quotas d'expulsion ? [...]Source: Google News
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Attentat contre le DC-10 d'UTA: ultimes négociations avec les familles

Une délégation libyenne doit partir lundi pour Paris où elle est attendue dans l'après-midi afin de poursuivre les négociations sur une indemnisation définitive avec les familles des victimes de l'attentat contre le DC-10 d'UTA.

Une délégation de la Fondation Kadhafi doit "partir pour Paris cet après-midi afin de poursuivre les négociations", a indiqué Saleh Abdel Salam, directeur de cette fondation qui mène les pourparlers avec les familles des victimes de l'attentat survenu le 19 septembre 1989. L'attentat contre le DC-10 d'UTA avait fait 170 morts de 17 nationalités, dont 54 Français, au-dessus du désert du Ténéré (Niger). Après que le président français Jacques Chirac eut fermement rappelé samedi à la Libye ses engagements, les contacts avaient repris in extremis, quelques heures seulement avant l'expiration samedi à minuit d'un délai d'un mois, fixé le 11 septembre, pour conclure les négociations.Source: Yahoo!
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Le Koweit rejette une offre de compensation proposée par Iraqi Airways

Le Koweit a décliné une offre d'Iraqi Airways sur une compensation de 150 millions de dollars pour les dommages causés à Kuwait Airways lors de l'invasion irakienne du Koweit en 1990, a indiqué dimanche un responsable de la compagnie koweitienne.

Selon le président du conseil d'administration de Kuwait Airways, Ahmad al-Zaben, cité par l'agence officielle Kuna, "la plainte déposée auprès de tribunaux en Grande-Bretagne contre Iraqi Airways est maintenue".

Il a précisé que Kuwait Airways réclamait 890 M USD à titre de compensation après la destruction de ses avions et la perte de 86% de son capital durant l'occupation irakienne (août 1990-février 1991). Iraqi Airways est accusée d'avoir "volé" deux avions de Kuwait Airways et des pièces de rechange.

"La compagnie irakienne a proposé la somme de 150 M USD pour régler à l'amiable cette affaire, loin des tribunaux, mais le ministère koweitien des Finances a refusé cette offre", a précisé M. Zaben.

La plainte avait été déposée auprès de tribunaux britanniques en 1991, au lendemain de la libération du Koweit par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis qui avait bouté les troupes de l'ancien président irakien Saddam Hussein hors de l'émirat.

Source: AFP
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Bolivie: suspension des vols vers et à partir de La Paz

Les compagnies commerciales ont suspendu dimanche leurs vols vers et depuis l'aéroport de La Paz en Bolivie près duquel des affrontements violents ont eu lieu dimanche entre forces armées et population civile faisant au moins cinq morts et plusieurs dizaines de blessés.

La principale compagnie Lloyd Aereo Boliviana (LAB) a repoussé trois vols tandis que la compagnie Aerosur a également reporté ses deux dessertes de La Paz, depuis l'aéroport de El Alto situé à 12 kms de la capitale.

La société de contrôle aérien SABSA a indiqué que les vols reprendront normalement lundi, mais que tout dépendra de l'évolution de la crise à El Alto entre le gouvernement et les paysans de l'Altiplano andin voisin, producteurs de feuilles de coca (servant à fabriquer la cocaïne).

Les radios de La Paz se sont faits l'écho dimanche soir d'appels dramatiques pour des dons de sang et de médicaments pour secourir au moins 50 personnes blessées lors des heurts avec l'armée en début de journée.

"Solidarité, apportez du sang, des médicaments à l'hôpital de Kenko. Ils sont en train de mourir (les blessés). Comment peut-on nous assassiner comme ça, comme des lapins, comme des moutons. Nous n'avons fait que demander ce qui est à nous, ce dont nous avons besoin", a lancé une femme, en éclatant en sanglots.

Des porte-parole de l'hôpital Sagrado Corazon et d'autres cliniques ont confirmé l'existence d'un nombre indéterminé de blessés par balles et ont indiqué manquer de médecins et infirmiers.

Plusieurs appels à la radio provenaient d'habitants ayant improvisé des centres d'assistance aux blessés chez eux, dont une femme enceinte touchée par une balle et plusieurs médias ont fait état d'une recrudescence des violences dans la soirée de dimanche.

Le matin, alors que la ville était sous contrôle militaire, les soldats avaient tiré pour contenir une foule de manifestants qui protestaient contre le projet du gouvernement d'exporter via le Chili du gaz naturel, l'une des principales ressources du pays, dans des conditions jugées désavantageuses pour la Bolivie.

L'Eglise catholique et des organisations humanitaires ont dénoncé "un véritable massacre", indiquant que "différents médias ont confirmé l'utilisation d'armes de gros calibre, dont des mitrailleuses lourdes contre le peuple bolivien".

Cela fait environ trois semaines que les producteurs de coca réclament la démission du président Gonzalez Sanchez de Losada, qu'ils soupçonnent de vouloir éliminer la culture de la coca, dont ces paysans vivent et qu'ils défendent comme faisant partie de leurs traditions.

Source: AFP
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Regain d'intérêt de l'Armée américaine pour les ballons dirigeables

Lockheed Martin Corp. vient de remporter un contrat de 40 millions de dollars auprès du Pentagone pour développer d'ici 2006 un prototype de dirigeable destiné à la surveillance aérienne des frontières et notamment à la lutte anti-missiles.

L'engin, de 150 m de long pour 49 m de diamètre, volera à plus de 17000 m d'altitude et sera alimenté par des panneaux solaires. Il devrait être développé à Akron (Ohio), grand centre de production des dirigeables de surveillance lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Avec ce nouveau ballon, l'Armée entend compléter son dispositif de contrôle actuel composé de radars et de satellites. En effet, le système permet l'observation de régions difficilement accessibles pour les radars et ne rencontre pas de problème lié à la rotation de la Terre comme c'est le cas des satellites. De plus, il pourra rester en l'air plusieurs mois, ne descendant au sol que pour la maintenance.

Le contrat signé prévoit également une option pour la construction d'un premier vrai appareil pour 50 millions de dollars, avant plusieurs autres éventuels si tous les tests sont concluants.


Source: Futura-Sciences
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La non-existence du président des États-Unis devient une “bipartisan issue”

13 octobre 2003 — C’est sans aucun doute la plus violente attaque portée contre l’équipe au pouvoir à Washington. C’est aussi la plus importante et la plus grave parce qu’elle vient de l’establishment du Congrès, essentiellement les deux “ministres des affaires étrangères” des deux groupes au Sénat, — le républicain Lugar, président de la commission des affaires étrangères, et le démocrate Biden, président de la minorité démocrate de la même commission, qui ont fait des déclarations publiques dimanche à la NBC. Les deux hommes agissent “ès qualité”, de concert, comme s’ils entendaient affirmer une position “bipartisane” sur la question qu’ils soulèvent.

Les deux hommes mettent en cause aussi bien la politique de l’administration que, plus grave encore, l’exercice du pouvoir au sein de cette administration. Ce dernier point, le plus important parce qu’il accuse in fine certains membres de l’administration (ou tous ?) de manipulation du président, constitue une véritable accusation d’une sorte de “coup d’État permanent” (fameuse expression mitterrandienne) au sein de la direction américaine. Et l’accusation vient d’abord de Lugar, le républicain, un homme du parti du président.

Une autre source (AP) indique que Biden a développé la même critique fondamentale que Lugar, peu après celui-ci, renforçant l’idée d’une concertation entre les deux hommes pour renforcer l’effet de leurs déclarations : « Asked what he would tell Bush should they meet, Biden replied: “I would say, 'Mr. President, take charge. Take charge. Settle this dispute.'” He added that Bush should tell Powell, Rumsfeld and Cheney: “This is my policy. Any one of you that divert from the policy is off the team.” »

Les deux hommes, s’ils parlent de Rumsfeld et de Powell (les deux fractions qui s’affrontent au sein de l’administration), s’attachent surtout à une troisième personnalité de l’administration. C’est le vice-président Cheney qui est directement mis en accusation, comme étant celui qui manipule directement le président, en s’arrogeant les pouvoirs d’intervenir de façon massive dans la formulation, l’expression et le commentaire de la politique américaine.

Ces déclarations sont complètement dévastatrices et mesurent le degré de crise à l’intérieur du système américain. Les deux sénateurs mettent en question le rôle de Cheney, sa légitimité, la compétence de cette administration, et jusqu’aux symboles même de la puissance américaine telle qu’elle s’est exprimée ces derniers mois. (L’expression « the quote military victory », employée par Biden, signifiant “la victoire militaire entre guillemets” ou “la soi-disant victoire militaire”, est effectivement la mise en cause du résultat de la campagne-éclair initiale. C’est la mise en cause de la principale action réalisée par l’équipe GW Bush depuis deux ans, la mise en cause de la signification même de la stratégie utilisée.)

(Il est significatif du climat washingtonien de lire, le même jour, sous la plume de Maureen Dowd, une chronique faite dans son style habituel, où elle conseille au président d'abandonner son mentor habituel, Dick Cheney. Indication que la polémique fait rage à Washington.)

Nous n’en sommes plus aux “hors d’oeuvre”, — l’affaire des armes de destruction massive, le Spygate, etc. Nous sommes au coeur de la crise washingtonienne, c’est-à-dire la mise en cause de facto de la légitimité du pouvoir en place, par inexistence du président et par usurpation permanente de ce pouvoir par d’autres. Lugar et Biden expriment l’inquiétude de plus en plus furieuse de l’establishment washingtonien devant la façon dont est menée la politique irakienne, et devant les réalités du pouvoir américain aujourd’hui. Tout cela alors que l’on approche du début de la campagne présidentielle. On ne peut imaginer de situation plus tendue et plus dangereuse pour la structure même du pouvoir à Washington.

Source: de defensa
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Dimanche 12 octobre 2003 (update 1)

Japon: collision aérienne évitée de justesse près de Tokyo

Une collision en vol a été évitée de justesse la semaine dernière entre un avion de ligne japonais et un avion de patrouille maritime quand les deux appareils se sont frôlés à un distance de 30 mètres l'un de l'autre au-dessus d'une petite île près de Tokyo, rapporte dimanche la presse japonaise.

L'incident a eu lieu mardi dernier a indiqué samedi Air Nippon K.K. (ANK), la ligne intérieure japonaise de All Nippon Airways (ANA), au ministère des transports, indique la presse.

L'avion de ligne, un Boeing-737, avec 62 personnes à bord, grâce à son système automatique anti-collision a pu éviter de percuter le patrouilleur, un P3C-Orion, en reprenant de l'altitude alors qu'il était s'apprêtait à atterrir sur l'île de Hachijo (280 km au sud de Tokyo).

Le Orion, quant à lui, accomplissait un vol d'entraînement de 1.200 km vers Iwo Jima. La visibilité était nulle au moment de l'incident.

Source: AFP
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Interruption provisoire de la grève chez Austrian Airlines

La grève de plus de 15 heures tenue par le personnel navigant de la compagnie aérienne autrichienne Austrian Airlines (AUA) depuis samedi matin, a été provisoirement interrompue dans la nuit de samedi à dimanche et sera reprise la semaine prochaine, a annoncé un syndicaliste.

"La grève n'est pas terminée, elle est seulement interrompue" a annoncé le président du syndicat des transports qui chapeaute le syndicat du personnel navigant qui s'est mis en grève pour protester contre un plan d'économie prévu par la direction, Robert Hengster. "Nous allons recommencer de manière inopinée" la semaine prochaine, a-t-il ajouté.

La direction de AUA s'est de son côté réjouie du caractère modéré des dégâts causés à la compagnie par la grève: "nous n'avons dû annuler sans remplacement que huit vols, 17 avions et équipages ont été affrêtés de l'étranger et ainsi 95,5% des vols ont eu lieu comme prévu, une journée de brume en hiver cause plus de perturbations que cette grève" a déclaré Hannes Davoras, porte-parole de la compagnie.

De nombreux passagers ont également été transférés sur des vols des deux filiales de AUA, Lauda Air et Austrian Arrows mais, selon la direction d'AUA, la grève coûte à la compagnie entre 1,5 et 2 millions d'euros par jour.

Des négociations entre la direction et les syndicats sur le plan d'économie avaient échoué samedi après-midi.

Le président de la puissante Confédération des syndicats autrichiens qui chapeaute tous les syndicats du pays, Fritz Verzetnitsch, s'était alors rendu à l'aéroport de Vienne samedi soir pour lancer un appel au "compromis" entre les deux parties. Il a au même moment accusé la direction d'AUA d'avoir usé d'un "diktat" dans les entretiens avec les syndicats.

Le ministre des Transports Hubert Gorbach a pour sa part condamné la grève, la qualifiant d'"incompréhensible et nuisible", reprochant aux syndicats de mener une "politique du pire".

Un conflit oppose depuis des mois le personnel de bord à la direction de la compagnie, qui souhaite adopter un programme de réduction des coûts de 35% d'ici à 2008, et de 10% dès 2004.

Source: AFP
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Hausse de 6,6% du trafic passagers d'Air France en septembre

Air France a annoncé vendredi une hausse de 6,6% du trafic passagers du groupe en septembre avec un coefficient d'occupation de 75,1% (-2,5 points) et des capacités en progression de 10,1%.

Toutefois, souligne Air France dans un communiqué, cette hausse relève d'un effet de base positif lié à la grève des pilotes de septembre 2002.

Corrigé de l'impact de la grève, le trafic recule de 1,1% tandis que les capacités progressent de 2,0%. Le coefficient d'occupation s'établit alors à 75,1%, en baisse de 2,4 points.

Le mois précédent, la compagnie française, qui prévoit de fusionner avec la néerlandaise KLM, avait enregistré une hausse de 4,2% de son trafic passagers.

Source: Libération
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DC-10 d'UTA: reprise du dialogue entre la Libye et les familles

Le contact a été renoué in extremis samedi entre Tripoli et les familles de victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA en 1989, quelques heures seulement avant l'expiration du délai fixé par les deux parties en vue d'un accord d'indemnisation définitive.

"Une délégation de familles de victimes va arriver lundi à Tripoli pour poursuivre les négociations", a-t-on indiqué dans la soirée de source officielle à Tripoli.

Le porte-parole du Collectif des victimes, Guillaume Denoix de Saint-Marc, a aussitôt confirmé la reprise imminente du dialogue, précisant toutefois qu'il avait exprimé le souhait que la rencontre se déroule en début de semaine à Paris.

En milieu d'après-midi, à Rabat, Jacques Chirac avait rappelé à la Libye ses engagements à l'égard des familles en affirmant que si ces engagements n'étaient pas tenus la France en tirerait des conséquences "sans agressivité et sans faiblesse".Source: AFP
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Galileo débute cette semaine la quête de son futur concessionnaire

Le programme européen de navigation par satellite Galileo va débuter cette semaine la quête de son futur concessionnaire, un consortium privé capable de mettre 1,5 milliard d'euros sur la table pour devenir l'exploitant du système.

L'appel d'offres doit être finalisé dans les jours qui viennent par la Commission européenne et l'Agence spatiale européenne (ESA), les deux parents de Galileo, puis publié au Journal Officiel de l'Union européenne.

En théorie, le futur lauréat se rémunérera de son investissement grâce à une contribution du budget européen, aux droits de propriété intellectuelle liés aux puces électronique Galileo, mais aussi grâce aux services payants qu'il sera capable de proposer, en plus du service de base gratuit.

Les candidats opérateurs - probablement des consortiums industriels et financiers, alliant industriels, opérateurs de satellites, groupes de télécommunications, banques ... - auront jusqu'au 5 décembre pour déposer un premier projet, qui servira de base à une pré-sélection.

Les candidats retenus entreront alors début 2004 dans la négociation finale avec l'entreprise publique européenne qui conduit le projet, pour que le lauréat puisse être choisi avant l'été 2004, selon le voeu de la commissaire européenne chargée des Transports, Loyola de Palacio.[...]Source: Courrierinternational
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Négociation collective : ce que va changer le projet de loi Fillon

Le texte, qui sera présenté mardi, élargit la possibilité de conclure des accords dérogatoires.

Le ministre des affaires sociales a transmis, vendredi 10 octobre, aux syndicats et au patronat le titre II de son projet de loi relatif à la formation tout au long de la vie et au dialogue social. La Commission nationale de la négociation collective (CNNC) l'examinera officiellement, mardi 14 octobre, à partir de 16 h 30. Le texte de François Fillon se propose de renforcer le dialogue social. Il en réforme les règles qui étaient, à quelques exceptions près - dont les lois Auroux de 1982 -, restées inchangées depuis une quarantaine d'années. Le champ de la négociation est étendu par rapport à celui de la loi, le principe majoritaire est introduit dans la conclusion des accords et la possibilité de signer des accords d'entreprise dérogatoires aux accords de branche ou interprofessionnels est étendue.Source: Le Monde
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Le brut au plus haut depuis deux mois

Le baril de brut a atteint vendredi son plus haut niveau depuis deux mois à New York, à près de 32 dollars, alors que le marché reste sous le coup de la baisse surprise de la production de l'Opep et craint une pénurie de fioul de chauffage à l'entrée de l'hiver.

Sur le marché à terme de New York, le prix du brut de référence (light sweet crude) pour livraison rapprochée en novembre, a bondi de 96 cents pour finir à 31,97 dollars, son plus haut niveau depuis le 11 août. Cette échéance avait déjà pris 1,20 dollar jeudi et son gain sur la semaine s'élève à 1,57 dollar.

"Le marché monte en raison de la combinaison de trois facteurs: la poursuite de l'impact de la baisse surprise de l'Opep, le bas niveau des stocks de produits pétroliers qui pourraient pousser les prix du brut bien plus haut si nous avons un hiver froid et enfin, c'est vendredi, et beaucoup d'opérateurs réalisent des opérations techniques", a résumé Fadel Gheit, analyste de la firme Fahnestock and Company.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait décidé en septembre d'abaisser sa production de 900.000 barils par jour à partir du 1er novembre.

Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué vendredi que les stocks commerciaux de produits pétroliers dans les pays membres de l'OCDE ont progressé en août par rapport à juillet mais restent inférieurs de 76 millions de barils à leur niveau de 2002.

Ces stocks représentent 53 jours de consommation, soit 2 jours de moins que le niveau atteint l'an dernier, observe l'Agence.

"Tout cela panique les opérateurs. Nous sommes à la merci de la Nature", a souligné Fadel Gheit.

"Un grand froid ou une perturbation des approvisionnements aura un impact disproportionné sur les cours du brut", prévoit-il. [...]Source: AFP
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L'histoire secrète des indemnités de Jean-Marie Messier

"Le Monde" a eu accès aux procès-verbaux du tribunal arbitral de Manhattan et de la Cour suprême de New York, qui ont tous deux condamné le groupe à payer 20,6 millions de dollars à l'ancien PDG de Vivendi Universal. L'affaire des indemnités de Jean-Marie Messier n'en finit pas de mettre le monde patronal en ébullition, de part et d'autre de l'Atlantique. Jean-René Fourtou, l'actuel PDG de Vivendi Universal (VU), mobilise toutes les juridictions pour ne pas payer, les 20,6 millions de dollars d'indemnités réclamés par son prédécesseur, M. Messier, comme l'y ont condamné le tribunal arbitral de Manhattan puis la Cour suprême de New York.

M. Messier, lui, multiplie les contre-attaques juridiques. Et voilà qu'Eric Licoys, ancien directeur général de Vivendi Universal, contre lequel le groupe a intenté un procès en dommages et intérêts pour avoir signé l'accord d'indemnités, assigne à son tour, devant le tribunal de commerce de Paris, MM. Fourtou, Bronfman, Friedmann, Viénot et Lachmann - tous administrateurs ou anciens administrateurs de VU -, comme l'a révélé La Tribune du 8 octobre. L'Association des petits porteurs (Appac), pour sa part, souhaite aussi assigner Claude Bébéar.

Certains de ces personnages ont raconté, avec forces détails, l'histoire des indemnités de M. Messier, à huis clos, devant le tribunal arbitral de Manhattan. Le Mondea eu accès à ces documents. Etonnantes scènes balzaciennes où les non-dits et les sous-entendus pèsent lourds.Source: Le Monde
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...qu’il était beau le temps de Piaf et de Cocteau

12 octobre 2003 — Selon Philip Delves Broughton, dans le Daily Telegraph du 11 octobre, Piaf et Cocteau (il y a deux expositions marquant, à Paris, le 50e anniversaire de leur mort) entretiennent la mélancolie des intellectuels français (« Piaf and Cocteau inspire France's melancholy mood »). Nous ajouterions, et dirions même, de préférence, que Piaf et Cocteau alimentent la mélancolie de Philip Delves Broughton pour un Paris et une France qui ne sont plus.

Faut-il parler de l’actuel “déclinisme” français ? Delves Broughton est allé enquêter, par exemple, auprès de Frédéric Beigbeder (on imagine une rencontre de cocktail pour ce cas). C’est dire que ce texte ne nous apporte pas grand’chose sur cette question-là. Il nous en apporte par contre beaucoup sur le sentiment des non-Français, notamment des Anglo-Saxons. Ce texte de Delves Broughton est en effet un acte d’accusation contre les intellectuels français, accusés implicitement de disperser le legs de la grande culture française, contre l’évolution de la France. (« The exhibitions also show the Paris of Piaf and Cocteau as a grand cultural capital. Artists flocked there; fashions and artistic movements were born there. Can that be said of contemporary Paris? ») Tout cela est plein d’ironie pour ceux des Français qui se montrent sensibles aux accusations anglo-saxonnes dès que la France fait parler d’elle, en la riculisant, en lui déniant nombre des vertus que Delves Broughton reproche à ses intellectuels de disperser. Nous pourrions avancer l’hypothèse que la paradoxale mélancolie de Delves Broughton pour les vertus perdues de la France doit elle-même dissimuler un grand désarroi, dont la situation française est pour lui une illustration frappante.

Tout cela est plein d’ironie (suite), pour ceux qui ont un peu de mémoire. Lorsque Delves Broughton regrette tout haut ce temps béni, l’époque de Piaf et de Cocteau, et qu’il nous parle de la « France's vibrant mid-century culture », il serait intéressant pour lui (et pour Le Monde, qu’il cite en l’occurrence) qu’il aille également consulter ce qu’on disait de la culture française alors. Les Américains cultivés se plaignaient de voir la France se perdre définitivement dans une “américanisation” sordide (article d’Esquire, en juillet 1958, au moment où Piaf chantait et où Cocteau écrivait). Marcel Aymé observait : « Nous sommes l’Algérie de l’Amérique à cette exception près que nous ne nous révoltons même pas. »

Au reste, l’on disait cela de la France dans les années vingt (lire Paul Valéry ou bien Arnaud Dandieu et Robert Aron avec leur Décadence de la nation française, de 1931). On disait la même chose à la fin du XIXe siècle (Jule Lemaître en 1897 : «Voilà vingt-sept ans qu’il n’y a plus guère de plaisir à être français »). On disait aussi bien, c’est-à-dire pire, sous le Second Empire : un coup d’oeil au Journal des frères Goncourt vous renseigne illico presto là-dessus, et avec quel talent. Et ainsi de suite... Le “déclinisme” de la nation française est, depuis des siècles, l’une des valeurs sûres du patrimoine culturel mondial.

Donc, rien de nouveau sous le soleil, — quant à l’état d’esprit, certes. Pour le reste, c’est-à-dire la situation elle-même, il n’est pas faux d’avancer que la France, Paris essentiellement, ses intellectuels particulièrement, témoignent d’une vacuité, d’un nihilisme, d’un conformisme, d’un cynisme, d’une vulgarité et d’une inculture qui vous coupent le souffle. Donc, Delves Broughton n’a pas tort ? Pas complètement, sauf qu’en exprimant le “déclinisme” français, Paris exprime une situation française intérieure qui n’est rien d’autre qu’un miroir de toute la civilisation occidentale, — ce qui est bien dans la tradition de Paris. C’est cela, leur “américanisation”, notre “américanisation” à tous d’ailleurs (rien à voir avec les querelles polémiques sure l’antiaméricanisme qui font vibrer nos professeurs de vertus morales).

Hier soir, dans l’émission Forum d’Arte, à 19H00, Nicolas Baverez, l’inspirateur (involontaire ?) de ce grand courant décliniste avec son livre La France qui tombe, débattait avec un journaliste allemand. Ce dernier, en fin d’émission, adopta un rôle assez analogue à celui que joue Delves Broughton dans son article, en se révoltant contre ce pessimisme, et disant à Baverez, en substance : mais enfin, si la France va si mal, quel modèle doit-elle suivre ? Quel pays en Europe peut lui servir de modèle ? Baverez évite la question, pour la raison simple qu’il n’y a pas de réponse. Il répond à côté en parlant d’un État qui, en France, n’assume plus sa tâche, d’hommes politiques qui n’ont plus le sens de l’État, d’une société qui démissionne, d’une fierté d’être Français qui n’existe plus, etc. Il n’a pas tort bien sûr, et on peut aller plus loin : en disant cela pour argumenter en faveur d’une soi-disant modernisation de la France, il fait l’apologie des vertus de la France du passé ; et, en dénonçant le déclin français, il ne fait que parler d’une situation qui est le miroir de la décadence accélérée et extraordinaire d’intensité de toute la civilisation occidentale, de l’échec explosif du progrès et du modernisme.

Source: de defensa
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Samedi 11 octobre 2003

La Luftwaffe tirera…

Pour empêcher un scénario type 11 septembre en Allemagne, Peter Struck, ministre allemand de la Défense, propose de faire abattre par les chasseurs de la Luftwaffe l’avion civil qui serait détourné par des terroristes pour attaquer un objectif sensible. D’après ce projet, le ministre de la Défense, dans l’urgence, donnerait l’ordre de tir, sans en référer à quiconque.

Source: Nouvel obs
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Olympic Airways: le personnel de cabine saisit la justice

Le personnel de cabine de la compagnie nationale Olympic Airways a intenté une action en référé pour protester contre "la suppression des conventions collectives" en vue de la privatisation de l'entreprise en proie de graves difficultés financières, a-t-on appris samedi auprès de leur syndicat.

"580 stewarts et hôtesses ont saisi la justice pour protester contre la suppression des conventions collectives et leur action doit être jugée lundi", a indiqué à l'AFP le président de l'Union du peronnel de cabine, Sotiris Mourikis.

Un amendement a été voté au parlement grec début septembre pour la création d'une nouvelle compagnie aérienne, Olympic Airlines, qui doit reprendre les activités aériennes d'Olympic Airways.

Cet amendement prévoyant la privatisation à terme de la nouvelle compagnie, doit employer 1.850 personnes avec de nouveaux contrats de travail permettant une réduction de 45% du coût de fonctionnement.

M. Mourikis a indiqué que l'action en justice vise aussi à retarder le début du fonctionnement de la nouvelle compagnie, prévue par le gouvernement début novembre.

Le président actuel d'Olympic Airways, Dimitris Kalofonos, avait indiqué jeudi qu'Olympic Airlines serait opérationnelle début décembre.

Source: AFP
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L’union Air France et KLM, un air de déjà-vu

Le mariage a été conclu le 30 septembre ?

Il est à croire qu’avant de conclure le mariage d’Air France et de KLM, le 30 septembre, Jean-Cyril Spinetta avait lu le livre de Carlos Ghosn, le PDG de Nissan (Citoyen du monde, Grasset). Car le patron de la compagnie aérienne française s’est appliqué à démontrer que cette alliance avec les Néerlandais n’avait rien du coup de force. Tout comme Ghosn lie, dans son livre, la réussite Nissan-Renault au « respect des identités » et à la maîtrise « des tendances impérialistes » au sein du couple, Jean-Cyril Spinetta récuse toute volonté hégémonique d’Air France sur KLM.

L’ego de Leo ménagé. Après vingt et un mois d’âpres négociations, les dirigeants de KLM ont d’ail­leurs eu droit à tous les égards : Jean-Cyril Spinetta a d’abord laissé à son ami « Leo » (Leo Van Wijk, le PDG) le soin d’annoncer en premier leur mariage, et à Amsterdam. De retour à Roissy - en vol KLM -, le patron d’Air France a scrupuleusement mesuré pendant la conférence de presse son temps de parole. Au­tant de petites attentions qui flattent l’ego de Leo.

Sur le fond, on reconnaît ouvertement à Air France s’être inspiré du modèle Nissan-Renault. « Surtout pour le maintien des identités nationales et la recher­che des synergies », note Marc Boudier, directeur général, chargé des activités Cargo. Air France et KLM seront transformées en deux filiales, avec un holding de tête. Celui-ci détiendra 100 % des droits économiques d’Air France et autant de KLM, mais il n’aura que 49 % des droits de vote de la compagnie batave. Le reste sera détenu pendant trois ans par des intérêts néerlandais (dont l’Etat)… Une concession importante faite par Jean-Cyril Spinetta, visiblement indispensable pour obtenir le feu vert des Pays-Bas et préserver leurs droits de trafic.Source: Challenges.fr
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Troisième aéroport ? Aux Pays-Bas !

Gilles de Robien, le ministre chargé des Transports, a pris prétexte de l’accord entre Air France et KLM pour décréter qu’un nouvel aéroport destiné à décongestionner Roissy, et dont le site est difficile à trouver, ne s’imposait plus: on enverrait les passagers des années futures à Schiphol, l’aéroport d’Amsterdam, qui se trouvera, quand la ligne TGV sera terminée, à 3h10 de Paris... Les riverains de Roissy redoutent, eux, que l’accord ne draine de nouveaux passagers vers le hub d’Air France. On évoque la construction d’une cinquième et d’une sixième piste à Roissy, on parle de 900000 mouvements par an, alors qu’on en est aujourd’hui à 510000, et le trafic de nuit consacré au fret est en augmentation.

Source: Nouvel obs
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Grève du personnel navigant d'Austrian Airlines

Le personnel navigant de la compagnie aérienne autrichienne Austrian Airlines (AUA) s'est mis en grève samedi matin pour une durée indéterminée pour protester contre un plan d'économie prévu par la direction, ont annoncé des syndicalistes d'AUA.

En prévision de cette grève la direction d'AUA avait annoncé vendredi soir l'annulation de plusieurs vols le même soir et samedi et le transfert, sur d'autres compagnies aériennes, des réservations des passagers pour les vols annulés. La direction d'AUA a également prévu la location d'avions et de leurs équipages à l'étranger.

Sont notamment concernés par les annulations les vols intérieurs en Autriche et les vols vers et en provenance d'Allemagne prévus samedi par AUA.

Le syndicat de la compagnie Lauda-Air, une filiale d'AUA, pourrait également décider une grève à la suite d'une réunion prévue dans la matinée de samedi à l'aéroport de Vienne.

La grève chez AUA a été déclenchée malgré une décision prise vendredi par un tribunal de Vienne de déclarer "illégale" car "constituant une menace économique pour l'entreprise" une réunion du syndicat du personnel navigant qui a préparé la grève samedi matin pour décider sa tenue.

Sur cette base la direction d'AUA a annoncé samedi des "démarches" contre les syndicalistes de la compagnie, soit des demandes de dommages-et-intérêts contre eux.

Source: AFP
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DC-10 UTA: Chirac rappelle la Libye à ses engagements

Le président français Jacques Chirac a rappelé à la Libye ses engagements à l'égard des familles des victimes de l'attentat du DC-10, en affirmant samedi à Rabat que si ces engagements n'étaient pas tenus, la France en tirerait des conséquences "sans agressivité et sans faiblesse".

L'attentat du DC-10 d'UTA et ses suites

Le 19 septembre 1989, un DC-10 de la compagnie française UTA, assurant la liaison Brazzaville-Paris via N'Djamena, s'écrase dans le désert du Ténéré, au Niger. Les 170 passagers et membres d'équipage, de 17 nationalités, sont tués, dont 54 Français.

Après la découverte de traces d'explosifs sur les débris de l'appareil, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour terrorisme.

L'enquête, menée par le juge d'instruction parisien Jean-Louis Bruguière, s'oriente vers des réseaux islamiques proches de l'Iran, l'OLP, la Syrie, les milieux terroristes chiites et Bernard Yanga, un opposant congolais lié à Tripoli. Celui-ci avoue, avant de se rétracter, que le chargé d'affaires libyen à Brazzaville, Abdallah Elazragh, lui avait donné une valise contenant l'explosif, remise par la suite à un passager.

En 1991, le juge Bruguière met officiellement en cause la Libye et lance quatre mandats d'arrêt internationaux contre des responsables libyens: Abdallah Senoussi, beau-frère du colonel Kadhafi et considéré comme le numéro deux des renseignements libyens, Abdallah Elazragh, Ibrahim Naeli, membre des services spéciaux, et son adjoint, Musbah Arbas.

En 1992, l'Onu adopte deux résolutions, l'une condamnant l'attentat du DC-10 et celui contre un Boeing de la PanAm au-dessus du village de Lockerbie, en Ecosse (270 morts, le 21 décembre 1988), l'autre imposant un embargo aérien et militaire à la Libye.

Les autorités libyennes acceptent pour la première fois en 1996 de coopérer avec Paris. Le juge Bruguière se rend à Tripoli et ramène une valise d'explosifs identique à celle utilisée pour l'attentat et saisie, selon la Libye, en 1990 chez des opposants au colonel Kadhafi.

Il délivre deux nouveaux mandats d'arrêt à l'encontre d'Abdelsalam Issi Shibani, ancien responsable technique des services libyens, soupçonné d'avoir acheté en Allemagne l'un des composants du détonateur, et Abdelsalam Hammouda, membre opérationnel présumé de ces services.

Dans les conclusions de son enquête, le juge Bruguière accuse formellement les services secrets libyens d'être responsables de l'attentat.

En 1999, les six Libyens sont condamnés par contumace par la Cour d'assises de Paris et la Libye transfère 35 millions de dollars en France destinés aux familles des victimes, soit entre 3.000 et 30.000 euros par partie civile, au nombre de 313.

A la suite de l'annonce mi-août d'un règlement entre Tripoli et les familles des victimes américaines et britanniques de l'attentat de Lockerbie (Ecosse) en 1988, la France insiste sur le "principe d'équité" pour les familles des deux attentats et menace clairement d'user de son droit de veto à une levée des sanctions de l'Onu contre Tripoli.

La Grande-Bretagne avait annoncé avoir obtenu de la Libye la promesse d'une compensation de 2,7 milliards de dollars pour les familles des 270 victimes de l'attentat de Lockerbie.

Le 11 septembre, les familles des victimes de l'attentat du DC-10 et la Libye parviennent à un accord prévoyant un engagement à conclure les négociations d'indemnisation dans un délai d'un mois.

Cet accord a permis l'adoption le lendemain par le Conseil de sécurité de l'Onu, d'une résolution levant les sanctions contre Tripoli.

Cependant aucun progrès dans les négociations n'a été enregistré depuis la venue à Paris le 19 septembre d'un négociateur libyen.


Source: AFP
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Shenzhou V, une consécration pour l'ancien président Jiang Zemin

Si le premier vol habité chinois est un succès, ce sera aussi une victoire pour l'ancien président, Jiang Zemin, toujours chef de l'armée, promoteur acharné du programme spatial de son pays.

Un tel succès pourrait lui permettre de se maintenir plus longuement à la tête de la Commission militaire centrale (CMC), où au contraire, de se retirer en beauté après avoir propulsé la Chine dans le cercle étroit des puissances de l'espace.

Quand en 1992, les dirigeants chinois communistes dits de la "troisième génération", des ingénieurs formés pour la plupart en Union soviétique, arrêtent un programme spatial ambitieux, Jiang est numéro un du parti et déjà président de la CMC. Il deviendra chef de l'Etat l'année suivante.

Dès les années 1950, Mao Tsé-toung avait engagé son pays, pour des raisons militaires, dans la construction de missiles et de fusées, puis de satellites à partir de 1970.

Deng Xiaoping caressa bien le rêve d'envoyer un Chinois dans l'espace à la fin des années 1970, mais abandonna en 1980 pour réorienter le programme spatial chinois vers le lancement plus rentable de satellites commerciaux.

Au début des années 1990, Deng aurait toutefois milité pour que la Chine se relance à la conquête de l'espace.

"A l'origine, ce fut une initiative de Deng Xiaoping, mais il ne fait pas de doute que Jiang en retirera des bénéfices", selon Arthur Ding, un spécialiste taiwanais des affaires militaires chinoises.

Agé de 77 ans, Jiang Zemin a suivi de près le programme spatial chinois au cours des 13 ans qu'il a passés à la tête du régime.

Le 25 mars 2001, il s'était personnellement rendu sur au centre spatial de Jiuquan (nord-ouest), pour le lancement du vol inhabité Shenzhou III, accompagné de deux de ses protégés, Wu Bangguo, aujourd'hui président du parlement et Zeng Qinghong, son maître à penser devenu vice-président du pays.

Jiang devrait également faire partie des dirigeants qui assisteront à l'envoi du premier Chinois dans l'espace, probablement mercredi prochain à 09H00 locales (01H00 GMT).

La présence du chef de l'armée pour le lancement de Shenzhou V est "une façon de rassurer les militaires qu'on ne diminuera pas leurs crédits scientifiques, après avoir réduit leurs effectifs", estime Gilles Guiheux, directeur de l'Institut de recherches sur la Chine contemporaine, basé à Hong Kong.

"Si le vol réussit, il y a des gens en Chine qui penseront du bien de Jiang Zemin, qui a travaillé si longtemps sur le projet", reconnaît Bao Tong, un ancien responsable gouvernemental aujourd'hui dissident.

Un succès ne devrait cependant pas suffire à Jiang pour consolider durablement son pouvoir, selon M. Bao.

"Le type de science dont la Chine a besoin est une science qui aide à démocratiser la Chine, qui aide les paysans à augmenter leurs revenus et les ouvriers licenciés à trouver du travail", estime le dissident.

Source: AFP
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Irakgate: analyse

GW et compagnie : la machine ne recule jamais

10 octobre 2003 — GW a lancé une grande campagne d’“explication”. A l’américaine et à la soviétique, dirait-on. Le thème : la guerre contre l’Irak était justifiée, Saddam était un fou qui menaçait l’Amérique, ne croyez pas (il s’adresse aux Américains) tout ce que vous disent les journaux.

Justin Raimundo, revenu de ses faiblesses pour le président présente cette “offensive de RP” (relations publiques) sous le qualificatif assez juste de “pathétique”. Il décrit, également justement, cette offensive dans des termes qui nous montrent qu’il s’agit d’une bataille entre la réalité et le virtualisme, désormais doctrine officielle du gouvernement américain. (Aux morts de la journée d’hier qu’il cite dans son texte pour souligner la réalité de la situaton en Irak, Raimundo pourrait ajouter celles de deux autres GI tués après l’attentat dans une embuscade à Bagdad, ce qui fait du 9 octobre une des journées les plus sanglantes et les plus dramatiques de l’“après-guerre”.)

On trouve d’autres exemples de cette situation de conflit entre virtualisme, ou la spin machine comme on l’appelle, et la réalité. Par exemple, le récit que fait David Corn, de The Nation, du piège où l’attira Fox News pour une interview sur le scandale spygate (Corn fut le premier journaliste à révéler l’affaire et il a écrit un livre sur un sujet approchant, — The Lies of George W. Bush ; c’est sur ces deux thèmes qu’il était interrogé). Corn fut battu, comme le dit la première phrase de son article : « I fought the Republican spin machine, and the Republican spin machine won. »

C’est une situation étrange qui s’installe aux USA, très différente de celle qui précéda la guerre. Cette fois, l’essentiel de la presse (sauf les organes marqués comme Fox News), l’édition (qui se spécialise dans l’anti-GW), le Congrès de plus en plus et, semble-t-il, si l’on en croit les sondages et d’autres signes, une partie grandissante du public, se situent en complète opposition au gouvernement et à ses présentations virtualistes du monde.

C’est une situation étrange parce que rien ne dit que cet étrange hiatus entre la réalité du monde, et la façon dont le public la perçoit, et l’interprétation (la “perception”) de l’administration GW puisse se combler, — et tout nous dit au contraire qu’il va s’accentuer.

Il semble en effet acquis que la spin machine ne reculera pas sur sa description de la situation. Ceci semble désormais la “tactique” (tactique ?) de l’administration et de sa spin machine : tout rejeter en bloc en invoquant le pêché de calomnie dans le chef des non-virtualistes, en attendant que les choses aillent mieux, car personne dans ces milieux ne semblent douter que les choses iront mieux. (D’ailleurs, il n’est pas loin d’être assuré que certains, dans cette administration, croient effectivement que les choses ne vont pas si mal. Les rapports internes de Paul Bremer sont optimistes sur le court terme, parce que l’optimisme est la règle interne actuelle dans l’administration. Les réactions des sociétés US qui ont accepté d’être impliquées dans la “reconstruction”, — important, cela, — sont encourageants, ces sociétés voulant verrouiller leur présence. Il y a eu trois jours sans interruption d’électricité, ce qui est salué comme un signe d’amélioration de la situation par le Times de Londres, signe mis d’ailleurs sur le même plan que le constat que les températures de cet automne sont devenues très agréables (Dieu est avec la “reconstruction”).

Si la tendance perceptible ces derniers jours aux USA, notamment avec le révolte des électeurs en Californie, se renforce, — et il n’y a pas de raison pour l’instant qu’il en soit autrement, — la situation va évoluer vers une rupture de perception et une potentialité d’affrontements radicaux sur divers sujets. Cela pourrait se marquer nettement dans la période électorale qui s’ouvre, notamment pendant les élections primaires. On ne sait pas si la situation américaine est révolutionnaire, — ce n’est vraiment pas dans les habitudes de ce pays,— mais la situation de la perception de grands groupes civiques l’est totalement, d’une façon qui n’a pas de précédent. C’est un domaine complètement inédit.


Vendredi 10 octobre 2003

Corsair : campagne de pub en Métropole et aux Antilles

Corsair a donné, en début de semaine, le coup d'envoi de sa nouvelle campagne de communication. La compagnie s’affiche sur 1530 panneaux à Paris et sa Banlieue, et sur plus de 500 panneaux à partir du 9 octobre aux Antilles.


Jusqu’au 16 octobre en Métropole, et au 24 octobre aux Antilles, Corsair vient de lancer sa deuxième campagne publicitaire de l'année, après celle du mois d'avril. Objectif : "notre communication actuelle s’inscrit dans notre volonté de positionner Corsair comme la compagnie régulière française à tarifs attractifs la plus sympathique." explique un communiqué.Pour ce faire, le transporteur souhaite toucher deux cibles : 

- une clientèle touristique métropolitaine à la recherche de destinations soleil au meilleur coût. 
- une clientèle originaire des DOM qui voyage essentiellement pour raisons familiales ou professionnelles. 

Source: Tourmag
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La Nasa fait voler un avion modèle réduit propulsé par un rayon laser

La Nasa a réussi à faire voler le premier avion en modèle réduit entièrement alimenté en énergie par un rayon laser basé au sol, a-t-on appris vendredi auprès de l'agence spatiale américaine qui a mené l'expérience de son centre spatial basé à Huntsville (Alabama, sud).

L'avion, d'un poids de 300 grammes et d'une envergure de 1,5 mètre, a été intégralement propulsé par un rayon laser invisible généré au sol, qui suivait l'avion en vol et dirigeait son énergie vers des cellules photovoltaïques équipant l'appareil pour alimenter l'hélice de l'avion.

"L'avion pouvait continuer de voler aussi longtemps que la source d'énergie, dans ce cas un rayon laser, restait ininterrompue, c'est la première fois à notre connaissance que l'énergie d'un avion provient seulement d'une lumière laser", a expliqué Robert Burdine, qui a dirigé l'essai.

L'appareil radio-commandé est construit en balsa - un bois léger -, doté d'une structure de fibre de carbone et recouvert d'un film plastifié de type cellophane. Il est équipé d'un panneau spécial de cellules photovoltaïques convertissant l'énergie du rayon laser en électricité alimentant le moteur qui fait tourner l'hélice.

Le vol d'essai de l'avion a été réalisé à l'intérieur d'un des hangars du centre spatial Marshall de la Nasa à Huntsville.

Lancé d'une plate-forme, l'avion a été immédiatement visé par le laser qui a commencé à alimenter le moteur. L'appareil a décrit des vols circulaires jusqu'à ce que le rayon laser soit coupé. L'avion a alors plané jusqu'à son atterrissage.

Cette démonstration ouvre la perspective d'alimenter en énergie certains avions pouvant transporter des équipements scientifiques ou de communications, et qui pourraient rester en vol indéfiniment, un concept qui offre des applications commerciales notamment dans l'industrie des télécommunications, a estimé David Bushman, directeur du projet au centre Marshall.

"Un groupe de télécoms pourrait installer des transpondeurs à bord d'un avion et le faire voler au dessus d'une ville, il pourrait être utilisé comme relais de téléphones portables, télévision par câble ou connexions internet", a-t-il estimé.

La Nasa considère l'énergie transmise par un rayon laser comme une technologie au potentiel important dans la mise au point de nouveaux avions et de leur utilisation. A cet égard, "nous estimons que (cette expérience) est un pas dans la bonne direction", a déclaré M. Bushman.

Source: AFP
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DC-10: échec en vue entre Tripoli et les familles sur l'indemnisation

Les discussions entre la Libye et les familles des victimes de l'attentat du DC-10 devraient, sauf surprise, se solder par un échec, le délai fixé pour un accord d'indemnisation expirant samedi à minuit.

Le dernier espoir des familles était vendredi la venue d'une délégation libyenne ce week-end à Paris.

"Nous souhaitons la venue d'une délégation avec des propositions concrètes qui permettraient de renouer les négociations", une demande appuyée par l'ambassade de France à Tripoli, a déclaré vendredi à l'AFP Françoise Rudetzki, présidente de l'association SOS Attentats qui négocie avec Tripoli aux côtés du collectif des familles.

Depuis la venue à Paris le 19 septembre d'un négociateur libyen représentant la fondation Khadafi, présidée par un fils du leader libyen, Seïf el-Islam, les discussions n'ont pas repris.

Les Libyens avaient alors confirmé deux propositions : une indemnité d'un million de dollars par famille (celles de l'attentat de Lockerbie ont obtenu quatre millions) et la création pour alimenter ces paiements d'un fonds financé par les entreprises françaises opérant en Libye.

La première proposition avait été jugée "inacceptable" par les familles des victimes de l'attentat contre le DC-10 français d'UTA (170 morts le 19 septembre 1989 au-dessus du Niger) et la seconde "cynique".

"Le 19 septembre, nous avons soumis aux Libyens un calendrier de réunions. Ils n'ont toujours pas répondu", constate le porte-parole du collectif des familles, Guillaume Denoix de Saint-Marc, dont le père a péri dans l'attentat.

Il se refuse cependant à s'avouer vaincu. "L'échéance (samedi à minuit) n'est pas encore passée. Un accord est encore possible. Avec les Libyens, nous sommes habitués à ce que les choses se passent au dernier moment", a-t-il dit à l'AFP.

Cette date limite est contenue dans l'accord de principe signé le 11 septembre entre la Fondation et les familles et qui ne prévoyait d'ailleurs rien d'autre qu'un engagement à conclure les négociations dans un délai d'un mois.

La signature de cet accord avait surtout évité à la France d'utiliser son veto le 12 septembre contre la levée des sanctions de l'ONU frappant la Libye depuis 1992 et 1993, alors que Washington et Londres faisaient pression pour cette levée après avoir obtenu en août un accord sur l'indemnisation des victimes de Lockerbie (270 morts en 1988).

"J'aurais préféré un accord avant la levée des sanctions mais le collectif des familles n'a pas souhaité qu'on aille au veto", confie Françoise Rudetzki, qui n'était pas non plus favorable à des négociations directes entre la Libye et les familles, préférant des négociations d'Etat à Etat.

En cas d'échec ce week-end, SOS Attentats demandera au gouvernement, "qui a cautionné l'accord de principe, d'exercer tous les moyens de pression diplomatiques et économiques pour obtenir satisfaction".

L'organisation est sans amertume à l'égard du gouvernement. "C'est déjà miraculeux que le gouvernement français pousse un peu nos initiatives alors qu'en 1999, après le procès aux assises, le gouvernement estimait s'être acquitté de ses obligations", conclut Françoise Rudetzki.

Ce procès a vu la condamnation par contumace de six Libyens, dont un beau-frère de Kadhafi à la perpétuité et l'octroi d'indemnités aux proches des victimes variant de 3.000 à 30.000 euros.

Source: AFP
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Lufthansa supprime 2.000 emplois alors que le trafic peine à redécoller

La Lufthansa va supprimer 2.000 emplois en Allemagne "dans les années à venir", a indiqué vendredi un porte-parole, alors que les activités de transport de passagers comme de fret de la compagnie aérienne allemande continuent à souffrir d'une faible demande.

Sur les 2.000 suppressions d'emplois prévues, la plus grande partie touchera l'unité chargée de la restauration, LSG Sky Chefs, tandis que 500 à 600 postes disparaîtront dans les services d'enregistrement, 200 dans la maintenance des bâtiments et 100 dans la branche de fret, Lufthansa Cargo, a précisé le porte-parole.[...]Source: AFP
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A l'inverse de KLM, Air France rationalise sa flotte autour d'Airbus

Air France, qui a pris jeudi livraison du nouvel A318 d'Airbus, poursuit la rationalisation de sa flotte dominée par les appareils du constructeur aéronautique européen, à l'inverse de sa concurrente et future fiancée KLM, équipée principalement d'avions Boeing.

"Le fait de rationaliser la flotte long courrier et de rationaliser totalement notre flotte moyen courrier, est un effort que l'on a entrepris en 1997-1998", rappelait Pierre-Henri Gourgeon, directeur général exécutif d'Air France devant la presse, à l'issue d'une cérémonie sur le site du constructeur européen à Hambourg.

Air France et ses filiales exploitaient 362 appareils (dont 4 Concorde aujourd'hui hors service, 150 Airbus et 98 Boeing) au 31 mars dernier, selon les statistiques publiées dans son rapport annuel d'activités. Cette stratégie consiste à n'utiliser qu'un seul type d'appareils pour la desserte des liaisons court-moyen courrier, en l'occurrence Airbus, et d'éliminer progressivement les derniers Boeing, aujourd'hui au nombre d'une trentaine, encore en circulation sur ces lignes. D'ici trois ans, date de livraison du dernier des 15 A318 commandés, "nous allons être le plus gros opérateur d'Airbus de la famille A320" précise M. Gourgeon. "L'intérêt d'avoir des avions d'un seul type, c'est d'avoir une seule catégorie de pilotes, une seule catégorie de moteur, d'avoir les mêmes pièces de rechanges, etc...", explique-t-il, comparant cette stratégie à celle de certaines compagnies à bas coût comme l'Américaine Southwest et l'Irlandaise Ryanair qui ont opté pour le tout Boeing. Le choix d'Airbus s'est imposé pour deux raisons, selon lui : d'une part "parce que l'on avait commencé largement avec Airbus" et d'autre part parce que la gamme de Boeing sur le court-moyen courrier n'est pas aussi complète.

Il est difficile de chiffrer les bénéfices de ces efforts, notamment en raison de l'étalement de ces opérations dans le temps mais, selon M. Gourgeon, "on économise certainement quelques pourcentages de coût unitaire, c'est-à-dire des sommes très importantes puisque nos marges sont faibles". Cette règle de rationalisation autour d'un constructeur unique ne vaut que pour le court moyen courrier, c'est-à-dire globalement les destinations domestiques et intra-européennes de la compagnie. "Sur le long courrier, les choses sont différentes parce que sur le long courrier vous avez d'autres facteurs de diversité", dit-il, citant le rayon d'action et la capacité cargo des appareils. Plusieurs "familles" d'appareils opèrent sur ce créneau chez Air France : les A330-A340 d'Airbus, dont la capacité varie de 220 à 250 places, les 777-200 et bientôt 777-300 de Boeing (de 280 à 350 places), les "jumbo-jet" 747-400 et en 2007 le futur avion géant A380 d'Airbus.

L'autre facteur expliquant le maintien d'une flotte duale sur ce segment est le prix beaucoup plus élevé des appareils qui imposent la mise en compétition permanente des deux constructeurs mondiaux. Reste que le choix tout Airbus d'Air France est diamétralement opposé à celui de KLM qui entretient une flotte tout Boeing et vient seulement de passer commande de 10 A310 et 6 A330. Cette position risque de gâcher des synergies possibles dans le nouvel ensemble (518 appareils dont 185 Boeing et 150 Airbus) en termes de maintenance, de formation des pilotes et de pièces de rechanges notamment. "Le besoin d'harmonisation de la flotte est moins fort à partir du moment où il s'agit de deux compagnies séparées qui vont rester autonomes", estime cependant M. Gourgeon. "Par contre, ce que nous pouvons faire sur le long courrier, c'est jouer sur le carnet de commande", explique-t-il : "On peut déplacer des appareils d'un carnet de commande à l'autre si c'est nécessaire".

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Jeudi 9 octobre 2003

Axis Airways candidate à la reprise d'Aeris

Axis Airways serait, selon nos informations, candidate à une reprise partielle d'Aéris, actuellement en redressement judiciaire. La compagnie charter marseillaise, créée en 1999, est intéressée par le savoir-faire des activités charter de son homologue toulousaine.

Sans tambours ni trompettes, le Groupe Axis Partners s'est installé dans le paysage (réduit) des compagnies aériennes rentables. On avait fini par oublier que l'on pouvait encore gagner de l'argent dans ce secteur...

Préoccupation prioritaire de ses dirigeants : remplir les avions avant de les acheter. Un principe à priori logique mais dont l'application ne se vérifie pas toujours. Avec une flotte de Boeing 737 300, 737 300 QC et 747 200, Axis est un touche à tout des activités du secteur : vols à la demande, Cargo, Fret express et, bien sûr charter.

C'est cette dernière activité que ses dirigeants, à commencer par Pierre Fourques, dirigeant responsable de la Compagnie et ancien d'Air Littoral, veulent développer aujourd'hui.

"Nous ne courons pas après les slots..."

De source proche du dossier, Axis plutôt positionnée dans le charter moyen courrier, veut se positionner également sur le long courrier et desservir pour le compte de ses TO partenaires des destinations telles Cuba, Rep Dom et d'autres.

Une activité où Aeris possède une expérience et un savoir faire certain qui intéresse la compagnie marseillaise.

"Nous ne courrons pas après les slots, explique un cadre de l'entreprise, ce n'est pas notre métier, même si nous pouvons envisager des partenariats avec d'autres dans ce domaine. Ce qui nous intéresse ce sont les activités charter".

Rappelons qu'à ce jour Aeris est en redressement judiciaire, faute de fonds propres suffisants, assorti d'une période d'observation d'un mois qui devrait s'achever fin octobre.

En effet, la compagnie en proie à de sérieuses difficultés financières, n'a pu déférer à la demande du CSAM "de conclure la restructuration de l’ensemble de son capital, conformément aux délais fixés par l’Etat".
Sa dette publique est, selon un communiqué, évaluée à 7 Mie. A ce jour, 2 repreneurs se seraient manifestés. [Axis est la Compagnie qui avait repris le 737 FUI]

Source: Tourmag
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Air Littoral : le plan social devrait porter sur plus de 300 emplois

Les administrateurs judiciaires ont présenté hier au comité d'entreprise extraordinaire d'Air Littoral les esquisses des projets de reprise de la compagnie. Au vu des deux projets les plus porteurs d'espoir, l'intersyndicale a compris que l'entreprise ne ferait pas l'économie d'un plan social qui pourrait porter sur la suppression de 300 à 350 emplois sur un effectif de 668 personnes pour la compagnie proprement dite. Les projets esquissés par Azzura et un autre candidat qui souhaite garder l'anonymat ne porteraient que sur la reprise de la flotte des 17 CRJ.

Une troisième candidature a été présentée par la société BWA basée à l'île Maurice et s'ajoute à celles de Danavia et de NGFI pour la totalité de la compagnie. TAT Industrie et la société toulousaine SLM3D sont candidates à la reprise d'Air Littoral Industrie tandis que l'ISG de Paris et Jérôme Chauchard, dirigeant d'Axis Travel à titre personnel, le sont pour l'Esma.

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Bruxelles National : moins d’avions mais plus de passagers

1.486.211 passagers ont fréquenté l'aéroport en septembre 2003 Les statistiques de passagers pour le mois de septembre à l'aéroport de Bruxelles confirment l'amélioration du taux d'occupation des avions alors que le nombre de vols diminue. Le nombre des passagers locaux (654.256) est en augmentation (+ 0,73%) par rapport à septembre 2002, et en diminution de 8,09 % par rapport au mois de septembre de l'année record 2000.

Avec un total de 64.358 le nombre de passagers "en transfert" a augmenté en septembre de 1,75% par rapport à 2002; mais reste toujours de 80,52% inférieur à l'année 2000, en raison de la disparition du hub de Sabena.

Toutes catégories confondues, 1.486.211 passagers ont fréquenté l'aéroport en septembre 2003, soit 1,21% de plus par rapport à septembre 2002 et 30,08% de moins qu'en 2000.[...]


Continuité territoriale Outre-mer: dispositif en vigueur 1er janvier

Brigitte Girardin, ministre de l'Outre-mer, a souhaité mercredi que le dispositif concernant la continuité territoriale avec l'Outre-mer entre en vigueur "dès le 1er janvier prochain".

"Mon objectif est que l'ensemble du dispositif soit en vigueur dès le 1er janvier prochain", a affirmé la ministre à l'Assemblée nationale.

"S'agissant de la dotation, je souhaite que l'aide qui sera versée aux résidents de nos collectivités d'Outre-mer soit destinée aux populations les plus fragiles et qu'elle soit optimisée", a-t-elle ajouté.

Sa répartition "fera l'objet d'un décret qui est d'ores et déjà prêt et qui sera soumis aux assemblées locales dans quelques jours. (Elle) se fonde comme critères de répartition sur l'éloignement, le nombre d'habitants, le caractère archipélagique de certaines collectivités comme la Guadeloupe ou le fait que d'autres comme la Guyane n'ont qu'un seul transporteur pour les desservir", a-t-elle précisé.

Egalement interrogée sur le manque de concurrence dans la desserte aérienne de l'Outre-mer, Mme Girardin a assuré que le gouvernement ne ménageait "pas (ses) efforts pour mettre fin à cette situation inacceptable de monopole ou de quasi-monopole".

"Le gouvernement a innové en mettant dans la loi-programme des mesures d'exonération de charges sociales pour les compagnies aériennes qui desservent l'Outre-mer, et qui produisent déjà quelques effets puiqu'à La Réunion, la situation s'est sensiblement améliorée", a-t-elle expliqué.

"Nous espérons que sur les Antilles, et surtout sur la Guyane, nous aurons bientôt une véritable concurrence", a-t-elle dit.

Source: AFP
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Un député demande une mission d'information sur le prix du transport aérien

Victorin Lurel, député PS de la Guadeloupe, a demandé mercredi la constitution d'une mission d'information parlementaire sur le prix du transport aérien vers l'outre-mer.

Dans une lettre adressée au président de la commission des Lois Pascal Clément (UMP), M. Lurel souligne que "le coût prohibitif du transport aérien" entre l'outre-mer et la métropole "pèse particulièrement sur le développement économique de l'outre-mer" et "pénalise fortement les personnes originaires de l'outre-mer vivant en métropole".

Selon M. Lurel, "aucune justification n'est donnée, notamment par la direction d'Air France, sur le coût si élevé de la desserte aérienne vers l'outre-mer". Suggérant que la mission d'information soit commune aux commissions des Lois et des Finances, M. Lurel précise, dans un communiqué, qu'elle aurait notamment pour but d'"établir la transparence sur les prix pratiqués pour la desserte aérienne de l'outre-mer".

La mission pourrait également "amener les compagnies à diminuer le tarif des transports aériens vers l'outre-mer" afin de "rendre effectif le principe de continuité territoriale", conclut le député.

Mardi, la commission des Finances a supprimé la dotation de 30 millions d'euros destinée à favoriser la continuité territoriale avec l'outre-mer devant être financée par une taxe sur l'ensemble des compagnies aériennes. Lors de l'examen du budget annexe de l'aviation civile, Charles de Courson (UDF) a fait valoir que cette somme devait être financée directement par l'Etat et donc figurer au budget de l'Outre-Mer ou de l'Intérieur.

Source: AFP
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Le Canada va participer au futur système satellitaire européen Galileo

Le Canada va participer au développement et à la validation du futur système européen de navigation par satellites Galileo, a annoncé mercredi l'Agence spatiale canadienne.

L'accord conclu entre les agences spatiales européenne et canadienne et signé mardi à Paris prévoit que le Canada contribuera à hauteur de 11 millions de dollars canadiens (6,9 M d'euros) au projet.

"La nouvelle génération de services de navigation que fournira Galileo sera profitable aux Canadiens dans plusieurs domaines tels que le contrôle du trafic aérien et maritime, le transport terrestre, la prévention du crime, l'urbanisme, l'agriculture et la pêche", a estimé le président de l'Agence spatiale canadienne, l'ancien astronaute Marc Garneau, cité dans un communiqué.

Contrairement au GPS américain et au GLONASS Russe financés et contrôlés par les autorités militaires, Galileo sera le tout premier système de navigation et de localisation par satellite conçu spécifiquement à des fins civiles.

Il sera déployé à partir de 2006, deux ans avant le début de l'exploitation du système, qui reposera alors sur 30 satellites en orbite terrestre moyenne et des stations au sol.

Source: AFP
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Le trafic des compagnies européennes a renoué avec la croissance pendant l'été

Le trafic des compagnies aériennes européennes (national et international, hors compagnies à bas prix) s'est amélioré en août pour le deuxième mois consécutif, avec une hausse de 3,3% par rapport à août 2002, selon les chiffres publiés mercredi par l'Association européenne des compagnies aériennes (AEA).

En juillet, le trafic avait déjà retrouvé une tendance à la hausse (+1,9%) après la baisse provoquée au premier semestre par la guerre en Irak et l'épidémie de pneunomie atypique (SRAS).

Depuis le début de l'année, le trafic des compagnies européennes reste en recul de 0,2%.

En août, la progression du trafic a été particulièrement forte au dessus de l'Atlantique nord, avec une hausse de 6,6%.

La tendance est resté négative en revanche sur l'Extrême-orient, avec un recul de 5,4% sur le même mois de l'année précédente.

Les statistiques de l'AEA n'incluent pas les chiffres des compagnies à bas prix, qui ne sont pas membres de l'association.

Source: AFP
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Le directeur général de l'OMS met en garde contre une résurgence du SRAS

Le nouveau directeur général de l'Organisation mondiale pour la santé (OMS) Lee Jong-Wook a mis en garde mercredi à Bruxelles contre les risques d'une résurgence du virus de la pneumonie atypique (syndrôme respiratoire aigu sévère, SRAS) au cours des prochains mois.

"Nous n'avons pas encore vu l'évolution de cette maladie sur un cycle d'un an, donc nous ignorons comment le SRAS va se comporter à l'automne, l'hiver ou l'été (prochains)", a déclaré M. Lee, lors d'une conférence de presse au Parlement européen.

"Il est clair que nous manquons toujours d'informations. Mais nous présumons qu'il (Ndlr, le virus) va refaire surface d'une façon ou d'une autre", a-t-il ajouté.

Le directeur général de l'OMS a souligné que son organisation était en état d'alerte à l'approche de l'hiver, précisant que le réseau de surveillance avait été renforcé et des chercheurs avaient été envoyés dans la province chinoise de Guangdong, d'où l'épidémie de SRAS était initialement partie.

L'OMS travaille également sur des tests permettant aux médecins, à l'heure du diagnostic, de ne pas confondre le syndrôme avec celui de la grippe.

La première épidémie de SRAS, terminée en juin dernier, a entraîné la mort de près de 800 personnes.

Source: AFP
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Irakgate: analyse:

Au bout du compte, qui a gagné la guerre ?

8 octobre 2003 — L’éditorial du New York Times du 6 octobre résume bien la situation de la puissance militaire américaine après la guerre, — par un mot, le mot symbolique des empires sur le déclin, qui était employé au début des années quatre-vingts pour l’empire soviétique : “overstretched” (« An overstretched army »).

Le texte met en évidence plusieurs points  :

  •  L’armée américaine est d’ores et déjà dépassée par les tâches qu’elle s’est imposées. Elle n’a plus les moyens, ni de faire plus (bien entendu), ni même de se maintenir dans son déploiement actuel. Selon des sources européennes, il y a aujourd’hui 56% des forces combattantes américaines en Irak et l’on calcule que l’entièreté des forces combattantes américaines sera passée, par le jeu des rotations et des repos nécessaires, par le théâtre irakien en un an. Voici ce que dit le Times, de son côté, sur cette question :


    « Yet, unless rotation patterns are altered or troops are reassigned from other postings, the army will soon begin to have trouble assembling that many troops for Iraq, as combat-weary divisions come due for relief. Nearly half the army's 33 combat brigades are now in the Gulf region. Replacing all of them with fresh units would leave the army hard pressed to meet its obligations elsewhere, including Afghanistan and the Korean peninsula. A congressional study last month found that unless major adjustments are made, the army will be forced to shrink its occupation force to less than half its present size within 18 months. None of those adjustments look attractive. They include rushing units back into the field after shorter rest periods; making great