Archives Sud Aérien Headlines News
Archive du mois de mars 2003









Mardi 1 avril 2003


Polynésie : dernier vol de Corsair pour Papeete


La compagnie Corsair a effectué lundi son dernier vol aller-retour Paris-Papeete avec quelque cinq cents personnes à bord, mettant ainsi fin à onze ans de présence en Polynésie.

C'est en août 2002 que Nouvelles Frontières-Corsaire avait annoncé son intention d'interrompre son activité sur la ligne Paris-Papeete. La compagnie avait alors néanmoins accepté de se maintenir jusqu'en mars 2003, subventionnée en partie par le territoire.

A Tahiti, le quotidien "Les Nouvelles" s'interrogeait lundi sur les raisons de ce retrait alors que le taux de remplissage était depuis trois ans, en moyenne, entre 78 et 81%. La compagnie charter, grâce à ses tarifs économiques, n'aurait selon lui pratiquement pas souffert de "l'effet du 11 septembre".

Corsaire transportait entre 60 et 70.000 passagers par an sur la ligne Paris-Papeete, avec un tiers de ses voyageurs qui débarquaient à Los Angeles.

Nouvelles Frontières aurait également l'intention de diminuer le volume de ses investissements hôteliers en Polynésie, selon "Les Nouvelles", ramenant de cinq à trois le nombre d'hôtels qu'elle souhaite exploiter dans le territoire.
Source: AFP

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Pneumonie atypique: 1.622 cas dont 58 morts (dernier bilan de l'OMS)


Mille six cent vingt-deux cas probables de pneumonie atypique ou "syndrome respiratoire aigu sévère" (SRAS) ont été signalés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont 58 mortels à ce jour, a indiqué l'OMS dans son dernier bilan publié lundi à Genève à 17H30 GMT.

En Chine, où l'épidémie a sévi dans la province méridionale de Guangdong, 806 personnes ont été affectées, dont 34 sont mortes. A ces cas, s'ajoutent 530 cas rapportés à Hong Kong, dont 13 mortels, selon l'OMS.

L'épidémie a atteint 91 personnes à Singapour (dont deux sont mortes), 58 au Vietnam (dont quatre sont mortes), cinq en Thaïlande (dont une est décédée) et dix à Taiwan (dont aucun cas mortel), selon les rapports des autorités de santé de ces pays communiqués à l'OMS.

En dehors de l'Asie, le Canada est le pays le plus durement touché par le SRAS avec quatre morts sur 44 malades présumés. Cinquante-neuf cas sont rapportés aux Etats-Unis. Mais ce pays, à la différence des autres pays qui signalent les cas probables, fait état de cas suspects qui font l'objet d'une enquête.

Selon les décomptes de l'OMS, la maladie affecte également l'Allemagne (cinq cas), le Royaume Uni (trois), la Roumanie (trois), la Suisse (trois), l'Italie (deux), l'Irlande (deux), la France (un). Aucun de ces cas en Europe n'est cependant mortel.

L'OMS a rappelé que certains cas signalés comme étant des SRAS étaient susceptibles d'être ensuite écartés si les examens se révélaient négatifs.
Source: AFP
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Vendredi 28 mars 2003

American Airlines pourrait bientôt se déclarer en faillite


La première compagnie aérienne mondiale, American Airlines, pourrait demander dès la semaine prochaine à être placée sous la protection de la loi sur les faillites (Chapitre 11), affirme le New York Times vendredi, citant deux banquiers consultés dans le cadre des efforts financiers de la compagnie pour restaurer sa situation financière.

Selon l'un des banquiers, dont les noms n'ont pas été révélés, American Airlines cherche à réunir 1,5 milliard de dollars pour pouvoir rester opérationnelle et échapper à la faillite.

La direction négocie depuis plusieurs semaines avec les différentes catégories de personnel pour obtenir des concessions salariales permettant d'économiser 1,8 md USD par an.

Les concessions demandées aux pilotes s'élèveraient à 600.000 dollars par an, selon le journal.

Jeudi la compagnie a conclu un accord de principe avec le syndicat représentant les 16.300 employés de maintenance de sa flotte, sans en préciser les détails.

Selon les deux banquiers cités par le New York Times, American Airlines aurait déjà pris des contacts avec trois grandes banques qui pourraient prêter les sommes nécessaires pour que la compagnie puisse rester opérationnelle. Il s'agit selon eux de Citibank, filliale de Citigroup, J.P. Morgan Chase et CIT group.

Les compagnies aériennes américaines sont dans la tourmente depuis les attentats du 11 septembre 2001 et la guerre en Irak les a contraintes à réduire leurs vols et personnels. American a annoncé avant même le début du conflit une réduction de 6% de ses vols et envisage de réduire ses vols intérieurs de 7% début avril.

La deuxième compagnie américaine, United Airlines, s'est placée le 9 décembre 2002 sous la protection de la loi sur les faillites et peine depuis à trouver des accords avec les syndicats pour réduire considérablement ses dépenses.
Source: AFP
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La pneumonie atypique fait chuter l'action de Singapore Airlines


L'action des Singapore Airlines (SIA) a chuté vendredi à son plus bas niveau en 16 mois en raison de l'impact sur le trafic aérien de la pneumonie meurtrière qui frappe l'Asie.

Peu après l'ouverture de la bourse, l'action valait 9,05 dollars de Singapour, en retrait de 35 cents ou 3,7% sur la cloture de jeudi. C'est son plus bas niveau depuis son cours à 8,80 dollars le 13 novembre 2001.

En fin de matinée, l'action avait refait un peu de terrain, abandonnant 30 cents à 9,10 dollars.

BNP Paribas Peregrine a estimé qu'elle pourrait baisser entre 7,80 et 8,00 dollars dans le pire des cas en raison des craintes suscitées par la maladie qui a déjà fait plus de 50 morts et quelque 1.400 malades.

Plusieurs pays ont déconseillé de voyager dans les zones touchées, notamment le sud de la Chine, Hong Kong, Hanoi et Singapour.

Vendredi, Singapore Airlines a annoncé qu'une de ses hotesses qui s'était occupée d'une famille singapourienne touchée par l'épidémie respiratoire avait été hospitalisée avec de la fièvre. Par précaution, la compagnie a consigné au sol tout l'équipage de cabine du vol concerné et qui avait relié New York à Francfort le 14 mars.

La pneumonie atypique a fait deux morts à Singapour et 78 cas ont été enregistrés. Les autorités ont pris des mesures strictes, fermant toutes les écoles et imposant une quarantaine à près de 900 personnes ayant été en contact avec des malades.
Source: AFP
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Aérien: les compagnies européennes s'inquiètent des aides versées aux USA

L'association des compagnies aériennes européennes (AEA) s'est inquiétée jeudi des aides financières qui pourraient être versées aux compagnies américaines par le gouvernement de George W. Bush, pour faire face aux conséquences de la guerre en Irak.

L'AEA "résistera au plus niveau politique" à toute mesure qui donnerait un "avantage déloyal" aux compagnies américaines face aux compagnies européennes, a déclaré dans un communiqué le secrétaire général de l'AEA, Ulrich Schulte-Strathaus.

Pour le lobby européen, les compagnies aériennes sont fondées à demander une "compensation" financière pour des coûts relatifs à la guerre, quand ces coûts ont été précisément "quantifiés".

Mais pour l'instant, il n'est pas possible de vérifier que les demandes d'aides que viennent de déposer les compagnies américaines ont bien "un lien quelconque avec les évènements dans la région du Golfe Persique", selon M. Schulte-Strathaus.

"En Europe, nous n'espérons pas, et nous ne demandons pas, d'aides publiques" qui ne seraient pas ciblées, a-t-il ajouté.

L'AEA n'en demande pas moins aux gouvernements européens certaines mesures urgentes. Ainsi, les nouvelles mesures de sûreté décidées dans l'UE après les attentats du 11 septembre 2001 doivent être financées par les pouvoirs publics, estime le lobby européen.

Par ailleurs, les pouvoirs publics européens doivent être prêts à intervenir si, comme après le 11 septembre 2001, les assureurs refusent à nouveau de prendre en charge le risque de guerre et de terrorisme.

Les Etats européens avaient pris en charge cette couverture après les attentats américains, certains pendant près d'un an.

L'AEA préconise par ailleurs un plafonnement de la responsabilité pour ce risque, tous les dommages supérieurs à 100 millions de dollars devant être pris en charge par l'Etat.

L'AEA réclame aussi que les compagnies aériennes puissent conserver leurs créneaux horaires même si ceux-ci sont sous-utilisés, en raison de diminution temporaire des vols. La Commission européenne s'est déjà prononcé en faveur de cette mesure.

L'homologue américain de l'AEA, l'ATA, a demandé une aide gouvernementale de 4 milliards de dollars pour compenser la chute des réservations enregistrée en raison de la guerre en Irak en moyenne de 20% sur le trafic intérieur et de plus de 40% sur le marché international.
Source: AFP
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Swissair: l'incendie s'est déclaré à partir de l'amorçage d'arc électrique

L'incendie ayant causé l'accident fatal du vol 111 de la Swissair au large de la Nouvelle-Ecosse il y a quatre ans et demi, s'est "fort probabalement déclaré à partir de l'amorçage d'arc électrique d'un ou de plusieurs fils", ont déclaré jeudi les enquêteurs canadiens.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada qui rendait jeudi son rapport final sur cet accident ayant causé la mort de 229 personnes est d'avis que cet amorçage d'arc sur un fil du système de jeux vidéo compte parmi les premières causes de l'accident.

Les enquêteurs n'ont cependant pas pu affirmer avec certitude qu'il s'agissait de l'amorçage d'arc déclencheur de l'incendie puisque d'autres fils dans le voisinage immédiat n'ont pu être identifiés.

"Les disjoncteurs de l'avion n'ont pas été en mesure de protéger le câblage contre ce type d'amorçage d'arc" laissant ainsi l'incendie se répandre dans la totalité de la cabine, ont souligné les enquêteurs.

"Les normes de certification des aéronefs relatives à l'inflammabilité des matériaux au moment de l'accident de SR 111 étaient insuffisantes, en ce qu'elles permettaient l'utilisation de matériaux qui pouvaient s'enflammer et alimenter ou propager un incendie", a affirmé Vic Gerden, enquêteur principal.
Source: AFP
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Jeudi 27 mars 2003

Concorde: une pièce du supersonique aurait joué un rôle dans le crash

Une pièce métallique du train d'atterissage du Concorde aurait joué un rôle dans l'accident du supersonique d'Air France, le 25 juillet 2000, remettant ainsi en cause la version officielle, indique jeudi le quotidien français Le Parisien, qui fait état d'un "rapport" d'expertise judiciaire.

Le juge de Pontoise (Val d'Oise), Christophe Régnard, en charge du volet judiciaire de l'enquête, a confirmé à l'AFP s'orienter vers une thèse "sensiblement différente de celle du BEA", le Bureau enquêtes-accident.

Le BEA avait conclu en juillet 2001, près d'un an après le crash, que l'incendie des réservoirs, à l'origine du crash de l'appareil, avait été provoqué par la projection de morceaux de pneumatiques entaillés par une lamelle métallique provenant d'un DC-10.

Selon le rapport cité par Le Parisien, qui s'appuie sur "des dizaines d'expertises" menées dans le cadre de l'instruction du juge de Pontoise, il "est clairement établi que le scénario systématiquement envisagé par les enquêteurs administratifs, s'il est bien entendu très probable, n'est pas sur le plan technique et judiciaire le seul possible".

"Une étude plus approfondie des éléments susceptibles d'être projetés lors de la destruction du pneumatique fait ressortir la possibilité de projection de cornières ou de supports rattachés à la partie inférieure d'une pièce en composite située entre les deux roues du train d'atterrissage et dite +as de carreau+", indique le rapport, cité par le quotidien.
Source: AFP
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Mercredi 26 mars 2003

Les géants du ciel fragilisés par la guerre

leftBritish Airways, Lufthansa, Japan Airlines, United Airlines, Air France... Autant de mastodontes du ciel malmenés par la guerre en Irak, contraints de réduire aujourd’hui la voilure pour surmonter une fréquentation en chute libre.

British Airways, la première en Europe par son trafic, vient de prendre deux mesures d’urgence : d’une part, réduire de 4% en moyenne ses capacités sur les deux prochains mois et d’autre part, accélérer de six mois son plan social. Concrètement, ses rotations seront limitées à destination du Proche-Orient (-26%) et des Etats-Unis (-6%), les deux voies «sensibles». Et puis, le transporteur britannique bouclera en septembre prochain et non en mars 2004 son programme de 13.000 suppressions de postes.

Lufthansa a de son côté choisi d’immobiliser sept nouveaux appareils, portant ainsi à 58 le nombre de ses avions cloués au sol depuis le début de l’année. Air France, le troisième grand d'Europe, vient aussi tout juste d'annoncer une réduction de 7% de ses capacités pour le mois prochain.

En Asie, Japan Airlines, la première compagnie de la région, n’échappe pas non plus à une cure d’austérité forcée : la firme allégera ainsi temporairement son offre en avril avec quatre vols hebdomadaire Paris/Osaka annulés et une présence réduite de moitié sur des liaisons comme Honolulu, Londres ou Hong-Kong.

Enfin, outre Atlantique, United Airlines, sous administration judiciaire depuis trois mois, annonce une perte nette de 367 millions de dollars pour le seul mois de février après 380 millions en janvier. Du coup, United mettra une partie de son personnel au chômage technique dès le mois prochain.

Source: L'Expansion.com
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Assemblée/commission d'enquête Air Lib: 1ères auditions la semaine prochaine

La commission d'enquête sur Air Lib, dont la création a été décidée le 18 mars par l'Assemblée, a désigné mercredi Patrick Ollier (UMP) comme président et Charles de Courson (UDF) comme rapporteur, avant d'entamer ses auditions la semaine prochaine, a-t-on indiqué de source parlementaire.

Les premières auditions seront celles de représentants syndicaux de la compagnie aérienne et des collaborateurs du secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, a-t-on précisé de même source.

Proposée conjointement par le président de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier, et le président du groupe UMP, Jacques Barrot, la commission entend enquêter sur "les causes économiques et financières de la disparition d'Air Lib" et "les fonds publics" accordés à cette compagnie dont la liquidation judiciaire a été prononcée le 17 février.

Lors du débat en séance publique le 18 mars, M. Ollier avait évoqué les 130 millions d'euros versés par les pouvoirs publics à la compagnie, soulignant que "l'ensemble des 152,5 millions d'euros effectivement versés par le groupe SwissAir avant qu'il ne fasse faillite n'ont pas bénéficié à Air Lib".

La commission d'enquête, commposée de 30 députés, devra rendre son rapport dans un délai de six mois.

Le patron de Virgin Express Holdings réaffirme son intérêt pour Air Lib

La société britannique Virgin Express Holdings, dont la principale filiale est la compagnie aérienne belge à bas prix Virgin Express, a réaffirmé mercredi son intérêt pour la compagnie aérienne française en liquidation judiciaire Air Lib.

"Les négociations sont à un stade précoce", a rappelé son patron, David Hoare, dans un communiqué.

Mais "si les termes adéquats peuvent être trouvés rapidement avec toutes les parties, y compris le personnel, les chances pour une compagnie à bas prix desservant le très vaste marché parisien, jusqu'à présent privé de tarifs compétitifs, sont clairement très significatives", a-t-il ajouté.

Virgin Express et la compagnie maritime d'affrêtement CMA CGM ont récemment déposé une offre de reprise partielle des actifs d'Air Lib.

La compagnie belge a "fait des progrès sur le marché bruxellois, mais nous reconnaissons la taille limité de ce marché", a souligné mercredi M. Hoare. "En conséquence, nous réfléchissons à l'opportunité de développer une nouvelle plaque tournante en Europe", a-t-il ajouté, évoquant la tentative avortée de Virgin Express sur le marché allemand.

La compagnie belge avait annoncé en septembre renoncer à s'installer à l'aéroport de Cologne-Bonn devant le risque d'une "guerre tarifaire" avec la compagnie allemande Lufthansa et le voyagiste TUI.

Le président du groupe Virgin, Richard Branson, avait lui-même indiqué il y a quelques semaines être intéressé à la fois par les activités à bas coûts et les dessertes long courrier d'Air Lib. Refusant toute estimation chiffrée de son offre, il avait exprimé la volonté de sauver "autant d'emplois que possible".
Source: AFP
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Mardi 25 mars 2003

Les compagnies aériennes dans la tourmente tentent de limiter la casse

Réduction des capacités, augmentation des tarifs, aides gouvernementales, les compagnies aériennes cherchent par tous les moyens à limiter l'aggravation de la crise, liée à la guerre en Irak.

Le transport aérien pourrait subir des pertes de 10 milliards de dollars en raison de cette guerre, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), dont le siège est à Montréal.

Les compagnies aériennes américaines, particulièrement affectées par la crise, se tournent à nouveau vers le gouvernement. Elles espèrent obtenir environ 13 milliards de dollars d'aides, dont 4 milliards pour la sécurité.

A l'automne 2001, après les attentats du 11 septembre, le gouvernement américain avait débloqué 5 milliards de dollars d'aides directes et prévu des garanties de quelque 10 milliards supplémentaires pour des prêts susceptibles de les aider à sortir des difficultés financières.

"Si le conflit dure, Bush n'a aucun intérêt à ne pas accorder d'aides au secteur", estime un analyste sous couvert de l'anomymat, soulignant que le transport aérien représente 3% du PIB américain.

Un conflit de longue durée, doublé d'une hausse des cours du pétrole (le kérosène est le second poste de coûts pour une compagnie après le personnel), constituerait un "scénario catastrophe", ajoute-t-il.

La plupart des transporteurs aériens ont mis en place une politique de couverture pour faire face aux variations des cours du brut.

Mais en cas d'enlisement en Irak, de fortes tensions sur les prix sont inévitables, l'armée américaine étant le plus gros consommateur de carburant pour ses avions, chars et jeeps.

Deux compagnies américaines, United Airlines (UAL) et US Airways, se sont placées sous la protection de la loi sur les faillites. American Airlines et Delta sont également menacées. Northwest Airlines a annoncé la réduction de ses liaisons aériennes de 12% ainsi que la suppression de 4.900 emplois.

En Colombie, Avianca, la plus ancienne compagnie aérienne d'Amérique Latine, et sa filiale américaine Avianca Inc. viennent également de se placer sous le régime américain des faillites.

Contraintes de revoir à la baisse leurs vols afin d'éviter les pays sensibles et de s'adapter à la chute de la demande provoquée par la guerre, les compagnies cherchent par ailleurs à relever leurs tarifs.

L'Association internationale du transport aérien (IATA) a recommandé à ses 280 compagnies membres des hausses de tarifs de quelque 3% à partir du 15 avril.

Les augmentations déjà annoncées concernent les prix affichés, indique cependant un analyste, soulignant que "dans la pratique, les prix réels moyens sont en forte baisse", compte tenu de la faiblesse du marché.

Et il sera difficile pour les compagnies de se rattraper avec la clientèle affaires: selon une étude de l'organisme américain "Bureau Travel Coalition" (BTC) portant sur 123 groupes, gros consommateurs de voyages d'affaires, 21% d'entre eux ont décidé de renoncer jusqu'à nouvel ordre à tout voyage international et 33% envisagent de le faire si les circonstances s'aggravent.

En Europe, "British Airways et KLM apparaissent clairement comme les compagnies les plus risquées" en raison de leur "exposition au trafic international (transatlantique et asiatique) et de leur taux d'endettement élevé", souligne un analyste.

Par contre "Air France et Iberia pourraient profiter de la période actuelle d'incertitudes, grâce à leur solidité financière et à leur réseau domestique, pour conforter leur position concurrentielle", estime cet analyste qui n'a pas souhaité être identifié.
Source: AFP
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Les compagnies aériennes à bas coût pourraient sortir renforcées du conflit

Les transporteurs aériens européens à bas coût (low cost) semblent moins exposés que les compagnies traditionnelles aux conséquences défavorables du conflit irakien, dont elles pourraient même sortir renforcées.

"Les low-cost, particulièrement Ryanair, seront les moins affectées par le conflit en raison de leur exposition au seul marché intra-européen, de leur puissance financière et de leur capacité à créer du trafic", estime un analyste du secteur sous couvert de l'anonymat. "Elles seront les principales gagnantes d'une crise du transport aérien international".

Ryanair, la compagnie irlandaise pionnière de ce nouveau modèle économique, et son homologue britannique easyJet, ne proposent aucune desserte long-courrier, alors que les compagnies traditionnelles réalisent entre 32% (Lufthansa) et 63% (KLM) de leurs ventes sur des destinations lointaines.

Au surplus, elles disposent d'une trésorerie confortable, qui leur donne l'avantage sur leurs grandes soeurs dans la perspective d'une érosion durable de la demande ou d'un renforcement de la guerre des prix.

"L'avantage (de Ryanair et easyJet) c'est qu'elles ont toutes les deux des réserves significatives de liquidités nettes parce qu'elles n'ont pas encore démarré leur programme d'acquisitions d'avions", remarque Nick van den Brul, analyste de BNP Paribas Equities.

"Si vous prenez Air France, Lufthansa, British Airways ou KLM, elles ont toutes des liquidités susbstantielles mais ce ne sont pas des liquidités nettes", fait-il remarquer.

Enfin, les compagnies à bas coût pourraient bénéficier de leur capacité à générer de la demande sur un marché finalement assez nouveau et même gagner des parts de marché sur leurs concurrents.

"Les 'majors' ne pourront pas poursuivre leur réponse agressive sur le réseau intra-européen en raison de la dégradation de leur santé financière", remarque l'analyste qui n'a pas souhaité être identifié.

"Easyjet pourrait également voir se développer le nombre de passagers dits +premium+ (c'est à dire susceptibles de prendre des billets au tarifs les plus élevés, ndlr), ces derniers choisissant de quitter la classe affaire d'un transporteur major pour se diriger (...) vers un transporteur à bas coût présent sur les aéroports de premier rang", ajoute-t-il.

"Au lendemain du 11 septembre 2001, Ryanair et EasyJet ont d'ailleurs continué à enregistrer des progressions de passagers transportés supérieures à 30%", fait-il remarquer.

L'issue du conflit pourrait toutefois s'avérer inégal pour l'une et l'autre des compagnies. "Le risque associé à Ryanair nous semble limité en raison d'un suivi à la lettre du modèle low-cost", juge l'analyste.

"Le risque sur EasyJet apparaît un peu plus significatif (flotte hétérogène, présence sur les grands aéroports, situation financière en dégradation)".

Esayjet est également la seule compagnie aérienne européenne qui a volontairement décidé de renoncer à toute politique de couverture du risque pétrole, quand ses concurrentes sont couvertes entre 35-40% (Alitalia) et 85% (Ryanair).

Le conflit ne pourra cependant être sans impact sur les deux petites reines du transport aérien et devrait entraîner fatalement des baisses de trafic "dans la mesure où les gens restent tout simplement à la maison en période d'incertitude", conclut Nick van den Brul.
Source: AFP
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Le tourisme, première victime en cas d'enlisement du conflit en Irak

L'industrie du tourisme devrait être le secteur économique à pâtir le plus d'un enlisement du conflit en Irak, déclarait lundi André Jordan, vice-président du Conseil Mondial du Tourisme et du Voyage (WTTC).

"Un éventuel enlisement du conflit serait très mauvais" pour l'économie, déclarait André Jordan, lors de la présentation à la presse du Sommet de l'industrie du tourisme qui se tiendra en mai en Algarve. Selon lui, "l'industrie du tourisme sera le premier secteur économique à pâtir de cette situation." Le Conseil Mondial du Tourisme estime à quelque 3 millions le nombre d'emplois menacés dans le monde et le manque à gagner à 28 milliards d'euros. Les dernières prévisions de cette organisation internationale de l'industrie du tourisme basée à Londres, ont été publiées au début du mois et montrent que les Etats-Unis seraient l'un des pays les plus touchés par un conflit prolongé.

Quelque 450.000 emplois pourraient être menacés et le secteur pourrait connaître une baisse des recettes supérieure à 3,7% en 2003. Dans l'Union Européenne, une guerre longue en Irak pourrait conduire à une chute de 0,7% des revenus dans le secteur du tourisme et à une perte de plus de 260.000 emplois. "Le nord de l'Afrique, le Golfe persique, la Turquie ainsi que la Grèce ont déjà subi de plein fouet les effets de cette guerre mais je pense qu'elle est mauvaise pour tout le monde", déclarait M. Jordan. Dans le cas d'une guerre courte, l'organisme prévoit une remontée rapide du secteur du tourisme, avec une croissance de 1,1% en 2003 et une progression moyenne de 4,5% par an dans les dix prochaines années.
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Vol 111 de la Swissair: le rapport final va avancer plusieurs causes

Quatre ans et demi après le plongeon fatal du vol 111 de la Swissair au large de la Nouvelle-Ecosse, les enquêteurs canadiens vont publier jeudi leur rapport final, mais la cause ultime de l'accident qui avait coûté la vie aux 229 personnes à bord risque de ne jamais être connue.

Les enquêteurs du Bureau canadien de la sécurité des Transports (BST) ont en effet reconnu dans un communiqué la semaine dernière que ce rapport présenterait "les causes et les facteurs ayant contribué à l'accident" du 2 septembre 1998.

L'appareil, un MD-11 qui assurait la liaison entre New York et Genève, avait disparu des écrans radars une heure et quart après le décollage. Une vingtaine de minutes auparavant, l'équipage avait signalé la présence de fumée dans le poste de pilotage et demandé à se poser d'urgence sur l'aéroport d'Halifax.

Les enquêteurs avaient rapidement établi qu'un incendie avait éclaté dans le plafond du cockpit et qu'une panne de courant généralisée s'était produite dans les minutes précédant la tragédie.

Après un plongeon de 3.000 mètres, le MD-11 avait éclaté en miettes dans l'Atlantique, les débris étant éparpillés sous 60 mètres d'eau.

Les "boîtes noires" de l'appareil avaient été retrouvées, mais celles-ci étaient restées muettes sur les six dernières minutes du vol.

L'opération en mer, au sud d'Halifax, a duré 15 mois, permettant de récupérer 2 millions de pièces de débris (98% du poids total de l'appareil), dont la remise en place, sur une structure fournie par la Swissair, s'est avérée un immense casse-tête pour les enquêteurs.

Dès les premiers jours de l'enquête, les enquêteurs ont porté leurs soupçons sur des bouts de fils calcinés montrant des traces d'arcs électriques. Des courts-circuits ont été identifiés sur 21 fils différents, dont au moins sept alimentaient un système de jeux vidéo individuel, que la Swissair avait été parmi les premières compagnies au monde à faire installer à bord de certains appareils.

Moins d'un mois après l'accident, les autorités américaines de l'aviation civile (FAA) concluaient que le système d'interrupteur de ces jeux vidéo était incompatible avec la conception du MD-11, puisqu'il limitait la capacité de l'équipage à répondre à une situation d'urgence, comme en cas de fumée ou d'incendie.

Ces systèmes de jeux vidéo (In-Flight Entertainment Network System/IFENS) avaient aussitôt été interdits sur tous les avions américains, tandis que la Swissair les retirait de ses appareils "par mesure de précaution".

Plusieurs experts aéronautiques indépendants, cités par la presse canadienne, s'attendent à ce que ces consoles de jeux vidéo, réputées "énergivores", retiennent l'attention des enquêteurs dans leur rapport final, même si le BST n'a jamais affirmé qu'elles pouvaient avoir provoqué l'accident.

Les enquêteurs ont aussi décelé plusieurs "lacunes dans les normes d'inflammabilité des matériaux", notamment des gaines de marque Kapton utilisées pour isoler une bonne partie des quelque 250 km de fils électriques courant dans l'appareil.

Les enquêteurs ont finalement analysé le filage du cockpit mais n'ont jamais pu déterminer si les courts-circuits étaient "la cause ou la conséquence de l'incendie", comme l'avait déclaré à l'AFP un porte-parole du BST, Jacques Babin, dans les premiers mois de l'enquête.

Ils ont aussi établi qu'un matériau d'isolation thermique placé sous le fuselage de l'appareil pour le protéger contre les écarts extrêmes de température, communément appelé le Mylar, avait "contribué à la propagation" de l'incendie.

Au fil de leurs travaux, qui ont coûté plus de 50 millions de dollars canadiens (34 millions de dollars), les enquêteurs ont émis une quinzaine de recommandations pour éviter qu'une tragédie se reproduise.
Source: AFP
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Lundi 24 mars 2003 (update 1)

TUI engagerait un plan d'économies de 100 millions d'euros

Le groupe allemand TUI, premier voyagiste européen, lancerait un troisième programme d'économies de 100 millions d'euros, en raison du ralentissement de son activité, indiquait vendredi dernier l'agence Reuters.

Le projet a été étudié par le conseil de surveillance et une annonce est prévue aujourd'hui, précisait-elle. TUI s'est refusé à tout commentaire, mais au début du mois, le président du directoire, Michael Frenzel, avait déjà révélé la préparation d'un nouveau plan d'économies.

En janvier, TUI a engagé un plan de 111 millions d'euros prévoyant notamment la suppression d'un millier de postes. Il s'ajoutait à un programme de 160 millions lancé l'an dernier et entraînant la suppression de 2.200 emplois.

Source: Les Echos
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TUI envisage de reprendre Deutsche BA à British Airways

Le groupe allemand TUI, premier voyagiste mondial, a entamé des discussions préliminaires en vue d'acquérir la compagnie aérienne Deutsche BA, filiale allemande déficitaire de British Airways, rapporte lundi le Financial Times.

"Nous ne commentons pas les spéculations", s'est borné à indiquer un porte-parole de TUI.

Ces contacts ont été noués après que la compagnie aérienne britannique à bas prix easyJet a décidé la semaine dernière de ne pas exercer une option d'achat dont elle bénéficiait sur Deutsche BA (DBA), et du coup renoncé à se développer en force sur le marché allemand, croit savoir le quotidien.

TUI est déjà propriétaire de plusieurs compagnies charter, telles Britannia au Royaume-Uni, Hapag-Lloyd en Allemagne ou Corsair en France. En outre, le voyagiste a lancé en fin d'année dernière sa propre compagnie aérienne bon marché, Hapag-Lloyd Express (HLX), qui opère depuis deux aéroports allemands, ceux de Cologne/Bonn (ouest) et de Hanovre (nord).

Deutsche BA traverse une passe financière très difficile, dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Elle assure quelque 110 vols quotidiens sur sept lignes régulières dans le ciel allemand, avec une flotte de 16 Boeing 737-300.

La semaine dernière, son propriétaire British Airways avait laissé la porte ouverte à d'autres repreneurs éventuels. "Nous sommes libres d'examiner toute approche qui pourrait venir d'autres parties intéressées", avait indiqué la compagnie.
Source: AFP
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Dimanche 23 mars 2003

Des scientifiques de Hong Kong identifient le virus de la pneumonie atypique

Des scientifiques de Hong Kong ont déclaré dimanche avoir identifié un nouveau virus qui serait derrière l'épidémie de pneumonie atypique qui a fait 12 morts et infecté des centaines de gens dans le monde.

Les chercheurs de la University of Hong Kong ont dit avoir réussi à cultiver le virus de la maladie après l'avoir isolé à partir d'un prélèvement sur un poumon d'un patient. L'homme est décèdé du symptôme de détresse respiratoire aiguë (SARS) après avoir été en contact avec un médecin du sud de la Chine qui serait à l'origine de la flambée à Hong Kong.

Le chef du département de virologie de l'université Malik Pieris a qualifié le virus de "rusé" et déclaré que de nouveaux tests étaient nécessaires avant de tirer des conclusions.

Les résultats de Hong Kong vont être examinés avec ceux obtenus par une dizaine de laboratoires dans le cadre des recherches à un niveau international par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Klaus Stöhr, qui coordonne le réseau pour l'OMS, a estimé que le succès de la coopération permettrait de limiter la propagation de la maladie.

"Des scientifiques qui sont en concurrence coopèrent maintenant étroitement. En moins d'une semaine, ils sont arrivés à des résultats qui, dans d'autres circonstances, auraient pris des mois ou plus. Ce progrès rapide nourrit l'espoir que la maladie puisse être contenue et le sera", a-t-il dit.

Hong Kong a été au centre de la flambée après la mort le 13 mars dans un hopital du territoire d'un Américain qui s'était rendu en Chine et au Vietnam.

Le tourisme, une des industries de Hong Kong, a été affecté par la maladie et deux équipes de rugby à sept, la France et l'Italie, ont annoncé leur retrait d'un tournoi prévu à Hong Kong à cause du risque.

Le symptôme de détresse respiratoire aiguë a fait au moins sept morts à Hong Kong et a infecté 222 autres personnes. Au total, 12 personnes sont mortes dans le monde et 386 cas suspects ont été signalés dans 13 pays.
Source: AFP
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Kuwait Airways suspend ses vols à destination des USA et de l'Europe

La compagnie nationale Kuwait Airways a annoncé la suspension de ses vols à destination des Etats-Unis et de l'Europe en raison de la guerre en Irak, a rapporté dimanche l'agence officielle Kuna.

Un responsable de la compagnie a indiqué que les Etats-Unis et l'Europe ne seraient plus desservis pour l'instant, sans donner plus de précisions. Kuwait Airways avait annoncé en début de semaine la suspension à partir de dimanche de ses vols vers Beyrouth, Damas et l'Iran.

Le responsable des relations publiques de la compagnie, Adel Bouresli, a ajouté que les vols avaient été suspendus à cause de l'augmentation du coût opérationnel dû aux détours pratiqués pour éviter les zones de conflit.

L'Irak a lancé au moins 12 missiles sur le Koweit depuis le début de l'offensive américaine jeudi à l'aube.

L'aéroport international de Koweit est resté ouvert durant les attaques irakiennes mais toutes les compagnies étrangères avaient cessé de desservir l'émirat avant le déclenchement de la guerre.
Source: AFP
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Jeudi 20 mars 2003


Irak: les compagnies aériennes annulent ou déroutent des vols


Les compagnies aériennes ont annulé de nombreux vols ou modifié leurs itinéraires jeudi, après le déclenchement de la guerre en Irak, et s'attendent à subir à plus long terme de graves répercussions sur leur activité.

La compagnie allemande Lufthansa a annulé ses vols prévus jeudi et vendredi vers Israël et plusieurs pays arabes. Sont concernés trois vols au départ de Munich et Francfort vers Tel-Aviv (Israël), un vol vers Beyrouth (Liban), un vol vers Amman (Jordanie) et un vol vers le Koweit via Damman (Arabie saoudite).

Austrian Airlines a annulé ses deux vols réguliers de jeudi entre Vienne et Tel Aviv. La compagnie néerlandaise KLM a annulé tous ses vols à destination et au départ d'Amman et de Koweit City.

British Airways avait suspendu dès mercredi ses vols vers le Koweit, et à partir de jeudi ceux en direction d'Israël. La compagnie britannique continue de desservir d'autres destinations du Golfe, notamment le Qatar, où l'armée américaine a installé son centre de commandement avancé dans le Golfe, et Dubai, coeur économique de la région.

Air France n'a pour l'instant annulé qu'un vol, qui devait assurer la liaison Paris-Amman jeudi.

Turkish Airlines a suspendu ses deux vols hebdomadaires depuis Istanbul vers le Koweït, et les autorités ont renforcé la sécurité à l'aéroport international Ataturk d'Istanbul. Le vol Iran Air de jeudi matin pour le Koweit a été annulé.

La compagnie grecque Olympic Airways (OA) a suspendu ses vols vers Dubaï, Beyrouth et Alexandrie (Egypte), et réduit sa desserte du Proche et Moyen Orient. Elle avait déjà interrompu, il y a dix jours, ses vols vers le Koweit.

Elle va aussi "réduire la fréquence de ses vols vers le Caire et Larnaca et gèrera en fonction des circonstances ses liaisons avec Tel Aviv et Djeddah", a-t-elle indiqué.

D'autres compagnies ont réorganisé leurs liaisons pour éviter la zone de conflit: Singapore Airlines a modifié les itinéraires de ses vols vers le Moyen-Orient et l'Europe.

Avant même le déclenchement de la guerre, les transporteurs aériens avaient commencé à utiliser des routes de remplacement, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Ces routes aériennes, définies par l'OACI, "contournent la région du Golfe par le nord et par le sud de façon à assurer la sécurité des vols civils en perturbant le moins possible les opérations normales des compagnies", selon un porte-parole.

En Jordanie, le trafic aérien était normal jeudi et les compagnies aériennes desservant le pays n'ont pas changé leurs plans de vols, selon un responsable de l'aviation civile. De même, les principales compagnies aériennes étrangères desservant la Syrie ont indiqué qu'elles maintenaient leurs vols.

A plus long terme, les répercussions sur les compagnies aériennes pourraient être graves: l'australienne Qantas s'attend à une baisse de 15 à 20% de ses réservations voyageurs en raison du conflit.

L'américaine Continental Airlines, qui va supprimer d'ici la fin de l'année environ 1.200 emplois, a averti que d'autres réductions d'effectifs pourraient intervenir si la guerre venait à se prolonger ou si la demande de billets restait à un niveau aussi faible.

En plus de la baisse du trafic, les compagnies aériennes sont confrontées à la hausse du prix du carburant, et probablement des primes d'assurances et des coûts liés à la sécurité. La compagnie allemande Lufthansa a déjà averti que la hausse du kérozène va "laisser des traces" sur ses résultats.
Source: AFP
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Pneumonie atypique: la lutte encouragée par les indices scientifiques

Les premières pistes scientifiques concernant l'agent de la pneumonie atypique ont encouragé la lutte contre cette affection respiratoire responsable d'une dizaine de morts et de centaines de cas dans le monde.

Toutefois, les scientifiques ont mis en garde contre toute conclusion hâtive après les premières indices décelés par les laboratoires qui ont isolé un virus de la famille des paramyxoviridae.

A Hong Kong, où un foyer de contamination a été identifié dans un hôtel où avait séjourné en février un Chinois malade, les chercheurs ainsi que leurs collègues en Allemagne sont parvenus à des conclusions concernant cette famille de virus à laquelle appartient également l'agent de la rougeole et des oreillons.

"Après des semaines de mauvaises nouvelles, les résultats des recherches menées en Allemagne et à Hong Kong sont très encourageants", a déclaré à l'AFP, Peter Cordingley, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à la direction régionale Asie, dont le siège est à Manille.

"Nous considérons cela comme le début d'une feuille de route pour découvrir la cause de cette flambée de la maladie. Mais nous n'en sommes qu'au début. Beaucoup de travail doit encore être accompli avant que nous puissions être en mesure de dire que nous avons réalisé une percée", a-t-il ajouté.

Auparavant, le siège de l'OMS à Genève avait salué ces découvertes concernant le virus à l'origine de cette maladie désignée sous le vocable de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Toutefois, l'organisation avait ajouté que des "conclusions valables concernant l'identification de l'agent sont prématurées", tout en soulevant l'hypothèse qu'il puisse s'agir d'un "virus pathogène d'un type nouveau".

L'OMS a dénombré neuf morts -cinq à Hong Kong, deux au Vietnam et deux au Canada- ainsi que 264 cas de SRAS, qui constitue une forme de pneumonie inhabituelle.

Cependant, un calcul effectué à partir des informations collectées par l'AFP auprès des autorités sanitaires nationales montre que le nombre de cas devrait être très supérieur.

En effet, le calcul de l'OMS ne tient en particulier pas compte de la flambée survenue dans la province chinoise du Guangdong, voisine de Hong Kong, révélée début février par les autorités chinoises. Selon ces dernières, elle aurait fait cinq morts et 305 cas au total.

Les scientifiques s'efforcent d'établir un lien entre les deux phénomènes, comme le suggèrent les indices concernant les déplacements des malades avant que se déclare le SRAS.

Aux Etats-Unis, 11 cas suspects ont été signalés mercredi par le Centre de contrôle des maladies (USCDC). Ces cas, non encore avérés, concernent des personnes ayant voyagé récemment dans le sud-est de l'Asie et qui présentent de la fièvre et une affection des voies respiratoires, a déclaré la directrice de l'USCDC Julie Gerberding.

A Hanoi, la situation semble s'être stabilisée, même si jeudi ont été annoncées les hospitalisations de trois personnes supplémentaires parmi lesquelles un ressortissant italien, ce qui porte le nombre total de cas à 58.

Selon le docteur Yves Nicolai, de l'hôpital français de Hanoi, "ces trois entrées concernent encore une fois des personnes proches des personnels soignants déjà hospitalisés".

Le médecin a confirmé qu'une quinzaine de personnes étaient considérées comme guéries et que l'hôpital attendait les consignes de l'OMS pour leur sortie.

Des cas de maladie, avérés ou suspects, ont été signalés en Australie, en Grande-Bretagne, en Suède, en Suisse, en Irlande, en Israël, au Japon, en Roumanie, en Slovénie, en Espagne, à Taïwan et en Thaïlande.
Source: AFP
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Mercredi 19 mars 2003 (update 1)

Irak: les voyagistes allemands commencent à activer leurs plans d'urgence

La plupart des voyagistes allemands ont activé mercredi une partie de leur plan d'urgence en cas de déclenchement de la guerre en Irak, autorisant pour l'instant la modification sans frais pour les clients ayant réservé notamment pour des destinations au Moyen-Orient.

La compagnie aérienne Hapag-Lloyd Flug du numéro un mondial du secteur TUI propose ainsi d'échanger sans frais la date des réservations pour les vols vers l'Egypte, le Maroc, la Tunisie, la Turquie et Chypre.

L'échange, contre un vol durant la saison d'hiver en cours ou pendant celle d'été 2003, est possible jusqu'au 30 avril, précise un communiqué.

Le deuxième voyagiste allemand Thomas Cook propose également jusqu'au 30 avril le changement sans frais des dates ou de la destination pour les touristes ayant réservé un séjour dans les mêmes pays, plus les Emirats arabes unis (EAU).

Les voyagistes ITS, LTU, Dertour, FTI ont également annoncé qu'ils autorisaient la modification sans frais jusque fin avril, élargissant pour certains la liste des pays concernés à Oman et l'Iran.

Les conditions de tarification normales continuent en revanche de s'appliquer en cas d'annulation pure et simple.
Source: AFP
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Irak: les compagnies aériennes sous la menace du scénario "Tempête du désert"

Dessertes suspendues, escales modifiées, routes redessinées, appareils et équipages réquisitionnés : à l'approche d'une intervention armée en Irak, les compagnies aériennes sont menacées par la répétition du scénario déclenché par l'opération "Tempête du désert" de 1991.

Déjà plusieurs compagnies aériennes ont annoncé des mesures qui rappellent très précisément l'enchaînement des événements survenus quelques jours avant l'expiration de l'ultimatum lancé à l'Irak par le Conseil de sécurité de l'Onu et fixé au 15 janvier 1991.

British Airways a suspendu mercredi ses vols vers le Koweït et à partir de jeudi ceux vers Israël. De plus, tous les vols de la compagnie à destination des pays du Golfe transitent désormais par Larnaca (Chypre) afin d'éviter le séjour de personnels à Bahrein, Doha (Qatar), Jeddah (Arabie Saoudite), Ryad et à Dubaï.

Dix jours avant l'expiration de l'ultimatum de 1991, la compagnie américaine Pan Am avait suspendu provisoirement tous ses vols vers Israël et l'Arabie Saoudite. Dans la foulée, British Airways avait réduit ses fréquences vers Tel-Aviv et modifié ses horaires afin d'éviter à ses équipages de rester une nuit dans le pays.

Comme elles l'avaient été lors de la Guerre du Golfe, les compagnies aériennes seront confrontées, lors du déclenchement désormais imminent des hostilités, à la fermeture des certains espaces aériens et au nécessaire reroutage des 150 vols quotidiens reliant l'Europe à l'Asie du Sud-Est (Bangkok, Singapour, Australie).

Le 17 janvier 1991, quelques heures avant l'attaque aérienne de la force multinationale contre l'Irak, qui devait durer jusqu'au 28 février, l'Arabie Saoudite avait fermé son espace aérien aux avions commerciaux et dévié le trafic sur les aéroports égyptiens, le Yémen avait fait de même, Bahrein avait fermé l'aéroport international de Manama, et la Jordanie celui d'Amman.

"Nous avons reçu des assurances très fermes de l'Iran et des Emirats Arabes Unis qui promettent qu'ils laisseront leurs espaces aériens ouverts", affirme aujourd'hui William Gaillard, porte-parole de l'Association internationale du transport aérien (IATA).

En revanche, il semble "évident", selon lui que le survol du Koweït, de l'Irak, du Qatar et de Bahrein sera "difficile". En ce qui concerne l'Arabie Saoudite, "il est tout à fait possible qu'ils ferment la partie orientale mais qu'on puisse passer au-dessus de Ryad", a-t-il expliqué.

Dans tous les cas, "on a aujourd'hui un réseau de routes alternatives beaucoup plus dense" qu'à l'époque, indique le porte-parole de IATA, qui rassemble 173 compagnies aériennes internationales.

Ce réseau comprend une route nord, qui traverse la Caspienne, l'Iran, le Turkmenistan, l'Afghanistan et finit au-dessus de l'Inde. Des routes sud, qui passent soit par la Jordanie et l'Arabie Saoudite, soit par la mer Rouge. Et de nouvelles routes au nord de l'Himalaya, que la compagnie Lufthansa a d'ores et déjà promis d'ultiliser.

Enfin, les compagnies aériennes avaient en 1991 fait les frais de réquisitions de certains gouvernements, soit pour rapatrier des ressortissants bloqués à proximité de la zone de conflit, soit pour acheminer du matériel du guerre et des personnels militaires. De telles dispositions n'ont pas été prises jusqu'présent, à la connaissance de l'IATA.

Reste à estimer la facture finale du conflit, dont l'IATA avait en mars 1991 établi un chiffrage précis : 2 milliards de dollars de perte cumulées pour l'ensemble de compagnies après une chute de 12% du trafic mondial en janvier et de 17% en février 1991, les deux mois sur lesquels s'était étalée la campagne.

Cette fois, "tout va dépendre de la durée du conflit", affirme M. Gaillard qui se refuse à toute évaluation chiffrée des pertes encourues.

La chute du trafic devrait toutefois être inférieure à 15% selon lui. Parce qu'après les opérations militaires en Bosnie, au Kosovo et en Afghanistan, "les gens sont un peu habitués".
Source: AFP
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Irak: l'Italie prête à «s'arrêter»

L'Italie risque la paralysie après le déclenchement d'une guerre contre l'Irak, les syndicats annonçant une grève générale et des manifestations d'envergure «à la première bombe», soutenues par le mouvement pacifiste et des organisations de gauche.

Le comité italien «Arrêtons la guerre», qui a démontré sa capacité de mobilisation en rassemblant deux à trois millions de personnes le 15 février dernier à Rome, a présenté hier son plan de riposte. «Quand la guerre éclatera, le monde s'arrêtera», a affirmé le comité en manifestant symboliquement devant la Chambre des députés.

Source: entrefilets.com
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Des chercheurs hongkongais auraient identifié la cause de la pneumonie atypique

Des chercheurs de Hong Kong ont réussi une percée dans l'identification de la cause de la pneumonie atypique qui a fait au moins six morts dans le monde et provoqué une alerte internationale, a rapporté mercredi un quotidien du territoire.

Selon les chercheurs du Prince of Wales Hospital et de la Chinese University, le syndrome respiratoire aigu est dû à un virus de la famille des paramyxoviridae, a rapporté le South China Morning Post.

"Il s'agit d'une découverte importante qui montre que le traitement antiviral constitue le bon choix", a dit au journal le doyen de la faculté de médecine de la Chinese University, Sydney Chung Sheung-chee.

Les médecins soulignent cependant que la famille des paramyxoviridae comprend différentes virus qui peuvent toucher l'homme et d'autres recherches étaient nécessaires pour déterminer si le virus responsable de la flambée actuelle qui a fait plus de 200 malades dans le monde est un nouveau virus et s'il est curable.

L'épidémie actuelle a fait au moins six morts, deux au Canada, deux à Hong Kong et deux au Vietnam. Les responsables sanitaires soupçonnent également que la même maladie a fait 305 malades et cinq morts le mois dernier dans la province de Canton, dans le sud de la Chine, adjacente à Hong Kong. Et deux personnes seraient décédées de la maladie à Pékin.
Source: AFP
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Mardi 18 mars 2003 (update 2)

La guerre en Irak, nouveau coup dur pour le tourisme mondial

La guerre en Irak est un nouveau coup dur pour le tourisme mondial, déjà fragilisé par le 11 septembre et par la morosité économique ambiante, mais les professionnels espèrent un rebond si le conflit est bref et limité.

La guerre sera "un terrible coup porté à l'industrie du tourisme", a estimé mardi le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), Francesco Frangialli, qui a noté des "effets sévères avant même le déclenchement du conflit".

Toutefois, a-t-il ajouté, "si c'est la clarification qui l'emporte, ce sera un moindre mal, l'impact peut être limité" et on peut espérer ensuite un "rebond" comme après la guerre du Golfe (1990-91).

Dans toute l'Europe, les réservations sont à la baisse, surtout en direction des pays arabes.

En Grande-Bretagne, le tour-opérateur First Choice a annoncé une baisse de 4% des réservations pour l'été 2003. "Les gens attendent que la situation au Moyen-Orient se soit éclaircie", indique First Choice. "Nous ajustons en conséquence nos capacités de basse saison, notamment pour mai et juin".

Le numéro un du tourisme mondial, l'allemand TUI, note une baisse des réservations par rapport à l'an dernier dans le monde arabe. "Mais cela s'explique autant par les risques d'une guerre que par la faiblesse de la conjoncture en Allemagne", a relevé un porte-parole, Bernd Rimele.

La Tunisie est particulièrement affectée par la baisse des réservations, selon TUI, alors que l'Egypte résiste mieux. Toutefois, on ne relève pas d'annulations à ce stade.

En Italie, on subit "depuis la mi-février une forte baisse des réservations vers le Moyen-Orient", indique Fulvio Ognibene, secrétaire général de l'association des tours opérateurs italiens, Astoi. "Il n'y a pas d'annulation, mais les réservations se font plus rares. Comme les gens sont prévenus de l'éventualité d'une guerre, ils reportent leurs projets".

Pour Pâques, M. Ognibene croise les doigts. "On a fait le plein, car les réservations avaient été faites il y a longtemps, espérons que cela tienne".

Même tonalité en France. Pacha Tours, spécialiste de la Turquie, a enregistré une baisse de réservations de 30% par rapport à la même période de l'an dernier. Le voyagiste, comme nombre de ses concurrents, accorde exceptionnellement le report sans frais des réservations sur une autre période ou une autre destination.

Rêv Vacances fait état d'une baisse générale de l'activité, notamment sur la Tunisie (moins 10%), l'Egypte, qui entre dans la basse saison, étant moins affectée, de même que le Maroc.

"La situation est en demi-teinte et assez contradictoire", estime Philippe Demonchy, porte-parole du Syndicat national des agents de voyage (SNAV). "Il est difficile de se faire une idée. C'est l'attentisme qui prévaut. Il n'y a pratiquement pas d'annulations, mais un retard de réservations pour l'été. Mars est en général la période des plus fortes réservations, et cette année, les inscriptions seront différées".

Chez Fram, on relève une baisse de l'activité générale depuis deux ou trois semaines, toutes destinations confondues. Chez Voyageurs du Monde, on se dit surpris par le fatalisme d'une partie de la clientèle, qui "semble avoir appris à vivre avec les catastrophes".

L'ensemble des pays du Moyen-Orient sont désormais déconseillés aux voyageurs par le site internet du ministère français des Affaires étrangères, recommandation sur laquelle se reposent la plupart des tour opérateurs en France.
Source: AFP
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Irak : la France perdrait 90 000 emplois en cas de conflit prolongé

Le World Travel & Tourism Council (WTTC) a imaginé deux scénarios dans l'hypothèse maintenant très probable d'un conflit en Irak. Le premier spécule sur les conséquences d'un confit armé de courte durée. Le second envisage le pire : une guerre prolongée qui aurait un effet dévastateur.


Les recherches de cet organisme mettent en exergue l'impact économique direct et induit du tourisme pour 161 pays dans le monde pour l'année 2003.

L'industrie du tourisme y génère aujourd'hui 195 million d'emplois soit 7.6% de l'emploi total et à un poids économique de 3,527 milliards d'euros soit 10,2% du PIB de ces pays.

Selon les prévisions du WTTC, une guerre prolongée en Irak détruirait plus de 3 millions d'emplois en 2003 dans l'industrie touristique mondiale et ferait partir en fumée plus de 30,000 millions de dollars de recettes.

"Dans cette dernière hypothèse, le pire scénario prévisible, nous chercherons immédiatement auprès des gouvernements des mesures destinées à protéger et sécuriser cette industrie vitale", prévient prévient Jean-Claude Baumgarten, président du WTTC .

Mais les pays ne seront pas tous impactés de la même manière. Les économies les plus importantes comme celles des USA seraient plus touchées que les autres. Pour ce dernier, un "choc massif" est à prévoir avec des pertes estimées à 45 000 emplois et une chute de 3,7% de l'industrie touristique.

Au sein de l'Union européenne, près de 260,000 emplois feraient les frais de ce conflit, soit 0.7% et environ 270 millions d'euros de recettes touristiques disparaîtraient.

Impact économique du conflit

  Pays  Demande Visiteurs Part marché Emplois
1 USA -2.3% -13.0% -3.7% -449,100
2 Japon -1.6% -16.3% -1.4% -86,030
3 Allemagne -2.6% -8.2% 0.8% -26,960
4 Gde Bretagne -2.1% -8.3% 1.0% 10,990
5 France -3.4% -8.0% -2.0% -89,930
6 Italie -2.3% -7.9% -0.8% -42,090
7 Chine -1.5% -8.4% -1.7% -493,700
8 Espagne -3.1% -7.9% -2.9% -79,010
9 Canada -2.6% -14.7% -3.5% -52,170
10 Mexique -2.9% -15.1% -3.9% -113,810
Source: WTTC

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Air Lib: 80% du personnel sera reclassé d'ici un an et demi maximum selon G. de Robien

Le ministre des Transports Gilles de Robien a estimé mardi que 80% du personnel de la compagnie aérienne en liquidation Air Lib aura été reclassé, d'ici un an et demi au maximum.

La cellule de reclassement "est en cours", a déclaré M. de Robien sur LCI. "J'ai la conviction, on peut se retrouver dans un an, ou un an et demi au maximum, 80% du personnel sera reclassé, sauf cataclysme international".

"Il y a un petit problème, ce sont les pilotes, mais vous savez qu'il y a aussi des compagnies aériennes qui s'intéressent aujourd'hui à certaines anciennes activités d'Air Lib et je suis relativement et raisonnablement optimiste pour le personnel", a-t-il ajouté.

Interrogé sur une privatisation d'Air France au second semestre, il a répondu: "on verra". Il a réaffirmé que cela "dépend du marché, de la bourse, on ne va pas brader évidemment et on va dans toute la mesure du possible choisir le moment le plus opportun pour que les contribuables français s'y retrouvent le mieux possible".
Source: AFP
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Moins d'accidents d'avions mais avec plus de décès en 2002, selon l'OACI

Les accidents d'avions ont été moins nombreux en 2002 mais avec plus de décès de passagers qu'en 2001, a révélé lundi l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Dans un communiqué portant sur la sécurité et la sûreté du transport aérien en 2002, l'OACI comptabilise 33 accidents d'avions de plus de 2,25 tonnes ayant entraîné la mort de 991 personnes, contre 42 accidents avec 781 décès en

Pour les vols réguliers, les accidents ont été au nombre de 14 en 2002, avec 791 décès, contre 13 accidents et 577 décès l'année précédente.

Les accidents sur des vols non réguliers ont impliqué 19 appareils et causé la mort de 201 passagers, alors que l'année précédente 29 accidents avaient eu lieu, avec 201 décès.

Dans le domaine de la sûreté aérienne, 2002 a été marquée par une baisse des détournements d'avions, avec deux "réussis", contre sept en 2001, souligne l'OACI. Au total, 21 "actes d'intervention illicite" ont été enregistrés l'an passé, avec 74 personnes tuées et 14 blessées.

Les attaques contre des aéroports sont par contre passés de huit en 2001 à dix en 2002, ajoute le communiqué.
Source: AFP
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Lundi 17 mars 2003 (update 4)

Nouvelles Frontières finira la saison avec le Funchal !

A la suite d'un incident technique, le bureau de vérification a décidé la mise en Cale du Danaé. La compagnie Portugaise, Classic International Cruises, qui n'était pourtant pas tenue contractuellement de remplacer le navire, a annulé les croisières brésiliennes du Funchal pour permettre à NF de terminer sa saison.

Un certain mystère tourne autour de cet incident. Ce sont simplement les relevés de consommation ainsi qu'une perte de puissance mesurée, qui ont finalement éveillé les soupçons du staff technique du Princess Danaé.

L'armateur portugais ayant demandé une inspection à la "Classification", le bureau Veritas a constaté, le 15 février dernier qu'une hélice était grandement détériorée. La compagnie, enjointe de mettre son navire en cale sous 60 jours, à donc décidé de reprogrammer le Funchal, un de ses deux autres navires.

Toujours dans la recherche d'une bonne solution pour son client, tout le personnel hôtelier et d'animation du Danaé sera transféré sur le Funchal, pour garantir à l'opérateur le moins de rupture possible. Le changement de navire aura lieu le 20 mars, soit un peu plus de 1 mois seulement avant la fin de la saison !

Croisières : saison difficile pour Nouvelles Frontières

François Beaugrand, directeur du service Croisières chez Nouvelles Frontières : "Cet incident a été remarquablement géré par la compagnie, qui a travaillé avec un sérieux absolu, n'étant pourtant pas dans l'obligation contractuelle de nous proposer un navire de substitution.

En effetNF n'est pas affréteur, et ne dispose par conséquent que d'allotements. L'incident s'est semble-t-il produit lors de la croisière de Noël, à Curaçao.

L'hélice abîmée n'a engendré aucune vibration aucun bruit particulier.
Avec l'équipage du Danaé, qui sera transféré à bord du Funchal, nous assurerons une qualité de service constante à nos passagers. Ce staff connaît vraiment notre clientèle".

NF : brochures "Randonnée & Trekking" et "Évasion sous-marine":

Nouvelles Frontières vient d'éditer ses deux nouvelles brochures printemps été 2003 : "Randonnée & Trekking" et "Evasion sous-marine".

Pour la première fois, le manuel "Randonnée & Trekking" reprend l'intégralité des itinéraires proposées. Près de 98 pages composent ainsi la version 2003. Au sommaire : séjours en famille, en individuels ou pour les experts de la marche !

NF a choisi de classer la production en 6 niveaux de difficultés, établis selon une grille de scores basé sur 6 critères : l'altitudes, la durée de la marche, le dénivelé moyen, l'amplitude thermique, la qualité d'hébergement, et le type de progression.

Le second manuel, celui consacré à la plongée vous propose des séjours en Méditerranée, en mer Rouge, aux Caraïbes, dans l'Océan Indien, Atlantique ou Pacifique. Que vous soyez un féru de plongée, professionnel ou simple débutant, vous y trouverez le séjours qui vous correspond.

Source: Tourmag
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Air Lib: Virgin et Aéris prêtes à reprendre Air Lib

Article du Journal Du Dimanche (JDD) - 16 mars 2003

Deux dossiers pourraient être déposés in extremis avant la liquidation définitive mardi. Quelques emplois pourraient être sauvés. Mais la bataille fait surtout rage pour le pactole des créneaux.

Sir Richard Branson s'est déplacé en personne. Le flamboyant milliardaire britannique s'est rendu mercredi au ministère des transports pour faire une proposition de reprise partielle d'Air Lib. Selon le ministère, le projet, pas encore finalisé, viserait à reprendre environ un millier des 3500 salariés sur le carreau depuis le dépôt de bilan de la compagnie Française. Une proposition au finish : la liquidation devrait être définitivement prononcée d'ici mardi.

Il y a urgence. Une liquidation remettrait dans le pot commun les quelque 43000 créneaux de décollage et d'atterrissage - seul actif réellement intéressant de la compagnie défunte. Mais un second candidat se tient prêt à dégainer une offre demain ou mardi : la petite compagnie charter Toulousaine Aeris. Ses dirigeants planchaient encore ce week-end sur leur dossier. Ils seraient prêts à réclamer la quasi-totalité des créneaux d'Air Lib et cinq à dix avions, contre seulement 500 à 750 salariés. Objectif : relancer très rapidement les liaisons à bas tarifs vers Nice, Toulon, Marseille, Perpignan, Toulouse et Lourdes, soit 38 départs quotidiens dans chaque sens. Le jeune PDG d'Aeris, Charles Henri Rossignol, pourrait aussi s'associer avec un vieux loup de l'air, Alexandre Couvelaire, un ancien président... D'Air Liberté.

Un empressement surprenant. "Lors du dépôt de bilan, personne n'était prêt à investir un euro vu l'état de l'entreprise et les perspectives plombées du secteur aérien" explique un bon connaisseur du dossier. Mais le gouvernement avait ensuite laissé entendre qu'il pourrait lier l'attribution des créneaux à la reprise éventuelle d'employés. D'où ces vocations tardives.

Richard Branson s'est associé à la compagnie générale d'affrêtement maritime CMA-CGM (groupe Chargeurs). Le patron britannique pourrait ainsi dévelloper l'activité de sa compagnie à bas coûts Virgin Express, basée à Bruxelles, et venir titiller Air France en offrant des vols à prix cassés. Chargeurs lui servirait de " cheval de Troie" pour pénétrer en France. Le groupe ne manque pas d'expérience dans l'aérien : Chargeurs n'est autre que l'ancien propriétaire d'UTA, compagnie rachetée en 1990 par Air France. " c'est une reconstitution de ligue dissoute pour venir concurrencer Air France, notamment sur l'Afrique, devenue sa chasse gardée, et ancien pré-carré d'UTA", analyse un membre de la compagnie nationale, où l'on voit cette arrivée d'un très mauvais oeil.

Selon nos informations, la tandem Chargeurs-Virgin seraient prêts à mettre une soixantaine de millions d'euros. Une solution qui jouit du soutien de l'ancien patron d'Air Lib, Jean-Charles Corbet, à qui on en attribue même l'initiative. Un investissement dans les dépouilles d'Air Lib allégerait d'autant la dette et les éventuelles saisies de biens. Les syndicats, eux, se méfient, craignant que ce rachat partiel n'empêche pas une restructuration sociale ultérieure.

D'autres concurrents veillent au grain. Notamment les anglais d'Easy-Jet qui, eux, ont refusé la logique "créneaux contre emplois". Ils demandent la réattribution des créneaux par la voie classique du COHOR, l'organisme chargé de gérer les nouvelles autorisations de décollage. "Si nous constatons un traitement de faveur dans l'allocation des créneaux, nous irons devant la justice", annonce un de ses porte-paroles.

Source: JDD
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Une guerre arriverait "au plus mauvais moment" pour les compagnies aériennes

Une guerre en Irak "arriverait au plus mauvais moment" pour les compagnies aériennes qui se remettaient du 11 septembre, mais son impact "ne les affectera pas toutes de la même façon", a prédit lundi le porte-parole de l'Association internationale du transport aérien (IATA), William Gaillard.

"L'impact d'une guerre dépend de la durée et de l'expansion géographique du conflit. Vous avez des prévisions qui vont de -5% de trafic jusqu'à -20 %, mais pendant combien de temps?", s'est demandé le porte-parole de l'IATA qui regroupe 280 compagnies aériennes dans le monde.

Cette guerre "arrive au plus mauvais moment, cela ne fait aucun doute, c'était le moment où tout le monde (les compagnies) commençait à redresser la tête, à remettre de la capacité", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Les événements en Irak auront un impact négatif et l'ont déjà eu, du reste, sur le transport aérien, ne serait-ce qu'au niveau du prix des carburants qui ont vu en 6 mois plus de 100 % d'augmentation", a-t-il souligné.

Cela se traduit également "au niveau des mesures de sécurité héritées du 11 septembre --l'an dernier seulement elles nous ont coûté 4 milliards de dollars en plus -- et du coût des assurances, multiplié par quatre".

Les compagnies américaines risquent d'être les plus affectées, "leur clientèle étant très frileuse quand il y a des bruits de bottes". Les européennes verront leurs destinations vers le Moyen-Orient affectées, a-t-il dit.
Source: AFP
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Swissair: la justice bloque les comptes de 4 anciens patrons

La justice suisse a bloqué les comptes de quatre anciens patrons de Swissair, l'ancienne compagnie aérienne en faillite, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Le juge d'instruction en charge du dossier a confirmé l'information publiée dimanche par l'hebdomadaire SonntagsZeitung.

L'argent bloqué concerne les comptes personnels des ex-PDG Philippe Bruggisser et Mario Corti, ainsi que ceux de l'ex-directeur financier Georges Schorderet et de l'ancien administrateur Eric Honegger.

Il s'agit de la première mesure concrète prise par la justice suisse depuis le dépôt de bilan de Swissair et l'instruction pénale qui a suivi.

Ces comptes ont été bloqués pour s'assurer que les frais de la procédure ne seront pas à la charge de l'Etat.

Dans chaque cas, les sommes portent sur plusieurs centaines de milliers de FS. "Des recours ont été déposés et des négociations sont en cours", a précisé le juge.

Les premières auditions auront lieu ce printemps.

Selon la SonntagsZeitung, un accord a été trouvé avec Mario Corti, qui vit en grande partie aux Etats-Unis. Il a accepté de transférer 200.000FSeuros) sur un compte bloqué.

L'enquête porte sur des soupçons de faux dans les titres et de gestion déloyale, notamment.
Source: AFP
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Dimanche 16 mars 2003

Dispositif de prévention de la pneumopathie à l'aéroport de Paris-Roissy

Un dispositif de prévention et de contrôle a été mis en place samedi à l'aéroport de Paris-Roissy pour éviter une éventuelle diffusion du virus de pneumopathie, détecté en Asie, ont indiqué dimanche les autorités sanitaires.

Une nouvelle forme de pneumopathie virulente détectée en Asie et responsable de plusieurs décès, préoccupe depuis plusieurs semaines les responsables sanitaires. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a évoqué une menace pour la santé à l'échelle de la planète.

Des affichettes en français et en anglais ont aussi été placées dans les terminaux de Paris-Roissy où arrivent les voyageurs en provenance d'Asie du sud-est. L'ensemble des symptômes de la pneumopathie atypique y sont mentionnés, ainsi que ses conditions de transmission.
Source: AFP
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Khalifa Bank: le gouvernement attend la décision de la Banque d'Algérie

Le gouvernement algérien attend la décision de la Banque d'Algérie (BA) et de la justice sur les irrégularités relevées dans le fonctionnement de Khalifa Bank avant de prendre des mesures, a déclaré dimanche la ministre de la Communication et de la Culture, Mme Khalida Toumi.

"Le gouvernement respecte l'autonomie des autorités monétaires et de la justice et attend qu'elles rendent leur verdict sur l'affaire Khalifa Bank avant de réagir", a précisé la ministre, qui est également porte-parole du gouvernement, au cours d'un point de presse à Alger.

Après avoir bloqué, en novembre 2002, le transfert des fonds de Khalifa Bank vers l'étranger, la BA avait annoncé le 3 mars la nomination à sa tête d'un "administrateur provisoire" à la suite d'"irrégularités" dans son fonctionnement.

Concernant la compagnie aérienne "Khalifa Airways", un des fleurons du groupe, contrainte de réduire ses activités à la suite des problèmes de sa banque, Mme Toumi a indiqué que le gouvernement étudierait les conséquences d'une éventuelle faillite de cette compagnie.

Le groupe du milliardaire algérien Abdelamoumene Rafik Khalifa a déjà interrompu son activité de sponsoring du football en Algérie. Il a également mis fin à la formation en Europe de 200 pilotes.

Le groupe a été créé en 1992 par un jeune pharmacien, Abdelmoumene Rafik Khalifa, fils de Laroussi Khalifa, un ministre de Ahmed Ben Bella, le premier président algérien, et il a débuté dans les laboratoires pharmaceutiques.

Le groupe, qui emploie quelque 15.000 personnes et a réalisé en 2002 un chiffre d'affaires de 1,7 milliard d'euros, a connu une ascension foudroyante depuis 1999 en se développant dans les secteurs de la banque, du transport aérien, du sport et de la télévision.

"Moumène" Khalifa, 38 ans, a également investi dans l'informatique et la location de voitures en Algérie et en France.
Source: AFP
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La privatisation en vue d'Air France fait des remous

Assemblée. Les députés ont débattu, mardi et mercredi, du texte préparant la cession au privé de la compagnie aérienne publique.

Inscrite en tête de la liste des entreprises privatisables dès l'entrée en fonctions du gouvernement Raffarin, la compagnie Air France pourrait voir son statut d'entreprise publique remis en cause dans les mois qui viennent, avec la cession au privé de 30 à 35 % des actifs détenus par l'Etat. C'est en substance ce qu'a annoncé le ministre des Transports, Gilles de Robien (UDF), aux députés, mardi, lors de l'examen du projet de loi, qui devait se clore hier soir par l'examen de chacun de ses articles.

Le ministre s'est gardé de présenter son texte comme celui consacrant effectivement la privatisation de la compagnie aérienne publique, se contentant de considérer que son " principe " est " acquis depuis dix ans ". Pour Gilles de Robien, le débat sur la privatisation n'est donc pas à l'ordre du jour avec cette loi, mais il est de donner " des garanties aux salariés " pour " négocier leurs conditions à venir " dans cette perspective.

Une manière de botter en touche, d'ailleurs bien peu efficace, puisque dès l'ouverture de la discussion le rapporteur, Charles de Courson (UDF), de la commission des Finances a estimé inévitable le débat " sur cette opération " et a souhaité commencer son " propos par les cinq bonnes raisons " qu'il y a, selon lui, de " privatiser Air France ". Une position fortement soutenue, d'ailleurs, par le nouveau député apparenté UDF et ancien PDG d'Air France, Christian Blanc, qui avait démissionné de la tête de la compagnie en 1997 suite au refus du ministre de l'époque Jean-Claude Gayssot (PCF) de s'engager dans cette voie.

Au titre des raisons avancées par la droite, une suite d'appréciations qualifiées " d'idéologiques ", tant par les communistes que les socialistes, et liées à l'" anomalie " que représente, selon la droite, le " caractère public " de l'entreprise dans " un monde ouvert ", au nom de la comparaison avec les grandes compagnies nationales étrangères privatisées, comme British Airways.

Une argumentation qui ne résiste pas à l'épreuve des faits pour François Asensi (PCF), qui a rappelé la " réussite " de l'entreprise " sous statut public ", parmi " les plus performantes dans son secteur à l'échelle mondiale ", " à comparer aux difficultés de British Airways, longtemps présentée comme un modèle ". Pour le député communiste, la privatisation de la compagnie prépare en fait, " par une stratégie de dominos ", la " privatisation du ciel ", au risque de graves dangers pour la sécurité et de " nouvelles craintes sur l'emploi ". Sans compter que le contexte international, marqué par l'imminence d'une guerre, risque de fragiliser la compagnie, en cas de repli des actionnaires, " aggravant du même coup la crise " du secteur aérien, a-t-il observé.

Pour Odiles Saugues (PS) non plus, " la privatisation n'a pas lieu d'être ". Dénonçant " les précautions oratoires " du gouvernement " au sujet des garanties apportées aux salariés ", elle a qualifié la loi de " véritable recul social, que confirme l'article 3 en supprimant le statut particulier des salariés d'Air France ", et rappelé le " rejet " du projet par les salariés.

Parmi ceux-ci, les personnels au sol s'étaient mis en grève en début de semaine, appelant à un rassemblement mardi devant l'Assemblée nationale. Ils ont été relayés par les pilotes, en grève hier et aujourd'hui. Les personnels ont jusqu'au mardi 18 mars pour tenter de convaincre les députés de ne pas adopter l'ensemble du texte, avant que le Sénat ne l'examine à son tour. Sébastien Crépel

Source: L'Humanité (13 mars 2003)
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l’OMS lance une alerte mondiale à la suite de cas de pneumonie atypique

Depuis la mi-février, l’OMS s’est efforcée d’obtenir la confirmation des rapports qui lui sont parvenus sur des flambées épidémiques d’une forme grave de pneumonie au Viet Nam, à Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) et dans la province chinoise de Guangdong.

Au Viet Nam, la flambée a commencé par un cas isolé hospitalisé pour un syndrome respiratoire aigu d’origine inconnue. Ce sujet s’est senti mal au cours de son voyage et est tombé malade peu après son arrivée à Hanoi, en provenance de Shanghai et de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine). Après son admission à l’hôpital, environ 20 membres du personnel sont également tombés malades avec des symptômes similaires. Ce cas s’est présenté à Hanoi avec un syndrome grippal initial (apparition brutale d’une forte fièvre, suivie de myalgies, de céphalées et d’une irritation de la gorge). Ce sont d’ailleurs là les symptômes les plus courants. Les premières analyses en laboratoire peuvent établir une thrombopénie (diminution du nombre des plaquettes) et une leucopénie (diminution du nombre des leucocytes). Parfois, mais pas toujours, la maladie évolue vers une pneumonie bilatérale pouvant aboutir à une insuffisance respiratoire aiguë nécessitant de placer le sujet sous respirateur. Certains patients guérissent mais d’autres demeurent dans un état critique. Aujourd’hui, le Département de la Santé de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine), signale une flambée épidémique d’une maladie respiratoire dans l’un de ses hôpitaux publics. Au 11 mars à minuit, 50 agents de santé ont été examinés et 23 d’entre eux présentaient un syndrome fébrile. Par mesure de précaution, ils ont été mis en observation à l’hôpital. Dans ce groupe, 8 ont développé des signes précoces de pneumonie à la radio thoracique. Leur état est stable. Trois autres agents de santé se sont présentés spontanément pour un syndrome fébrile et la radio thoracique a permis de découvrir des signes de pneumonie pour deux d’entre eux.

Les investigations des autorités sanitaires de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) sont en cours. La direction de l’hôpital a renforcé les mesures de prophylaxie pour éviter toute propagation dans l’établissement. Jusqu’à présent, on n’a pas pu établir de lien entre ces cas et la flambée à Hanoi.[...]

En attendant d’en savoir plus sur la cause de ces événements, l’OMS préconise les techniques de soins en isolement pour les patients qui présentent une pneumonie atypique et sont susceptibles d’être en relation avec ces flambées. Parallèlement, elle recommande de notifier aux autorités sanitaires nationales tout cas suspect.

L’OMS reste en contact étroit avec les autorités nationales concernées et leur a proposé une assistance épidémiologique et clinique, ainsi qu’un appui des laboratoires. En collaboration avec ces autorités, elle veille à l’exécution des investigations nécessaires, à la notification des cas et à l’endiguement de ces flambées.

Pour plus d'informations:

Dick Thompson - Chargé de Communication
Maladies transmissibles : prévention, lutte et éradication
OMS, Genève
Téléphone: (+41 22) 791 26 84
Email: thompsond@who.int - L'article complet sur le site de l'OMS


Vendredi 14 mars 2003

Les petits arrangements de Corbet

Alors que le parquet a ouvert une enquête sur la gestion de Jean-Charles Corbet, on découvre les petits arrangements du dirigeant avec son personnel. Un accord avec les PNC (personnels navigants commerciaux) d’Air Lib Express leur permettait ainsi de toucher l’intégralité des ventes à bord, soit une rémunération supplémentaire de 3000 à 7000 francs par mois pendant dix mois, libre de charges patronales. Bercy aurait fermé les yeux. Une poignée de cadres dirigeants se seraient en outre vu attribuer une indemnité exceptionnelle de 40000 euros dans les dernières semaines d’exercice de la compagnie.

Source: Nouvel Obs
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Irak : les aéroports renforceront les mesures de sécurité

Les mesures de sécurité devrait être renforcées dans les aéroports européens, en cas d'une guerre en Irak.

La plate-forme de Francfort, l'un des plus grand aéroport européen a d'ores et déjà annoncé le renforcement des meusures de sécurités, si un conflit en Irak éclatait. Le gouvernement allemand a peur d' "une vague de solidarité terroristes musulmans".
A noter que l'aéroport allemand accueille 50 millions de passagers par an.

Source: Tourmag
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Low cost : Volare reversera aux agences 5 euros par personne et par tronçon

Jacques Brel s’endormait en comptant les « Marouani »... les agents de voyage peuvent désormais en faire autant en alignant les low-cost. Dernière en date : Volareweb.com, qui opérera de Beauvais dès le 30 mars prochain vers Venise et Milan, à raison de 2 vols par jour et Bari dans les Pouilles avec une liaison quotidienne.

La compagnie qui dispose de neuf appareils opérationnels dès le début avril et 10 en haute saison (des A 320 configurés en 150 et 180 sièges), a transporté près de 4 millions de passagers l’an dernier, principalement sur des vols charters longs courriers et des liaisons domestiques italiennes, les deux marchés clés de la société transalpine.

Volareweb.com, née du regroupement de Volare Airlines et d’Air Europe, proposera également un contrat de revente aux agences de voyage, construit sur la base d’une somme forfaitaire de 5 euros par personne et par tronçon.

La compagnie ambitionne un taux d’occupation moyen de 60% en 2003 pour un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros. Des sièges seront également proposées aux tours opérateurs français vers des destinations italiennes traditionnelles : Venise, Naples, Catania ou Cagliari…

Une offre de départ à 1 euro mais... très verrouillée !

Avec une offre de départ fixée à 1 euro (plus frais de dossier et taxes de sécurité, soit 8 euros), Volare veut séduire, via le web, le public français. Force est de constater après de longues recherches sur le Net, que l’offre promotionnelle est plus que verrouillée tant au niveau des horaires que des disponibilités !

En se positionnant comme une low-cost de nouvelle génération, ayant réussi le mariage de l’accueil et du prix, cette compagnie qui a demandé des slots sur Orly veut aussi souligner ses possibilités d’ouverture vers d’autres villes françaises.

« Un peu trop tôt pour en parler », souligne Edgardo Badiali, le directeur commercial Europe. Reste à noter qu’en évitant soigneusement Rome, Volareweb.com s'épargne les foudres d’Alitalia. Un partenaire féroce que le président de Volare Groupe, Gino Zoccai, veut préserver. Pour vivre heureux rien de tel qu’un pacte de non agression...

Source: Tourmag
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Aménager le statut et renforcer le dynamisme économique de l'Outre-Mer

Brigitte Girardin s'exprime cette semaine sur le projet de loi de programme pour l'Outre-Mer qui sera présenté au Parlement à la fin 2003.

La ministre exposera à cette occasion les grandes lignes d'un texte qui vise à renforcer le développement économique de l'Outre-Mer tout en aménageant son statut institutionnel.

C'est à ce titre que ce texte s'inscrit dans le cadre de la réforme de la décentralisation, en permettant notamment aux départements d'Outre-Mer d'édicter certaines normes spécifiques. Il prévoit par ailleurs un train de mesures destinées à encourager la création d'emploi et à favoriser la relance de l'investissement dans les collectivités d'Outre-Mer.

Le dossier sur la réforme de la décentralisation
L'analyse des motifs du projet de réforme de la décentralisation

Source: Tourmag
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Jeudi 13 mars 2003 (Update 2)

Air Lib: les dirigeants d'Holco adressent un dossier "complet" aux parlementaires

Les dirigeants d'Holco, maison mère de la compagnie aérienne en liquidation judiciaire Air Lib, ont adressé jeudi un dossier "complet" à chaque élu du Sénat et de l'Assemblée nationale dans le cadre de l'enquête parlementaire en cours, ont-il annoncé.

"Les dirigeants d'Holco ont adressé ce jour à chaque député et à chaque sénateur un dossier complet retraçant, pièces à l'appui, les grandes étapes de la vie économique et financière d'Air Lib", a indiqué Holco, holding personnelle du PDG d'Air Lib, Jean-Charles Corbet, dans un communiqué.

La commission des affaires économiques de l'Assemblée a approuvé mercredi la création d'une commission d'enquête sur "les causes économiques et financières de la disparition d'Air Lib et sur les fonds publics accordés à cette compagnie".

La demande avait été déposée conjointement, le 4 mars, par le président de la commission économique, Patrick Ollier (UMP), et celui du groupe UMP Jacques Barrot.
Source: AFP
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Virgin Express intéressé par les activités long courrier d'Air Lib

Richard Branson et les responsables de CMA CGM ont, à l'issue de leur entretien avec le Ministère des transports, qualifié celui-ci de "rendez-vous positif", dans le cadre de la reprise des actifs d'Air Lib. Rappelons que les 48 000 créneaux, seul actif de la compagnie liquidée, devront être répartis par le Cohor dans les jours qui viennent. Autrement dit, il y a le feu au lac...

Richard Branson et les responsables de CMA CGM, assistés par Eurocopter, ont rencontré aujourd'hui à Paris Jean-Claude Jouffroy, directeur de cabinet du secrétaire d’état aux transports, Dominique Bussereau. Une rencontre qui s'explique par la proposition de reprise faite dernièrement par la compagnie low cost et l'armateur marseillais, de reprendre une partie des actifs de la compagnie en liquidation.

Mais contrairement à ce qu'affirmait Hervé Stalla-Bourdillon (filiale voyage de CMA CGM), interviewé il y a 48h par TourMaG.com, l'ambition du milliardaire britannique pour le périmètre de la nouvelle compagnie, semble plus ambitieux. En effet, Richard Branson ne se contenterait pas des lignes low cost en point à point. Il lorgnerait également vers les activités (logique) long courrier.

Il a annoncé également que les discussions se poursuivraient dans les prochaines semaines. L'objectif affiché de Virgin est clair : sauver autant d'emplois que possible tout en positionnant la marque Virgin dans le paysage aérien français. Les discussions portent désormais sur le périmètre de la future compagnie.

Une nouvelle lueur d'espoir pour les 3 200 salariés d'Air Lib ? L'avenir nous le dira.

Source: Tourmag
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Volareweb.com (Volare) annonce trois dessertes italiennes au départ de Beauvais

Volareweb.com, compagnie aérienne italienne à bas coûts filiale du groupe de transport régional italien Volare Group, s'apprête à lancer trois dessertes italiennes au départ de l'aréoport Paris-Beauvais.

Volareweb.com proposera quotidiennement, à compter du 30 mars, des vols au départ de Paris-Beauvais et à destination de Venise, Milan Malpensa et Bari (sud), a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué.

La compagnie dispose d'une flotte de 9 appareils de type A320 de 150 à 180 places, a-t-elle précisé.
Source: AFP
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F. Frangialli : "nous vivons la crise la plus grave dans l’histoire du tourisme mondial"

Francesco Frangialli, secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme a rappelé lors de l'inauguration de l'ITB de Berlin que que le secteur du tourisme vit depuis le 11 septembre, une crise la plus grave dans l’histoire du tourisme mondial.

Voici quelques extraits de cette allocution:

"Depuis le 11 septembre, a-t-il souligné, nous vivons la crise la plus grave dans l’histoire du tourisme mondial. Djerba, Bali, Mombasa : les attaques se succèdent contre des visiteurs étrangers, choisis comme cibles et comme victimes innocentes dans des conflits où ils n’ont rien à voir. Malgré cela, la peur n’a pas tout emporté et le tourisme ne s’est pas effondré, comme certains l’avaient trop vite annoncé.

En 2001, malgré la conjonction entre les tragiques attentats de New York et de Washington et la décélération déjà amorcée de l’économie mondiale, le nombre d’arrivées de touristes internationaux ne se réduisait que de 0,5 pour cent alors que le tourisme intérieur à chaque pays progressait, ceux qui partaient restant plus près de chez eux.

L’Asie-Pacifique a continué de progresser

En 2002, en dépit d’une conjoncture économique toujours morose, un renversement de tendance s’opérait déjà. Avec 715 millions d’arrivées internationales et une progression de 3 pour cent, la croissance était de retour (...) La performance de l’année passée a été bien meilleure que ce que tout le monde attendait et démontre, une fois de plus, la capacité de résistance de notre industrie.

Si les Amériques ont souffert en 2002, une région comme l’Asie-Pacifique a continué de progresser au rythme élevé de 8 pour cent. La surprise est venue du Moyen-Orient : cette région, malgré les tensions qui l’agitent, voyait les arrivées augmenter de 11 pour cent grâce, essentiellement à la bonne tenue du trafic intra régional. L’Europe a fait mieux que résister, avec une croissance des flux de 2,4 pour cent.

(...) Malgré les obstacles et les risques qu’il perçoit, le consommateur fait tout pour pouvoir partir, même s’il réduit ses dépenses, change de destination, diffère son voyage ou fractionne son séjour.

La guerre du Golfe : la référence la plus appropriée...

La référence la plus appropriée pour apprécier la situation d’aujourd’hui est sans doute celle de la guerre du Golfe. Il faut se souvenir qu’à cette époque, le tourisme n’était pas entré en récession ; la croissance s’était réduite à 1,2 pour cent en 1991, mais n’avait pas été négative, et, dès l’année suivante, un rebond spectaculaire de 8,3 pour cent avait été enregistré.

Avant même qu’il ait commencé, le conflit de l’Irak, en suscitant la crainte, en provoquant l’attentisme, en freinant les réservations, et en retardant les programmes d’investissement, produit déjà un impact négatif sur notre industrie. D’une manière ou d’une autre, la situation est appelée à s’éclaircir, et chacun de nous ici préfèrerait que cette clarification ne résulte pas de la pire des solutions pour notre secteur : la guerre.

Le tourisme n'a jamais connu de dépression profonde ni durable

Si pourtant l’explosion devait avoir lieu, souhaitons qu’elle soit la plus courte possible et la plus limitée dans son incidence géographique. Et gardons à l’esprit qu’il y a deux raisons puissantes pour conserver une espérance et une confiance raisonnables.

La première est que le tourisme, dans son histoire, n’a jamais connu de dépression profonde ni durable. La seconde raison d’espérer tient à ce que l’industrie touristique est toujours sortie des crises qu’elle a surmontées en bien meilleur état qu’elle n’y était entrée.

Source: Tourmag
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EasyJet : les actionnaires donnent leur accord à la commande d'Airbus

Les actionnaires de easyJet ont donné leur feu vert à la commande passée au constructeur européen Airbus pour 120 appareils A319, option qui était accompagnée d'une option de 120 avions supplémentaires, à l'occasion de l'assemblée générale extraordinaire du groupe.

Le montant de la commande n'est toujours pas précisé par easyJet. Certains experts estiment le contrat à quelque 5 milliards de dollars. Les premières livraisons devraient débuter en septembre 2003 et se poursuivre jusqu'en 2008. Les options sont valides jusqu'en 2012.

Source: Tourmag
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Air Madagascar : un 767-300 pour le long courrier

Madagascar sera prochainement dotée d’un nouveau Boeing 767-300 pour assurer le long courier. Cet avion aux couleurs malgaches sera opérationnel le 20 avril prochain, selon des informations en provenance de la Grande Ile. Cet avion assurera un vol direct entre la capitale magache et Paris, trois fois par semaine. D’autre part, Air Madagascar compte ouvrir à nouveau la ligne vers Singapour, suspendue depuis quelque temps. Ce qui obligeait les hommes d'affaires de ce pays voulant se rendre à Singapour à passer par Maurice.

Source: Tourmag
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Mercredi 12 mars 2003 (update 1)

Informations sur les passagers vers les USA: pas d'accord définitif avec l'UE

L'Union européenne n'a pas conclu d'accord définitif avec les Etats-Unis sur le transfert des informations personnelles sur les passagers arrivant sur le sol américain, a déclaré mercredi le commissaire européen chargé du Marché intérieur Frits Bolkestein.

"Il n'y a pas de décision, pas d'accord, il n'y a pas de base juridique, mais les Etats-Unis nous ont donné certaines assurances", a indiqué le commissaire, reconnaissant que le transfert des données était déjà en cours, depuis le 5 mars.

Ces transferts de données figurant dans les systèmes de réservation des compagnies aériennes sont demandés par les Etats-Unis dans le cadre des efforts de sécurité entrepris après les attentats du 11 septembre 2001.

"Nous avons obtenu des Etats-Unis toute une série d'engagements provisoires sur la façon dont ils vont protéger les données personnelles. Ils se sont engagés à ne pas utiliser les données sensibles à des fins de +profilage+" (tri des passagers correspondant à certaines caractéristiques), a de son côté assuré le commissaire européen aux Relations extérieures Chris Patten.

"Les compagnies aériennes se trouvent entre le marteau et l'enclume", entre les demandes américaines et les exigences de la directive européenne de protection des données personnelles, a noté M. Bolkestein.

Le commissaire européen va demander aux compagnies aériennes d'informer les passagers sur le transfert de leurs données personnelles, et les passagers "pourront choisir d'aller aux Etats-Unis ou non".

La Commission va également demander d'installer des "filtres" pour éviter que soient transférées aux Etats-Unis des données que les Américains "prétendent ne pas vouloir utiliser", selon M. Bolkestein.

Les Etats-Unis ne demandent pas par exemple d'informations sur le type de repas commandés par le passager, a-t-il souligné.

Beaucoup de députés européens, qui voteront jeudi une résolution sur le sujet, ont protesté contre les transferts aux autorités américaines d'informations sur les passagers. Ce transfert "menace les droits fondamentaux des passagers", a par exemple déclaré la députée libérale Sarah Lutford.
Source: AFP
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Plainte contre JAL pour violation des règles de sécurité

Le plus grand transporteur aérien du Japon et d'Asie Japan Airlines Co. Ltd (JAL) fait l'objet d'une plainte avec demande de dommages et intérêts d'un pilote et ingénieur américains qui l'accusent d'avoir enfreint les règles de sécurité de l'aviation civile en obligeant des pilotes à voler même lorsqu'ils étaient malades.

La plainte a été déposée en décembre dernier au tribunal de Californie contre JAL par le commandant Jack Crawford et l'ingénieur embarqué Martin Ventress qui disent avoir la preuve qu'un co-pilote a été contraint en juin 2001 de rester aux commandes de deux avions remplis de centaines de passagers après avoir plusieurs fois perdu conscience.

"Il est temps pour le monde de savoir ce qui se passe", a déclaré à l'AFP M. Crawford, 60 ans, qui travaillait à l'époque pour Hawaii Aviation Contract Services, une firme basée à Hawai fournissant des équipages à JAL et sa filiale JALways.

Le copilote, Jeoff Bicknell, qui a dû à deux reprises être porté par des collègues hors de la cabine de pilotage pendant un vol sur JAL, a été diagnostiqué comme atteint d'une tumeur au cerveau quelques jours après avoir fait atterrir un deuxième appareil, appartenant à JALways, selon la plainte.

Dans la plainte, MM. Crawford et Ventress affirment avoir été harcelés par leurs employeurs et avoir injustement perdu leur emploi après avoir fait part de leurs réactions dans un rapport sur les infractions aux règles de sécurité.

Le règlement de la compagnie JAL impose en cas d'urgence lorsqu'un membre d'équipage tombe malade de poser l'appareil sur l'aéroport le plus proche ou de remplacer cette personne, a expliqué le porte-parole de JAL et JALways Geoffrey Tudor.

"Ce cas n'a pas été considéré comme une urgence", a déclaré M. Tudor.

JAL et JALways, tout en reconnaissant l'existence d'une plainte, ont déclaré que celle-ci était infondée.

"Les plaignants tentent de faire juger ce cas dans les médias afin de faire usage des peurs du public et de porter atteinte à la réputation de JAL", a ajouté M. Tudor.
Source: AFP
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Air Lib: commission d'enquête parlementaire approuvée en commission

La commission des affaires économiques de l'Assemblée a approuvé mercredi la création d'une commission d'enquête sur "les causes économiques et financières de la disparition d'Air Lib et sur les fonds publics accordés à cette compagnie", a-t-on appris de source parlementaire.

La demande avait été déposée conjointement, le 4 mars, par le président de la commission économique, Patrick Ollier (UMP), et celui du groupe UMP Jacques Barrot.

Lors du vote en commission, la députée PS Odile Saugues s'est étonnée que l'Assemblée souhaite enquêter sur l'utilisation des fonds d'une compagnie privée, au moment-même où elle s'apprête à approuver la privatisation d'Air France, a-t-on précisé de même source.

Les membres PS et PCF de la commission des affaires économiques se sont abstenus lors du vote.

La création de cette commission d'enquête de 30 membres doit être encore entérinée lors d'une réunion pleinière de l'Assemblée, dont la date n'est pas arrêtée.

"Dans un souci de transparence, vis-à-vis des salariés qui n'ont pas ménagé leur peine pour maintenir la compagnie à flot, et d'information à l'égard des Français qui ont directement contribué par leurs impôts à l'activité d'Air Lib, il semble nécessaire d'analyser les mécanismes qui ont conduit à cette situation", souligne le rapporteur Patrick Ollier dans l'exposé des motifs.

De son côté, le parquet de Paris a ouvert le 26 février une enquête préliminaire portant sur des transferts d'actifs d'Air Lib, après sa mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Créteil.
Source: AFP
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Elections à Air France

Le résultat des élections aux comités d'établissements d'Air France a été rendu public:
  • CGT 23,35 % (-2,21%)
  • CFDT 16,09 % (+0,70%)
  • FO 15,93% (-2,46%)
  • CFE-CGC 14,38% (+7,92%)
  • UNSA 5,58% (+1,91%)
  • CFTC 4,07% (+1,17%)
  • SNMSAC 3,85% (+0,64%)
  • SUD aérien 3,47% (-0,36%)
  • Divers 3,72%
Pour les PN:
  • SNPNC 4,47 % (1.671 voix)
  • SNPL 3,62% (1.352 voix)
  • SPAF 0,78% (290 voix)
  • ALTER 0,69% (259 voix)
Il y a eu 38.417 votants, soit une hausse de 0,58% par rapport à 2001. Au total, 66% des inscrits ont participé au vote.

NB : en 2001, la liste commune PN au CE comprenait l'UNAC CGC dont les voix de 2003 sont comptabilisées avec les voix CGC, ce qui explique en partie la progression de 7,92%.


Source: Radiocockpit.com
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Columbia: les débris frappant la navette au décollage à nouveau au coeur de l'enquête

Les débris de mousse isolante du réservoir externe de la navette qui ont heurté Columbia lors de son lancement sont de nouveau au coeur de l'enquête sur la catastrophe, selon des données rendues publiques mardi par le Conseil d'enquête sur l'accident de la navette Columbia (CAIB).

Cette commission indépendante a montré un enregistrement vidéo de quatre secondes réalisé par la Nasa au décollage de Columbia le 16 janvier, sur lequel on peut voir un débris frapper le bord d'attaque de l'aile gauche de la navette.

Le bord d'attaque de l'aile, qui fait face au flux d'air à très haute température durant la rentrée dans l'atmosphère, est un point par lequel le plasma constitué par cet air très chaud aurait pu pénétrer la structure de Columbia avant de causer sa destruction, selon une hypothèse examinée par la CAIB.

Sur ces images vidéo, "un morceau de mousse vient frapper le bord d'attaque", a commenté Sheila Widnall, membre du CAIB.

D'autres images vidéo "indiquent qu'il y a eu davantage de débris" frappant la navette, a précisé l'amiral Harold Gehman, président du CAIB. Les experts, qui ont analysé les images vidéo réalisées sous différents angles, "pensent qu'il y a eu trois morceaux" de mousse isolante qui ont pu frapper la navette, a-t-il ajouté.

"Deux sont peut-être de la mousse et un de la glace, ou les trois constitués d'un mélange de mousse et de glace, nous n'en savons pas plus", a encore précisé M. Gehman lors d'une conférence de presse du Conseil d'enquête.

La navette Columbia s'est désintégrée le 1er février, pendant sa rentrée dans l'atmosphère, à quelques minutes de son retour prévu sur Terre, avec sept astronautes à bord.
Source: AFP
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Mardi 11 mars 2003

USA, GB et Libye proches d'un accord sur l'attentat de Lockerbie

Les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Libye sont proches d'un accord sur le montant de dommages, qui atteindront plusieurs milliards de dollars, en faveur des familles des victimes de l'attentat de Lockerbie en décembre 1988, ont indiqué de hauts responsables américains mardi.

Des diplomates de haut rang des trois pays étaient réunis à Londres mardi pour mettre au point les derniers détails de cet accord qui permettra la levée des dernières sanctions imposées par l'Onu à la Libye et peut être même le retrait de ce pays de la liste noire du gouvernement américain des Etats soutenant le terrorisme, ont ajouté les mêmes sources.

"Le point nouveau c'est qu'ils sont proches d'un accord", a déclaré à l'AFP un responsable qui a requis l'anonymat. "On est maintenant vraiment dans les discussions ultimes".

Le même responsable a toutefois souligné que tout accord arrêté à Londres devrait encore recevoir l'assentiment des gouvernements des trois pays ainsi que celui des familles des victimes.

Le 21 décembre 1988, le vol 103 de la compagnie américaine Panam assurant la liaison Francfort New-York avait explosé en vol au dessus de Lockerbie en Ecosse. L'attentat avait fait 270 morts, les 259 personnes à bord de l'avion et 11 habitants du village de Lockerbie tués par des débris de l'appareil.

Des membres des services secrets libyens avaient été accusés de l'attentat après une longue enquête et des sanctions imposées à la Libye par l'Onu, à la suite de cette affaire.
Source: AFP
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Guerre en Irak: les compagnies aériennes US prévoient des effets désastreux

Une guerre en Irak aurait des effets désastreux sur les compagnies aériennes américaines en provoquant des faillites et des dizaines de milliers de suppressions d'emplois, a affirmé mardi l'Association américaine du transport aérien (ATA).

Un conflit en Irak aggraverait "la situation économique déjà précaire" des compagnies aériennes et "il y a un risque sérieux de faillites et de liquidations chaotiques", a averti l'ATA (Air Transport Association), un organisme professionnel regroupant les compagnies américaines.

Même sans guerre en Irak, les compagnies aériennes américaines devraient accumuler cette année des pertes de 6,7 milliards de dollars en 2003, estime l'ATA.

Dans une étude publiée mardi, l'ATA envisage plusieurs scénarios en cas de conflit en Irak.

"Le scénario le plus probable prévoit des pertes de 10,7 milliards de dollars en 2003 pour les compagnies (soit 4 milliards de dollars de plus que s'il n'y a pas de guerre), la disparition de 2.200 vols quotidiens et la suppression de 70.000 emplois supplémentaires", indique l'ATA.

"Le scénario le plus sévère prévoit des pertes de 13 milliards de dollars, une réduction de 3.800 vols quotidiens et l'élimination de 98.000 emplois supplémentaires", a ajouté l'association professionnelle.

Une guerre en Irak aurait des effets négatifs beaucoup plus importants que la première Guerre du Golfe en raison de la crise frappant déjà les compagnies américaines depuis les attentats du 11 septembre 2001, explique l'ATA.

Depuis les attentats du 11 septembre, les compagnies aériennes américaines ont perdu 18 milliards de dollars et supprimé quelque 100.000 emplois, rappelle l'ATA en soulignant que "les réserves en cash des compagnies sont presque épuisées et que leurs possibilités d'emprunter sont virtuellement inexistantes".
Source: AFP
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Air Lib veut porter plainte pour éclaircir la reprise des avions par de Vlieger

La direction de la compagnie aérienne en liquidation judiciaire Air Lib a indiqué mardi qu'elle allait porter plainte contre X pour éclaircir les conditions dans lesquelles sept de ses avions sont passés sous le contrôle de l'investisseur néerlandais Erik de Vlieger.

"Nous déposons plainte contre X avec constitution de partie civile auprès du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Paris (...) pour abus de confiance", a déclaré à l'AFP Pascal Perri, porte-parole du PDG d'Air Lib Je