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Actualité - Juin 2005

Sud-Aérien Headline News

Toute l'actualité aéronautique, touristique, sociale,
économique et géopolitique


*****

Justice: Aérolyon Vs Corsair: la suite...

Hôtesses et stewards d'Aérolyon: renvoi devant un juge départiteur

Le conseil de prud'hommes de Lyon a renvoyé lundi à une audience ultérieure sous la présidence d'un juge départiteur la demande de 49 hôtesses et stewards d'une ex-filiale de Nouvelles Frontières (NF), Aérolyon, d'être intégrés au sein de la compagnie Corsair, filiale de NF.

La date de l'audience n'a pas été précisée, a-t-on appris auprès de l'avocat des anciens salariés d'Aérolyon, Me Grégoire Lugagne-Delpon. En janvier 2003, l'ensemble des 250 salariés de la compagnie aérienne Aérolyon avaient été licenciés à la suite de la liquidation judiciaire d'Aéroplus, une société qui avait repris Aérolyon en avril 2002. Le 23 juin, le conseil de prud'hommes a condamné Corsair à verser 37.000 euros chacun à 28 pilotes d'Aérolyon mais a débouté ces derniers de leur demande de réintégration au sein de Corsair.

La section "commerce" du conseil de prud'hommes de Lyon, qui s'occupe de la demande des hôtesses et stewards, n'a pas suivi la jurisprudence de la section "encadrement" compétente pour les pilotes, a souligné Me Lugagne-Delpon, jugeant cette position "intéressante". "Je suis content que la section commerce ait eu un doute, car aller en départage c'est exprimer un doute", a-t-il ajouté.

Les conseillers prud'hommes -deux représentants des salariés et deux représentants des employeurs- n'ont pu se départager au terme de leur délibéré. Comme le prévoit la loi, un magistrat professionnel sera nommé pour présider, lors de la future audience, le conseil de prud'hommes et s'ajouter aux quatre conseillers élus.


Justice: Jugement affaire Aérolyon Vs Corsair

C'est aujourd'hui (23 juin 2005) que le Tribunal des Prud'Hommes de Lyon rendait son verdict dans l'affaire opposant les ex-salariés d'Aérolyon et Nouvelles Frontières/Corsair.

Le Tribunal a condamné Corsair a versé la somme de 37 000 €uros à chacun des plaignants. 27 pilotes seraient concernés.

Nouvelles Frontières est totalement mis hors de cause.

Les anciens salariés d'Aérolyon ont annoncé faire appel de cette décision (la décision est néanmoins exécutoire).

Les avocats de Corsair n'étaient pas présent au Tribunal.


Aéro: Air Atlanta aussi

La compagnie Air Atlanta Icelandic vient d'acquérir son premier Boeing 747-400 en version passager. Il devrait effectuer des vols pour Ibéria dans un premier temps.


(TF-AMI at London Gatwick - Photo by Terry Wade)


Aéro: Thomsonfly.com à Orly

Le COHOR vient de distribuer 2812 créneaux horaires sur la plateforme d’Orly. La moitié concerne la filiale de TUI, pour une liaison quotidienne vers Doncaster Sheffeield et vers Coventry.

D'autre part, selon l’hebdomadaire professionnel britannique Travel Weekly, Thomson, l’une des marques de TUI UK, pourrait bien se transformer en un distributeur généraliste dans les six mois à venir. Directeur général de TUI UK, Derek Jones envisage d’ajouter un certain nombre de produits ou d’articles – comme des vêtements ou des crèmes solaires - dans les différents points de vente Thomson outre-manche. L’augmentation du prix des loyers ainsi que la pression toujours forte sur la vente de forfaits expliquent la nouvelle orientation de la marque.


Aéro: Air Tahiti Nui résiste bien

Bien qu'elle ait subit fortement l'impact de la hausse des prix du carburant, la compagnie polynésienne a préservé un bénéfice net de 1,4 million d'€ en 2004, avec un chiffre d'affaires en hausse de 14%. Bon millésime pour Air Tahiti Nui. La compagnie polynésienne a généré un chiffre d'affaires de 190 millions d'€ en 2004, en hausse de 14%. Sous l'effet des prix élevés du pétrole, le bénéfice du transporteur a fortement baissé (-55%) à 1,4 million d'€ même si Air Tahiti Nui s'est maintenu au-dessus de la ligne de flottaison. Avec 470 000 passagers au total, le trafic de la compagnie a augmenté de 18% alors que la ligne Paris-Papeete a connu une hausse de 16%, avec 252 000 passagers.


Sociale: Une remise en cause majeure du Droit du Travail

A fin de décourager toute revendication et poursuivre son offensive libérale, le gouvernement veut faire au droit du travail ce que Raffarin a fait avec la sécurité sociale et les retraites. Ils savent depuis 2002 qu’ils sont minoritaires dans le pays, leurs 80% de députés ne représentent que 25% du corps électoral. Devant le risque de débâcle post-référendaire, le nouveau gouvernement orchestre une offensive par le biais d’ordonnances, sans courir le risque d’une discussion publique, qui pourrait profiter à la mobilisation sociale.


Antisocial ;o) Sarkozy contre le peuple. 1° Round

Sarko se prend pour maître Capello. Sarko se prend pour Alain Rey. Sarko se lance dans l'étymologie. Sarko fait de l'exégèse. Sarko encule les mouches du coche. Il se prend pour le petit prince. Niais, les yeux plein de candeur et d'innocence, il demande à l'assistance "C'est quoi un acquis social?". Dessine moi un mouton. Ou alors fais le voter à l'UMP.

Pour faire simple, un acquis social, c'est ce que le peuple a arraché aux patrons. Aussi incroyable que cela puissa paraître aujourd'hui, la droite n'a pas toujours gagné. En fait, tout ce que la droite a perdu s'est à chaque fois transformé en acquis social : les congés payés, la sécurité sociale, les libertés syndicales, les indemnités chômage, le droit de ne pas mourir dans la misère parce qu'on est trop vieux, trop ridé ou trop prostaté pour être productif. Oui je sais tout ça, aujourd'hui ça semble (encore) aller de soi. Pourtant, c'est pas un hasard si on parle de conquête sociale. Qui dit conquête, dit bataille, qui dit bataille dit deux camps ennemis. En 1936, ton camp a perdu Sarko. En 2003, tu as gagné. Entre temps, y'a eu des hauts et des bas pour tout le monde. [...]


EADS a besoin d'un pilote

La lutte que se livrent Français et Allemands pour prendre la direction du groupe aéronautique européen pourrait avoir des conséquences négatives pour cette entreprise à un moment où son concurrent Boeing exerce une pression commerciale de plus en plus forte.


Camair: le pari d’un nouveau départ

Les velléités de création d’une compagnie de transport aérien pour l’Afrique centrale par les autorités politiques de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) se heurtent aux orientations tracées individuellement par certains pays qui disposent d’une compagnie aérienne. C’est le cas du Cameroun qui ne juge pas superflu de renflouer la « Cameroun Airlines (Camair) » et qui se maintiendra, éventuellement, à côté d’une compagnie communautaire de la Cémac. Une enquête à l’intérieur de l’entreprise montre la détermination des nouveaux dirigeants qui jouissent de la confiance des autorités politiques.


UNE AUTRE, MESSIEURS ?

Ils font comme s’ils n’avaient pas compris. Comme si la gifle, c’était leur voisin de strapontin qui l’avait reçue, et pas eux. Ils regardent ailleurs et, en champions de l’inversion, prétendent aggraver leur politique au nom même du déni formulé par les urnes. « Je vous ai compris » : depuis 2002, à chaque élection, ils interprètent à rebrousse-poil les signaux émis par leur pauvre démocratie. Ainsi, la colère contre la précarité, le manque de fric et le chômage justifieraient une flexibilité encore plus radicale sur le marché aux esclaves. Ils se foutent des gens. Des millions ont dit non, y compris de nombreux abstentionnistes endurcis. Non aux gérants de l’Euro-Supermarket et à leur guerre de tous contre tous « libre et non faussée ». Non à l’harmonisation de leurs critères qui rime avec nivellement par le bas. Non à leur petitesse globalisée. Non à l’économie qui croît et se multiplie sur le dos du monde. Non au non-choix du oui obligé (on va revoter jusqu’à bien voter, comme les Danois pour Maastricht et les Irlandais pour Nice ?) La farce était trop épaisse pour ne pas être vomie. Mais pas de liesse populaire marquante le soir du dimanche 29 mai. Pas de cri de victoire. Juste la franche satisfaction de voir leur machine à propagande en déroute. Cette fois, il ne s’agissait pas de choisir entre une tête de con ou une autre, mais juste de dire « basta ! » à une mal-vie qui se généralise sous la loi du fric. Il faut avoir fait de très hautes études pour saucissonner la réalité en tellement de rubriques et autres spécialités académiques qu’elle en devient indéchiffrable. Le commun des mortels, lui, sait que des lois et des directives concoctées au loin peuvent avoir des effets concrets ici, dans la vie de tous les jours. Pour la plèbe, voter oui ne pouvait être qu’un acte de foi et de contrition.

Et les médias monocordes de faire l’autruche. La débâcle des politiques est pourtant aussi la leur. Cette « émeute électorale » (S. July, Libé, 31/05/05), cette « jacquerie référendaire ». (J.-M. Helvig, Libé, 03/06/05.), c’est aussi une claque en travers de leur face surexposée, confite de mépris. Pour eux, le populo qui a dit non ne peut être que populiste, xénophobe, individualiste, replié sur lui-même, ignorant, irrationnel, imperméable au souffle universel du destin européen. Les éditorialistes et leurs patrons sont eux cultivés, ouverts, généreux, clairvoyants, démocrates, progressistes, comme l’est - paraît-il - l’esprit de Schengen, Maastricht, Nice et Giscard. Ils font comme s’ils ne sentaient pas l’averse qui leur tombe dessus, comme s’ils n’entendaient pas la rumeur qui monte. Chirac radoube un gouvernement libéral-vichyste de plus, avec deux flics en chef à sa tête (pour intimider la chiourme). Hollande resserre les rangs des éléphants de l’asocial-démocratie. Tous réoccupent l’espace public, morcelé en autant de fiefs. Tous relancent leurs politiques antipopulaires au nom du peuple (qui a dit non et n’en peut mais), la chasse aux pauvres en fait de lutte contre la pauvreté. Les dangereux radicaux, les utopistes fanatisés, les violents jusqu’au-boutistes, ce sont bien eux, qui imposent leur illusion économique à la société. On a dit non, mais pour eux c’est un non-dit. Ils ont la même rhétorique que le violeur : « Même si elle dit non, ça veut dire oui ! »


Air France va sortir du capital d’Air Austral

Air Austral a confirmé la volonté d’Air France de céder les 30% de parts qu’il détient dans la compagnie. Cette modification de capital bénéficiera à terme à un groupe d’industriels réunionnais.

Les responsables de la compagnie Air Austral basée à La Réunion ont annoncé hier la volonté d'Air France de sortir du capital de la compagnie. Air France était présente depuis octobre 1990 dans le capital d’Air Réunion qui allait devenir un mois plus tard Air Austral, la compagnie moyen courrier française de l’Océan Indien. Air France détient actuellement 30,36% d’Air Austral. Le reste du capital se partage entre une société d’économie mixte, constituée des collectivités locales et de partenaires financiers, la Sematra (46,59%), de divers organismes financiers (21,76%) et d’intérêts privés (1,29%).

Selon Gérard Ethève, Président du Directoire et Directeur Général d’Air Austral, l’évolution du capital sera assurée par la reprise des actions d’Air France par le Crédit Agricole. La banque devrait effectuer pendant trois ans une opération de portage au bénéfice d’industriels réunionnais. Une partie du capital (6% dans un premier temps) pourrait revenir au personnel (600 salariés).

Deux ans après l’ouverture d’un vol entre La Réunion et Paris, Air Austral dessert l’aéroport de Marseille Provence avec son nouveau Boeing 777 pouvant accueillir 364 passagers.

A partir du samedi 17 juin, Air Austral desservira en vol hebdomadaire direct Marseille à La Réunion en Boeing B 777-300 ER équipé en tri classe : Club Austral (14 sièges), Confort (34 sièges) et Loisirs (316 sièges). Depuis le 14 juin, la compagnie rejoint également depuis la plate-forme phocéenne Moroni (Comores) via Mayotte tous les mardis. Les agences de voyages seront commissionnées à 7% jusqu’à la fin 2005. Directeur commercial d’Air Austral, Olivier Besnard, affirme qu’aucune décision n’a encore été prise au-delà de cette période.

Gérard Ethève, Président du Directoire et Directeur Général d’Air Austral, prévoit de réaliser depuis Marseille 30 000 passagers avec une répartition équitable entre le vol direct vers la Réunion et celui vers Mayotte via Moroni. Une agence commerciale de six salariés vient d’ouvrir à Marseille. En deux ans de présence sur l’axe Paris-La Réunion, la compagnie a transporté 350 000 passagers. Air Austral devrait réaliser en 2005, un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros pour un résultat net de 1,5 million d’euros.


Air Caraïbes a signé mercredi une lettre d'intention pour l'achat de deux A330-300, pour livraison en 2007 et 2008

Ils seront équipés de 372 sièges en bi-classes, offrant à la compagnie 48 sièges supplémentaies par rapport aux A330-200 qu'ils doivent remplacer en raison du succès d'Air Caraïbes sur ses routes transatlantiques, selon son PDG, Jean-Paul Dubreuil.


Perquisitions chez TUI et Thomas Cook pour soupçon d'entente illicite

Des perquisitions ont été menées dans les locaux de quatre tour-opérateurs allemands, parmi lesquels figurent TUI et Thomas Cook, deux des principaux acteurs européens du marché. Les entreprises sont soupçonnées d'entente illicite par les autorités de la concurrence. «Les perquisitions sont motivées par des soupçons d'entente illicite entre les entreprises en matière de rupture des contrats avec des agences de voyages» précise l'Office des cartels dans un communiqué. Outre TUI, numéro un européen du tourisme, et Thomas Cook, entreprise commune de la compagnie aérienne Lufthansa et du groupe de distribution KarstadtQuelle, les compagnies charters Air Berlin et LTU sont concernées.


Lufthansa, KarstadtQuelle démentent préparer la vente de Thomas Cook

Le groupes groupes allemands KarstadtQuelle (distribution) et Lufthansa (aérien), actionnaires du deuxième voyagiste européen Thomas Cook, ont déclaré vendredi ne pas être en négociations pour vendre la société, démentant des informations de presse parues vendredi matin.

"Il n'y a pas de mandat de vente, et pas de mandat à Morgan Stanley", a déclaré le porte-parole de KarstadtQuelle dans un communiqué. Un porte-parole de Lufthansa a tenu des propos similaires.

Le Financial Times Deutschland rapportait vendredi que les préparatifs pour une cession de leur société commune Thomas Cook pour 1 à 1,5 milliard d'euros étaient relativement avancés. Selon le quotidien, la banque s'affaires Morgan Stanley tenterait de s'assurer le mandat de la transaction. Le FTD faisait état de contacts entre certains banquiers d'affaire et des acheteurs potentiels, dont le milliardaire allemand Günter Herz, héritier de la dynastie Tchibo.

KarstadtQuelle et Lufthansa ont souvent dit qu'ils ne songeaient pas à se séparer de Thomas Cook, mais le marché spécule depuis longtemps sur une sortie des deux actionnaires.

Le patron du numéro un européen du secteur, TUI, a même déjà fait état dans une interview de l'intérêt de son groupe pour certains pans de Thomas Cook si la société venait à être vendue. Le recentrage de KarstadtQuelle sur son corps de métier après une crise financière et un changement de direction, et les difficultés de Lufthansa ces dernières années alimentent régulièrement la rumeur.

Thomas Cook, en graves difficultés financières est en pleine phase de restructuration. Selon le FTD, les dirigeants de Thomas Cook envisagent une entrée en Bourse sous deux ans si le processus de cession est infructueux.


Le néolibéralisme en pratique

Déréguler, c’est interdire à l’État d’interdire.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, dans son discours de politique générale, vient de proposer la création d'un contrat de travail "nouvelle embauche" pour les très petites entreprises, avec une période d'essai allongée à deux ans, un dispositif moins contraignant pour l'employeur - ce qui a suscité de vives réactions sur les bancs de l'opposition de gauche.
(http://fr.news.yahoo.com/050608/290/4gcz3.html)

Je vous transmets ci-après un message important qui circule sur le net. Il vient de Gérard Filoche, inspecteur du travail et donc fin connaisseur du droit du travail et défenseur institutionnel des salariés :

« Une “période d'essai”, qu'est-ce que c'est en droit du travail ? La possibilité d'être mis à la porte sans aucune procédure, par oral, sans lettre, sans motif, sans recours, seulement parce que l'employeur l'a décidé, et il pourra le décider dorénavant à deux ans moins un jour... Toutes les discriminations deviennent possibles... Le “jeune” ou le “senior” pourra se défoncer pendant deux ans, être soumis, accepter les heures supp' impayées, les tâches les plus ingrates, en dépit des risques en matière de sécurité ou de santé, il devra être flexible, malléable, corvéable, et au bout du bout, il sera renvoyé, chassé comme un valet, comme au 19ème siècle, voilà ce que viennent d'inventer MM Chirac et De Villepin, une attaque sans précédent contre le droit et le contrat de travail... »
Gérard Filoche, membre du Bn du Ps, D&S, Nps, inspecteur du travail.
Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est cette impression de totale absence de contre-pouvoir en dehors des élections : nos institutions (Constitution de 1958, 5ème République) nous imposent, entre deux élections, un ‘tunnel d’obéissance’ de cinq ans sans aucun moyen réel de résistance, quels que soient les résultats des élections intermédiaires.

Un prochain progrès de la démocratie sera, mais seulement si nous sommes assez forts pour l’imposer, la création de droits d’initiative populaire, soit pour révoquer un élu, soit pour créer une loi, soit pour supprimer une loi, en démocratie directe, c’est-à-dire en court-circuitant nos représentants quand nous sommes très nombreux à le vouloir.

Car il n’est évidemment pas douteux que, lorsque les citoyens décident de reprendre la parole, la voix directe des citoyens a plus de valeur que la voix des représentants des citoyens.

Tout indique, en ce moment, qu’il est vraiment temps de rappeler cette évidence à nos dirigeants.

Notes Sud-Aérien: Et si on soumettait nos politiques (Députés, Sénateurs, Ministres, etc...) à une période d'essai de deux ans...?!


Suppression du secteur 737 à Corsair

C'est maintenant officiel:

"Le mauvais positionnement de ce secteur, particulièrement exposé à la concurrence, contraint Corsair à cesser prochainement son exploitation. La desserte moyen-courrier est entièrement reconfigurée afin d'améliorer sa rentabilité. Ainsi, nous passerons progressivement une partie de l'activité, notamment les vols sur le Maroc ou l'Egypte, sur A330 et B747. Le premier B737 quittera notre flotte en novembre 2005, le second en mars 2006. En termes d'emplois PNT à la DOA et Techniciens Maintenance à la DT, le nombre de postes créés sera au moins égal à celui des postes supprimés. Nous vous donnerons plus de précisions dans nos prochaines publications."
Et pour les PNC...?


Ollier (UMP) veut que le gouvernement "toilette le code du travail"

(mardi 7 juin 2005) Patrick Ollier (UMP), président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, a demandé lundi au gouvernement de "toiletter le code du travail", pour "l’adapter aux réalités économiques et sociales". Alors que le Premier ministre Dominique de Villepin reçoit lundi les partenaires sociaux, Patrick Ollier a préconisé des mesures "rapidement applicables, d’ici à l’été par ordonnance si nécessaire", dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France.

Réponse : Sachez qu’ils peuvent, hélas, déjà faire cette toilette par la loi d’habilitation du 3 juillet 2003 et celle de décembre 2004 et qu’ils ne s’en privent, hélas, pas.

Et qu’ils ont déjà :

-  supprimé en septembre 2004 le registre de l’inspection du travail dans les entreprises
-  raccourci les délais pour licencier les salariés protégés...
-  modifié en janvier 2005 les normes comptables (Ifrs) ce qui facilite la présentation des licenciements au niveau de l’entité de base, et plus au niveau du groupe...
-  “simplifié” depuis janvier 2005 les bulletins de paie de façon à rendre moins visible le détail des cotisations sociales (qu’ils appellent indûment “charges”), rendant opaques les cadeaux faits aux employeurs
-  allongé le nombre d‘heures supplémentaires possibles et diminué leur majoration (ce qui crée du chômage, fait travailler les salariés plus en leur faisant gagner moins) décompté les astreintes et certains temps de trajet du temps de travail effectif (loi Borloo)
-  permis de “payer” les “comptes épargne-temps” ce qui revient a diminuer les congés payés, et à faire faire ainsi des heures supplémentaires “majorées à taux zéro”... inventé des “heures choisies” sorte “d’opt out” à la française
-  affaiblit l’inspection du travail, en laissant assassiner sans indignation du gouvernement, le 2 septembre dernier, en Dordogne, deux inspecteurs du travail, alors que ceux-ci effectuaient un contrôle du travail illégal en agriculture...
-  inversé les sources de droit du travail, permettant à des accords d’entreprise de déroger par le bas à l’ordre public social... (loi Fillon du 4 mai 2004)
-  ils ont suspendu puis supprimé la loi de modernisation sociale du 20 janvier 2002, augmentant la protection contre les licenciements boursiers abusifs, et facilité, raccourci les procédures en cas de plan dit de sauvegarde de l’emploi...
-  ils ont reporté l’élection des prud’hommes de décembre 2007 à décembre 2008...

Ils ont mis en chantier en 2004 le rapport de Virville (64 mesures), étudié le rapport du Medef (44 mesures) et ceux de l’Afep, de l’Ethic, autant de rapports à la limite intégristes-fanatiques de démantèlement du droit du travail... (cf. Etude détaillée, mesures par mesures de ces rapports in “Les carnets d’un inspecteur du travail” Ed. Ramsay, 2004) Gérard Filoche

Selon le député UMP, "il ne s’agit pas de casser le droit du travail, mais de l’adapter aux réalités économiques et sociales". "Nous avons des procédures d’embauche et de licenciement trop lourdes et trop complexes. Ces contraintes sont préjudiciables aux chefs d’entreprise et donc à la création d’emplois", a-t-il dit.

Faux, il est facile de licencier, trop facile, il suffit de deux lettres type, l’une pour convoquer a un entretien préalable, l’autre pour confirmer le licenciement en le motivant... Et 80 % des licenciements sont effectués ainsi, il faut être un analphabète ou un menteur pour prétendre que le “la procédure de licenciement est trop lourde ou trop complexe !”. Et pour les “plans de licenciement” hélas, il ne reste plus grande obligation depuis que les lois Fillon et Borloo ont détruit la loi de modernisation sociale de janvier 2002, laquelle n’était déjà pas trop contraignante : elle obligeait seulement les patrons à négocier et à reclasser... GF

M. Ollier suggère de revenir sur le contrat à durée indéterminée, car "sacraliser le CDI, c’est créer des CDD et des intérimaires".

Baratin ! les CDD sont au nombre de 950 000, les intérimaires, au nombre de 650 000, il y en a trop et trop de fraude patronale, déjà. Il y a 3,5 millions de temps partiels, à 85 % des femmes et à 80 % des non qualifiés... Des travailleuses pauvres et précaires ! Le Cdi est rongé par la précarité comme un meuble par des termites... Il n’y a plus que 8,5 Cdi sur 10. Il faut le renforcer, le protéger, pas l’affaiblir ! Il faut des quotas de précaires, pas plus de 5 % de Cdd et d’intérim maximum par entreprise de plus de 20 salariés...

Il propose également de "généraliser le chèque emploi entreprise inspiré du chèque emploi service" pour les entreprises de moins de cinq salariés...

Il y 3,5 millions de salariés dans un million d’entreprises de moins de 10 salariés, c’est là qu’il y a le plus de turn over, le moins de droits, le plus d’accidents, le plus de maladies professionnel-les, le plus de temps partiels (un sur trois, bidons) le plus de travail dissimulés, le plus d’heures supplémentaires impayées, les salaires les plus bas, les durées du travail les plus longues, pas de syndicat, pas d’élus du personnel, et c’est là qu’Ollier veut encore flexibiliser en enlevant tout droit... Selon le bon vouloir des donneurs de chèques emploi service...

...ainsi que de "supprimer les charges sociales sur les 1.000 premiers euros mensuels du smic".

Les “charges sociales” ça n’existe pas, Ollier devrait revoir son droit, il s’agit de cotisations sociales, c’est à dire de “salaire brut”, ce que propose Ollier c’est de baisser les salaires bruts, donc de piller les caisses de Sécu, de retraite, de maladie, d’accidents du travail, de chomage, etc... Pour en faire cadeaux aux employeurs, cela fait des années que de tels cadeaux sont faits aux employeurs, et il n’y a a jamais eu un seul emploi réel créée à cause de cela, il s’agit de pures ristournes aux profits... Ce qu’il faut au contraire c’est hausser les salaires bruts et nets, et reguler la sous traitance pour défendre les petites entreprises des donneurs d’ordre avides :

-  tout donneur d’ordre doit etre responsable pénalement de ce qui se fait sous ses ordres par les sous-traitants
-  toute entreprise utilisée, intervenante doit être alignée sur la convention collective, les salaires et conditions de travail, du donneur d’ordre, de l’entreprise utilisatrice !
-  la reconnaissance des “groupes”, et “unités économiques et sociales” doit être facilitée rapidement

Enfin, pour les séniors, Patrick Ollier invite le gouvernement à "supprimer la contribution Delalande qui pénalise lourdement les entreprises licenciant les plus de 50 ans". "Il faut faire sauter ce verrou", affirme-t-il.

C’est une des dernières barrières qui freine les licenciements entre 52 et 56 ans... Alors que 2 salariés sur trois arrivent à cet âge, et en retraite à 60 ans, sans être en activité... Et qu’ils n’ont pas leurs trimestres, donc ils ont une retraite de plus en plus misérables, si on abroge pas la loi Fillon, ils seront encore sur le marché du travail dans dix ans et à 65 ans, cela créera du chômage, et moins de boulot pour les jeunes en attente, de surcroît, la misère reviendra pour les retraités d’ici à 2010, 2015...

Selon le député des Hauts-de-Seine, ces propositions, si elles étaient adoptées, pourraient "créer des dizaines de milliers d’emplois".

Faire tout le contraire de ce que propose Ollier, sinon ce ne serait que la hausse de la misère et du chômage...

Gerard Filoche

PS : Mesdames et Messieurs les journalistes, puisqu’on en parle, regardons de prés le Code du travail !

Le Code du travail, c’est intime, cela concerne la vie quotidienne de 16 millions de salariés, de 88 % de la population active ! avec 5,5 millions concernés par le statut de la fonction publique !

Lisez les rapports de Virville, etc... J’en tiens la critique détaillée article par article, à votre disposition ! en piece jointe !

Voulez-vous informer vos lecteurs, auditeurs, spectateurs sur le fond ?

J’entends dire que le Code du travail est trop complexe... Et qu’il faudrait le simplifier ! Mais ceux qui proposent cela sont les mêmes que ceux qui défendaient le “oui” et qu’est-ce la “complexité” du Code du travail à coté de la complication de la Constitution qu’on vient d’essayer de faire voter à 40 millions d’électeurs ? Dans un cas la complexité, ça les dérange, dans un autre, ca les arrange ?




Corsair met le cap sur l'Egypte !

Corsair lance le 22 octobre prochain, une liaison régulière vers le Caire. La destination sera desservie 2 fois par semaine, les mercredis et samedis, au départ de Paris Orly-Sud.

La filiale de TUI vient d'annoncer le lancement d'une nouvelle ligne régulière au départ de Paris Orly, et à destination du Caire, en Egypte. Les vols seront opérés en Airbus A3320-200 (puis en Boieng B747 de mars à mai), les mercredis et samedis.



Reprise de Swiss : Lufthansa détient 96% du capital

Lufthansa détient désormais 96% du capital de Swiss, selon un communiqué commun publié vendredi par Swiss et Lufthansa, lequel précise que l'offre publique d'achat lancée par Lufthansa et qui devait prendre fin ce jour-là, a été prolongée jusqu'au 22 juin.

Les gros actionnaires de Swiss, dont les actions n'étaient pas cotées en bourse, avaient accepté l'offre de Lufthansa avant le lancement de l'OPA.

Celle-ci s'adresse donc aux petits porteurs, dont les titres sont négociés en bourse et qui représentent environ 14% du capital de la compagnie helvétique.

Le pourcentage à présent détenu par Lufthansa dépasse le quota minimal permettant d'envisager une éviction des actionnaires minoritaires par fusion (merger squeeze out), indique encore le communiqué.

Passé le délai supplémentaire et après avoir reçu l'aval des autorités de la concurrence européennes, Lufthansa étudiera l'éventualité du dédommagement des actionnaires ne s'étant pas prononcés en faveur de l'offre d'achat



Dominique Perben, nouveau ministre des Transports

Dominique Perben, 59 ans, nommé jeudi ministre des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer dans le gouvernement de Dominique de Villepin, était Garde des Sceaux, ministre de la Justice, depuis mai 2002 dans le précédent gouvernement.

Il quitte le ministère de la Justice après avoir mené d'importantes réformes, certaines controversées, et s'être attaché à mettre en oeuvre les promesses électorales de Jacques Chirac comme la création des juges de proximité ou des centres fermés pour les délinquants mineurs.

Premier vice-président du conseil général (UMP) du Rhône depuis 2004, M. Perben, qui dirige la fédération UMP du Rhône, brigue la mairie de Lyon, à trois ans des municipales de 2008.

Né le 11 août 1945 à Lyon, M. Perben est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'ENA (promotion "Charles de Gaulle"). Sous-préfet en 1972, il devient directeur du cabinet du préfet du Maine-et-Loire avant d'être nommé en 1975 secrétaire général du Territoire de Belfort.

Ancien maire de Chalon-sur-Saône (1983-2002), il a été conseiller général de Saône-et-Loire (1984-1988) puis conseiller régional de Bourgogne (1992-1993).

Elu député de Saône-et-Loire en 1986, réélu en 1988 et 1993, il démissionne après son entrée dans le gouvernement Balladur en tant que ministre des Départements et Territoires d'outre-mer, jusqu'en 1995.

Il est alors réélu député avant de démissionner de nouveau pour entrer au deuxième gouvernement d'Alain Juppé comme ministre de la Réforme de l'Etat et de la Décentralisation entre 1995 et 1997. Il retrouve ensuite son siège de député jusqu'en 2002.

Il est membre du comité d'orientation de la campagne de Jacques Chirac pour l'élection présidentielle, avant d'être nommé en mai 2002 Garde des sceaux, ministre de la Justice dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Marié et père de trois enfants, M. Perben a fondé en 1999 avec Jean-Pierre Raffarin le club "Dialogue et initiatives". Il est également président du Club national des réseaux des villes depuis 1997.




Une voûte en métal pour la jetée du T2E

Un an après l'effondrement, le 23 mai 2004, d'une partie de la jetée d'embarquement du terminal 2E de l'aéroport de Roissy, Aéroports de Paris (ADP) a annoncé que la toiture allait être reconstruite à l'identique. Du moins en apparence : l'aspect sera le même à l'extérieur comme à l'intérieur, mais une voûte métallique va remplacer l'ancienne structure en béton, dont la faiblesse est probablement à l'origine de la catastrophe.

ADP a indiqué dans un communiqué avoir retenu comme principaux critères de sélection "la meilleure sécurité et faisabilité technique, les meilleures conditions d'exploitation durant le chantier, les meilleurs coûts et délais de mise en oeuvre et la meilleure protection de l'environnement" .

Cette solution permet de conserver les niveaux intérieurs, les rampes et les poteaux de la jetée. Elle permet aussi de réutiliser une partie des vitrages et de l'équipement de ventilation, soit une moindre quantité de matériaux polluants à recycler et une économie de 10 millions d'euros. La facture devrait tout de même s'élever à 150 millions d'euros. La remise en service du terminal 2E est envisagée entre la fin octobre 2007 et la fin mars 2008.


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