Sud Aérien Headline News
Archives du mois de février 2004








Vendredi 27 février 2004 (update 1)


Corsair : B-747-400 en juin, peut être bien que non...


Selon les déclarations de notre Président Directeur Général, il se pourrait que nous ne soyons pas en mesure de mettre en ligne le premier Boeing 744 dans les délais initialement prévus.

Evidemment, et si cela devait être le cas, cela aurait pour fâcheuse conséquence " d'obliger " Corsair (sous la contrainte, c'est certain) à reconduire les contrats d'affrètement actuels.

Comment expliquer, qu'après avoir mis en ligne de la manière la plus brillante possible, le secteur A330, Corsair serait incapable de tenir des délais (prévus de longue date) pour la mise en ligne d'un 747, fût-il un 400 ?

On est en droit de s'interroger, à l'heure des meilleurs résultats de notre Compagnie, sur le manque de moyens accordés à la mise en ligne de cet appreil.

A moins que cela soit un manque de volonté… ???

Cerise sur le gâteau, notre PDG a également annoncé que, de toutes façons, la mise en ligne du 400 n'entraînerait aucune titularisation PNC.

Alors que le gouvernement annonce la mise en place d'un CDD longue durée, Corsair, toujours en avance sur son temps, semble déjà l'avoir mis en place.

A force de tirer sur un élastique, il casse !

Le Bureau Corsair.
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Une journaliste réussit à introduire deux couteaux à bord d'un vol d'easyJet

La chaîne de télévision Sky News a diffusé vendredi un reportage effectué par une de ses journalistes qui est parvenue à embarquer deux couteaux à bord d'un avion de la compagnie aérienne easyJet effectuant la liaison Genève-Londres.

Selon Sky News, la journaliste Juliet Errington a effectué ce voyage lundi avec, dans son sac à main, un couteau à la lame dentée de 10 cm qu'elle avait acquis dans une boutique de souvenirs de Genève et un couteau suisse acheté dans une boutique hors taxe après le contrôle des passeports à l'aéroport.

Le couteau suisse a bien été détecté aux rayons x avant l'embarquement, mais les gardes de sécurité ont autorisé la jeune femme à le conserver à bord du Boeing 737, selon Sky News.

En revanche, le premier couteau à la plus longue lame a passé les contrôles sans aucune difficulté.

Jean-Luc Portier, directeur de la division des passagers à l'aéroport de Genève, a indiqué à la chaîne de télévision qu'il s'agissait d'une erreur humaine mais il a toutefois assuré à Sky News que ce cas serait examiné d'une façon plus approfondie.

La plupart des aéroports dans le monde ont accru leurs mesures de sécurité depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis mais la législation suisse autorise encore les passagers à conserver en cabine des couteaux dont les lames n'excèdent pas les 6 cm.

"C'est complètement inacceptable", selon Toby Nichol, un porte-parole d'easyJet interrogé par Sky news.

M. Nichol a déclaré que la compagnie aérienne s'était déjà plainte par le passé de la vente de couteaux suisses dans les boutiques hors taxe situées après les contrôles des aéroports suisses.

NB: A quand des journalistes Kamikazes qui se feront sauter en plein ciel...? La Une garantie!

Source: AFP
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Compagnie aérienne Malev pourrait rejoindre SkyTeam en novembre

La compagnie aérienne hongroise Malev est en négociation pour devenir un membre associé de l'alliance commerciale SkyTeam dès novembre, a annoncé le directeur général Laszlo Sandor, selon un quotidien économique publié vendredi à Budapest.

Un audit est prévu en octobre pour vérifier que Malev rempli les critères d'adhésion à l'alliance, notamment en matière de qualité et de sécurité. Si cet audit est concluant, Malev deviendra membre associé de SkyTeam en novembre, a expliqué M. Sandor dans les colonnes du quotidien Vilaggazdasag.

Malev a signé jeudi avec la compagnie aérienne tchèque CSA, membre de SkyTeam, une lettre d'intention en vue d'une coopération commerciale plus étroite entre les deux sociétés. Cet accord prévoit notamment des partenariats pour l'exploitation commune de certaines lignes.

La société tchèque doit par ailleurs aider Malev à négocier son rapprochement avec SkyTeam, qui regroupe les compagnies Air France, Alitalia, Delta Airlines, Aeromexico, Korean Air et CSA.

A plus long terme, la compagnie hongroise souhaite devenir membre à part entière de l'alliance. "Selon notre accord, la société tchèque s'efforcera d'aider à faire de Malev un membre à part entière le plus tôt possible", a indiqué M. Sandor.

SkyTeam, créée en juin 2000, est actuellement la troisième alliance aérienne mondiale, derrière Star Alliance, formée autour de Lufthansa, et One World, alliance constituée autour de British Airways.

Contrôlée pratiquement en totalité par l'Etat hongrois, Malev n'est jamais parvenue à sortir de crises récurrentes depuis la chute du communisme. Les pouvoirs publics ont dû à nouveau programmer en décembre une injection de 38 millions d'euros pour assurer le fonctionnement de la compagnie déficitaire. Malgré plusieurs tentatives, le gouvernement hongrois n'a pas réussi à privatiser le groupe.

Source: AFP
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Meurtre contrôleur aérien: le suspect placé en détention provisoire

Le meurtrier présumé du contrôleur aérien de Skyguide, l'organisme chargé du contrôle aérien en Suisse, a été placé en détention provisoire, a indiqué vendredi la justice zurichoise.

Aucun autre détail sur l'enquête en cours n'a été révélé.

A Kloten, un service religieux à la mémoire du contrôleur, un Danois de 36 ans tué mardi dernier, a été organisé par Skyguide.

Le meurtrier présumé du contrôleur aérien de Skyguide a été arrêté mercredi en début de soirée dans un hôtel de Kloten.

Les autorités suisses n'ont pas encore révélé la nationalité et l'identité de cet homme de 48 ans, qui a perdu son épouse et ses deux enfants dans la catastrophe aérienne d'Überlingen, qui a fait 71 morts en juillet 2002.

Selon les médias russes qui ont épluché la liste des passagers, il s'agirait d'un architecte originaire de Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, dans le Caucase russe. Au moment du drame, il travaillait en Espagne, et sa famille voulait l'y rejoindre pour des vacances. Sa femme de 44 ans, son fils de 10 ans et sa fille de 4 ans faisaient partie des passagers de ce vol, à destination de l'Espagne.

Un deuxième homme a également perdu son épouse et ses deux enfants dans la collision, toujours selon les médias russes. Toutefois, il était à Oufa au Bachkortostan au moment du meurtre du contrôleur aérien.

L'avocat allemand Gerrit Wilmans est prêt à défendre devant un tribunal le meurtrier présumé de l'aiguilleur du ciel de Skyguide poignardé mardi soir. Le suspect numéro un arrêté mercredi est déjà son client dans les négociations pour les indemnisations.

"Mon client et moi n'avons encore eu aucun contact jusqu'ici", a toutefois précisé Gerrit Wilmans vendredi à l'agence suisse ATS. "Mais s'il le désire, nous sommes prêts à assumer sa défense ou à mandater un avocat en Suisse", a-t-il ajouté.

Source: AFP
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Michelin va équiper en pneus Concorde des appareils de Virgin Atlantic

Michelin a signé un contrat d'exclusivité de cinq ans pour équiper en pneus NZG, conçus à l'origine pour Concorde, les Boeing 747-400, Airbus A340-300 et A340-600 de la flotte de Virgin Atlantic, a annoncé vendredi le groupe français de pneumatiques dans un communiqué.

Ces pneus à technologie radiale NZG avaient permis à Concorde de reprendre du service, après l'interruption des vols causée par l'accident du 25 juillet 2000. Ils doivent également équiper le futur avion géant d'Airbus, l'A380.

Le montant du contrat avec Virgin n'a pas été révélé par Michelin.

Source: AFP
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Grève des hôtesses d'Air France: quelques annulations à Roissy et Orly

La grève des hôtesses et stewards d'Air France, commencée vendredi matin et prévue jusqu'à samedi soir, entraînait vendredi soir des retards légers à l'aéroport d'Orly, aucun retard à celui de Roissy-Charles de Gaulle, et quelques annulations de vols, a-t-on appris de sources aéroportuaires.

A Roissy comme à Orly, les retards ont été "très légers" pendant la journée, selon les mêmes sources. Vendredi soir, le trafic était normal à Roissy. A Orly, les retards atteignaient 30 minutes en moyenne, allant jusqu'à 2H au maximum sur de rares vols.

Dans la matinée, une dizaine de vols ont été annulés à Roissy. "Quelques vols" ont également été annulés à Orly.

Dans les deux cas, "les passagers ont été réembarqués sur d'autres vols", a-t-on précisé de source aéroportuaire. La mobilisation des hôtesses et stewards a été "faible" vendredi, a-t-on indiqué de même source, sans plus de précision.

A Roissy comme à Orly, les débrayages sporadiques des chefs avions Air France, qui surveillent le chargement et le déchargement des soutes des avions, s'est poursuivi vendredi, entraînant quelques retards légers.

Le personnel de piste Air France a également débrayé dans la journée, sans conséquence notable.

Enfin, un mouvement de grève a commencé le 19 février à Air France Cargo, sans conséquence notable pour l'instant, mais les personnels sont "mobilisés à près de 50% depuis le début contre un projet de réorganisation", selon une source aéroportuaire.

Source: AFP
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Marco Zanichelli, nouveau patron d'Alitalia

Marco Zanichelli, 56 ans, qui s'est vu confier vendredi les rênes d'Alitalia en remplacement de Francesco Mengozzi, incarne la continuité puisqu'il a fait l'essentiel de sa carrière au sein de la compagnie aérienne italienne.

Né le 24 mai 1947 à Reggio Emilia (nord), M. Zanichelli, passionné de nature et grand amateur de pêche, est diplômé de géologie.

En 1975, il entre au sein de la société Dalmine Spa (sidérurgie, énergie, tubes d'aciers), où il a travaillé dans les divisions commerce et gestion avant d'être nommé, en 1983, directeur des affaires générales.

En 1989, M. Zanichelli rejoint Alitalia comme directeur des relations extérieures et de la communication. En 1993, il devient membre du comité directeur et en 2001, secrétaire général, ce qui lui vaut d'exercer d'importantes responsabilités au sein de divers comités du groupe.

Il s'est toujours occupé de relations extérieures, des rapports avec les hommes politiques, de publicité, de sponsoring mais pas des secteurs directement liés à la gestion du transport aérien ou au marketing.

M. Zanichelli était l'un des partisans du projet avorté de rapprochement avec la compagnie néerlandaise KLM.

En mai 2003, il avait accédé au poste de directeur général et membre du conseil d'administration.

Source: AFP
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SAS réfléchit à sa scission en trois compagnies nationales

La compagnie Scandinavian Airlines (SAS) pourrait être scindée en trois entités nationales, danoise, norvégienne et suédoise, dans un effort de rationalisation destiné à la sortir de sa grave crise actuelle, a indiqué un porte-parole du groupe vendredi.

"Nous réfléchissons depuis quelque temps déjà à une réorganisation de la compagnie. Nous avons déjà trois unités opérationnelles dans les trois pays. Ils auraient désormais leur propre compagnie, à l'intérieur du groupe SAS", a expliqué à l'AFP le porte-parole Ulf Thorné.

"Les trois entités, Scandinavian Airline Danemark, Scandinavian Airline Norvège et Scandinavian Airline Suède, seraient plus proches de leurs marchés", a-t-il argumenté.

La compagnie Scandinavian Airlines, lourdement déficitaire, n'est pas forcément confrontée aux mêmes défis sur ses trois marchés, a-t-il noté. La concurrence est notamment plus vive avec les compagnies à bas prix en Suède et en Norvège (où SAS doit fusionner avec Braathens, une compagnie locale du groupe).

SAS avait indiqué le 11 février qu'elle entendait adapter la "structure légale" du groupe à son organisation opérationnelle, en annonçant déjà la création de sociétés séparées pour les services au sol et techniqueGround Services et SAS Technical Services) et les ventes (SAS Trading).

Le conseil d'administration avait en outre demandé à la direction d'examiner de nouveaux changements de structure, qui pourraient aider le groupe à sortir de sa grave crise actuelle.

Une décision sur la création de trois sociétés nationales réunies sous une holding commune pourrait être prise "au printemps", selon M. Thorné.

Le groupe SAS a perdu 1,415 milliard de couronnes suédoises (155 millions d'euros) en 2003, malgré une succession de mesures d'économies, en raison des pertes de Scandinavian Airlines (la compagnie SAS proprement dite).

Si la perte d'exploitation du groupe est limitée à 881 M SEK, celle de la compagnie atteint 1,076 md SEK.

Source: AFP
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Jeudi 26 février 2004

Corsair bientôt premier affrêteur français

En ces temps difficiles pour le paysage aérien français, il est à noter que la compagnie Corsair, passée sous tutelle du groupe allemand TUI, effectue sa mutation avec un certain succès : arrivée du B747-400, droits de traffic acquis sur Cuba et l'ile Maurice, etc...

Cependant, nos amis et collègues d'Air Littoral, Air Lib, AéroLyon et autres apprécieront le fait que Corsair préfère affréter des compagnies étrangères et donc aussi peu coûteuses que sûres plutôt que de continuer à développer son activité aérienne.

Pour la petite histoire, tout le monde se souvient de la sortie de piste d'un A310 Air Comet Plus à Orly effectuant un vol sous pavillon Corsair (Salvador de Bahia).Une semaine auparavant ce même appareil avait connu une fuite majeure de carburant. Notons également l'affrètement de deux A330 Air Luxor et d'un autre LTU. Les accidents récents ne servent-ils donc jamais de leçon ?

Corsair a exploité un A330-300 pendant plus d'un an, le louant de mois en mois afin de ne pas recruter d'équipages supplémentaires et faire porter le poids de plannings aussi instables que surchargés, et nous apprenons que ce même avion ne sera plus loué à Corsair, mais volera sous le pavillon Air Luxor, avec PNT Air Luxor et PNC Corsair pour la saison été 2004 en plus de 2 autres A330 de cette même compagnie, plutôt que de le laisser sous pavillon français. La raison ? Salaires des PN, normes d'exploitation moins rigoureuses, tant sur les temps de travail/repos, les mises en place équipages que sur l'exploitation ETOPS.

Déjà bien introduite dans l'exploitation du marasme ambiant, Corsair n'hésite pas à faire appel à des intérimaires français et étrangers, encore moins considérés et payés que leurs collègues en CDD ou CDI - une pensée pour nos amis d'Air Littoral, Air Lib et Aérolyon...

Dans ces conditions, on voit mal comment le glissement vers le mouroir aérien français décrit par Michael O'Leary pourrait être évité. Corsair sera peut-être bientôt une coque vide, sans avion et sans personnel, affrétant à tout va des compagnies moins chères et moins sûres dans le but avoué de faire plus d'argent.

Source: RadioCockpit.com
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Polémique autour de la gestion de l'ex-patron d'Air Littoral

La polémique autour de la gestion de Marc Dufour, l'ex-patron d'Air Littoral reconverti en politique, sévèrement mis en cause par les salariés, n'a cessé de gonfler depuis la liquidation judiciaire de la compagnie aérienne.

Plus ou moins retenue, pendant le chassé-croisé des repreneurs fantômes devant le tribunal de commerce de Montpellier, la colère du personnel a éclaté avec la fin de ses derniers espoirs.

Beaucoup rappellent avec amertume que le dépôt de bilan de la compagnie, en août dernier, ne devait être, selon M. Dufour, qu'une simple "mesure technique", en attendant une reprise qui n'est jamais venue.

Tête de liste de l'UDF aux élections régionales en Languedoc-Roussillon, l'ex-patron de la compagnie doit rendre des comptes, estiment aujourd'hui les pilotes, dont un collectif réclame le retrait de sa candidature. Marc Dufour se défend, en demandant lui-même une commission d'enquête.

"Ce n'est pas décent de prétendre tout de suite diriger une région quand on a été incapable de le faire pour son entreprise", affirme à l'AFP Thierry Yolant, 45 ans, commandant de bord depuis 17 ans à la compagnie et porte-parole du collectif.

Les salariés dénoncent notamment la "stratégie" de Marc Dufour, lui reprochant de n'avoir pas "adossé la compagnie à une majeure, comme Air France, au lieu de choisir Swissair", qui a fait faillite.

Porte-parole de l'intersyndicale d'Air Littoral, Jacques Guyot accuse même l'ancien patron d'avoir refusé l'alliance avec la compagnie nationale française pour "des raisons de carrière personnelle car il était persona non grata à Air France".

Déterminé, le personnel s'interroge désormais sur la régularité de la gestion passée, alors que ressurgit un rapport commandé en 2001 par le comité d'entreprise au cabinet de l'ancien inspecteur de la brigade financière, Antoine Gaudino.

Resté sans suite, ce rapport accusait Marc Dufour d'avoir réalisé de fortes plus-values au détriment des salariés, après avoir acquis il y a dix ans des actions d'Air Littoral à un prix sous-évalué.

"A l'époque, en plein plan social, les salariés n'ont pas porté plainte, en échange de quoi ils ont bénéficié de conditions avantageuses pour leur départ", affirme Thierry Yolant. Selon Edouard Chastres, représentant des pilotes au comité d'entreprise, "il faut maintenant éclaircir cette affaire scabreuse".

Même le secrétaire d'Etat aux Transports a exprimé officiellement ses doutes sur la gestion de la compagnie. "Je voudrais être sûr qu'elle a toujours été bien gérée, que les choses se sont faites dans la parfaite légalité", avait déclaré Dominique Bussereau, dès le lendemain de la liquidation.

De son côté, Antoine Gaudino souligne que "le parquet aurait pu se saisir lui-même de cette affaire", déplorant que "la justice n'ait visiblement pas toute sa place à Montpellier".

L'ancien patron d'Air Littoral, qui affirme être devenu, depuis son engagement politique, le "centre d'attaques, d'insinuations, de rumeurs, de sous-entendus, d'insultes", réclame une commission d'enquête.

"Droit et digne", Marc Dufour se déclare prêt à "lui fournir tous les éléments nécessaires à l'élaboration de son rapport, comme (il) le propose depuis de nombreux mois à ceux qui mettent en cause (sa) gestion".

Source: AFP
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Catastrophe d'Ueberlingen : assassinat d'un aiguilleur du ciel

Un aiguilleur du ciel, qui était de service lors de la collision aérienne d'Ueberlingen, qui avait fait 71 morts dont 54 enfants russes en 2002, a été tué devant sa maison par un inconnu, a-t-on appris mercredi de source policière.

Un homme âgé d'une cinquantaine d'années s'est rendu en fin d'après-midi mardi au domicile de l'aiguilleur du ciel, un Danois de 36 ans dont l'identité n'a pas été révélée, et l'a poignardé après une brève altercation, selon la police.

La victime est décédée sur les lieux de l'agression des suites de ses blessures et son agresseur s'est enfui à pied.

Selon un porte-parole de la police, les recherches s'orientent vers un acte commis dans le cadre de la catastrophe d'Uerbelingen (Allemagne), au bord du lac de Constance.

Le 1er juillet 2002, un Tupolev de la compagnie russe Bashkirian Airlines, transportant des enfants et des adolescents russes, qui partaient en vacances en Espagne, était entré en collision avec un Boeing de fret de la compagnie DHL. La catastrophe avait fait 71 morts, dont 69 se trouvaient à bord de l'avion russe. Parmi eux, 54 enfants et adolescents du Bachkortostan.

De vifs reproches avaient alors été adressés au contrôle aérien de l'aéroport de Zurich-Kloten, car l'accident s'était produit dans l'espace aérien suisse.

Au moment de la collision, l'aiguilleur de Skyguide, l'organisme chargé du contrôle aérien, était seul à surveiller, depuis l'aéroport suisse de Zürich, l'espace aérien qui couvre une zone limitrophe au-dessus du sud de l'Allemagne. L'autre contrôleur était parti faire une pause, autorisée selon Skyguide.

L'aiguilleur de service au moment des faits, dont l'identité n'avait pas été révélée à l'époque, avait été interrogé à Zurich par des enquêteurs du Bureau fédéral allemand d'enquête sur les accidents d'avion (BFU), chargé d'établir le déroulement des faits et les causes de l'accident.

L'Office fédéral suisse de l'aviation civile (Ofac) avait annoncé quelques semaines après la catastrophe et à la suite de la polémique qui s'en était suivie, qu'un contrôleur aérien ne pourrait désormais plus être seul à surveiller les secteurs de transit de l'espace aérien supérieur relevant de sa responsabilité.

Fin novembre 2003, Skyguide, et les avocats d'une partie des familles des personnes décédées avaient trouvé un accord pour le versement d'une indemnisation.

L'assassinat de mardi soir a par ailleurs eu aussi des conséquences mercredi sur le trafic aérien de l'aéroport de Zurich-Kloten.

Skyguide a en effet décidé de réduire immédiatement de 40% la capacité de survol dans l'espace aérien zurichois, ce qui entraînera des retards.

Ces mesures préventives, indique Skyguide, ont été prises après une réunion de sa cellule de crise, et doivent permettre de diminuer l'impact du choc auprès des collaborateurs. Les arrivées et départs de Zurich étaient affectés mercredi par cette réduction.

Source: Tourismexpress.info
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Lufthansa affiche une perte nette record de 980 M EUR

La troisième compagnie européenne Lufthansa a dévissé l'an dernier avec une perte record de près d'un milliard d'euros, une opération vérité sur ses comptes devant lui permettre de prendre de l'altitude après une période noire pour le secteur aérien mondial.

Le plongeon est vertigineux : Lufthansa a enregistré une perte nette de 980 millions d'euros l'an dernier, selon des chiffres provisoires publiés mercredi. Du coup, ses actionnaires seront privés de dividende, comme ils l'avaient déjà été en 2001, exercice marqué par les attentats de New York et soldé par une perte nette pourtant moins importante, de 633 M EUR.

Les investisseurs marquaient leur mécontentement à la Bourse de Francfort: vers 10h45 GMT, l'action laissait 0,42% à 14,25 EUR, dans un marché en baisse de 0,21%.

Ce dérapage l'an dernier s'explique par une sévère opération de nettoyage des comptes: Lufthansa a voulu "éliminer les risques contenus dans le bilan", a-t-elle indiqué dans un communiqué, en passant pour 800 M EUR de dépréciations d'actifs exceptionnelles.

Il en a coûté 700 M EUR rien que pour corriger la valeur comptable de la filiale déficitaire de restauration LSG SkyChefs. Celle-ci, soumise à une sévère restructuration, a vu ses effectifs diminuer de 8.000 personnes entre 2001 et aujourd'hui, à 32.000. Source: Tourmag
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Sécurité aérienne : SAS regarde ses passagers dans les yeux

Les passagers d'un groupe-test arrivant à l'embarquement à l'aéroport d'Umeaa doivent placer une carte à puce devant un lecteur et montrer leur oeil à une petite caméra. Si l'image de l'iris correspond à celle enregistrée dans la puce de la carte, la porte s'ouvre.

SAS a décidé de faire ces tests en prévision des futures exigences de sécurité renforcée de divers pays vis-à-vis des compagnies aériennes et des aéroports, pouvant conduire à des contrôles supplémentaires des passagers et de leurs bagages.

Les Etats-Unis exigeront notamment à partir du 26 octobre des passeports comprenant des "données biométriques" pour les ressortissants des pays pour lesquels ils exigent des visas.

Outre les tests sur l'iris qui viennent de commencer, SAS planche depuis novembre sur des méthodes d'identification des passagers par les empreintes digitales. Les tests doivent se terminer en avril.

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Lundi 16 février 2004 (update 3)
Petit break de 8 jours pour le site. Prochaine réactualisation le jeudi 26 février au matin. Le forum de discussion reste ouvert.


Retrait du repreneur d'Air Littoral

La direction d'Air Littoral a annoncé lundi que son repreneur, le groupe financier Alain Duménil, avait décidé de se retirer, ce qui rend désormais probable la liquidation judiciaire de la compagnie aérienne.

Air Littoral : "douche froide" pour les salariés
Le retrait lundi du repreneur désigné de la compagnie Air Littoral, conduite vers une probable liquidation judiciaire, constitue une "douche froide pour les salariés", a indiqué Stéphane Brelières, représentant du comité d'entreprise.

"C'est une douche froide pour tout le monde. On ne voit plus comment on va pouvoir éviter une liquidation, même si, tant qu'on est pas mort, on est encore vivant", a-t-il déclaré à l'AFP après l'annonce du retrait du groupe financier Alain Duménil.

"C'est un très gros gâchis. Je n'en veux pas à Duménil. Ce n'est pas lui qui est en cause. La faute se trouve du côté des politiques, qui ont annulé l'autorisation de vols et aussi, bien sûr, du côté de la gestion passée", a ajouté M. Brelières, également délégué du syndicat des stewards et hôtesses.

"Nous serons demain (mardi) au tribunal de commerce pour montrer qu'on existe. C'est notre dernier combat", a-t-il conclu.

De nombreux salariés ont éclaté en sanglots après avoir été informée de la nouvelle par la direction d'Air Littoral au siège de la compagnie, qui a été rapidement deserté.

Air Littoral : audience du tribunal de commerce mardi
Le tribunal de commerce se réunira, mardi, dans le cadre du dossier d'Air Littoral, a-t-on appris lundi auprès de la direction de la compagnie.

L'audience se déroulera à 14H00, a-t-on précisé de même source.

La compagnie aérienne devrait être placée en liquidation judiciaire, compte-tenu du retrait de dernière minute de son repreneur, le groupe financier Alain Duménil.

NB: nous vous recommandons vivement cette analyse de RadioCockpit.com:Nos pensées vont ce soir vers les salariés et leurs familles.

Source: AFP
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France: le sort d'Air Littoral au bout du suspense

Le suspense autour du sort de la compagnie aérienne régionale Air Littoral, immobilisée depuis trois jours par le gouvernement, a atteint lundi son paroxysme à Montpellier (Hérault), où le tribunal de commerce attendait jusqu'à minuit un geste de son repreneur.

Pour obtenir la licence et le certificat de transport aérien, nécessaires à la reprise de son activité, le groupe financier Alain Duménil devait fournir une attestation d'apport de fonds, ainsi qu'un premier versement d'un million d'euros, complété d'une avance de 4 millions de la région Languedoc-Roussillon.

Tandis que le repreneur affirmait tenir "l'intégralité de ses engagements", la direction d'Air Littoral a décidé d'attaquer la décision du ministère des Transports qui l'a privée vendredi de son autorisation de vol, clouant ses 17 avions au sol.

La compagnie, qui a déposé lundi un recours en référé devant le tribunal administratif de Marseille, "conteste le motif lié à la sécurité des vols" avancé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), dont l'antenne pour la région Sud-Est est basée à Aix-en-Provence. La décision du juge des référés ne devrait pas être rendue avant mercredi, a-t-on appris auprès du tribunal administratif.

Les administrateurs judiciaires en charge de la compagnie durant son redressement judiciaire, ainsi que les représentants de ses créanciers, se sont aussi associés à ce recours, compte tenu de la perte financière provoquée par la paralysie des appareils.

Devant quelque 200 salariés, rassemblés pour une réunion d'information, le directeur général d'Air Littoral a estimé le préjudice à 1,5 million d'euros, sans compter le coût d'un éventuel redémarrage. Un trou supérieur au versement initial que doit effectuer le repreneur.

Le groupe Duménil ne manquera pas d'en "mesurer l'impact", rappelait de son côté le porte-parole de la compagnie, Pascal Pintre.

Le personnel, lui aussi inquiet et furieux, n'avait pas d'autre solution que de prendre son mal en patience. "Après six mois de redressement judiciaire, on ne sait plus quoi penser. On garde toujours l'espoir de repartir, tant que la justice n'a pas prononcé la liquidation judiciaire", confiait Edouard Chastres, représentant des pilotes.

Trésorier du comité d'entreprise, Luc Semanou, délégué FO, pestait contre l'attitude du ministère des Transports. "Le fait d'avoir cloué nos avions, c'est catastrophique commercialement pour Air Littoral. Que vont penser les passagers, qui nous ont toujours fait confiance jusque-là?", a-t-il lancé.

Selon ce dernier, "même si par incroyable chance, l'activité devait finalement reprendre, il va falloir se battre comme des fous pour restaurer notre image".

Les salariés n'oubliaient pas non plus que le plan de reprise du groupe Alain Duménil, retenu sous conditions le 5 février par le tribunal de commerce, prévoyait un plan social comprenant la suppression de 152 postes sur 444, et la réduction de la flotte à dix appareils. En juin, la compagnie comptait encore 32 appareils et un millier de salariés.

"Même si on s'en sort, on peut se dire à quoi bon. De toute façon, l'entreprise est en train de partir par petits bouts", murmurait l'un d'eux.

Doute sur la légalité d'une aide publique
Le président socialiste du conseil général de l'Hérault, André Vezinhet, a mis en doute, lundi, la légalité d'une aide publique pour Air Littoral.

Se basant sur la jurisprudence communautaire européenne, le conseil général, auquel la compagnie aérienne avait sollicité une avance remboursable de 2 millions d'euros, craint que "ce type de soutien ne soit pas légal", selon un communiqué du département.

Le préfet de l'Hérault, saisi de la question depuis janvier, n'a toujours pas donné l'assurance que cette aide soit légale, précise le communiqué.

M. Vézinhet critique ainsi l'attitude du conseil régional du Languedoc-Roussillon, présidé par l'UMP Jacques Blanc, qui a voté l'octroi d'une avance remboursable de 4 millions d'euros au repreneur d'Air Littoral.

"Ce qui n'est pas possible pour le département ne peut l'être pour la région. Il est intolérable de penser que l'on puisse faire ainsi des effets d'annonce dans une situation aussi dramatique", indique le président du conseil général.

Source: AFP
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Ryanair: un avion signale un problème mais se pose sans encombre à Charleroi

Un avion de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair s'est posé sans encombre lundi à l'aéroport de Charleroi (sud de la Belgique), après avoir signalé un problème lors du décollage en Irlande, ce qui a déclenché la procédure d'urgence à l'atterissage, a-t-on appris auprès de l'aéroport.

"On a été informé un peu avant 15H00 (14H00 GMT) qu'un 737-800 en provenance de Shannon en Irlande avait signalé un problème au train d'atterrisage avant. La procédure d'urgence pour ce type d'incident a été mise en place", a déclaré l'AFP le porte-parole de l'aéroport, Pierre Fernemont.

Les autoroutes situées à proximité de l'aéroport ont notamment été fermées à la circulation et les pompiers ont été mobilisés, a-t-il précisé.

"L'avion s'est posé en roulant assez longtemps sur les roues arrières avant de poser le nez en douceur", a indiqué M. Fernemont, qui a assisté à l'atterrissage depuis la tour de contrôle.

"L'examen du train avant ne révèle rien d'anormal. En tout cas, les pneus n'ont rien. Il y a peut-être eu un problème de transmission d'information dans le cockpit ou une sensation au décollage, je ne sais pas... En tout cas, il n'y avait pas de pneu éclaté ou de trace d'échauffement ou de fumée", a expliqué le porte-parole.

L'aéroport de Charleroi, où la compagnie à bas prix Ryanair a établi une base, est situé a environ 45 minutes de voiture de Bruxelles.

Source: AFP
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Négociations entre pilotes britanniques et américains sur la sécurité

Des représentants de l'association des pilotes britanniques (Balpa) s'envoleront pour les Etats-Unis mardi afin de discuter avec leurs homologues américains des mesures de sécurité nécessaires pour prévenir des actes terroristes, a-t-on appris lundi auprès du syndicat.

"La sécurité est la première de nos priorités et à chaque fois qu'il y a une menace spécifique et crédible visant un vol particulier, il est normal d'annuler ce vol", a expliqué Jim McAuslan, secrétaire général de la Balpa, affirmant cependant que "de nombreux pilotes de par le monde se posent des questions et ces questions doivent avoir une réponse".

Fin décembre, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Tom Ridge, a diffusé une directive imposant aux compagnies aériennes étrangères de poster des policiers armés sur les vols que les autorités américaines jugeraient sous menace terroriste, une mesure soutenue par le gouvernement britannique.

Cette requête avait provoqué la colère de la Balpa, qui avait estimé que "la présence d'agents armés à bord des avions ferait plus de mal que de bien".

De même, la Fédération internationale des associations de pilotes de ligne (Ifalpa) avait jugé que cette demande américaine constituait "un usage inacceptable d'autorité".

Source: AFP
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Les aiguilleurs du ciel d'Orly contre la «délocalisation francilienne»

Une grève du contrôle aérien perturbe lundi matin le trafic dans la région parisienne, avec 60% d'annulations de vols à Orly • Le mouvement de protestation contre un projet de réorganisation du contrôle, pourrait se poursuivre jusqu'à vendredi et s'étendre à Roissy

100% de grévistes et 60% du trafic aérien non assuré à Orly. Opposés à un projet de réorganisation du contrôle aérien en région parisienne, les douze contrôleurs aériens de service à l'aéroport parisien ont officiellement cessé le travail ce lundi matin vers 9h00. Leur préavis de grève court jusqu'à vendredi soir 20 février. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a pris les devants en prévoyant l'annulation de 60% des vols à Orly durant toute cette semaine qui correspond aux vacances de la zone C (académies de Créteil, Paris, Versailles et Bordeaux, en congés jusqu'au 1er mars). Air France a indiqué que seuls 40% de ses vols court et moyen-courriers au départ ou à l'arrivée de l'aéroport du sud de Paris seront assurés lundi, grâce aux grévistes qui assurent un service minimum obligatoire. Les vols long-courriers sont en revanche tous maintenus, de même que les vols au départ ou à l'arrivée de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Source: Libération
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Jacques Maillot évoque unilatéralement une surprenante rencontre

Jacques Maillot, ex-PDG de Nouvelles Frontières, lors de son audition par le juge Philippe Courroye avait évoqué un sponsoring forcé du Sporting Club de Bastia (SCB), confirmant implicitement une opération présumée d'extorsion de fonds. L'ancien patron du tour-opérateur, victime d'une campagne d'attentats en 1993 en Corse, à Marseille et à Paris, revendiquée par le FLNC-Union des combattants, est également revenu sur le contexte politique de l'époque.

L'occasion pour lui de révéler une étonnante rencontre avec Philippe Massoni, alors préfet de police de Paris, actuel secrétaire général du Conseil de sécurité intérieure (CSI) et chargé de mission auprès de Jacques Chirac pour les questions de sécurité. Selon M. Maillot, l'Etat de droit n'a pas fonctionné de manière optimale en Corse : « J'ai déposé plainte en 1993, nous a-t-il déclaré. J'attends toujours des résultats concrets et précis. » Et de rappeler, sur procès-verbal, que des ministres avaient des discussions officielles avec les nationalistes.

Jacques Maillot : « Le préfet de police n'a pas eu l'air choqué »
Puis, un peu plus loin : « La classe politique ne semblait pas décidée à faire quoi que ce soit pour enrayer ce mouvement (NDLR : de sponsoring forcé) . Tout comme la presse qui ne s'indignait pas d'un tel procédé. » En effet, à cette époque, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, avait repris la politique de dialogue de Pierre Joxe. Des contacts s'étaient alors noués avec le FLNC - Canal historique, dont la Cuncolta était la vitrine légale. Interlocuteur privilégié : François Santoni, homologue de Charles Pieri pour la Corse-du-Sud. C'est dans ce contexte que les attentats visent les agences de Nouvelles Frontières. Le 20 mai 1993, les vitres du voyagiste, installé boulevard Saint-Michel, volent en éclat. Maillot est effondré. Philippe Massoni, préfet de police nommé à Paris un mois plus tôt, se rend sur les lieux en pleine nuit avec les patrons de la police judiciaire. Il rencontre Jacques Maillot, qu'il ne connaît pas et qui semble très affecté. Le préfet de police propose au patron de Nouvelles Frontières de le revoir « par compassion ».

Ce qui sera fait quelques semaines plus tard lors d'un déjeuner officiel à la préfecture de police. M. Maillot se souvient d'un élément étonnant : « Le préfet n'a pas eu l'air choqué par le fait que j'ai été obligé de faire du sponsoring forcé pour obtenir ma tranquillité. » Réponse étranglée de M. Massoni : « La presse se fait parfois l'écho de racket, mais je n'ai connaissance d'aucun élément qui soit du ressort de ce type de délit ! Je ne m'occupe pas de la Corse. J'y vais en famille. Je n'y rencontre aucune autorité, ni aucune personne qui puisse avoir un rapport avec ces activités délictuelles. » Et de préciser : « J'ai le souvenir d'avoir conseillé à M. Maillot de s'adresser à la brigade criminelle s'il avait le moindre élément à fournir. » Selon une source judiciaire, ce dossier - qui a été communiqué au juge Courroye - a été classé, faute d'éléments probants.

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La direction d'Air Littoral engage un référé administratif

La direction d'Air Littoral a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Marseille contre la décision de non renouvellement de son autorisation de vol annoncée vendredi par le ministère des Transports, a annoncé lundi la compagnie.

Air Littoral conteste "le motif lié à la sécurité des vols" avancé selon elle par la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) pour refuser d'accorder le certificat de transport aérien.

Le préjudice entraîné par l'arrêt du trafic a coûté 1,5 million d'euros à la compagnie, "sans compter le coût que représenterait un éventuel redémarrage", a expliqué Pascal Pintre, le porte-parole de la compagnie, à l'issue d'une réunion d'information des salariés organisée lundi matin au siège de la compagnie montpelliéraine.

Le recours a été déposé devant le tribunal administratif de Marseille car l'antenne de la DGAC pour la région sud-est est basée à Aix-en-Provence, a-t-on précisé de même source.

Le repreneur de la compagnie désigné par le tribunal de commerce de Montpellier, le groupe Alain Duménil, a jusqu'à lundi avant minuit, pour remplir les conditions de reprise fixées le 5 février.

Source: AFP
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Nouvelle journée d'incertitude pour Air Littoral

Air Littoral et ses 444 salariés s'apprêtaient à vivre lundi une nouvelle journée d'attente, le repreneur de la compagnie aérienne ayant jusqu'à minuit pour verser un million d'euros dans les caisses et permettre aux avions de voler à nouveau.

Depuis vendredi soir, les 17 appareils d'Air Littoral sont immobilisés sur l'aéroport de Montpellier car le ministère des Transports n'a pas renouvelé sa licence d'exploitation "pour des raisons de sécurité des passagers".

Cette annonce a "déboussolé" les salariés et "scandalisé" la direction de la petite compagnie qui ne s'y attendaient pas.

Vendredi matin, le tribunal avait en effet accordé un nouveau délai au repreneur: le groupe Dumenil avait jusqu'au lundi 16 février, avant minuit, pour remplir les conditions de reprise fixées le 5 février.

Le groupe Alain Dumenil a réaffirmé dimanche qu'il "tiendrait l'intégralité de ses engagements pris devant le tribunal de commerce de Montpellier".

Il doit normalement faire virer, lundi, un million d'euros dans les caisses de la compagnie aérienne, qui s'ajouterait à l'avance de quatre millions d'euros proposée par la région Languedoc-Roussillon.

"Normalement et concrètement, M. Dumenil doit faire un virement et fournir une attestation d'apport de fonds pour obtenir une licence et un certificat de transport aérien", a expliqué dimanche une source judiciaire.

L'avocat de Dumenil, Me Jean-Marc Sanchez, a confirmé qu'il restait au groupe à remplir une dernière condition, le versement d'un million d'euros. "Nous avons jusqu'à lundi pour lever l'ensemble des conditions suspensives fixées par le tribunal, a ajouté Me Sanchez, nous nous en tenons au délai qui nous a été fixé".

Le plan de reprise est assorti d'un plan social comprenant la suppression de 152 postes sur 444.

Air Littoral a vu ses effectifs et sa flotte se réduire comme peau de chagrin depuis son placement en redressement judiciaire le 21 août 2003. En juin 2003, elle comptait encore 32 appareils et un millier de salariés.

NB: nous vous recommandons vivement cette analyse de RadioCockpit.com:

Source: AFP
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Grève des contrôleurs aériens d'Orly: 60% des vols annulés

Le mouvement de grève lancé par deux organisations syndicales des contrôleurs aériens de l'aéroport d'Orly (USAC-CGT et SPAC-CFDT) entraînait lundi matin de fortes perturbations sur la plate-forme aéroportuaire où 60% des vols ont été annulés, apprend-on auprès des Aéroports de Paris (ADP).

Le préavis déposé par les deux syndicats a pris effet à partir de lundi en début de service, jusqu'à vendredi 16h.

Lundi, 60% des vols sont annulés pour la journée sur les deux pôles d'Orly-Ouest et Orly-Sud. A ADP, on explique qu'une journée normale correspond à "environ 300 départs". Lundi, seuls 120 seront assurés.

Selon le service de presse d'ADP, 70% du trafic sont assurés du point de vue du nombre de passagers, ce qui représente une situation qui n'est "pas trop loin de la normale". Toutefois, la situation est disparate, les principales victimes étant les vols domestiques dans la mesure où ADP entend privilégier le maximum de destinations long courrier notamment sur les Caraïbes.

La situation devrait encore s'aggraver mardi et mercredi avec l'entrée dans cette action des contrôleurs aériens du centre de contrôle régional d'Athis-Mons (Essonne).

L'Union syndicale de l'aviation civile-CGT (USAC-CGT) et le Syndicat des personnels de l'aviation civile-CFDT (SPAC-CFDT) dénoncent un projet de réorganisation des services visant à "résoudre les problèmes de croissance à Roissy en dépeçant la tour de contrôle d'Orly". AP

Source: AP
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Air France vaut de l'or pour l'Etat français

Selon certains, la valeur de la part de l'Etat dans le futur groupe Air France-KLM serait supérieure de plus de 70 % à sa part actuelle.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point." Ce proverbe semble avoir inspiré l'Etat français, actionnaire à 54,4 % d'Air France, et décidé à abaisser à terme sa participation à 20 %. Selon nos informations, l'Etat aurait été prêt à se désengager du capital de la compagnie aérienne, en septembre, avant l'annonce du projet de fusion entre Air France et KLM (le 30 septembre), au prix de 15 euros. Un prix équivalant au cours de Bourse de l'époque, et supérieur de 7 % au cours d'Air France début 1999, lors de l'ouverture du capital du transporteur. Bien en a pris à l'Etat de ne pas se précipiter : l'action a atteint son plus haut niveau sur un an glissant, hier en séance, à 15,9 euros, après l'approbation, par les autorités de la concurrence européennes et américaines, du projet de fusion entre Air France et sa concurrente néerlandaise KLM. Si le titre n'a gagné hier que 0,06 %, à 15,40 euros, il n'en a pas moins bondi de 17 % environ, en l'espace d'une semaine. Selon l'analyste d'une banque américaine, la communauté financière ne doutait pas du feu vert de Bruxelles et de Washington à une fusion dont elle commençait à reconnaître le bien-fondé, après quatre mois de scepticisme. Sceptiques, les analystes de Credit Suisse First Boston (CSFB) ne l'ont jamais été. Dans une note datée du 3 octobre, les experts valorisent le nouveau groupe Air France-KLM à 23,6 euros par action. De quoi faire briller les yeux de l'Etat, dont la participation de 54,4 % dans Air France pèse 1,86 milliard d'euros, sur la base du cours actuel. Fortes synergies. Une fois l'offre publique d'échange (OPE) d'Air France sur KLM finalisée, l'Etat détiendra 44 % du nouvel ensemble Air France-KLM. Une participation qui ne vaudrait pas moins de 3,14 milliards d'euros, selon l'estimation de CSFB ! Une estimation démesurée ? "Au contraire !" rétorque l'analyste d'une banque française. " Air France-KLM vaut 25,8 euros, au pire. Et je penche pour une valorisation comprise entre 33 et 34 euros." Le spécialiste invoque les synergies issues de la fusion, qui devraient être "bien supérieures" aux 500 millions d'euros annuels prévus par Air France, à partir de l'exercice 2004-2005. Sans compter les 650 millions d'économies annuelles, procurés par la restructuration en cours de KLM. Peu importe ces valorisations alléchantes, l'Etat devrait patienter encore, de source proche du dossier. Tout au moins jusqu'à la finalisation de l'OPE, en avril ou en mai. Un calendrier qui coïncide avec la présentation des résultats annuels d'Air France et de KLM, susceptibles de donner un nouveau coup de fouet au cours...

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Transports. Offensive contre le droit de grève

Mise en place par le ministre Gilles de Robien, une commission sur le service minimum devrait rendre ses conclusions en juin prochain.

En se gardant bien d'employer la formule " service minimum " le ministre des Transports (UDF) Gilles de Robien a annoncé hier devant la presse la mise en place du groupe d'experts chargé " d'ici à six mois " de faire des propositions sur la continuité du service public en période de grève.

Composée de neuf membres, cette commission doit, selon le ministre, de trouver les solutions permettant un " équilibre " entre le respect du droit de grève, droit constitutionnel, et la continuité du service public, qui a " une valeur constitutionnelle aussi forte ". Cette commission est présidée par Dieudonné Mandelkern, président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (écoutes téléphoniques). Elle comprend en outre : Anicet Le Pors (ancien ministre communiste du gouvernement de Pierre Mauroy de 1981 à 1983), Jean-Paul Bailly (président du groupe La Poste et ancien président de la RATP), Pierre Vieu, (président de la Société nationale Corse Méditerranée et ancien DRH de la SNCF), Pierre-Alain Jeanneney (ex-directeur général de l'Autorité de régulation des télécommunications), Madeleine Lemieux (présidente du Conseil des services essentiels), Denys de Bechillon (professeur à la faculté de droit de Pau), Etienne Fatôme (professeur à l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne) et Jean-François Amadieu (consultant d'entreprise en gestion des ressources humaines et relations sociales).

Pressé par Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin d'instaurer au plus vite un service minimum dans les transports publics, Gilles de Robien a rappelé hier qu'après le débat qui a eu lieu à l'Assemblée nationale le 9 décembre dernier il a retenu à l'issue de ses déplacements avec les partenaires sociaux qu'" aucun système en Europe " n'est " apparu complet ". " Je vais donc inviter les partenaires sociaux à négocier sans délai un système d'alarme sociale tendant à faciliter le dialogue et à réduire la conflictualité. Au terme de ce processus une loi viendra généraliser ce dispositif. " Ensuite la commission que préside Dieudonné Mandelkern devra d'une part " définir les conditions juridiques de mise en place d'une véritable continuité de service dans les transports " de voyageurs et " examiner les modalités techniques les plus pertinentes pour assurer cette continuité ". La commission doit rendre ses conclusions en juin.

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Comment Washington est en train de faire grandir l’ONU

Bizarre autant qu’étrange : aujourd’hui, l’ONU est un interlocuteur pas loin d’être à égalité avec Washington. L’un des fondements de la guerre en Irak était, du côté US, l’idée générale de la stupidité, de l’inutilité, de la monstruosité de l’ONU, qui ne servait à rien, qu’il fallait liquider au plus vite, dont le monde entier devait se passer aussitôt pour son mieux-être politique et son renforcement moral. Le nombre d’enterrements de l’ONU que nous avons eus entre novembre 2002 et mai 2003 fait ressembler cette époque à une procession mortuaire. (La palme revient, bien entendu, à l’ineffable Richard Perle, proposant rien moins qu’une liquidation de l’ONU et son remplacement par l’OTAN, cela en novembre 2002.)

Aujourd’hui, l’ONU est invitée, consultée, entourée de toutes les prévenances par les Américains, sur les lieux même de la crise la plus grave et la plus importante (l’Irak). L’ONU est écoutée comme un oracle et l’on attend d’elle la solution aux pires problèmes du monde (ceux que les Américains ont créés de toutes pièces). En réalité, l’ONU est en train d’acquérir un statut presque autonome dans sa capacité d’évaluer les situations de crise les plus graves, un statut qu’elle n’a jamais eu auparavant. L’ONU est en train de grandir, et cela grâce aux Américains et, dirait-on également, aux dépens des Américains, — car les seuls domaines de pouvoir supra-nationaux à prendre aujourd’hui sont ceux que l’Amérique a, depuis un demi-siècle, confisqués à son avantage.

Et il faut reconnaître que l’ONU manoeuvre bien. Invitée un peu de force dans la barque irakienne qui prend eau de toutes parts, elle indique obligeamment au barreur qu’il lui faut d’abord boucher toutes les voies d’eau avant qu’elle accepte de prendre une partie de la charge de la barque. L’ONU devient ainsi un acteur de premier plan, observant d’un oeil extrêmement critique l’action américaine en Irak, et disant ces critiques sans ambages. Le résultat est un très sérieux revers pour la politique américaine en Irak, et le spectacle de l’Amérique, toute puissante conquérante, aujourd’hui obligée d’entendre et d’écouter respectueusement des avis contradictoires et des jugements sévères sur son action sur place.

Démonstrations, avec le Guardian, écrivant le 14 février.

Il s’agit d’une part d’une situation rocambolesque, — de voir cette ONU unanimement jugée comme agonisante en février-avril 2003, donner aujourd’hui des leçons sévères à l’hyper-puissance qui devait la remplacer ; et, d’autre part, d’une situation subtile, dans la mesure où l’ONU, lorsqu’elle parle comme elle le fait, parle au nom de ces pays qui se sont opposés à l’action américaine, qui estiment ne plus pouvoir le faire aussi vigoureusement aujourd’hui mais s’abritent derrière les jugements de l’ONU pour écarter les demandes d’aide des Américains.

Ce raisonnement vaut pour la France et l’Allemagne notamment, mais aussi pour l’OTAN, qui continue à proclamer qu’elle ira en Irak mais n’est pas trop pressée de passer aux actes. (L’OTAN n’est pas loin d’être de l’avis du ministre allemand des affaires étrangères Joska Fisher lorsqu’il affirme, à la Wehrkunde de Munich le 7 février, que l’Allemagne n’ira pas en Irak mais ne s’opposera pas à ce que l’OTAN y aille, tout en avertissant qu’à son avis l’OTAN « risque son existence même » dans cette possible mission irakienne.)

L’ONU joue un rôle utile aujourd’hui dans la communauté internationale : dire à l’Amérique tout haut ce que le reste du monde pense tout bas. On comprend qu’elle y gagnera un statut renouvelé, rajeuni, et dans ce monde de communication où les paroles comptent bien souvent bien plus que les actes, un statut de puissance comme elle n’eut jamais auparavant. La politique américaine représente aujourd'hui une sorte de grâce par la perfection de fonctionnement qu'elle montre, en ceci qu’elle obtient comme par esprit de système le contraire de tout ce qu’elle prétendait obtenir en partant en guerre.

Source: de defensa
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L'unanimité existe en Irak et autour: pour le départ des Américains

Un sommet original au Koweit: entre l'Irak (les autorités mises en place par les Américains), les pays entourant l'Irak (Koweit, Jordanie, Syrie, Turquie, Iran) et l'Egypte. * Accord général: il faut que les Américains s'en aillent et que l'ONU prenne en charge l'administran de la transition vers une indépendance retrouvée.Source: de defensa
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Dimanche 15 février 2004


Colère et révolte à Air Littoral qui obtient un ultime sursis


L'annonce du non-renouvellement de la licence d'Air Littoral, vendredi soir par le ministère des Transports, a surpris samedi la direction de la compagnie montpelliéraine et révolté les salariés, mais un ultime sursis a été accordé par le tribunal de commerce de Montpellier.


Le tribunal a fixé un dernier délai, à lundi minuit, pour permettre à la petite compagnie d'obtenir sa licence d'exploitation, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Selon une source proche du dossier qui a requis l'anonymat, le tribunal a décidé d'accorder un ultime délai pour permettre au repreneur désigné le 5 février, le groupe financier Alain Duménil, de démontrer qu'il a les capacités financières de reprendre Air Littoral. Un premier délai avait été donné jusqu'à jeudi dernier au repreneur, sans résultat.

Dans ce contexte, la décision du non-renouvellement de la licence de la compagnie, clouant ses avions au sol, a été annoncée vendredi par le ministère des Transports, qui estimait que le groupe Duménil n'avait pas apporté les garanties et fonds nécessaires.

"Il n'est pas possible pour des raisons de sécurité des passagers de prolonger l'activité de la compagnie", a affirmé le ministère, dans un communiqué.

Au lendemain de l'annonce du ministère, le directeur général d'Air Littoral Jean Durand s'est déclaré samedi "révolté et scandalisé par cette décision administrative incompréhensible alors que nous étions à la veille de trouver une solution". Il a annoncé un recours en référé auprès du tribunal administratif.

"Air Littoral est sous contrôle permanent de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) qui réalise des audits réguliers en vol comme au sol et les conclusions ont toujours été exemplaires. Qu'on évoque un problème de sécurité est scandaleux", a-t-il ajouté. Déplorant des "salariés pris en otage", il a admis que la décision du ministère représentait "un risque fort de non-redémarrage".

Habitués aux rebondissements depuis le dépôt de bilan de la compagnie en août dernier, les salariés, dont la plupart avaient appris la nouvelle par les médias, étaient sous le choc.

"Les salariés d'Air Littoral sont déboussolés par cette décision qui a été faite la veille du week-end", a déploré Stéphane Brelières, représentant du Comité d'entreprise (CE). "Tant qu'il n'y a pas eu d'audience liquidataire, on n'est pas liquidé", voulait-il encore croire.

Pour Norbert Pinton, commandant de bord depuis seize ans à Air Littoral, l'optimisme n'était toutefois pas de mise. "C'est une issue pitoyable. La boîte est viable, les salariés ont toujours joué le jeu mais nous payons des années de mauvaise gestion", pestait-il, avant de confier: "j'espère me tromper mais je crains que, quand l'Etat a décidé quelque chose, on peut toujours gesticuler, c'est foutu".

Samedi soir, les 17 avions de la compagnie étaient immobilisés sur l'aéroport de Montpellier, à deux pas du siège d'Air Littoral. Quatorze appareils, en escale ailleurs, venaient d'y être rapatriés.

Pour les faire voler à nouveau, les conditions de la reprise, fixées par le Conseil supérieur de l'aviation marchande (CSAM), prévoient un apport initial de 7,5 millions d'euros dans les caisses de la compagnie. Selon une source proche du dossier, le groupe Alain Duménil pourrait, dès lundi, faire un premier versement d'un million d'euros, capital qui s'ajouterait à l'avance de 4 millions d'euros proposée par la région.

l'Etat "applique un principe de précaution" pour M. Blanc
Le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, Jacques Blanc (UMP), a assuré samedi que l'Etat avait "appliqué un principe de précaution" en ne renouvelant pas la licence d'exploitation d'Air Littoral.

Cette décision ne remet "pas en cause le processus" de reprise de la compagnie aérienne, a-t-il estimé dans un communiqué.

"Les services de l'Etat ont appliqué un principe de précaution pour que la sécurité des vols ne soit pas troublée par la situation incertaine traversée par la compagnie aérienne depuis plusieurs mois", a déclaré M. Blanc.

Alain Dumesnil, le repreneur désigné par le tribunal de commerce, "respectera ses engagements" et "apportera à la société Air Littoral Finances, qu'il a mise en place et préside, un million d'euro de capital prévu", a assuré M. Blanc, qui affirme avoir été en contact avec lui.

Le PS dénonce la suppression de la licence d'exploitation d'Air Littoral
Le Parti socialiste a dénoncé samedi la décision annoncée vendredi par le ministère des Transports de ne pas renouveler la licence d'Air Littoral, clouant au sol les avions de la compagnie.

"En matière de transport aérien, le gouvernement pratique la politique du pire, fuit ses responsabilités et ne fait aucune proposition concrète pour sauver et relancer ce secteur profondément sinistré", a déclaré dans un communiqué Marie-Noëlle Lienemann, secrétaire nationale aux entreprises.

Elle a rappelé le dépôt de bilan d'Air Lib, celui d'Aéris, le redressement judiciaire d'Euralair et d'Air Atlantique.

Le PS a demandé en outre dans ce communiqué que "toute la lumière soit faite sur l'utilisation des 70 millions de dettes publiques accordées par l'Etat" à Air Littoral. Il s'est dit "solidaire des salariés licenciés" et a "protesté contre la façon dont ils ont été pris en otage par leur direction elle-même soutenue par les pouvoirs publics".

Le PS a enfin rappelé qu'il était favorable à la constitution d'un deuxième grand pôle aérien français au côté d'Air France.

Source: AFP
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L'ex-patron d'Air Littoral réclame une commission parlementaire

L'ex-patron d'Air Littoral, Marc Dufour, a réclamé samedi "au plus vite" une commission parlementaire, après l'annonce vendredi du non-renouvellement de la licence d'exploitation par le gouvernement.

"Je veux que toute la lumière et toutes les responsabilités dans ce dossier soient mises à jour", a indiqué M. Dufour en affirmant partager "la colère des salariés".

Accusant l'"Etat-UMP" d'avoir pris une "décision scandaleuse dans un contexte politique d'une extrême gravité", l'ancien homme d'affaires, actuel tête de liste de l'UDF aux élections régionales en Languedoc-Roussillon, a déclaré qu'"on avait cherché à le baillonner".

"Pourquoi tous ces rebondissements, pourquoi ces absences de garanties, pourquoi le tribunal de commerce s'est retrouvé abusé", s'est-il interrogé lors d'un point-presse organisé dans sa permanence électorale.

M. Dufour a également prôné comme solution la mise en place d'un "noyau dur d'actionnaires constitué par les collectivités locales et des capitaux publics", proposant de distribuer gratuitement un tiers du capital aux salariés.

Le tribunal de commerce de Montpellier a fixé samedi un nouveau et dernier délai, à lundi minuit, pour permettre à Air Littoral d'obtenir un renouvellement de sa licence d'exploitation, a-t-on appris de source judiciaire.

Source: AFP
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Singapour envisage une défense anti-missile pour son aviation civile

Le gouvernement de Singapour a confirmé dimanche qu'il comptait installer des systèmes de défense anti-missile sur les avions de sa flotte nationale et d'une de ses filiales.

Le système en est au stade du développement mais les autorités espèrent qu'il sera prêt dans deux ans pour les appareils Singapour Airlines et SilkAir, a précisé dimanche le porte-parole de la Défense Alex Tan.

"Il faudra discuter du partage des coûts entre le gouvernement et la compagnie aérienne", a-t-il souligné, comme l'avait déclaré la veille le vice-Premier ministre Tony Tan. Aucune estimation n'est avancée. Selon Tony Tan, les avions militaires de l'île-Etat sont déjà équipés d'une technologie anti-missile.

La crainte de voir attaqué un avion commercial a été renforcée depuis le tir de deux roquettes à guidage par la chaleur de la cible, qui avaient manqué de peu un avion israélien parti du Kenya en novembre 2002. En novembre dernier, un missile avait touché un avion cargo en Irak, le forçant à effectuer un atterrissage d'urgence, les ailes en feu. Des groupes régionaux liés à Al-Qaïda auraient essayé de viser des sites occidentaux à Singapour. Les autorités détiennent 35 terroristes présumés.

Source: AP
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Code du travail : mise à mort programmée

Cet article fait suite à "Casse du code du travail - encore - : les 50 propositions incroyables de de Virville", par Gérard Filoche.

Dans celui ci, l’ auteur met en lumière entre autres, les pièges d’ une rare violence contenu dans le rapport De Viriville. Bien emballé et sous couvert d’ effiacité, nous assistont bel et bien à une mise à mort délibérée et programmée du code du travail.

Et en bon fidèle des commanditaires de ses basses oeuvre, l’ auteur du rapport en emploie évidemment les mêmes méthodes, comme le souligne Sylvain Chicotte : "A plusieurs reprises il est pointé de vrais problèmes mais pour, à chaque fois, adopter une solution de recul des droits et des pouvoirs des salariés.

Source: Sud Aérien
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