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Big brother, ça suffit !!!
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Section PNC Corsair
30 mai 2005
Chers collègues,
Depuis l'entrée en application, il y a un an, du décret du 31 juillet 2002,
tous les personnels navigants professionnels sont soumis à une enquête de la
sous-préfecture, qui a passé au peigne fin, les trois volets du casier
judiciaire, le fichier interne de la police judiciaire, ainsi que le fichier
STIC (Système de traitement des infractions constatées), dont nous vous
reparlerons prochainement, en marge d’une affaire des plus consternantes qui
soit pour notre démocratie.
Il y a quelques jours, un de nos collègues PNC
impliqué dans une affaire relevant du droit commun, nous informe que la
direction des ressources humaines vient de lui signifier la fin de son contrat
de travail, pourtant à durée indéterminée, pour cause de non renouvellement de
son habilitation par les autorités préfectorales.
Alors même que notre collègue n’a pas épuisé les
recours qui lui sont offerts de part la loi, la direction a jugé bon de ne pas
en attendre les résultats et a décidé de façon unilatérale de mettre fin à son
contrat de travail. Notre collègue est invité à venir chercher ses indemnités
de congés payés, au revoir et merci !
De deux choses l’une : Ou bien il s’agit d’un
licenciement, et dans ce cas les procédures n’ont pas été respectées. Ou bien
ce n’est pas un licenciement, et nous demandons à ce qu’il puisse bénéficier du
minimum garanti jusqu’au termes des recours légaux entrepris.
S’il s’avérait que son habilitation lui soit
retirée de façon définitive, nous demandons à ce qu’une possibilité de
reclassement au sol lui soit offerte.
Quand on pense que notre collègue pourrait
tranquillement, d’une part voyager sans aucun problème, voire même voler pour
Air Atlanta, Islandflug (qui ne sont pas soumis à cette habilitation), et qu’on
va l’en empêcher sur Corsair, c’est révoltant et
discriminatoire !!!
Que les choses soient claires, si notre collègue a
commis des actes délictueux, la justice le déterminera et notre collègue devra
assumer ses responsabilités. Ce que nous n’acceptons pas, c’est le principe de
la double peine :
infraction
= condamnation éventuelle (!)
+ chômage
C’est
l’exclusion !!!
Enfin, nous userons de tous les moyens à notre
disposition pour que notre collègue reste des nôtres !
Nos politiques nous demandent une rectitude morale à
laquelle bien peu d’entre eux pourraient prétendre, Cela suffit !!!
Envoyez vos messages de soutien à
notre collègue PNC en écrivant à cette adresse :
Vos délégués PNC Sud-Aérien Corsair : C.Jouannic – F.Negroni – C.Florance